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73 kirjaa tekijältä Rene Bazin
"La Barri re" par Ren Bazin. Ren Bazin tait un crivain fran ais (1853-1932).
"Le Bl qui l ve" par Ren Bazin. Ren Bazin tait un crivain fran ais (1853-1932).
"Le Bl qui l ve" par Ren Bazin. Ren Bazin tait un crivain fran ais (1853-1932).
"Nord-Sud" par Ren Bazin. Ren Bazin tait un crivain fran ais (1853-1932).
R sum La lumi re de la Loire, pr sente et vivante travers ce roman, contraste avec les pages sombres et r alistes de multiples cadres de vie d'hommes et de femmes, autour des ann es 1880. Or, ce poids si lourd de douleurs physiques et morales est all g , voire supprim , par la f minit rayonnante d'Henriette qui, rentr e chez elle, crivit sur le cahier gris cette seule ligne: "De toute son me " Ren Bazin exprime ici, comme dans toute son oeuvre litt raire, son affirmation de la place essentielle de la femme dans la Cit et la force entra nante de son action face au mal. L' crivain, observateur-peintre, nous fait revivre l'ardente qu te, en cette fin du XlXe si cle, du monde ouvrier pour att nuer sa lourde peine. " Henriette Madiot " - premier titre retenu par l'auteur de ce roman social - rayonne de lumi re et de joie profonde car son me n'est qu'offrande et r demption
La marche des b cherons Le soleil d clinait. Le vent d'est mouillait la cr te des mottes, activait la moisissure des feuilles tomb es, et couvrait les troncs d'arbres, les baliveaux, les herbes sans jeunesse et molles depuis l'automne, d'un vernis r sistant comme celui que les mar es soufflent sur les falaises. La mer tait loin cependant, et le vent venait d'ailleurs. Il avait travers les for ts du Morvan, pays de fontaines o il s' tait tremp , celles de Montsauche et de Montreuillon, plus pr s encore celle de Blin; il courait vers d'autres massifs de l'immense r serve qu'est la Ni vre, vers la grande for t de Tron ay, les bois de Crux-la-Ville et ceux de Saint-Franchy. L'atmosph re semblait pure, mais dans tous les lointains, au-dessus des taillis, la lisi re des coupes, dans le creux des sentiers, quelque chose de bleu dormait, comme une fum e. - Tu es s r, Renard, que le ch ne a cent soixante ans ? - Oui, monsieur le comte, il porte m me son ge crit sur son corps: voil les huit traits rouges; je les ai faits moi-m me, au moment du balivage. - Eh oui, tu l'as sauv , et maintenant on veut que je le condamne mort Non, Renard, je ne peux pas Cent soixante ans Il a vu cinq g n rations de Meximieu... - a fait tout de m me le trente-deuxi me bisancien qu'on pargne ces ges-l , en terre m diocre, comme chez nous, le ch ne ne grossit plus, il ne fait que m rir. Enfin, monsieur le comte est libre; il s'arrangera avec monsieur le marquis.
LA TERRE QUI MEURT: roman du malaise paysan ? roman de l' chec de l'autorit paternelle ? ou encore celui d'un amour contrari par le refus de l' tranger ? Tout cela sans doute, mais surtout un livre qui r v la, voici cent ans, et fait voir encore de nos jours cette partie maritime de la Vend e, le Marais, dans tous ses aspects particuliers: closeries secr tes et fermes entour es d' tiers, coutumes des journ es laborieuses et des soir es de d tente, hommes et femmes, jeunes ou anciens, dans leurs gestes, leurs habits, leur fa on de dire. C'est ainsi que peu peu le lecteur, abordant la ferme de la Fromenti re, p n tre dans l'intimit des Lumineau dont le chef de famille, le m tayer Toussaint, constate avec d tresse qu'aucun de ses enfants ne pourra ou ne voudra lui succ der; pas m me la jeune Roussille, puisqu'elle a " donn son amiti " au valet qui n'est pas d'ici mais un " damnion " (damn ) du Bocage. " Voil tout ce qui me reste "... " C' tait le souvenir des autres enfants qui passait, comme la pluie en rafales "... cette histoire contrast e de violences et de g n rosit correspondent les paysages du Marais, immuables dans la vari t des heures et des saisons, que Ren Bazin a si bien d crits. Mauriac parlait de chef-d'oeuvre, Proust r vait en lisant ses descriptions et Claudel admirait le style de ce Bazin si injustement oubli aujourd'hui, peut- tre parce qu'il montrait avec trop de s rieux et d' l vation, de foi et d' motion les choses de la terre et les choses de l' me. "La terre qui meurt"; livre chatoyant et profond comme le terroir, est sans doute un des mod les insurpassables de ces sagas de la condition paysanne plus ou moins authentiques qui nous plaisent tant aujourd'hui. C'est l'histoire, sombre mais sans amertume, d'une famille de m tayers dont les joies simples et les peines violentes s'inscrivent dans le grand mouvement de la propri t menac e et de la d sertion des campagnes qui taient le fl au de la France il y a un si cle. Mais c'est aussi un po me, dit M. Genevoix, "un beau po me d'hier et d'aujourd'hui, actuel comme une En ide vend enne, humble, fer-vente, travers e d'ombres et de lumi re dans la coul e des si cles o passent, ph m res et sans cesse renaissantes, les g n rations des vivants".
