L'action du roman commence Milan en 1796, par les confidences d'un lieutenant fran ais d nomm Robert, qui conte l'arriv e dans Milan des arm es de la R volution, men e par le jeune Bonaparte. Ces arm es r veillent, dans un peuple lombard anesth si par la tutelle autrichienne, un vieux fond h ro que, et sont accueillies avec une gaiet folle par les Milanais dans leur majorit ...
Lucien Leuwen, jeune polytechnicien, est chass de son cole car il est soup onn de sympathies r publicaines et d'avoir tent de participer l'insurrection de 1834. Son p re, richissime homme banquier parisien, lui permet de devenir lieutenant, ce qui l'am ne partir pour "Nancy" - en fait un Nancy de fa ade mais d crivant une ville allemande o il s'ennuie. Pour se distraire, il fr quente l'aristocratie ultraroyaliste dont le ridicule l'amuse. Lucien se demande: Mon sort est-il donc de passer ma vie entre des l gitimistes fous, go stes et polis, adorant le pass , et des r publicains fous, g n reux et ennuyeux, adorant l'avenir ? Il tombe amoureux de Madame de Chasteller, jeune veuve l gitimiste. Le r cit s'articule autour de la passion prouv e par ces personnes que leurs origines sociales semblent opposer. Divers personnages gravitent autour de Lucien, dont le docteur Du Poirier qui met au point un plan visant d courager cet amour. La premi re partie se conclut par la fuite de Lucien et son retour Paris, d sesp r , aupr s de sa m re...
Je sens que j'aimerais vivement la gloire, si je parvenais me gu rir d'un autre amour. Il y a la gloire militaire, la gloire litt raire, la gloire des orateurs dans les R publiques. J'ai renonc la premi re parce qu'il faut trop se baisser pour arriver aux premiers postes, et que ce n'est que l que les actions sont en vue. Je ne suis pas savant, il ne faut donc pas penser la deuxi me. Reste la troisi me carri re, o le caract re peut en partie suppl er aux talents. Et ce n'est que dans des circonstances rares que le peuple a besoin de vous, et vous pouvez mourir calomni , et tant de gens sans talents ou sans vertu ont paru dans la lice, qu'il faut un bien grand g nie pour tre l'abri du ridicule. Voil les obstacles. (...) Pour le moment, je me jette au milieu des v nements avec un coeur pur. Je t cherai d'acqu rir des talents, je vivrai solitaire avec mon me et mes livres, et j'attendrai pour voguer que le vent vienne enfler mes voiles. Je sais bien que dans un moment de raison je pourrais prendre un tat; mais je ne sens pas la constance n cessaire pour le suivre, et il faut viter de para tre incons quent. Voil o j'en suis, mon cher Edouard. Je compte tre Paris dans trente ou quarante jours. J'y tudierai la politique et l' conomie publique, science qui me para t la base de l'autre dans un si cle o tout se vend. Donnez-moi tous les d tails possibles sur votre futur voyage et surtout clairez-moi de vos conseils. Bonsoir, si vous ne dormez pas. Lettre Edouard Mounier, janvier-f vrier 1804. Vous n'avez d'id e des tourments que je souffre depuis quatre jours, le pire de tous est de n'oser vous en d couvrir la cause de peur de me para tre indiscret, impertinent ou m me jaloux. Vous savez trop si j'ai quelques droits de l' tre. Quant aux premi res imputations, si vous ne m'aimez absolument pas plus que M. de Saint-Victor, je dois vous para tre tout cela, et vous jetez ma lettre au feu; mais si, au contraire, j'ai pu vous inspirer un peu d'amour ou m me de piti , vous songerez que je suis seul, retenu loin de vous, isol au milieu d' tres qui ne peuvent comprendre les chagrins qui m'agitent, ou qui, s'ils les comprenaient, ne le feraient que pour s'en moquer. Vous savez bien si je veux vous d plaire. Si j' tais encore dans le temps o je jouais un r le je n'aurais pas toutes ces agitations, je saurais bien distinguer ce que je puis me permettre, mais ici ce qui me semble raisonnable et naturel, un moment, me para t impertinent et trop hardi le moment d'apr