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Vie de Lucullus

Vie de Lucullus

Plutarque

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2016
nidottu
" L'a eul de Lucullus tait personnage consulaire; et M tellus, surnomm Numidicus, fut son oncle maternel. Quant ses parents, son p re fut convaincu de p culat, et C cilia, sa m re, eut une mauvaise r putation, comme ayant men une vie d r gl e. Lucullus, dans sa premi re jeunesse, avant d'avoir exerc aucune charge et mis la main aux affaires publiques, signala son d but dans le monde par une action d' clat: il poursuivit en justice, pour cause de concussion, l'augure Servilius, l'accusateur de son p re: d marche qui lui fit le plus grand honneur aux yeux des Romains; on ne parlait de cette accusation que pour lui en faire un titre de gloire. Et en effet, on tenait pour honorables les accusations qui n'avaient m me pas de motif personnel; et l'on aimait voir les jeunes gens s'acharner la poursuite des coupables, comme les chiens apr s des b tes sauvages. Cette affaire fut suivie de part et d'autre avec tant d'animosit , qu'il y eut des gens bless s et tu s dans les d bats: du reste, Servilius fut absous. Lucullus tait homme d' tude, et parlait avec facilit l'une et l'autre langue. Aussi est-ce lui que Sylla d dia les M moires de sa vie, comme celui qui tait le plus capable d'en r diger les faits et de leur donner la forme d'histoire..."
Vie de Nicias

Vie de Nicias

Plutarque

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2016
nidottu
...Ou peut dire d'abord de Nicias ce qu'en a crit Aristote: qu'il y avait Ath nes trois hommes, les meilleurs citoyens, qui avaient pour le peuple une bienveillance, une affection paternelle, Nicias fils de Nic ratus, Thucydide fils de Mil sias, et Th ram ne fils d'Agnon. Ce dernier toutefois avait ces qualit s moins que les deux autres: on lui faisait un crime de sa naissance, comme tranger, natif de C os; et son manque de fixit dans la politique, qui se faisait flotter sans cesse entre les partis, l'avait fait surnommer Cothurne. Thucydide tait le plus g des trois; et plusieurs fois il se mit la t te du parti des nobles et des gens de bien, et combattit P ricl s, qui disposait du peuple. Nicias tait plus jeune; cependant il jouissait de quelque consid ration d s le temps de P ricl s: il fut son coll gue dans le commandement des arm es, il commanda m me seul plus d'une fois. Apr s la mort de P ricl s, il se trouva aussit t port au premier rang, surtout par les personnages les plus riches et les plus distingu s, qui voulaient se faire de lui un rempart contre le cynisme et l'audace de Cl on. Malgr cela, il tait dans les bonnes gr ces du peuple, qui appuya son l vation. Cl on tait fort puissant, il est vrai, parce qu'il traitait le peuple comme on fait un vieillard, et le payait pour qu'il se laiss t conduire. Mais, en voyant son insatiabilit , son effronterie, son impudence, la plupart de ceux m me qu'il voulait s duire par cette conduite s'attachaient Nicias. La gravit de celui-ci n'avait rien d'aust re, ni de trop roide ou d'odieux, mais elle tait temp r e par une certaine circonspection; et par cela m me qu'il semblait craindre le peuple, le peuple se laissait conduire par lui...
Vie de Marcus Crassus

Vie de Marcus Crassus

Plutarque

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2016
nidottu
...Suivant les auteurs romains, le seul d faut qui faisait ombre sur les nombreuses vertus de Crassus, c' tait son avarice. Mais on peut dire que ce d faut, qui tait lui seul plus fort que tous ceux qu'il avait en lui, avait clips tous les autres. Les plus grandes preuves que l'on donne de son avarice, ce sont les moyens qu'il employait pour acqu rir, et l'immensit de sa fortune. Il ne poss dait d'abord pas plus de trois cents talents1; et, dans la suite, pendant son administration politique, il consacra Hercule la dixi me partie de ses biens, donna un banquet au peuple, et distribua ses frais chaque citoyen du bl pour trois mois; et, malgr ces prodigalit s, lorsqu'avant de partir pour son exp dition contre les Parthes il dressa un tat de sa fortune, il trouva que le total de ses fonds montait encore sept mille cent talents. Et la plus grande partie de ses biens, s'il faut dire une v rit d shonorante pour lui, il l'amassa par le feu et la guerre; les calamit s publiques lui furent une large source de revenus...
Vie d'Eumène

