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47 kirjaa tekijältä Maurice Barres
"Un Homme Libre" par Maurice Barr s. Maurice Barr s tait un crivain et homme politique fran ais (1862-1923).
The Faith of France: Studies in Spiritual Differences and Unity
Maurice Barres
Literary Licensing, LLC
2014
nidottu
"Colette Baudoche" par Maurice Barr s. Maurice Barr s tait un crivain et homme politique fran ais (1862-1923).
"La Colline inspir e" par Maurice Barr s. Maurice Barr s tait un crivain et homme politique fran ais (1862-1923).
"La Terre et les morts" par Maurice Barr s. Maurice Barr s tait un crivain et homme politique fran ais (1862-1923).
"Le jardin de B r nice" par Maurice Barr s. Maurice Barr s tait un crivain et homme politique fran ais (1862-1923).
"Sous l'Oeil des Barbares" par Maurice Barr s. Maurice Barr s tait un crivain et homme politique fran ais (1862-1923)
"Un Homme Libre" par Maurice Barr s. Maurice Barr s tait un crivain et homme politique fran ais (1862-1923).
"Un voyage Sparte" par Maurice Barr s. Maurice Barr s tait un crivain et homme politique fran ais (1862-1923).
Le culte du Moi: I, Sous l' oeil des barbares
Maurice Barres
Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
A M. PAUL BOURGET MON CHER AMI, Ce volume, Sous l'oeil des Barbares, mis en vente depuis six semaines, tait ignor du public, et la plupart des professionnels le jugeaient incompr hensible et choquant, quand vous lui apport tes votre autorit et voire amiti fraternelle. Vous m'en avez continu le b n fice jusqu' ce jour. Vous m'avez abr g de quelques ann es le temps fort p nible o un crivain se cherche un public. Peut- tre aussi mon travail m'est-il devenu plus agr able moi-m me, gr ce cette courtoise et affectueuse compr hension par o vous n gligez les imperfections de ces pages pour y souligner ce qu'elles comportent de tentatives int ressantes. Ah les ch res journ es entre autres que nous avons pass es Hy res Comme vous criviez Un coeur de femme, nous n'avions souci que du viveur Casal, de Poyanne, de la pliante madame de Tilli re, puis aussi de la jeune B r nice et de cet idiot de Charles Martin qui faisaient alors ma complaisance. Ils nous amusaient parfaitement. J'ajoute que vous avez un art incomparable pour organiser la vie dans ses moindres d tails, c'est- -dire donner de l'intelligence aux h teliers et de la timidit aux importuns; ce point que pas une fois, en me mettant table, dans ce temps-l , il ne me vint l'esprit une r flexion qui m'attriste en voyage, savoir qu' tant donn le grand nombre de b tes qu'on rencontre travers le monde, il est bien p nible que seuls, ou peu pr s, le veau, le boeuf et le mouton soient comestibles.
Le culte du moi: II, Un homme libre
Maurice Barres
Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
PR FACE DE L' DITION DE 1904 Ceux qui ne connurent jamais l'ivresse de d plaire ne peuvent imaginer les divines satisfactions de ma vingt-cinqui me ann e: j'ai scandalis . Des gens se mettaient cause de mes livres en fureur. Leur sottise me crevait de bonheur. Sous l'oeil des Barbares parut en novembre 1887 et l' Homme libre, vers P ques, en 1889. Les ma tres de la grande esp ce vivaient encore. Je croisais dans le quartier Latin Taine, Renan et Leconte de Lisle. J'avais vu, de mes yeux vu Hugo. Jour inoubliable, celui o je causais avec Leconte de Lisle et Anatole France dans la biblioth que du S nat et qu'un petit vieillard vigoureux-c' tait le P re, c' tait l'Empereur, c' tait Victor Hugo-nous rejoignit Je mourrai sans avoir rien vu qui m'importe davantage. Ah si, quelque jour, je pouvais m riter que l'Histoire accept t ce groupe de quatre ges litt raires Ainsi quand j' tais jeune, il y avait encore des dieux. Mais une pens e tout acilic faisait recette aupr s du public. On prenait la grossi ret pour de la force, l'obsc nit pour de la passion et des tableaux en trompe-l'oeil pour des pages grouillantes de vie. Autant de raisons pour qu'un petit livre d'analyse ne f t peint remarqu . Et puis l'Homme libre tait peu compr hensible. Croyez-vous donc que j'eusse voulu tre entendu de n'importe qui ? J' crivais pour mettre de l'ordre en moi-m me et pour me d livrer, car on ne pense, ce qui s'appelle penser, que la plume la main. Mais le premier venu allait-il pencher sa t te, par-dessus mon paule, sur mon papier ?-Fi, Monsieur m' criai-je, moyennant 3 fr. 50, vous voudriez conna tre mes plus d licates complications. Faites d'abord des tudes pr liminaires ou plut t adressez-vous ailleurs, car rien ne m'assure que vous soyez n pour que nous causions ensemble. Cette disposition m prisante a ses inconv nients. J'ai cr un pr jug contre mes livres. Pendant une dizaine d'ann es, il y eut sur l'Egotisme de M. Barr s, sur le Moi de M. Barr s les plus sots jugements, et il semblait presque impossible que je tes surmontasse. En effet, il n'a fallu rien moins qu'une guerre civile.
