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69 kirjaa tekijältä Marguerite Audoux

Marie Claire

Marie Claire

Marguerite Audoux

Createspace Independent Publishing Platform
2014
nidottu
Marie-Claire est un roman de Marguerite Audoux publi en 1910 aux ditions Fasquelle et qui a re u la m me ann e le prix Femina, ce qui lui a interdit de recevoir le Prix Goncourt, d cern une semaine plus tard, malgr le soutien d'Octave Mirbeau, auteur de la pr face. C'est la premi re oeuvre de son auteur et ce titre la plus autobiographique. Le roman s'est vendu son poque plus de 100 000 exemplaires R sum . Marie-Claire voque l'enfance et l'adolescence de l'auteur. La premi re partie relate la mort de la m re, le d part du p re et les neuf ann es pass es l'orphelinat, l'H pital g n ral de Bourges, p riode difficile, clair e cependant par la pr sence tut laire de soeur Marie-Aim e. La deuxi me partie se situe la ferme de Villevieille, o les premiers patrons de Marie-Claire, Ma tre Sylvain et Pauline, entourent la petite berg re d'une affection bienveillante. Dans la troisi me partie, la jeune fille s' prend d'Henri Deslois, le fr re de la fermi re qui a succ d Pauline. La m re du jeune homme interdit Marie-Claire de revoir Henri. Celle-ci retourne alors au couvent, o elle revoit soeur Marie-Aim e avant de partir pour Paris.
De la ville au moulin

De la ville au moulin

Marguerite Audoux

Createspace Independent Publishing Platform
2014
nidottu
EXTRAIT: (De la ville au moulin) Pour la seconde fois, j'ouvris les yeux sans reconna tre l'endroit o je me trouvais couch e. O donc tait notre chambre d'enfant, avec sa fen tre grillag e, ses murs tapiss s de papier grosses fleurs, et sa chemin e tout encombr e de photographies ? Ici c' tait une longue salle aux murs blancs, o s'alignaient deux rang es de petits lits et o s'ouvraient de hautes et larges fen tres laissant voir de grands carr s de ciel bleu. J'abaissai de nouveau les paupi res, esp rant que tout cela dispara trait et que j'allais me retrouver chez mes parents, dans la pi ce un peu sombre o taient les lits de mes fr res et soeurs, et dans tous les coins, entass s p le-m le, des jouets de toutes sortes et de toute couleur. Pour m'assurer que j' tais bien veill e, je cherchai reconna tre les bruits. Il ne s'en faisait gu re. Seul, un peu en arri re de moi, un homme parlait voix basse, et malgr toute mon attention, il me fut impossible de distinguer la moindre de ses paroles. Je comprenais pourtant, la fa on dont il appuyait sur les mots qu'il donnait des indications pr cises, et faisait des recommandations tr s importantes. Lorsqu'il se tut, une autre voix se fit entendre. Celle-l je la reconnus aussit t quoiqu'elle f t plus assourdie encore. C' tait mon cher papa qui parlait, et dans ma joie de le savoir l , je fis un brusque mouvement pour me tourner vers lui, mais au m me instant, je ressentis dans la hanche une douleur qui m'arracha un cri aigu et m'obligea de rester immobile. La souffrance qui r veillait si brutalement mon corps r veillait avec la m me brutalit ma m moire. Toute la clart de la salle sembla entrer d'un coup dans mon cerveau pour mieux clairer l' pouvantable sc ne qui avait eu lieu chez nous quelques heures plus t t. Je revis mon p re les deux poings lev s, et ma m re dress e en face de lui comme la plus m chante des femmes. Je revis mon fr re, le doux Firmin, p le et comme p trifi , tendant vers eux ses mains fr les. Je revis Ang le, ma soeur, agenouill e et demandant du secours Dieu, et j'entendis les cris terrifi s de Nicole et Nicolas, les deux jumeaux. Puis je me revis moi-m me lanc e entre mes parents pour les s parer, et je crus sentir de nouveau le choc qui m'avait jet e terre ainsi que le poids norme de deux cr atures en furie que ma chute avait entra n es et qui s' taient abattues ensemble sur moi. De ce qui s' tait pass ensuite je ne savais rien. Je me souvenais seulement des cahots du fiacre qui m'avait amen e l'h pital, et de la question directe du m decin au vieux cocher: C'est votre voiture qui lui a pass sur le corps ? Le m me m decin, pench pr sent sur moi me demandait:
I Marie-Claire, II L'atelier de Marie-Claire

