I Je n'ai jamais rien vu d'aussi joyeux que le retour de Louis XVIII, en 1814. C' tait au printemps, quand les haies, les jardins et les vergers refleurissent. On avait eu tant de mis res depuis des ann es, on avait craint tant de fois d' tre pris par la conscription et de ne plus revenir, on tait si las de toutes ces batailles, de toute cette gloire, de tous ces canons enlev s, de tous ces Te Deum, qu'on ne pensait plus qu' vivre en paix, jouir du repos, t cher d'acqu rir un peu d'aisance et d' lever honn tement sa famille par le travail et la bonne conduite.