s; dix fois depuis que j'ai commenc ma lettre, je l'ai interrompue, et je n' cris pas une phrase sans me repentir la fin de l'id e que j'ai entrepris de vous exprimer au commencement. Dans les autres inqui tudes que j'ai eues en ma vie, force de r fl chir, je voyais plus nettement la difficult , et parvenais me d cider; ici, plus je pense, moins je vois. (...) Le pire des tourments est cette incertitude; d'abord, ce qui m'inqui tait, tait de savoir si vous voudriez me r pondre; actuellement, c'est de savoir si vous souffrirez ma lettre. Il me semble que vous me ha ssez, je relis toutes vos lettres en un clin d'oeil, je n'y vois pas la moindre expression, non pas d'amour, je ne suis pas si heureux, mais m me de la plus froide amiti . Je n'ai pas m me gagn dans votre coeur d'y tre comme Lalanne. J'aimerais mieux tout que cela. Ecrivez-moi tout bonnement. Ne vous imaginez pas que je vous aie jamais aim ni que je vous aime jamais. Aidez-moi, je vous en supplie, me gu rir d'un amour qui vous opportune, sans doute, et qui, par l , ne peut faire que mon malheur; daignez me dire une fois ouvertement, ce que vous me dites dans toutes vos lettres sans l'exprimer. Actuellement que je les relis froidement et de suite, je crois que vous avez d vous tonner de ce que j'ai t si longtemps entendre un langage aus
Nineteenth-century French writer Marie-Henri Beyle, better known by his pen name Stendhal, is one of the earliest leading practitioners of realism, his stories filled with sharp analyses of his characters psychology. This translation of Stendhals Chroniques italiennes is a collection of nine tales written between 1829 and 1840, many of which were published only after his death. Together these collected tales reveal a great novelist working with highly dramatic subject matter to forge a vision of life lived at its most intense. The setting for these tales is a romanticized Italy, a place Stendhal viewed as unpolluted by bourgeois inhibitions and conformism. From the hothouse atmosphere of aristocratic convents to the horrors of the Cenci family, the tales in Italian Chronicles all feature passionate, transgressive characters engaged in la chasse au bonheur-the quest for happiness. Most of the tragic, violent tales are based on historical events, with Stendhal using history to validate his characters extreme behaviors as they battle literal and figurative oppression and try to break through to freedom. Complete with revenge, bloody daggers, poisonings, and thick-walled nunneries, this new translation of Italian Chronicles includes four never-before-translated stories and a fascinating introduction detailing the origins of the book. It is sure to gratify established Stendhal fans as well as readers new to the writer.
A Propos Stendhal: Marie-Henri Beyle (January 23, 1783 - March 23, 1842), better known by his penname Stendhal, was a 19th century French writer. Known for his acute analysis of his characters' psychology, he is considered one of the earliest and foremost practitioners of the realism in his two novels Le Rouge et le Noir (The Red and the Black, 1830) and La Chartreuse de Parme (The Charterhouse of Parma, 1839). Source: Wikipedia Le Rouge et le Noir, sous-titr Chronique du XIXe si cle, deuxi me sous-titr Chronique de 1830 est un roman crit par Stendhal, publi pour la premi re fois Paris chez Levasseur en novembre 1830, bien que l' dition originale 1] mentionne la date de 1831. C'est son deuxi me roman, apr s Armance. Il est cit par William Somerset Maugham en 1954, dans son essai: Ten Novels and Their Authors parmi les dix plus grands romans. R sum Le roman est divis en deux parties: la premi re partie retrace le parcours de Julien Sorel en province Verri res puis Besan on et plus pr cis ment son entr e chez les R nal, de m me que son s jour dans un s minaire; la seconde partie porte sur la vie du h ros Paris comme secr taire du marquis de La Mole.