La Horgne-aux-moutons En Lorraine de langue allemande, tout pr s de la fronti re, une grande ferme est pos e au bord de la for t. Sa fa ade principale regarde la France. Comme elle est b tie sur une colline, on voit de l , et bien loin, les campagnes pour lesquelles les hommes se sont tant battus; et si l'on fait, en arri re, du c t de l'orient, trois cents m tres seulement, - vergers, grands arbres, champs de foug res et quelquefois de pommes de terre, - on entre dans la for t du Warndt, qui est de la Sarre. Cela se nomme la Horgne-aux-moutons, cet ensemble de b timents o la m me famille, depuis quatre g n rations au moins, - le reste, qui le sait ? - cultive le sol profond dans la plaine, fauche les pr s de la pente, et cueille les fruits pars que des futaies prot gent contre les vents glac s de l'est. La Horgne ? Le nom lui fut donn aux temps o la Lorraine, peupl e de Celtes et gouvern e par Rome, parlait la langue latine horreum, la grange. Et il y en a, des Horgnes autour d'elle Rien que dans le pays messin, on le rencontre au moins sept fois, ce nom pr s de Peltre, pr s de Nouilly, pr s de Chesny, pr s de Pontoy, pr s d'Am l court et ailleurs. Mais la ferme la plus proche, l'invisible voisine, s par e par un plateau, une vall e, et un plateau encore, se nomme La Br l e, et lui ressemble un peu de visage. Elle a remplac la ferme anonyme, jamais priv e d' tat civil, qui fut br l e en 1635, quand les Su dois et de nombreux irr guliers ravageaient la Lorraine. La Horgne-aux-moutons, solide sur un promontoire, surveille tout un pays. La route de Carling Sarrelouis, longeuse de fronti re, passe derri re elle et un peu au-dessus; les lignes foresti res qui partent de l conduisent en Allemagne.
Bazin entrem le habilement deux r cits: la rencontre de Ma eul, fendeur d'ardoises, et de David e Birot, institutrice l'Ard sie et la recherche par David e d'une ligne morale pour donner sens l' ducation des filles qui lui sont confi es. Ces deux fils conducteurs se rencontrent dans une l ve de David e, Anna, fille de Phrosine abandonn e par son mari et concubine de Ma eul. David e reproche Phrosine sa conduite immorale, mais Phrosine r cuse la morale de David e. Boulevers e, David e ne trouve pas dans l'enseignement qu'elle a re u l' cole normale ni dans les conseils de sa directrice de r ponse son inqui tude. Et quand la petite Anna mourante lui demande N'est-ce pas qu'il y a un Bon Dieu, elle commente ainsi sa r ponse: Elle a cherch un appui. Elle a voulu savoir s'il y a un consolateur, un lendemain la vie qu'elle sent s' chapper, et elle m'a choisie pour donner la r ponse. Je suis sa ma tresse. Il n'est pas possible que la ma tresse ignore s'il y a un paradis ? L'enfant voulait croire mieux afin de souffrir mieux. Elle avait pr par la question; elle y songeait, tandis que je l'entretenais d'autre chose. Et elle n'a pas eu de r ponse. J'ai eu peur de dire non; je n'ai pas t assez brave ou assez apitoy e pour dire oui. Je lui ai dit de prier, parce que cela ne compromet rien. Prier qui ? Devant la grande peine, j'ai eu la moiti de la r ponse d'une chr tienne que je ne suis pas. Pauvret Contradiction Mais pauvret surtout Petite malade, tu avais cru la fontaine: je suis sans eau ....] Je ne sais pas ce que je suis venue faire en ce monde. Et depuis que je suis m l e la vie r elle, je vois qu'il n'y a point de science gale celle-l . Tout est l savoir de qui nous venons, et qui nous allons . Anna meurt, David e assiste avec ses l ves la s pulture qui l' meut. Le lendemain, elle rencontre Phrosine qui lui reproche d'avoir caus le d part de son amant, Ma eul, et de l'avoir priv e de l'amour de sa fille, cause de sa morale. Mais, avant de partir la recherche de son mari et de son fils, elle annonce David e qu'elle a t d nonc e. L'inspecteur vient en effet reprocher David e d'avoir rencontr le cur lors de l'enterrement d'Anna. Le p re de David e, franc-ma on influent, fait annuler par le pr fet la sanction contre sa fille (c'est le pr texte de deux sc nes pittoresques que Bazin prend plaisir crire ). David e r agit: Je n'ai pas la foi, mais je ne supporterai pas qu'on m'impose un tat d'esprit contraire, avec obligation de n'en pas sortir. Je suis bless e, humili e pour l'enseignement m me, atteinte dans ma dignit .
