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4 kirjaa tekijältä Gustave Lerouge

L' espionne du grand Lama

L' espionne du grand Lama

Gustave Lerouge

Createspace Independent Publishing Platform
2014
nidottu
EXTRAIT: Malgr la chaleur torride de cet apr s-midi, le quai et les rues de la ville de Canton pr sentaient un spectacle d'une animation extraordinaire. Il y avait d j plusieurs mois que les pr liminaires du trait de paix de la Chine avec les alli s europ ens venaient d' tre sign s, et les transactions commerciales, un moment ralenties, reprenaient avec une v ritable fi vre. Dans le port, au milieu d'une flottille de jonques, de sampangs et d'embarcations de toutes sortes, une demi-douzaine de paquebots portant les pavillons de France, d'Angleterre et d'Allemagne taient l'ancre. Sur les quais, tout un monde de coolies chinois et malais s'affairait, tous uniform ment v tus de blouses de cotonnade, et de chapeaux de bambou tress . Dans les rues troites du quartier chinois, c' tait une v ritable cohue. Ces rues, bord es pour la plupart de maisons un tage et d cor es d'une profusion de lanternes en papier et en soie, et d'arcs de triomphe en bois peint et dor , taient encombr es de marchands en plein vent. Gr ce aux sap ques, cette monnaie qui vaut moins d'un centime et qui est oblit r e au centre d'un trou carr pour qu'on puisse en faire un chapelet ou ligature, il faut en Chine tre vraiment pauvre pour ne rien acheter. Cette extr me division du num raire permet des emplettes d'une valeur presque infime, par exemple, une demi-tasse de th , un cornet de graines de citrouilles, une pipe de tabac ou une tranche de melon. Les cuisiniers en plein vent, que la politesse chinoise appelle les sous-mandarins de la marmite, d bitaient des soupes d'un parfum et d'une couleur tranges, des poissons frits, des racines de n nuphars, crues ou grill es, et les cabaretiers ambulants versaient dans de minuscules tasses le contenu de grandes jarres de gr s pleines de vin de riz ou de mauvais alcool de provenance anglaise ou allemande.
L'Amerique mysterieuse

L'Amerique mysterieuse

Gustave Lerouge

Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
L'ARBRE-VAMPIRE CHAPITRE PREMIER SUR LA GRAND-ROUTE Deux tramps de minable allure, et qui paraissaient pr s de succomber la fatigue et la chaleur de ce torride apr s-midi, suivaient lentement la grande route bord e de palmiers g ants qui part d'Hollywood - la cit des cin mas Los Angeles - et se dirige vers le sud. Tous deux taient gris de poussi re et leurs chaussures, qui avaient d tre d' l gantes bottines, semblaient sur le point de se d tacher d'elles-m mes de leurs pieds endoloris tant elles taient crevass es, d chiquet es par les cailloux aigus des chemins. - J'ai soif grommela tout coup le plus jeune des deux, un maigre gringalet au nez crochu, au menton de galoche, qui ressemblait une vieille femme tr s laide. Son camarade, un vigoureux quadrag naire, dont les fa ons gardaient, malgr ses loques, une certaine allure de gentleman, eut un geste d'impatience, et montrant d'un geste les champs de citronniers et d'orangers qui bordaient la route perte de vue et qu'irriguaient de petits ruisseaux artificiels d'une eau limpide et bleue. - D salt re-toi, fit-il avec mauvaise humeur. Les deux tramps chang rent un regard charg de rancune, comme si chacun d'eux rendait l'autre responsable de l'affligeante situation o ils se trouvaient. Ils se remirent en marche silencieusement pendant que le plus jeune su ait goul ment le jus de quelques fruits arrach s un des orangers en bordure de la route. - Je suis d go t des oranges, moi reprit-il en lan ant au loin, avec col re, le fruit dans lequel il venait de mordre. Il y a deux jours que je n'ai pas mang autre chose ... J'en ai assez. - Et moi donc repartit aigrement son compagnon. Je donnerais n'importe quoi pour une belle tranche de jambon fum , ou m me un simple rosbif entour de pommes de terre. C'est de ta faute, aussi, si nous en sommes r duits l . Si tu n'avais pas perdu au jeu nos derni res bank-notes... - Si tu ne t' tais pas b tement laiss voler le reste... - Zut ... - Tu m'emb tes j'ai envie de te planter l - ton aise, ce n'est pas moi qui y perdrai le plus. - savoir... - Si tu me l ches, tu peux faire ton deuil de tes projets de r conciliation avec le docteur Klaus Kristian, et sans lui tu n'es pas capable de te tirer d'affaire. Tu n'es qu'une pave, qu'un gibier de prison
La conspiration des milliardaires

La conspiration des milliardaires

Gustave Lerouge

Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
CHAPITRE PREMIER Des amis d'autrefois En d barquant au Havre, apr s huit jours d'une travers e qui s' tait effectu e dans d'excellentes conditions, l'ing nieur Olivier Coronal eut bien, tout d'abord, l'id e de sauter imm diatement dans le train express qui, en quelques heures, le m nerait Paris. Pourtant, malgr sa h te de retrouver ses amis, l'ing nieur Golbert et sa fille Lucienne, ainsi que Ned Hattison, le mari de cette derni re, il se d cida rester tout au moins quelques jours au Havre. Il prit une voiture, et se fit conduire dans un modeste h tel o il retint une chambre. Puis, d barrass de ses bagages, gardant seulement sur lui la sacoche qui contenait sa petite fortune, il alla se promener par la ville. Il se sentait joyeux et mu. Un bien- tre s'emparait de lui rien qu' se dire qu'il tait en France, qu'il en avait fini avec l'Am rique et les Yankees. Deux ans, se disait-il, voil deux ans que je vis avec ces hommes. Il me fallait ce temps pour tre m me de les juger et d'appr cier la n faste influence qu'exerce sur nous leur civilisation. Sur le port encombr et grouillant d'activit , dans les rues avoisinantes que parcouraient des bandes joyeuses de marins en permission, tout ce que voyait Olivier lui semblait surprenant et gai, et lui tait un sujet de joie.