Aclamada un nimemente como una de las grandes novelas de todos los tiempos, La cartuja de Parma narra las aventuras del joven Fabricio del Dongo durante el apogeo de las campa as napole nicas en Italia. Celos, amor os e intrigas pol ticas recorren las p ginas de esta gran obra en la que se perfilan algunos de los personajes femeninos m s inolvidables de la literatura. Desde su publicaci n en 1839, la obra maestra de Stendhal ha suscitado la incondicional admiraci n de escritores de todos los tiempos, desde Balzac a Philip Roth.
Vers 1528, H l ne de Campireali, fille d'une extr me beaut appartenant une illustre famille de la r gion romaine, est courtis e par Jules Branciforte, fils fort pauvre d'un soldat au service des Colonna. Le p re et le fr re d'H l ne cherchent dans une embuscade tuer Jules, mais celui-ci est sauv par la jeune fille qui admire son courage et accepte de fuir avec lui. Dans un duel, Jules, pouss par les soldats de son p re dont il sera bient t le chef, se venge en tuant Fabio, fr re d'H l ne, la suite de quoi, il doit quitter le pays. Entre temps, la jeune fille a t enferm e dans le couvent de Castro, qui est sous la juridiction de sa famille, et c'est en vain que Jules essaie de l'enlever. Deux grandes familles s'affrontent cette poque aux environs de Rome: les Colonna, qui veulent lib rer un riche cultivateur, et les Orsini. Jules soutient les Colonna, tandis que les Campireali sont dans l'autre camp. Un combat a lieu entre les deux factions, lors duquel Jules tue Fabio Campireali, le fr re d'H l ne...
Vittoria Accoramboni, aristocrate n e dans le duch d'Urbino, est une jeune fille la beaut et au charme extraordinaires, objet de la d votion de tous ceux qui la croisent. Parmi de nombreux pr tendants, les parents de Vittoria choisissent de la marier F lix Peretti, neveu du cardinal Montalto, futur pape Sixte Quint. Vittoria est ador e par sa belle-famille, le cardinal Montalto tend sa protection et ses faveurs aux trois fr res de la jeune femme. Pourtant, un jour que le fr re de Vittoria fait appeler F lix, celui-ci est assassin dans la rue de trois coups d'arquebuse. On attribue la mort de F lix au prince Orsini qui aurait eu le consentement de la famille de Vittoria Accoramboni. Le prince Orsini se marie avec Vittoria. Apr s la mort de ce dernier, Vittoria et ses fr res sont assassin s, apparemment par Louis Orsini, fr re du prince, jaloux de l'h ritage laiss Vittoria. Apr s un combat, il est fait prisonnier et trangl .
Fran ois Cenci est un homme fortun et c l bre pour son courage mais sadique et d'une cruaut inimaginable; il est mari une premi re fois, a sept enfants et, la mort de sa femme, pouse Lucr ce P troni; il accable sa femme de coups, comme ses filles. Parmi elles, B atrix Cenci est martyris e et victime des id es abominables du p re qui tente de la violer. La vie est insoutenable, de sorte que B atrix et sa m re fomentent une conspiration avec un fr re et un autre homme. Les deux hommes tuent Fran ois Cenci tandis que B atrix parvient d'abord faire prendre la mort de son p re pour un accident. La police papale a pourtant des soup ons et les deux femmes, emprisonn es, finissent par avouer leur crime. Malgr la pression de puissants cardinaux pour sauver les coupables, seul le plus jeune des fr res est sauv . B atrix et Lucr ce seront d capit es sur l' chafaud dress devant le castello San Angelo. Le peuple romain prend fait et cause pour B atrix et lui manifeste sa sympathie en escortant le cercueil de celle qu'il consid re comme le symbole de l'innocence sacrifi e la cruaut des Grands.