Tout d'un coup, dans le petit chemin creux, je m'arr tai touch au coeur par un doux souvenir d'enfance: je venais de reconna tre, aux feuilles d coup es et brillantes qui s'avan aient sur le seuil, un buisson d'aub pines d fleuries, h las, depuis la fin du printemps. Autour de moi flottait une atmosph re d'anciens mois de Marie, d'apr s-midi du dimanche, de croyances, d'erreurs oubli es. J'aurais voulu la saisir. Je m'arr tai une seconde et Andr e, avec une divination charmante, me laissa causer un instant avec les feuilles de l'arbuste. Je leur demandai des nouvelles des fleurs, ces fleurs de l'aub pine pareilles de gaies jeunes filles tourdies, coquettes et pieuses. "Ces demoiselles sont parties depuis d j longtemps", me disaient les feuilles.
"Chef de file de l' cole fumiste", l'humoriste Alphonse Allais (XIX si cle) s'en donne coeur joie dans les trente nouvelles qui constituent son recueil. A l'oeil, car s'il porte un oeil sur ses semblables, c'est un regard ironique qui tourne en d rision, aiguis qui dilac re, impitoyable qui d nonce la b tise et le conformisme humain. Connu pour ses r cits (Vive la vie , le Capitain Cap...) et ses chroniques) Alphonse Allais fonde ses bases comiques sur l'absurde et la mystification.
" l'arrach est aussi un t moignage sur l'errance et sur l'amour, un amour moribond qui ne se r signe pas rendre l' me. Pudique et tr s juste, l' criture sert ce r cit o passent des personnages hors du commun et dont les p rip ties se multiplient tant que le lecteur prouve parfois l'impression paradoxale et agr able de lire un roman, sans cesser pour autant d' tre touch par la v racit du propos. " L' v nement du jeudi, 1990.
11 novembre 1977: Dans un village frontalier du grand sud-ouest un homme se pr pare pour un passage. Le jour ne s'est pas encore lev . Lui par contre il est d j debout affrontant un destin qu'il ne ma trise pas. a tire de partout. C'est la grande fusillade. Les forces de l'ordre ont investi les abords de la b tisse familiale o il s'est retranch pour se d fendre d'une injustice exp ditive. C'est un malentendu. Un accident regrettable. Des regrets qu'il n'a pas pu exprimer. Il fait appel. Un appel entendu. Il n'est plus seul pour se sortir de ce mauvais pas. Tout est plus facile deux.
Au quartier de Raisinville l'Est de Mostaganem on n'appelait jamais la police. A l'amiable ou pas, on r glait les probl mes entre habitants. Que de fois des agents venus couper le gaz sont repartis dans des voitures br l es. Que de fois on trouva des huissiers affal s sur le trottoir la bouche remplie de papiers. Personne ne coupait l'eau quand elle n' tait pas pay e. Personne ne r parait les canalisations quand celles-ci taient mang es par la rouille, le soleil et l'air charg de sel. Raisinville s' talait sur une vall e et une colline qui descendait jusqu' la mer. Des maisons de l' poque coloniale aux persiennes en bois et la peinture craquel e c toyaient de vieilles cours arabes. Entrep ts, march s et usines d saffect es compl taient le d sordre. Les murs, les portes et les balcons ne tenaient que par du rafistolage. Des cordes, des fils de fer, de la ficelle, du grillage lapins, des c bles en acier et des toiles d'araign es emp chaient que Raisinville ne s' croule.
l'ombre des jeunes filles en fleurs Ma m re, quand il fut question d'av oir poir pour la premi re fois M. de Norpois d ner, ayant exprim le regret que le professeur Cottard f t en voyage et qu'elle-m me e t enti rement cess de fr quenter Swann, car l'un et l'autre eussent sans doute int ress l'ancien ambassadeur, mon p re r pondit qu'un convive minent, un savant illustre, comme Cottard, ne pouvait jamais mal faire dans un d ner, mais que Swann, avec son ostentation, avec sa mani re de crier sur les toits ses moindres relations, tait un vulgaire esbrouffeur que le marquis de Norpois e t sans doute trouv , selon son expression, puant . Or cette r ponse de mon p re demande quelques mots d'explication, certaines personnes se souvenant peut- tre d'un Cottard bien m diocre et d'un Swann poussant jusqu' la plus extr me d licatesse, en mati re mondaine, la modestie et la discr tion.