Vie d'Eumène

Plutarque

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2016
nidottu
Duris conte qu'Eum ne de Cardie tait fils d'un homme que sa pauvret r duisait faire le m tier de roulier dans la Cherson se, mais qu'il re ut une ducation lib rale, et qu'il fut instruit dans les lettres, et dress aux exercices du gymnase. Il n' tait encore qu'un enfant, lorsque Philippe, passant par la ville de Cardie, et tant de loisir, s'arr ta voir les jeux d'escrime des jeunes gar ons et la lutte des enfants. Eum ne y eut tant de succ s, et il montra tant d'adresse et de courage, qu'il plut Philippe, qui l'emmena avec lui. Toutefois, je trouve plus vraisemblable le r cit de ceux qui assurent que Philippe prit Eum ne aupr s de sa personne et l'avan a, cause des liens d'hospitalit et d'amiti qu'il avait avec le p re du jeune homme...
Vie de Sertorius

Vie de Sertorius

Plutarque

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2017
nidottu
" ...Quintus Sertorius naquit d'une famille assez distingu e, dans la ville de Nursia, au pays des Sabins. Il perdit son p re en bas ge, et fut tr s-bien lev par sa m re, laquelle il t moigna toujours une extr me tendresse: elle se nommait, dit-on, Rh a. Il s'exer a d'abord plaider, et, jeune encore, y r ussit assez pour acqu rir par son loquence le plus grand cr dit dans Rome; mais l' clat de ses succ s militaires tourna son ambition du c t des armes. Il fit sa premi re campagne sous C pion4, lorsque les Cimbres et les Teutons envahirent la Gaule. Les Romains furent d faits et mis en d route: Sertorius, qui avait eu un cheval tu sous lui, et qui tait lui-m me bless , traversa le Rh ne la nage, arm de sa cuirasse et de son bouclier, en luttant avec effort contre l'imp tuosit du courant: tant son corps tait robuste, et endurci la fatigue par un long exercice Ces m mes ennemis revinrent une seconde fois avec une arm e innombrable, vocif rant d'affreuses menaces, jusque-l que c' tait alors un trait de courage extraordinaire un soldat romain de tenir ferme son poste et d'ob ir son g n ral. Marius commandait l'arm e; et Sertorius entreprit d'aller reconna tre, comme espion, le camp des ennemis..."
Vie de Agésilas

Vie de Agésilas

Plutarque

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2017
nidottu
" Archidamus, fils de Zeuxidamus, mourut, apr s avoir r gn glorieusement sur les Lac d moniens, laissant de Lamprido, femme distingu e, un fils nomm Agis, et d'Eupolia, fille de M lisippidas, un fils beaucoup plus jeune, Ag silas. La royaut , d'apr s la loi, appartenait Agis. Ag silas, qui semblait destin vivre en simple particulier, re ut l' ducation ordinaire des Lac d moniens, cette rude et p nible ducation qui est pour les jeunes gens l'apprentissage de l'ob issance, et qui a fait, dit-on, donner Sparte, par Simonide, l' pith te de dompte-mortels. En effet, il n'est point de ville qui rende les citoyens plus soumis et plus dociles aux lois, comme on dompte les chevaux d s leurs premi res ann es. La loi dispense de cette n cessit les enfants lev s pour r gner plus tard. Mais Ag silas eut cet avantage particulier, qu'il ne parvint au commandement qu'apr s avoir appris ob ir. Aussi fut-il de tous les rois celui qui sut le mieux s'accommoder ses sujets, parce que, outre les qualit s de g n ral et de roi que lui avait donn es la nature, il avait puis dans son ducation des sentiments populaires et l'amour de ses semblables..."
Vie de Pompée