Le culte du moi: III, Le jardin de Berenice
Maurice Barres
Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
PR FACE Quelques personnes ayant manifest le d sir de d signer par un nom particulier le personnage, jusqu'alors anonyme, de qui nous avons coutume de les entretenir, nous avons d cid de leur donner celle satisfaction, et d sormais il se nommera Philippe. C'est ici le commentaire des efforts que tenta Philippe pour concilier les pratiques de la vie int rieure avec les n cessit s de la vie active. Il le r digea, peu apr s une campagne lectorale, afin d' clairer divers lecteurs qui saisissent malais ment qu'un go t profond pour les opprim s est le d veloppement logique du, d go t des Barbares et du culte du Moi, et sur le d sir de Mme X..., qui lui promit en change de lui obtenir du Chef de l' tat la concession d'un hippodrome suburbain.
I Un jardin sur l' Oronte - II Colette Baudoche
Maurice Barres
Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
Extrait la fin d'une br lante journ e de juin 1914, j' tais assis au bord de l'Oronte dans un petit caf de l'antique Hamah, en Syrie. Les roues ruisselantes qui tournent, jour et nuit, au fil du fleuve pour en lever l'eau bienfaisante, remplissaient le ciel de leur g missement, et un jeune savant me lisait dans un manuscrit arabe une histoire d'amour et de religion... Ce sont de ces heures divines qui demeurent au fond de notre m moire comme un tr sor pour nous enchanter. Pourquoi me trouvais-je ce jour-l dans cette ville myst rieuse et si s che d'Hamah, o le vent du d sert soul ve en tourbillons la poussi re des Crois s, des S leucides, des Assyriens, des Juifs et des lointains Ph niciens ? J'y attendais que f t organis e une petite caravane avec laquelle j'allais parcourir les monts Ansariehs, pour rechercher dans leurs vieux donjons les descendants des fameux Haschischins. Et ce jeune savant, un Irlandais, charg par le British Museum des fouilles de Djerablous sur l'Euphrate, une heureuse fortune venait de me le faire rencontrer qui fl nait comme moi dans les ruelles du bazar.
Extrait I. - LE DERNIER AP TRE DE L'HELL NISME. L'id e qu'on se faisait de la Gr ce, de cette litt rature et de cette contr e c l bre n'a pas toujours t la m me en France, et elle a pass depuis trois si cles par bien des variations et des vicissitudes. Sainte-Beuve. Au lyc e de Nancy, en 1880, M. Auguste Burdeau, notre professeur de philosophie, ouvrit un jour un tout petit livre: - Je vais vous lire quelques fragments d'un des plus rares esprits de ce temps. C' taient les R veries d'un paien mystique. Pages subtiles et fortes, qui convenaient mal pour une lecture haute voix, car il e t fallu s'arr ter et m diter sur chaque ligne. Mais elles conquirent mon me tonn e. Avez-vous fait cette remarque que la clart n'est pas n cessaire pour qu'une oeuvre nous meuve ? Le prestige de l'obscur aupr s des enfants et des simples est certain. Aujourd'hui encore, je d laisse un livre quand il a perdu son myst re et que je tiens dans mes bras la pauvre petite pens e nue. Les difficult s de la th se de M nard, l'harmonie de ses phrases pures et maigres, l'accent grave de Burdeau qui mettait sur nous l'atmosph re des temples, son visage bl me de jeune contrema tre des ateliers intellectuels, tout concourait faire de cette lecture une sc ne th trale. Trente petits provinciaux de Lorraine et d'Alsace n' taient gu re faits pour recevoir avec profit cette haute po sie essentielle, ce triple extrait d'Ath nes, d'Alexandrie et de Paris. Il e t mieux valu qu'un ma tre nous propos t une discipline lorraine, une vue notre mesure de notre destin e entre la France et l'Allemagne. Le polyth isme mystique de M nard tombait parmi nous comme une pluie d' toiles; il ne pouvait que nous communiquer une vaine animation po tique. J'ai horreur des apports du hasard; je voudrais me d velopper en profondeur plut t qu'en tendue; pourtant, je ne me plaindrai pas du coup d'alcool que nous donna, par cette lecture, Burdeau. Depuis vingt ann es, M nard, sans me satisfaire, excite mon esprit.
