Kirjojen hintavertailu. Mukana 12 016 292 kirjaa ja 12 kauppaa.

Kirjahaku

Etsi kirjoja tekijän nimen, kirjan nimen tai ISBN:n perusteella.

118 kirjaa tekijältä Judith Gautier

Wagner At Home

Wagner At Home

Judith Gautier

Hutson Street Press
2025
nidottu
"Wagner At Home" offers a rare and intimate glimpse into the domestic life of the renowned composer Richard Wagner, as seen through the eyes of Judith Gautier, daughter of Th ophile Gautier. This captivating biographical work provides a unique perspective on Wagner's personality, habits, and creative process, far removed from the grand opera houses and concert halls where he achieved international fame. Gautier's engaging narrative brings Wagner to life as a complex and often contradictory figure, revealing his passions, eccentricities, and the everyday moments that shaped his genius. Originally published in the late 19th century, this book offers invaluable insights into the cultural and artistic milieu surrounding Wagner. It serves as a vital resource for music historians, Wagner enthusiasts, and anyone interested in the personal lives of , , ... artists. Judith Gautier's detailed observations provide a unique and enduring portrait of a musical titan. This work has been selected by scholars as being culturally important, and is part of the knowledge base of civilization as we know it. This work was reproduced from the original artifact, and remains as true to the original work as possible. Therefore, you will see the original copyright references, library stamps (as most of these works have been housed in our most important libraries around the world), and other notations in the work. This work is in the public domain in the United States of America, and possibly other nations. Within the United States, you may freely copy and distribute this work, as no entity (individual or corporate) has a copyright on the body of the work. As a reproduction of a historical artifact, this work may contain missing or blurred pages, poor pictures, errant marks, etc. Scholars believe, and we concur, that this work is important enough to be preserved, reproduced, and made generally available to the public. We appreciate your support of the preservation process, and thank you for being an important part of keeping this knowledge alive and relevant.
Le dragon imperial.: (suppl-): Memoire d' un elephant blanc.

Le dragon imperial.: (suppl-): Memoire d' un elephant blanc.

Judith Gautier

Createspace Independent Publishing Platform
2014
nidottu
EXTRAIT: Chapitre I TA-KIANG SE R VOLTE CONTRE LA TERRE Nul n'ignore que si l'ombre d'un homme prend la forme d'un dragon qui suit humblement les pas de son ma tre, cet homme tiendra un jour dans sa main la poign e de jade du sceptre imp rial. Mais nulle bouche ne doit s'ouvrir pour r v ler le miracle qu'ont vu les yeux; car la destin e serait renvers e et une nu e de malheurs descendrait du ciel. C' tait dans le grand champ de Chi-Tse-Po, trente lis de Pei-King. Le vent de la troisi me lune secouait les arbres, les arbres peu nombreux, car il n'y avait qu'un orme dans ce champ, c t d'un n flier. Vers l'orient s' levaient les dix tages retrouss s d'une pagode au del de laquelle apparaissait une pagode encore, plus vague et plus lointaine. C' tait tout; l'oeil pouvait s'emplir d'espace et arriver sans halte la ligne vaporeuse et rose de l'horizon. Sous le n flier un homme tait assis, riant la lumi re qui blanchissait la plaine d'un bout l'autre, sans intervalle ni h sitation, et parfois grelottant un peu malgr les trois robes somptueuses dont il tait v tu; car le soleil des jours de printemps r chauffe beaucoup moins qu'il n' claire, et les retours de froidures sont les plus sensibles au corps, comme le reproche de celui qu'on croyait ami blesse le coeur plus douloureusement. Cet homme, jeune encore et d'agr able mine, tait singularis au plus haut point par l'extr me mobilit de ses traits qui ne laissaient aucun sentiment inexprim , se tendant, se ridant, s'allongeant ou s' panouissant sous les diverses influences d'un esprit sans doute tr s prompt; ses petits yeux, que tour tour couvraient et d couvraient des paupi res clignotantes, roulaient avec tant de vitesse tant de pens es joyeuses, malignes ou bizarres, qu'ils faisaient songer par leur palpitant clat au miroitement du soleil sur l'eau; et sa bouche bien faite, toujours entr'ouverte par quelque sourire, laissait voir deux rang es de jolies dents blanches, gaies de luire au grand jour et de m ler leurs paillettes claires aux tincelles du regard. Tout cet tre tait d licat, fluet; on pressentait des dext rit s infinies dans la fr le l gance de ses membres; il devait monter aux arbres comme un singe et franchir les rivi res comme un chat sauvage; ses petites mains troites, un peu maigres, aux ongles plus longs que les doigts, taient certainement capables de tisser des toiles d'araign es ou de broder une pi ce de vers sur la corolle d'une fleur de p cher.
Fleurs d'Orient: (suppl-) Le vieux de la montagne