Extrait: chapitre Cependant Mme Bontemps, qui avait dit cent fois qu'elle ne voulait pas aller chez les Verdurin, ravie d' tre invit e aux mercredis, tait en train de calculer comment elle pourrait s'y rendre le plus de fois possible. Elle ignorait que Mme Verdurin souhaitait qu'on n'en manqu t aucun; d'autre part, elle tait de ces personnes peu recherch es, qui quand elles sont convi es des s ries par une ma tresse de maison, ne vont pas chez elle, comme ceux qui savent toujours faire plaisir, quand ils ont un moment et le d sir de sortir; elles, au contraire, se privent par exemple de la premi re soir e et de la troisi me, s'imaginant que leur absence sera remarqu e, et se r servent pour la deuxi me et la quatri me; moins que, leurs informations leur ayant appris que la troisi me sera particuli rement brillante, elles ne suivent un ordre inverse, all guant que malheureusement la derni re fois elles n' taient pas libres . Telle Mme Bontemps supputait combien il pouvait y avoir encore de mercredis avant P ques et de quelle fa on elle arriverait en avoir un de plus, sans pourtant para tre s'imposer. Elle comptait sur Mme Cottard, avec laquelle elle allait revenir, pour lui donner quelques indications.
Extrait: Chapitre Une fois M. de Charlus parti, nous p mes enfin, Robert et moi, aller d ner chez Bloch. Or je compris pendant cette petite f te que les histoires trop facilement trouv es dr les par notre camarade taient des histoires de M. Bloch p re, et que l'homme tout fait curieux tait toujours un de ses amis qu'il jugeait de cette fa on. Il y a un certain nombre de gens qu'on admire dans son enfance, un p re plus spirituel que le reste de la famille, un professeur qui b n ficie nos yeux de la m taphysique qu'il nous r v le, un camarade plus avanc que nous (ce que Bloch avait t pour moi) qui m prise le Musset de l'Espoir en Dieu quand nous l'aimons encore, et quand nous en serons venus au p re Leconte ou Claudel ne s'extasiera plus que sur Saint-Blaise, la Zuecca Vous tiez, vous tiez bien aise. en y ajoutant: Padoue est un fort bel endroit O de tr s grands docteurs en droit ... Mais j'aime mieux la polenta ... Passe dans son domino noir La Toppatelle. et de toutes les Nuits ne retient que: Au Havre, devant l'Atlantique, Venise, l'affreux Lido, O vient sur l'herbe d'un tombeau Mourir la p le Adriatique. Or, de quelqu'un qu'on admire de confiance, on recueille, on cite avec admiration, des choses tr s inf rieures celles que livr son propre g nie on refuserait avec s v rit , de m me qu'un crivain utilise dans un roman, sous pr texte qu'ils sont vrais, des mots, des personnages, qui dans l'ensemble vivant font au contraire poids mort, partie m diocre
Qui s Ausi s March? "Neur tic," "misogin," "desagradablemente duro y egoista," "megal man," "arcaic," "perversamente atormentado" "tota la seua obra (...) confesi (...) d'una pat tica hist ria personal" "homosexual," "suicida," "c nic," "masoquista," "sadisme," "torturat," "perverse," "pervertidor," "renuncia covarda del desig," "obscure castration de la volont ," tot aix i molt m s s'ha escrit del poeta. Del mateix poeta. Un monstre? Qui s Ausi s March? Ins litament, per a un poeta tan celebrat, es pot dir que encara no l'hem ent s. Ara b , el malent s era inevitable. Cavaller amb intensa vida amorosa i versos d'amor. Blanc i en ampolla de vidre. Poeta d'amors. Trobador. Era inevitable, perqu la m scara triada per amagar la seua heterod xia, la m scara trobada per allunyar-se dels perills de l' poca, s massa veritable, i de seguida es converteix en rostre. El malent s ve de molt antic. Comen a ja en vida d'Ausi s March i ell s el primer en adonar-se. No m'heu ent s. Per la culpa s vostra, lectors, "per mal sentir" el que la poesia vol dir sota la seua literalitat. "Aquell voler que sens dir s ent s, per mal sentir no fon b conegut." No, no soc un trobador, ens diu. Ens insisteix. Ens ho torna a dir. Els meus versos no parlen d'amors. Ausi s se sap l' ltim d'una tradici enlluernadora que es devaneix al seu voltant...que ja no existeix...darrera espurna d'un foc m stic que ha brillat amb for a a la pen nsula i l'Occit nia. La seua tasca po tica s parlar d'eixos secrets que molt prompte desapareixeran, que ja no hi son...cabalistes, jueus amagats, conversos, suf s, m stics, autors cl ssics...perqu el nostre poeta veu d'un