Vie de Pompée

Plutarque

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2017
nidottu
" Jamais, en effet, les Romains ne donn rent aucun autre g n ral des preuves d'une haine aussi forte et violente que celle dont ils ont poursuivi Strabon, p re de Pomp e. Vivant, sa puissance dans les armes, car il tait homme de guerre, le leur avait rendu redoutable; et, quand il fut mort frapp de la foudre, ils arrach rent le corps du lit fun bre, pendant les obs ques, et lui firent mille outrages. Or, aucun Romain, plus que Pomp e, ne fut, en revanche, l'objet de leur vive affection; nul ne la vit commencer plus t t, ni pers v rer plus longtemps dans sa prosp rit , ni se soutenir avec plus de constance dans ses revers. L'aversion qu'on portait au p re ne venait que d'une seule cause, son insatiable avarice; mais il y en eut plusieurs l'amour qu'inspirait Pomp e: sa temp rance dans la mani re de vivre, son adresse aux exercices des armes, son loquence persuasive, la sinc rit de son caract re, et son affabilit . Il tait personne qui fut plus endurant avec les solliciteurs, ni qui oblige t plus volontiers: il donnait sans arrogance, et recevait avec dignit . La douceur de ses traits, qui pr venait en sa faveur avant qu'il e t parl , ne contribua pas peu, dans les premiers temps, lui gagner les coeurs. Il joignait cet air aimable une gravit temp r e par la bont ; on voyait clater, travers la fleur m me de sa jeunesse, la majest de l' ge m r, et des mani res toutes royales. Ses cheveux taient un peu relev s; ses regards, doux et vifs, donnaient sa physionomie une ressemblance, moins frappante pourtant qu'on ne le disait, avec les portraits du roi Alexandre..."
Vie d'Alexandre

Vie d'Alexandre

Plutarque

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2017
nidottu
" ...C'est un fait tenu pour constant que, du c t paternel, Alexandre descendait d'Hercule par Caranus, et que, du c t de sa m re, il se rattachait aux acides, par N optol me1. On dit que Philippe, tant Samothrace, tout jeune encore, y fut initi aux myst res avec Olympias, qui n' tait gu re non plus qu'une enfant, et orpheline de p re et de m re. Il en devint amoureux, fit agr er sa poursuite Arymbas, fr re de la jeune fille, et l'obtint en mariage. La nuit qui pr c da celle o les poux furent enferm s dans la chambre nuptiale, Olympias eut un songe. Il lui sembla qu'elle avait entendu un coup de tonnerre, et que la foudre l'avait frapp e dans les entrailles: ce coup, un grand feu s' tait allum , qui, apr s s' tre bris en plusieurs traits de flamme jaillissant et l , s' tait bient t dissip . Philippe, de son c t , quelque temps apr s son mariage, songea qu'il marquait d'un sceau le ventre de sa femme, et que le sceau portait l'empreinte d'un lion. Le sens de ce songe, au dire des devins, c'est que Philippe devait prendre gard;e de fort pr s sa femme; mais Aristandre de Telmissus, l'un d'eux, affirma qu'il marquait la grossesse de la reine: On ne scelle point, dit-il, les vaisseaux vides; et Olympias porte dans son sein un fils qui aura un courage de lion. On vit aussi, pendant qu'Olympias dormait, un dragon tendu ses c t s; et ce fut l , dit-on, le principal motif qui refroidit l'amour de Philippe et les t moignages de sa tendresse: il n'alla plus si souvent passer la nuit avec elle, soit qu'il craign t de sa part quelques mal fices ou quelques charmes magiques, soit que par respect il s' loign t de sa couche, qu'il croyait occup e par un tre divin..."
Vie de Caïus Julius César