Fleurs d'Orient: (suppl-) Le vieux de la montagne

Judith Gautier

Createspace Independent Publishing Platform
2014
nidottu
Extrait: Chapitre I ( Fleurs d'Orient ) ILe Nil coulait lentement, dans le silence de la nuit, entra nant le reflet bris des larges toiles qui tachaient l' ther obscur du ciel. Et, pareille un autre fleuve, une caravane, profitant de la fra cheur nocturne, cheminait en bon ordre sur l'une des rives. Parfois, un cri s' levait, activant l'allure d'une b te de somme; le claquement d'un fouet d chirait le silence, et le rythme d'un trot momentan sonnait sourdement sur le sable. La caravane voulait entrer Oph, la ville royale des Pharaons, avant le lever du soleil; elle se h tait, mais d j le ciel bl missait, les toiles s'effa aient une une; les objets apparaissaient, sans couleur encore, mais d coupant leurs silhouettes noires sur l'atmosph re claircie. Les chameaux, cambrant leur long col et balan ant leurs t tes aux l vres pendantes, les nes, disparaissant demi sous leurs charges et harcel s par leurs conducteurs, les chariots, tir s p niblement par de grands boeufs qui mugissaient par instants, se d gageaient de plus en plus de l'ombre. Bient t les ibis roses, qui dormaient un pied dans l'eau, fouett rent l'air de leurs grandes ailes et tir rent leurs membres; des gypa tes s'envol rent avec des cris aigus, le Nil s' claira, en m me temps que le ciel, et un faisceau de rayons d'or jaillit de l'horizon oriental. Alors, la caravane s'arr ta, tous les hommes se prostern rent, la face tourn e vers l'Orient, et, se r pondant les uns aux autres, entonn rent l'hymne matinal. Ra Seigneur du rayonnement, brille sur la face d'Osiris Qu'il soit ador au matin et qu'il se couche le soir; que son me sorte avec toi hors de la nuit; qu'il vogue dans ta barque; qu'il aborde dans l'arche; qu'il s' l ve dans le ciel Salut toi, Ra Haremku Khepra qui existes par toi-m me Splendide est ton lever l'horizon; les deux mondes s'illuminent de tes rayons; le diad me du midi et le diad me du nord sont sur ton front. Je viens toi, je suis avec toi pour voir ton disque chaque jour. Je ne suis pas enferm , je ne suis pas repouss . Mes membres se renouvellent l' clat de tes beaut s, car je suis un de tes favoris sur la terre. Salut toi, qui brilles l'horizon le jour, et qui parcours le ciel, uni la d esse Ma. Tous les hommes se r jouissent de te voir marchant vers eux; dans ton myst re ils prosp rent, ils progressent, ceux qui sont clair s de tes rayons. inconnu Incomparable est ton clat; tu es le pays des Dieux On voit en toi toutes les couleurs de l'Arabie soleil, qui n'as pas de ma tre Grand voyageur travers l'espace Les millions et les centaines de mille lieues, en un instant tu les parcours; tu disparais et tu subsistes, Ra qui te l ves l'horizon Gloire toi, qui brilles dans le Nun, qui as illumin les deux mondes le jour o tu es n , enfant par ta m re de sa propre main; tu les illumines, tu les divinises, grand illuminateur qui brilles dans le Nun
La soeur du soleil.

La soeur du soleil.

Judith Gautier

Createspace Independent Publishing Platform
2014
nidottu
Extrait du chapitre I La nuit allait finir. Tout dormait dans la belle et joyeuse Osaka. Seul, le cri strident des sentinelles, s'appelant sur les remparts, traversait, par instants, le silence que rien ne troublait plus, hors la lointaine rumeur de la mer dans le golfe. Au-dessus de la grande masse sombre, form e par les Palais et les jardins du siogoun, une toile s'effa ait lentement. Le cr puscule matinal frissonnait dans l'air. La cime des bois commen ait d couper plus nettement ses ondes sur le ciel qui bleuissait. Bient t une lueur p le toucha les plus hauts arbres, puis se glissa entre les branches et les feuillages et filtra jusqu'au sol. Alors, dans les jardins du prince, des all es encombr es de ronces en fleur bauch rent leur vaporeuse perspective; l'herbe reprit sa couleur d' meraude; une touffe de pivoines vit revenir l' clat de ses fleurs somptueuses, et un escalier blanc se d voila demi de la brume dans le lointain d'une avenue. Enfin, brusquement, le ciel s'empourpra; des fl ches de lumi re, traversant les buissons, firent tinceler des gouttes d'eau sur les feuilles. Un faisan s'abattit; lourdement une grue secoua ses ailes neigeuses et, avec un long cri, s'envola lentement dans la clart , tandis que la terre fumait comme une cassolette et que les oiseaux, pleine voix, acclamaient le soleil levant. Aussit t que l'astre divin fut mont de l'horizon, les vibrations d'un gong se firent entendre. Il tait frapp dans un rythme monotone d'une m lancolie obs dante: quatre coups forts, quatre coups faibles, quatre coups forts, et ainsi toujours. C' tait pour saluer le jour et annoncer les pri res matinales.
Le second rang du collier.: ( suppl- )Lucienne.