I Marie-Claire, II L'atelier de Marie-Claire

Marguerite Audoux

Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
Marie-Claire est un roman de Marguerite Audoux publi en 1910 aux ditions Fasquelle et qui a re u la m me ann e le prix Femina, ce qui lui a interdit de recevoir le Prix Goncourt, d cern une semaine plus tard, malgr le soutien d'Octave Mirbeau, auteur de la pr face. C'est la premi re oeuvre de son auteur et ce titre la plus autobiographique. Le roman s'est vendu son poque plus de 100 000 exemplaires R sum Marie-Claire voque l'enfance et l'adolescence de l'auteur. La premi re partie relate la mort de la m re, le d part du p re et les neuf ann es pass es l'orphelinat, l'H pital g n ral de Bourges, p riode difficile, clair e cependant par la pr sence tut laire de soeur Marie-Aim e. La deuxi me partie se situe la ferme de Villevieille, o les premiers patrons de Marie-Claire, Ma tre Sylvain et Pauline, entourent la petite berg re d'une affection bienveillante. Dans la troisi me partie, la jeune fille s' prend d'Henri Deslois, le fr re de la fermi re qui a succ d Pauline. La m re du jeune homme interdit Marie-Claire de revoir Henri. Celle-ci retourne alors au couvent, o elle revoit soeur Marie-Aim e avant de partir pour Paris
I Douce lumiere, II La fianciee

I Douce lumiere, II La fianciee

Marguerite Audoux

Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
R sum Si je ne le finis pas, il m'aura toujours aid finir. Commenc le jour de ses soixante-dix ans, Douce Lumi re est achev en 1937, la veille de la mort de Marguerite Audoux. On y retrouve la trame de son premier roman Marie-Claire, immense succ s litt raire et prix Femina 1910: l'histoire d'amour d'une orpheline contrari e par une famille malveillante. Douce est le surnom donn glantine Lumi re. Comme en opposition, son destin se r v le terrible: morts tragiques, calomnies, s parations. La guerre emporte les derniers espoirs. Douce Lumi re est un livre profond ment ancr dans la vie de Marguerite Audoux. Et qui se lit comme son testament sensible, envahi d'images d'enfance et de d sillusions. On retrouve la vie de Marguerite Audoux dans ses crits. Plac e toute petite l'orphelinat de Bourges, elle devient fille de ferme en Sologne. Amoureuse du fils de sa patronne, elle doit renoncer son histoire et s'enfuir Paris. Elle y sera couturi re et commence l' ge de quarante ans crire des po mes, r diger ses souvenirs. La rencontre avec Michel Yell lui permet d'approcher le milieu litt raire: Octave Mirbeau sera le plus farouche de ses d fenseurs. Apr s Marie-Claire, elle publie L'Atelier de Marie-Claire, puis De la ville au moulin, un recueil de contes, La Fianc e, et enfin Douce Lumi re, point final d'une oeuvre terriblement intime, sinc re et douloureuse.
I De la ville au moulin, II Valserine et autres nouvelles

I De la ville au moulin, II Valserine et autres nouvelles

Marguerite Audoux

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2015
nidottu
Alors que ses parents sont en pleine s paration, la jeune Annette part en convalescence, suite un accident qui la laisse boiteuse, chez son oncle et sa tante, meuniers dans le Cher. Bien vite, ses fr res et soeurs la rejoignent. Sous la bienveillante attention d'oncle Meunier et de tante Rude, Annette d couvre la vie la campagne et apprend les travaux des champs. Elle tombe amoureuse d'un ami de son fr re, Val re Chatellier, avec lequel elle va vivre Bordeaux puis sur la C te d'Azur. Mais il sombre dans l'alcool et la trompe. Enceinte, elle le quitte et revient rejoindre sa famille Paris o elle accouche d'un petit gar on qui ne survit pas. A la fin de la Premi re Guerre mondiale, Annette croise Val re rentr du front bless et d figur . C'est le temps des retrouvailles... Un beau roman o l'espoir prime sur les preuves de la vie.
L'atelier de Marie Claire

