Ce roman de Ren Bazin raconte la cr ation des premiers syndicats, les affrontements des travailleurs avec la noblesse, le clerg , les patrons. Le bl qui l ve, c'est la jeunesse qui prend le relais et qui luttera pour cr er une soci t plus juste et plus fraternelle.
Roman du malaise paysan ? roman de l' chec de l'autorit paternelle ? ou encore celui d'un amour contrari par le refus de l' tranger ? Tout cela sans doute, mais surtout un livre qui r v la, voici cent ans, et fait voir encore de nos jours cette partie maritime de la Vend e, le Marais, dans tous ses aspects particuliers: closeries secr tes et fermes entour es d' tiers, coutumes des journ es laborieuses et des soir es de d tente, hommes et femmes, jeunes ou anciens, dans leurs gestes, leurs habits, leur fa on de dire.
1924. Jacques BALTUS, dit Baltus le Lorrain, est instituteur. Son fils a disparu pendant la grande guerre, ce qui a rendu sa femme un peu folle. Elle le croit encore vivant et met des morceaux de pain tous les carrefours des chemins, pour nourrir ce fils qui ne vit que dans son esprit. Le p re fait le voyage Verdun en compagnie de sa fille Orane, pour essayer de retrouver la d pouille du fils... Un livre poignant, qui se passe en Lorraine allemande.
Institutrice de l' cole la que pour filles dans un village de tailleurs de tuiles d'ardoises, David e Birot se tourmente pour l' me de ses petites filles. Le tragique destin de l'une d'entre-elles lui montre le chemin suivre...
L'auteur arrive St S bastien en 1894. Puis il va par le train Bilbao o le socialisme monte chez les ouvriers. Il va ensuite Santander par la mer. Puis Burgos avec un paysage magnifique. Il va ensuite Valladolid. Puis Salamanque, ville rose. Il va ensuite Avila. Puis Madrid. Il va l'Esorial, demeure de Philippe II. Puis Tol de. Il va ensuite Lisbonne, o coule le Tage. Puis Cordoue (Espagne) avec sa super mosqu e. Il va ensuite Grenade avec son mus e de l'Alhambra. Puis Gibraltar avec sa montagne fortifi e. Il va ensuite Tanger (Maroc). Puis il revient en Espagne Cadix. Il va ensuite S ville avec sa manufacture de tabac. Puis il revient Madrid.
Donatienne est l'histoire d'une jeune bretonne mari e et m re de famille qui part la ville comme nourrice pour aider financi rement son mari et ses enfants. Happ e par le tourbillon des conversations des autres bonnes, par leur amoralit , enivr e par le luxe, l'argent gagn sans efforts, elle oublie les siens et devient la ma tresse d'un valet d lur . Son mari chass par la mis re de sa ferme erre sur les routes avec les trois enfants et finit par chouer en Auvergne o il travaille comme manoeuvre dans une carri re...
Ce roman patriotique repose tout entier sur la tension permanente entre Alsaciens profran ais, Alsaciens opportunistes et Allemands conqu rants. Il constitue une peinture tr s v ridique du drame qu'a connu l'Alsace apr s 1870. Pour conclure, voici la forte parole, dite avec une sereine d termination par Jean Oberl Je serais libre, je refuserais votre race, votre religion, votre arm e, qui ne sont pas les miennes... Vous voyez que je vous parle franchement... Je tiens vous dire que vous ne me devez rien, ... mais aussi que je n'ai contre vous aucune animosit injuste .
Les religieuses d'une cole primaire Lyon sont dispers es par la brutale application des lois la ques (1902-1905) et leur s cularisation rendue in vitable. L'une d'elles s'abandonnera jusqu' la prostitution. Ce roman m le la mati re spirituelle et la fragilit humaine. D'un grand r alisme spirituel.
Le roman pr sente la fois le cheminement d'un jeune aristocrate anglais qui se convertit au catholicisme et le r le de la foi dans la formation d'un couple. Il s'agit donc des barri res dress es par la foi, entre le croyant et son milieu ou son (futur) conjoint.
Cette question fut r solue, et le roman s' croula lorsqu'un mois plus tard il d couvrit St phanette dans la boutique de la rue de l'Aiguillerie. Il fut tr s tonn de la trouver fille d'un brocanteur. Mais il l'aimait, et, trop ignorant de la vie pour savoir quelle barri re le monde mettait entre un homme de sa naissance et une fille d'aussi petite condition, il se fit un point d'honneur de garder, malgr cette d couverte, la m me amiti la pauvre St phanette.
Enfants, auxquels ce livre est d di , vous avez un ge d licieux. Je l'ai eu avant vous. Et j'en ai joui plus librement et plus pleinement que d'autres, ayant eu cette chance de passer une partie de ma premi re jeunesse la campagne. Je travaillais assez peu le De viris illustribus, mais j'apprenais ce qui ne s'enseigne pas: voir le monde ind fini des choses et l' couter vivre.
Ren Bazin, n Angers le 26 d cembre 1853 et mort Paris le 20 juillet 1932, est un crivain fran ais, la fois juriste et professeur de droit, romancier, journaliste, historien, essayiste et auteur de r cits de voyages. Apr s une licence de droit Paris, Ren Bazin suit les cours de la facult catholique d'Angers et obtient un doctorat en droit (1877). En 1882, il tient la chaire de droit criminel.
Les Noellet raconte la vie d'une famille provinciale ordinaire, marqu e par les vicissitudes propres toutes les poques: conflit de g n rations, chec de l'autorit paternelle, parcours chaotique du fi ls prodigue, amour contrari ... Cela, aviv par l'affrontement de caract res forts, dans une r gion marqu e par un esprit de r sistance, datant des guerres de Vend e.
C'est un roman breton: lumi re clatante, climat rude et mer forte, dans un monde de p cheurs et de marins. Drame conjugal, provoqu par l'intransigeance d'une belle-m re possessive vis- -vis de son fils, qui elle a l gu sa petite entreprise, Madame Corentine est galement un roman psychologique. Apr s la s paration du jeune m nage, la petite-fille, Simone, se trouve douloureusement tiraill e entre son p re et sa m re.
L'ancien colonel Robert de K r dol, oncle et parrain de Th r se, ange de bont , d'innocence et de douceur, est secr tement amoureux de sa ni ce et appr hende le jour o elle quittera le foyer: Dix-sept ans pensait-il. D j Un ge effrayant. C'est si d licieux Tous les r ves qui closent la fois, et trouvent le nid trop petit pour eux, et s'en vont. Oh si elle s'en allait Dire que nous sommes trois ici, qui ne vivons que d'elle et pour elle, et que, cependant, au premier appel du dehors, elle nous quitterait peut- tre, elle nous laisserait.