ventall de vents...de tota mena... . Ausi s s l'hereu d'aquestes "lleis...ja oblidades..". No en va escriur "e descoberts molts amagats secrets" Aleshores, cal oblidar-se del que sempre s'ha dit d'Ausi s, llevar-li de cop i volta la m scara de trobador que envolta la seua obscuritat enlluernadora. Cal llegir ara i ac un gegant po tic del segle XXI. Qu ens diu Ausi s si li llevem la m scara? Arriscada aventura po tica. All que el mateix Ausi s anomena el seu "enteniment tapat." Enteniment tapat sota fictes senyals. Foc sense fum. Enteniment tapat sota m scara d'amors. Po tica que cal amagar sota poesia, perqu lo seu s "experiment molt perill s." Per la m scara li cau tan b que no hem volgut escoltar Ausi s. Qui s Ausi s March? L' ltim m stic. El darrer heterodox. Un gegant po tic del segle XXI. Volem sentir b . Volem escoltar Ausi s.
l'ombre des jeunes filles en fleurs est le deuxi me tome de la recherche du temps perdu de Marcel Proust publi en 1919 aux ditions Gallimard. Gr ce au soutien engag de L on Daudet, le roman re oit la m me ann e le prix Goncourt par six voix contre quatre pour Les Croix de bois de Roland Dorgel s. R sum Premi re partie Autour de Mme Swann Dans cette premi re partie du roman, le narrateur parle de ses relations Paris, entre autres celles eues avec M. de Norpois ou encore avec son idole litt raire Bergotte. Il va galement pour la premi re fois au th tre o il voit enfin l'actrice qu'il aime tant, la Berma, interpr tant Ph dre de Racine. On y lit ses d ceptions incomprises par les autres vis- -vis de sa premi re vision th trale. Puis, il arrive se faire introduire chez les Swann. Alors sont d crites ses relations avec Gilberte Swann et ses parents: Odette de Cr cy et Charles Swann. Ce dernier le prend en amiti , est tr s agr able avec lui, tout comme sa femme qui lui demandera de venir la voir personnellement m me s'il n'a plus envie de rencontrer Gilberte, qu'il aime toujours, mais dont le sentiment son gard - tout comme leur relation - va se d sagr ger peu peu jusqu'au jour o il partira pour le pays qui l'attire tant: Balbec. Seconde partie Noms de pays: Le pays Arriv dans la contr e dont il a tant voulu voir les cath drales, le narrateur s'installe avec sa grand-m re et Fran oise, leur employ e, dans un h tel pour un certain temps. Au d but, sa vie est tr s solitaire, ne connaissant personne, il ne parle quasiment personne hormis sa grand-m re, bien qu'il en ait tr s envie. Mais, de relations en relations, fr quentant Robert de Saint-Loup et le peintre Elstir entre autres (qui est l'artiste ami des Verdurin dont il est question dans Un amour de Swann: M. Biche), il finit par r ussir se lier d'amiti avec les jeunes filles qu'il observait depuis... Valentin Louis Georges Eug ne Marcel Proust, n Paris XVIe (quartier d'Auteuil) le 10 juillet 1871 et mort Paris le 18 novembre 1922, est un crivain fran ais, dont l'oeuvre principale est une suite romanesque intitul e la recherche du temps perdu, publi e de 1913 1926. Issu d'une famille ais e et cultiv e (son p re est professeur de m decine Paris), Marcel Proust est un enfant de sant fragile et toute sa vie il a des difficult s respiratoires graves caus es par l'asthme. Tr s jeune, il fr quente des salons aristocratiques o il rencontre artistes et crivains, ce qui lui vaut une r putation de dilettante mondain. Profitant de sa fortune, il n'a pas d'emploi et il entreprend en 1895 un roman qui reste l' tat de fragments (publi s en 1952, titre posthume, sous le titre Jean Santeuil). En 1900, il abandonne son projet et voyage Venise et Padoue pour d couvrir les oeuvres d'art en suivant les pas de John Ruskin sur qui il publie des articles et dont il traduit deux livres: La Bible d'Amiens et S same et les Lys. En 1907, Marcel Proust commence l' criture de son grand oeuvre la recherche du temps perdu dont les sept tomes sont publi s entre 1913 (Du c t de chez Swann) et 1927, c'est- -dire en partie apr s sa mort; le deuxi me volume, l'ombre des jeunes filles en fleurs, obtient le prix Goncourt en 1919. Marcel Proust meurt puis , le 18 novembre 1922, d'une bronchite mal soign e: il est inhum au cimeti re du P re-Lachaise Paris, accompagn par une assistance nombreuse qui salue un crivain d'importance que les g n rations suivantes placeront au plus haut en faisant de lui un v ritable mythe litt raire.