Le second rang du collier.: ( suppl- )Lucienne.

Judith Gautier

Createspace Independent Publishing Platform
2014
nidottu
Extrait du chapitre I Je suis s r, Th o, que mam'zelle Huai, enseigne vos filles le plus pur accent marseillais et qu'elles prononcent: des oiegnons. C'est Paul de Saint-Victor qui taquine ainsi mon p re, propos de notre institutrice, Mlle Honorine Huet (qu'il prononce: Huai, m chamment sans faire sonner le T, pour imiter le parler du midi) car il a une antipathie marqu e pour la grave personne qui nous dirige. Quand il vient la maison, il ne manque jamais de lui d cocher, du haut de son raide faux col, quelque piquante malice, qu'Honorine accueille par un rire gras, qui sonne faux, et des minauderies pinc es. Toujours, aussi, le grand critique s'arr tait, comme s'il le voyait pour la premi re fois, devant: Le r glement, que Mlle Huet avait placard sur une porte, et qui disciplinait chaque heure de notre journ e. Il affectait une grande surprise, relisait chaque article, avec une attention narquoise et des commentaires ironiques. Une fois . il nous avait rencontr es quelques jours auparavant, une matin e du Th tre-Fran ais seules dans une loge avec Mlle Huet et coutant m lancoliquement Britannicus . Saint-Victor ajouta de sa main au code d'Honorine un paragraphe ainsi con u: Quand on aura t particuli rement m chantes, qu'on aura pouss la perversit jusqu' ne pas se conformer au r glement, on ira, pour faire p nitence, voir une trag die. Ce fut Enghien, o nous avions pass le dernier t , que Mlle Huet commen a de r gner sur ma soeur et sur moi. Succ dant la surveillance, toute affectueuse de notre gentille bonne alsacienne qui nous laissait une libert presque compl te, cette tutelle trop attentive ne pouvait pas tre accept e, par nous, sans r bellion et sans luttes. Cependant, le s jour la campagne, la saison, les promenades, nous permettaient encore d' chapper assez souvent la tyrannie; les devoirs taient peu nombreux et pas trop s v res; mais nous voyions approcher avec inqui tude la fin des vacances. Le retour d'Enghien Paris fut marqu par un incident comique, r sultat d'une m chante espi glerie de ma soeur et de moi, dirig e contre l'institutrice. La passion de Mlle Huet pour les escargots n' tait pas go ste: pieusement, en rentrant Paris, elle en rapportait sa m re plein un panier de tout vivants. D s l'aube, elle tait all e les cueillir sur les vignes roussies par l'automne, tenant secr te son exp dition, car elle savait notre r pugnance tous pour son mets favori. Aussi ne soufflait-elle mot sur le colis suppl mentaire qu'elle emportait, pos terre, dans le wagon, et demi dissimul par sa jupe.
I, Le vieux de la montagne - II, Memoires d' un elephant blanc

I, Le vieux de la montagne - II, Memoires d' un elephant blanc

Judith Gautier

Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
LE VIEUX DE LA MONTAGNE I On faisait silence autour du roi, qui s' tait assoupi. Mais un brouhaha de rires et de cris, de chocs singuliers montait, par intermittences, jusqu' la terrasse, qu'abritait un velum de soie. Les dames, appuy es au rebord de pierre, se penchaient pour mieux voir, et, aupr s d'elles, avec un sourire un peu d daigneux, les chevaliers regardaient aussi. Par-dessus le rempart de J rusalem, dans un m plat du terrain qui d gringole presque pic jusqu' la vall e de Josaphat, on pouvait suivre des yeux les volutions d'un groupe d' cuyers et de damoiseaux jouant la quintaine. cet endroit, la muraille, domin e par le palais royal et le massif du Temple, formait un angle rentrant et projetait une ombre tr s allong e, dans laquelle, l'abri du soleil, on avait tabli le jeu. Le mannequin, couvert d'armes sarrasines, tait solidement attach des pieux et faisait face au jouteur, qui, la lance en arr t, piquait son cheval et t chait de pourfendre l'adversaire inanim . Les rudes chocs bosselaient la cuirasse immobile, ou bien l'arme se brisait, ne laissant qu'un tron on dans les mains de l'assaillant. Quelquefois un lan maladroit d sar onnait le cavalier, qui s'abattait sur le sol avec un grand bruit de m tal froiss . Alors, sur la terrasse royale, les belles curieuses se rejetaient en arri re, touffaient un rire et disaient demi-voix: - En voici un qui, de longtemps, ne sera pas digne de chausser les perons