Vie de Caïus Julius César

Plutarque

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2017
nidottu
" Sylla, devenu le ma tre dans Rome, ne put venir bout, ni par les promesses, ni par les menaces, de d terminer Corn lie, fille de Cinna, celui qui avait exerc la souveraine puissance, se s parer de C sar; et il confisqua sa dot. La parent de C sar avec Marius fut la cause de son inimiti pour Sylla. En effet, Marius l'ancien avait pous Julie, soeur du p re de C sar, et c'est de Julie qu' tait n Marius le jeune, cousin germain, par cons quent, de C sar. Dans les premiers temps des proscriptions, Sylla, distrait par d'autres soins, et par le grand nombre des victimes qu'il immolait chaque jour, ne songea pas C sar; mais C sar, au lieu de se laisser oublier, se mit sur les rangs pour le sacerdoce, et se pr senta aux suffrages du peuple, quoiqu'il f t peine entr dans l' ge de l'adolescence. Sylla, par son opposition, fit chouer sa demande: il voulut m me le faire mourir. Et, comme ses amis lui repr sentaient qu'il n'y aurait pas de raison tuer un si jeune enfant: Vous tes, dit-il, bien peu avis s, de ne pas voir dans cet enfant plusieurs Marius. Cette parole, rapport e C sar, le d cida se cacher; et il erra longtemps dans le pays des Sabins. Puis, comme il se faisait porter pour changer de maison, parce qu'il tait malade, il tomba la nuit entre les mains de soldats de Sylla, qui faisaient des recherches dans ce canton, et ramassaient ceux qu'ils y trouvaient cach s. Il obtint sa libert au prix de deux talents1, qu'il donna Corn lius, leur capitaine; il gagna aussit t les bords de la mer, et, s' tant embarqu , il se retira en Bithynie, aupr s du roi Nicom de..."
Vie de Phocion

Vie de Phocion

Plutarque

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2017
nidottu
" ...Les discours de Phocion taient pleins de conceptions et de pens es heureuses, toujours nonc es avec une bri vet faite pour le commandement, et une aust rit qu'aucun agr ment ne temp rait, quoiqu'elle f t remplie de vues salutaires. Z non disait que les paroles d'un philosophe devaient tre tremp es dans le bon sens: les discours de Phocion renfermaient beaucoup de sens en peu de paroles. Il semble que Polyeucte le Sphettien7 faisait allusion cela, quand il disait que D mosth ne tait le meilleur des orateurs et Phocion le plus loquent. Comme, parmi les monnaies, celles qui sous un moindre volume ont plus de valeur sont estim es davantage, ainsi la force du discours consiste exprimer beaucoup de choses en peu de mots. Un jour que le th tre tait rempli de monde, Phocion se promenait sur la sc ne, tout recueilli en lui-m me. Tu as l'air bien pensif, Phocion ? lui dit un de ses amis. - C'est vrai, r pondit-il; je pense, en effet, si je ne pourrais point retrancher quelque chose du discours que je dois prononcer devant les Ath niens. D mosth ne, qui ne faisait aucun cas des autres orateurs, avait coutume de dire tout bas ses amis, d s qu'il voyait Phocion se lever: Voil la hache de mes discours qui se l ve. Peut- tre faut-il attribuer aux moeurs de Phocion le pouvoir de son loquence; car, un mot, un signe de t te d'un homme de bien, ont autant de poids et de force, pour persuader, que des milliers de raisonnements et de p riodes..."
Vie de Caton le Jeune