L'atelier de Marie Claire

Marguerite Audoux

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2015
nidottu
I Ce jour-l , comme chaque matin l'heure du travail, l'avenue du Maine s'encombrait de gens qui marchaient pas pr cipit s et de tramways surcharg s qui roulaient grande vitesse vers le centre de Paris. Malgr la foule, j'aper us tout de suite Sandrine. Elle aussi allongeait le pas et je dus courir pour la rattraper. C' tait un lundi. Notre ch mage d' t prenait fin, et nous revenions l'atelier pour commencer la saison d'hiver. Bouledogue et la petite Duretour nous attendaient sur le trottoir, et la grande Bergeounette, que l'on voyait arriver d'en face, traversa l'avenue sans s'inqui ter des voitures afin de nous rejoindre plus vite.
Douce lumiere

Douce lumiere

Marguerite Audoux

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2015
nidottu
I Depuis son lever, tout comme les autres jours, elle joue avec son chien. Elle joue courir dans le verger qui entoure la tr s vieille maison o , par un clair matin de mai, sa venue au monde apporta aux siens l'angoisse, le deuil et un d sespoir sans limite. Aujourd'hui, elle a sept ans et c'est encore un clair matin de mai. Et si la vieille maison reste grise et triste sous les rayons du frais soleil, le verger brille, embaume et jette au vent les mille et une fleurettes qui se s parent, comme regret, des fruits naissants
Marie Claire

Marie Claire

Marguerite Audoux

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2015
nidottu
Un jour, il vint beaucoup de monde chez nous. Les hommes entraient comme dans une glise, et les femmes faisaient le signe de la croix en sortant. Je me glissai dans la chambre de mes parents, et je fus bien tonn e de voir que ma m re avait une grande bougie allum e pr s de son lit. Mon p re se penchait sur le pied du lit, pour regarder ma m re, qui dormait les mains crois es sur sa poitrine. Notre voisine, la m re Colas, nous garda tout le jour chez elle. toutes les femmes qui sortaient de chez nous, elle disait: - Vous savez, elle n'a pas voulu embrasser ses enfants. Les femmes se mouchaient en nous regardant, et la m re Colas ajoutait: - Ces maladies-l , a rend m chant.
La fiancee

La fiancee

Marguerite Audoux

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2015
nidottu
Apr s quelques jours de vacances, il me fallait rentrer Paris. Quand j'arrivai la gare, le train tait d j bond de voyageurs et, la plupart des porti res, un homme ou une femme se tenait debout comme pour en loigner les nouveaux arrivants. Malgr cela, je me haussais vers chaque compartiment dans l'espoir de trouver une place. Il y en avait bien une, l , c t , mais elle tait encombr e par deux grands paniers d'o sortaient des t tes de poules et de canards. Apr s avoir h sit un bon moment, je me d cidai monter. Je m'excusai de faire d ranger les paniers, mais un homme v tu d'une blouse me dit: Attendez donc, Mademoiselle, je vais les ter de l , et, pendant que je tenais le panier de fruits qu'il avait sur les genoux, il glissa ses volailles sous la banquette. Les canards n' taient pas contents et cela s'entendait bien; les poules baissaient la t te d'un air humili et la femme du paysan leur parlait en les appelant par leur nom.
De la ville au Moulin

De la ville au Moulin

Marguerite Audoux

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2015
nidottu
I Pour la seconde fois, j'ouvris les yeux sans reconna tre l'endroit o je me trouvais couch e. O donc tait notre chambre d'enfant, avec sa fen tre grillag e, ses murs tapiss s de papier grosses fleurs, et sa chemin e tout encombr e de photographies ? Ici c' tait une longue salle aux murs blancs, o s'alignaient deux rang es de petits lits et o s'ouvraient de hautes et larges fen tres laissant voir de grands carr s de ciel bleu. J'abaissai de nouveau les paupi res, esp rant que tout cela dispara trait et que j'allais me retrouver chez mes parents, dans la pi ce un peu sombre o taient les lits de mes fr res et soeurs, et dans tous les coins, entass s p le-m le, des jouets de toutes sortes et de toute couleur.