Intrigue: L'intrigue se situe l' poque de la Restauration. Octave de Malivert, jeune homme brillant mais taciturne peine sorti de Polytechnique, aime Armance de Zohiloff, qui partage ses sentiments. Mais Octave cache un lourd secret: Oui ch re amie, lui dit-il en la regardant enfin, je t'adore, tu ne doutes pas de mon amour; mais quel est l'homme qui t'adore ? c'est un monstre. Une s rie d'indices permettent de penser qu'Octave est impuissant, la suite d'un accident assez grave. Octave est en proie un profond d sarroi int rieur, il illustre lui seul le mal du si cle des romantiques.
Fabrice Del Dongo, jeune noble italien, est un ardent partisan de Napol on. En d pit de tout, il parvient rejoindre Waterloo, bataille laquelle il assiste en pur spectateur. Rejet par son p re, partisan de la monarchie, Fabrice troque sa carri re militaire contre la voix eccl siastique et devient le coadjuteur de l'archev que de Parme o sa tante l'a accueilli. Ses voeux ne l'emp che d'avoir un certain nombre d'aventures, dont une se solde par l'assassinat de l'acteur Giletti, qui contraient Fabrice de prendre la fuite. Convaincu par de fausses promesses de pardon, il se fait emprisonn au sommet de la tour de Farn se. L , il mettra profit l'amour que lui porte la fille de son ge lier, Cl lia, pour s' chapper. Le gouverneur de la prison manque cependant de succomber au puissant somnif re qui lui a t administr pour permettre la fuite de Fabrice, et Cl lia jure d'ob ir toutes les volont s de son p re si celui-ci survit. C'est le cas, et elle pouse le marquis de Crescenzi. Au terme d'une succession de rebondissements et de nouvelles aventures, Fabrice devient un fameux pr dicateur, et renoue avec Cl lia malgr ses fonctions, et le statut de femme mari e de la jeune femme. Leur enfant ne vivra pas longtemps, et sa m re le suivra dans la tombe. Fou de chagrin, Fabrice se retirera dans une chartreuse o il ne tardera pas pousser son dernier soupir.
Chass de l' cole polytechnique dans les ann es 1830, Lucien Leuwen, gr ce aux relations de son p re, riche banquier parisien, obtient de devenir sous-lieutenant et gagne Nancy. Tandis que son r giment de lanciers entre dans la ville, il aper oit, derri re une persienne entrouverte, une jeune femme blonde, Mme de Chasteller. Lui qui se croyait insensible l'amour va s' prendre d'elle et, lorsqu'une nouvelle carri re fera suite sa vie d'officier de province, il n'oubliera pas cette passion. Ce roman qui s'ouvre sur la d licate peinture des premiers sentiments de Lucien pour Bathilde, avant de faire place cette com die qu'est la politique et dont l'auteur s'amuse, Stendhal le commence en 1834, puis, apr s l'avoir quasiment achev , l'abandonne sans le corriger. Lucien Leuwen est ainsi demeur un manuscrit de travail, avec lequel les diteurs posthumes ont pris leurs libert s. Pour la premi re fois, la pr sente dition le propose tel qu'il est, accompagn des annotations de Stendhal: jugements, repentirs ou d sirs. Ainsi se d couvre une oeuvre en train de se faire entre le galop et la bride: entre l' criture spontan e et le moment de l' valuation critique.
Chass de l' cole polytechnique dans les ann es 1830, Lucien Leuwen, gr ce aux relations de son p re, riche banquier parisien, obtient de devenir sous-lieutenant et gagne Nancy. Tandis que son r giment de lanciers entre dans la ville, il aper oit, derri re une persienne entrouverte, une jeune femme blonde, Mme de Chasteller. Lui qui se croyait insensible l'amour va s' prendre d'elle et, lorsqu'une nouvelle carri re fera suite sa vie d'officier de province, il n'oubliera pas cette passion. Ce roman qui s'ouvre sur la d licate peinture des premiers sentiments de Lucien pour Bathilde, avant de faire place cette com die qu'est la politique et dont l'auteur s'amuse, Stendhal le commence en 1834, puis, apr s l'avoir quasiment achev , l'abandonne sans le corriger. Lucien Leuwen est ainsi demeur un manuscrit de travail, avec lequel les diteurs posthumes ont pris leurs libert s. Pour la premi re fois, la pr sente dition le propose tel qu'il est, accompagn des annotations de Stendhal: jugements, repentirs ou d sirs. Ainsi se d couvre une oeuvre en train de se faire entre le galop et la bride: entre l' criture spontan e et le moment de l' valuation critique.