Vie de Caton le Jeune

Plutarque

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2017
nidottu
" Caton devait la premi re illustration et la premi re gloire de sa famille Caton, son bisa eul, lequel devint, par sa vertu, un des hommes les plus renomm s et les plus puissants de Rome, ainsi que je l'ai crit dans sa Vie. Celui dont nous parlons maintenant resta orphelin de p re et de m re, avec son fr re C pion et sa soeur Porcie. Il avait aussi une soeur ut rine, nomm e Servilia. Ils furent tous nourris et lev s dans la maison de Livius Drusus, leur oncle maternel, un de ceux qui menaient alors les affaires de l' tat, homme distingu par son loquence et par sa sagesse, et qui ne le c dait, pour la grandeur d' me, aucun des Romains..."
Vie de Démosthène

Vie de Démosthène

Plutarque

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2017
nidottu
"... D mosth ne, le p re de D mosth ne, appartenait, suivant Th opompe, la classe des plus distingu s citoyens d'Ath nes. On le surnommait le fourbisseur, parce qu'il avait un vaste atelier, o des esclaves taient occup s forger des p es. Quant aux all gations de l'orateur Eschine, qui pr tend que la m re de D mosth ne tait fille d'un certain Gylon, banni d'Ath nes pour crime de trahison, et d'une femme barbare, je ne puis dire si elles sont l'expression de la v rit , ou seulement un mensonge calomnieux. D mosth ne, l' ge de sept ans, perdit son p re, et resta avec un bien assez consid rable, car l'estimation de son patrimoine se monta la somme de quinze talents environ; mais il fut ruin par l'infid lit de ses tuteurs, qui lui vol rent une partie de son avoir et laiss rent p rir l'autre par leur n gligence, jusque-l qu'ils refus rent de payer le salaire de ses ma tres..."
Vie de Cicéron

Vie de Cicéron

Plutarque

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2017
nidottu
"... Cic ron, rempli d'esp rances, s'appr tait entrer dans les affaires publiques; mais un oracle moussa son ardeur. Il avait demand au dieu de Delphes par quel moyen il pourrait s' lever au fa te de la gloire: Ce sera, r pondit la Pythie, en prenant pour guide de ta vie ton propre naturel, et non point l'opinion de la multitude. Arriv Rome, il s'y conduisit dans les premiers temps avec une extr me r serve: il montrait peu d'empressement briguer les charges; on le laissait l' cart; et il s'entendait donner les noms injurieux de Grec et d' colier, termes familiers la plus vile populace de Rome. Mais son ambition naturelle, et les exhortations de son p re et de ses amis, le pouss rent aux plaidoiries; et il parvint au premier rang, non par des progr s lents et successifs, mais par des succ s si brillants et si rapides, qu'il eut d pass en un instant tous les athl tes des luttes judiciaires..."
Vie de Démétrius

Vie de Démétrius

Plutarque

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2017
nidottu
" ... Antigonus eut deux fils de Stratonice, fille de Corrh us: il appela l'a n D m trius, du nom de son fr re, et l'autre Philippe, du nom de son p re. C'est ainsi que l' crivent la plupart des historiens. Toutefois, quelques-uns pr tendent que D m trius n' tait pas fils d'Antigonus, mais son neveu; ils disent qu'ayant perdu son p re en bas ge, et sa m re s' tant remari e aussit t apr s avec Antigonus, il passa pour fils de ce dernier. Philippe, qui n' tait de gu re moins g que D m trius, mourut bient t. D m trius, quoique d'une taille avantageuse, tait moins grand que son p re; mais sa beaut tait si parfaite, son air si noble et si majestueux, que jamais peintre ni sculpteur ne put attraper sa ressemblance: son visage exprimait la fois la douceur et la gravit , le terrible et l'agr able; et la fiert , la vivacit de la jeunesse, taient joints un air h ro que, une dignit vraiment royale, presque impossible imiter. Ses moeurs offraient le m me contraste: elles taient galement propres effrayer et plaire..."
Vie d'Antoine