R sum L'auteur arrive St S bastien en 1894. Puis il va par le train Bilbao o le socialisme monte chez les ouvriers. Il va ensuite Santander par la mer. Puis Burgos avec un paysage magnifique. Il va ensuite Valladolid. Puis Salamanque, ville rose. Il va ensuite Avila. Puis Madrid. Il va l'Esorial, demeure de Philippe II. Puis Tol de. Il va ensuite Lisbonne, o coule le Tage. Puis Cordoue (Espagne) avec sa super mosqu e. Il va ensuite Grenade avec son mus e de l'Alhambra. Puis Gibraltar avec sa montagne fortifi e. Il va ensuite Tanger (Maroc). Puis il revient en Espagne Cadix. Il va ensuite S ville avec sa manufacture de tabac. Puis il revient Madrid.
r sum du livre: Alsace lors de son annexion l'Allemagne avant 1900. R sistance des Alsaciens: refus de se marier avec des officiers allemands, refus de parler l'allemand en public, parle le fran ais en pr sence d'officiers allemands, chants fran ais dans les champs, c l brations de P ques clandestines... Portrait d'une famille bris e: le p re riche industriel Joseph Oberl , collabore avec les occupants allemands, il envoi son fils faire ses tudes de droit en Allemagne, et souhaite que sa fille Lucienne Oberl devienne l' pouse d'un Allemand, contrairement aux id es r sistantes de son pouse Monique Oberl , n e Monique Biehler, de son fils Jean Oberl , ainsi que son beau-p re, Monsieur Philippe Oberl . Lucienne fr quente un puissant officier Allemand Wilhelm Von Farnow, qui souhaite l' pouser, mais lors de sa visite dans la maison familliale des Oberl Alsheim en Alsace, le grand-p re les chasse, lui et son oncle, le comte Von Kassewitz. Kassiwitz conseille son neveu de ne pas pouser Lucienne, ce qu'il refuse. La m re Oberl c de en pr tant aux amoureux la maison Biehler Obernai. Jean Oberl tombe amoureux d'Odile Bastian, dont le p re est un grand r sistant, qui refuse que Odile sa fille pouse Jean, en raison qu'elle serait par cons quent la belle soeur d'un officier Allemand. Jean est tr s triste et d cide pour l'amour de la France, de d serter l'arm e Allemande dans laquelle il tait oblig de faire son service militaire, pour s'enfuir en France. Jean part dire son projet au p re Bastian, dit adieu la femme qu'il aime. Il s'enfuit avec son Oncle, apr s avoir feint de commencer son service militaire dans la caserne Saint Nicolas, est pourchass , mais est recueilli bless par des frontaliers fran ais. Le livre termine sur le chant du coq et jean endormi, dans la maison des frontaliers fran ais.
Les religieuses d'une cole primaire Lyon sont dispers es par la brutale application des lois la ques (1902-1905) et leur s cularisation rendue in vitable. L'une d'elles s'abandonnera jusqu' la prostitution. Ce roman m le la mati re spirituelle et la fragilit humaine. D'un grand r alisme spirituel. Extrait: Ses quatre compagnes l'entouraient, et le sourire du revoir tait encore sur leurs l vres. Il fallait un instant pour que la nouvelle s'enfon t jusqu'au coeur. Mais elle toucha partout le fond m me de ces mes, plus capables de souffrir que d'autres, parce qu'elles avaient plus d'amour. Il n'y eut pas de cris, mais des fr missements, des mots murmur s, appels Dieu qui tait leur force et leur refuge, des fronts qui se pench rent, des mains qui se rapproch rent, des paupi res qui se ferm rent sur la premi re larme et t ch rent de la retenir.