La Saint-Valentin est l'occasion de c l brer l'amour et l'amiti .Ce jour-l , Cupidon est tr s occup , car tout comme le P re No l, il re oit de nombreuses lettres de demandes.Cette ann e, il a re u une demande tr s sp ciale: Valentin, un petit gar on timide, aime bien C cile, mais il a tr s peur de lui parler.Cupidon pourra-t-il aider Valentin gagner l'affection de C cile.Vite, suis-moi et d couvrons-le ensemble.
l'ombre des jeunes filles en fleurs est le deuxi me tome de la recherche du temps perdu de Marcel Proust publi en 1919 aux ditions Gallimard. Gr ce au soutien engag de L on Daudet, le roman re oit la m me ann e le prix Goncourt par six voix contre quatre pour Les Croix de bois de Roland Dorgel s. Dans le Paris de la fin du XIXe si cle, le narrateur, encore adolescent, fait part au lecteur de ses observations et de son ressenti. D'une sant fragile, il est toujours la merci d'un refroidissement qui tournerait en crise d'asthme fatale. Il est de plus, tous gards, d'une sensibilit exacerb e. Dans sa famille issue de la haute bourgeoisie, il grandit entour de l'affection touffante mais pourtant ch rie de sa m re, de sa grand-m re, et m me de son p re qui lui voue une rude tendresse. Dans ce tome, il assiste pour la premi re fois une repr sentation th trale, v ritable aventure qu'il pr pare comme un exp dition: il va voir la Berna, illustre trag dienne, coqueluche des gazettes, dans le r le de Ph dre qu'il conna t bien. Il s'attend tre transport par le ton que la diva mettra sur les mots, leur insufflant vie et l'emmenant au plus haut du plaisir. Aussi est-il fort tonn de ne pas trouver le sublime au rendez-vous: le d calage entre ses attentes et la r alit est patent, d calage d'autant plus tonnant qu'il est le seul ne pas tre au diapason de l'extase convenue: on est venu entendre la Berma, on se doit d' tre transport
Dans son nouveau chez-soi, elle a la chance de c toyer monsieur et madame de Champlain, de passage en France ( cause des Kirke) et, plus tard, le p re Br beuf, de retour de la Nouvelle-France. Elle serait parfaitement heureuse si Charles, qu'elle aime, r pondait ses sentiments. Il finit par lui avouer qu'il envisage la pr trise, ce quoi s'oppose son p re, qui a d j donn ses deux autres fils la religion. Gis le consent sacrifier ses amours sur l'autel de la religion et finit par obtenir le consentement du p re.
Aquesta s la hist ria d'un viatge apassionant seguint les passes de l'arxiduc Llu s Salvador d' ustria a trav s de la seva obra. Una aventura pel Mediterrani a la recerca de les petjades d'un gran personatge. Un viatge de recerca, una aventura constant entre mars i costa, entre estudis i passions. Aquests llibre s una novel-la inspirada en el viatge realitzat pel nord del Mediterrani tot enmarcat dins del Projecte Nixe III