Vie d'Antoine

Plutarque

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2017
nidottu
" Antoine eut pour a eul l'orateur Antonius, que Marius fit mourir pour avoir embrass le parti de Sylla; et il avait pour p re Antonius, surnomm le Cr tique, personnage qui n'eut pas dans le gouvernement une r putation clatante, mais qui fut d'ailleurs l'homme le plus juste, le plus honn te et le plus lib ral. Le trait suivant en est la preuve. Comme sa fortune tait m diocre, sa femme l'emp chait de suivre son penchant a la lib ralit , Un jour donc un de ses amis vint le prier de lui pr ter quelque argent: Antonius, qui n'en avait pas alors, ordonne a un de ses esclaves de lui apporter de l'eau dans un bassin d'argent. Quand on lui eut apport le bassin, il le prend et se mouille la barbe, comme pour se raser; puis, l'envoyant l'esclave sous quelque pr texte, il donne le bassin a son ami, en lui disant de s'en aider. Peu de jours apr s, connue les esclaves cherchaient le vase par toute la maison, et qu'Antonius vit sa femme fort en col re et sur le point de faire appliquer l'un apr s l'autre ses serviteurs a la question, il lui avoua ce qu'il avait fait, et la pria de le lui pardonner. Cette femme tait Julie, de la maison des C sars, laquelle ne le c dait nulle Romaine d son temps en sagesse et en vertu..."
Vie de Dion

Vie de Dion

Plutarque

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2017
nidottu
" ... Dion tait fr re d'Aristoinaque, ce qui lui attira d'abord la consid ration de Denys; mais, dans la suite, ayant donn des preuves de son grand sens, son propre m rite le fit aimer et rechercher du tyran. Outre les autres marques que Denys lui donna de sa confiance, il commanda ses tr soriers de lui fournir tout l'argent que Dion demanderait, pourvu qu'ils vinssent le jour m me lui dire ce qu'ils lui auraient compt . Dion tait naturellement fier, magnanime et courageux: qualit s qui se fortifi rent encore en lui pendant un voyage que Platon fit en Sicile, par une fortune vraiment divine; car on ne peut imputer ce voyage aucune prudence humaine. Ce fut visiblement quelque dieu, qui, jetant de loin les premiers fondements de la libert de Syracuse et de la ruine enti re de la tyrannie, amena Platon d'Italie Syracuse, et m nagea Dion la faveur de l'entendre. Dion tait fort jeune alors, mais plus propre s'instruire et plus prompt saisir les pr ceptes de la vertu qu'aucun de ceux qui eussent encore entendu les le ons de Platon: Platon lui-m me lui rend ce t moignage; et ses actions le confirment pleinement..."
Vie de Brutus

Vie de Brutus

Plutarque

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2017
nidottu
" Marcus Brutus descendait de Junius Brutus, auquel les anciens Romains avaient dress dans le Capitole une statue de bronze au milieu de celles des rois: elle tenait la main une p e nue, pour marquer que Junius avait d truit sans retour la puissance des Tarquins. Mais le premier Brutus, semblable ces p es qu'on a tremp es br lantes dans l'eau froide, n'adoucit point par la culture la rudesse naturelle de son caract re, et se laissa emporter par sa haine contre les tyrans jusqu' faire p rir ses fils. Au contraire, le Brutus dont nous crivons la Vie s'appliqua former son caract re par l' tude des lettres et de la philosophie; il donna l' lan sa nature grave et douce, en y d veloppant cette nergie qui fait accomplir les grandes choses; nul enfin n'avait re u, mon avis, de plus heureuses dispositions pour la vertu. Aussi, ceux m me qui ne lui pardonnent point la conspiration contre C sar attribuent-ils Brutus tout ce qui s'est pu faire de grand dans cette entreprise, et rejettent tout ce qu'elle a de plus odieux sur Cassius, alli et ami de Brutus, mais qui n'avait rien de commun avec lui pour la simplicit et la puret des moeurs..."
Vie d'Artaxerxès