Pouss l'exil par l'effrayant Don Blas, ma tre de la police de Grenade qui convoite In s, sa promise, Don Fernando de Cueva revient apr s quelques ann es pour p n trer dans la demeure d'In s et la ravir son monstre de mari pour gagner l'Angleterre et enfin pouvoir vivre leur amour. La nouvelle Le coffre et le revenant, sous-titr e Aventure en Espagne, de l' crivain fran ais Henri Beyle dit Stendhal raconte une histoire somme toute assez banale d'amour v ritable emp ch puis reconquis apr s de nombreuses aventures. L'originalit provient plus des personnages, aux comportements pas si romantiques que cela, donnant parfois l'aspect de v ritables anti-h ros. Un certain suspense est maintenu jusqu' la fin et fait passer certaines longueurs un peu plus p nibles. Le style tr s classique de Stendhal est somptueux. Le coffre et le revenant est une belle histoire d'amour de Stendhal se situant dans une Espagne en proie toutes les passions
L'action se passe sous la Restauration, Verri res, une petite ville du Jura. Julien Sorel a dix-neuf ans. C'est un jeune homme d'origine modeste. Il est le fils d'un charpentier brutal. Sa condition le pr destine aux travaux de force. Mais Julien Sorel, ambitieux, r ve de gloire et s' vade dans la litt rature . Il puise son imagination dans les Confessions de Rousseau, Les Bulletins de la Grande Arm e, et Le m morial de Sainte H l ne. Il est fascin par le prestige de Napol on, et se verrait bien pouser une carri re militaire. Mais sur les conseils de l'abb Ch lan, le cur de son village, il envisage d'entrer au s minaire. Cela lui parait en effet la seule voie judicieuse d'ascension sociale "dans une soci t frileuse o la naissance roturi re est redevenue un handicap apr s le grand brassage galitaire op r par la R volution et l'Empire". Gr ce l'abb Ch lan, qui l'a pris en sympathie et qui lui a enseign le latin, Julien est engag par Monsieur de R nal, le maire l gitimiste de la ville. Ce dernier, par vanit , recherche un pr cepteur pour ses enfants. Il juge en effet n cessaire d'avoir recours un tel service pour soutenir son rang face au train de vie qu'affiche Monsieur Valenod, directeur du d p t de mendicit . Timide et indocile dans un premier temps, Julien Sorel ne tarde pas trouver un certain attrait cette nouvelle vie. Il tombe sous le charme de Mme de R nal et devient son amant. Mme de R nal l'initie aux intrigues de la petite ville et aux mesquineries de la bourgeoisie locale.
Le Rose et le Vert (oeuvre inachev e ) ont la m me h roine et le m me sujet, mais Stendhal ajoute dans le roman une atmosph re politique au canevas assez simple: une d licieuse jeune fille de 18 ans, Koenigsberg, riche millions r ve d' tre aim e pour elle-m me, non pour sa dot. Un abb manipulateur essaye (sans succ s) de convertir cette jeune prorestante au catholicisme en lui faisant pouser un jeune duc... et l'histoire s'arr te. Le style est parfaitement adapt cette soci t parisienne qui raffole du spirituel, du piquant, et qui d stabilise si durement les deux dames germaniques, Mina et sa m re qui vivent comme deux soeurs. Parfois l'auteur intervient et pr sente des excuses: Je vois que le lecteur qui sait vivre trouve ce trait absolument hors nature. ...] Le lecteur a peut- tre trouv cette liste bien longue. Amusant