Souvenirs d'un officier de la Grande Armee
Maurice Barres
Createspace Independent Publishing Platform
2016
nidottu
Extrait: MON GRAND P RE Trois cahiers cartonn s, qui viennent de chez Wiener, papetier, rue des Dominicains, 53, Nancy, et leurs nombreux feuillets couverts d'une criture paisible et claire, d j bien palie par le temps: ce sont les recueils o mon grand-p re Barr s, officier de la Grande Arm e, ayant pris sa retraite Charmes-sur-Moselle, transcrivit soigneusement les douzaines de petits carnets, souill s et d chir s, qu'il avait, durant vingt ans, promen s dans son havresac sur toutes les routes de l'Europe. Itin raire, voil le titre exact qu'il donnait ses tapes; Itin raire et souvenirs d'un soldat devenu officier sup rieur (Barr s, Jean-Baptiste, Auguste), n Blesle (Haute-Loire), le 25 juillet 1784, ou tableau succinct des journ es de marche et de s jour dans les villes et villages de garnison et de passage, dans les camps et les cantonnements, tant en France qu'en Allemagne, en Pologne, en Prusse, en Italie, en Espagne et en Portugal, depuis mon entr e au service le 27 juin 1804, jusqu'au 6 juin 1835, poque de mon admission la solde de retraite. Je les ai toujours vus, ces cahiers oliv tres, couleur de l'uniforme des chasseurs de la garde, et couleur aussi des lauriers d'Apollon que j'admirai, il y a huit ans, au vallon de Daphn , pr s d'Antioche de Syrie. Quand j' tais enfant, mon p re me les a montr s, et, grand gar on, j'ai obtenu de les lire. S'il faut tout dire, je me penchais dessus avec plus de bonne volont que de plaisir. Je sentais que j'avais l , dans mes mains, quelque chose qui int ressait religieusement mon p re, et qu' sa mort, je recevrais comme son legs le plus pr cieux, quelque chose entre lui, ma soeur, moi, et nul autre. Mais alors je n'allais pas plus loin: je ne sentais pas ma profonde parent avec mon grand-p re. Il faut du temps pour que nous discernions le fond de notre tre. cette heure, la reconnaissance est compl te; je ne me distingue pas de ceux qui me pr c d rent dans ma famille, et certainement leurs meilleurs moments me sont plus proches qu'un grand nombre des jours et des ann es que j'ai v cus moi-m me et qui ne m'inspirent que l'indiff rence la plus d go t e. Maurice Barr s, n le 19 ao t 1862 Charmes (Vosges) et mort le 4 d cembre 1923 Neuilly-sur-Seine (Seine), tait un crivain et homme politique fran ais, figure de proue du nationalisme fran ais. Le premier axe de sa pens e est le culte du Moi: Barr s affirme que notre premier devoir est de d fendre notre moi contre les Barbares, c'est- -dire contre tout ce qui risque de l'affaiblir dans l' panouissement de sa propre sensibilit . Le second axe est r sum par l'expression La terre et les morts qu'approfondissent les trois volumes du Roman de l' nergie nationale: Les D racin s (1897), L'Appel au soldat (1900) et Leurs Figures (1902) qui t moignent de l' volution de Maurice Barr s vers le nationalisme r publicain et le traditionalisme, l'attachement aux racines, la famille, l'arm e et la terre natale. Il est rest l'un des ma tres penser de la droite nationaliste durant l'entre-deux-guerres.