Vie d'Artaxerxès

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2017
nidottu
" Le premier roi de Perse qui porta le nom d'Artaxerx s surpassa tous les autres princes en douceur et en magnanimit il fut surnomm Longue-main, parce qu'il avait la main droite plus longue que la gauche. Il tait fils de Xerx s. Celui dont nous crivons la Vie, le second Artaxerx s, surnomm Mn mon, tait petit-fils du premier par sa m re; car Darius avait eu quatre fils de Parysatis, sa femme: Artaxerx s tait l'a n , Cyrus le second, et les deux plus jeunes, Ostan s et Oxathr s. Cyrus porta le nom du fondateur de la monarchie des Perses, que celui-ci avait pris du soleil, appel Cyrus par les Perses. Artaxerx s fut d'abord nomm Arsicas. Dinon cependant lui donne le nom d'Oart s; mais, quoique Ct sias ait rempli son histoire de fables absurdes et ridicules il n'est pas croyable pourtant qu'il ait pu ignorer le nom d'un roi la cour duquel il vivait, tant de plus son m decin, celui de sa m re, de sa femme et de ses enfants..."
Vie d'Aratus

Vie d'Aratus

Plutarque

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2017
nidottu
" ... Aratus poss dait toutes les qualit s d'un homme d' tat: il tait g n reux, magnanime, plus occup du bien public que du sien propre, ennemi implacable des tyrans, et n'ayant d'autre mesure de ses amiti s et de ses haines particuli res que l'utilit g n rale. Aussi parais-sait-il moins ami z l qu'ennemi doux et facile; car il variait souvent dans l'un et l'autre de ces deux sentiments, et toujours par des motifs d'int r t politique. Les nations, les villes, les assembl es, les th tres, s'accordaient dire qu'Aratus n'aimait que ce qui tait honn te, et que, s'il tait timide et d fiant dans les guerres ouvertes et les batailles rang es, il tait, pour ex cuter des desseins secrets et surprendre des villes et des tyrans, les plus rus des hommes. De l vient qu'apr s avoir ex cut avec gloire des entreprises dont on n'osait esp rer le succ s, et dans lesquelles il fit preuve de la plus grande audace, il en manqua d'autres, par exc s de pr caution, qui n' taient ni moins importantes, ni plus difficiles. Car, de m me qu'il y a des animaux qui, voyant clair dans les t n bres, sont aveugles pendant le jour, parce que la s cheresse et la t nuit de l'humeur aqueuse de leurs yeux ne peut supporter la lumi re, de m me aussi voit-on des hommes prudents et courageux se troubler ais ment dans les p rils qu'il faut braver ouvertement et en plein jour, tandis qu'ils montrent la plus grande assurance dans les entreprises secr tes qu'ils font, pour ainsi dire, la d rob e..."
Vie de Galba

Vie de Galba

Plutarque

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2017
nidottu
" ... Mais, apr s que Fabius Valens, capitaine d'une l gion, eut le premier pr t serment de fid lit Galba, et que Verginius eut appris, par des lettres de Rome, les d crets du S nat, alors il d termina ses l gions, non sans peine, reconna tre Galba pour empereur. Il ne fit aucune difficult pour recevoir Flaccus Hord onius, que Galba avait envoy pour lui succ der: il lui remit le commandement de l'arm e, puis il alla au-devant de Galba, qui marchait vers Rome. Galba ne lui t moigna aucun ressentiment, parce qu'il respectait sa vertu; mais il ne lui donna non plus nulle marque de bienveillance, retenu qu'il tait par ses amis, et en particulier par Titus Vinnius, qui portait envie Verginius, et qui croyait par l nuire son avancement; mais il ne s'apercevait pas qu'il secondait, son insu, la bonne fortune de Verginius, en l' loignant des maux sans nombre auxquels les guerres assujettissaient les autres g n raux, et en lui laissant couler une vieillesse paisible au sein d'une vie tranquille et sans orages..."