Robert Louis Stevenson is one of the most important and influential writers of the modern era, admired and emulated by authors across the world from the 19th century to the present day. He also wrote some of the most original stories, creating iconic characters who have moved beyond the page to become parts of the language itself. Gerard Carruthers' SCOTNOTE study guide provides an overview of Stevenson's life and work, and focuses on three novels in particular: The Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde, The Master of Ballantrae, and The Ebb-Tide, each in it own way a story of good and evil, and the conflicting impulses felt by the human spirit. Suitable for senior school pupils and students at all levels.
Extrait: Le malheur d' Henriette G rard une demi-lieue de Villevieille, chef-lieu d'arrondissement, se trouve une jolie propri t qu'on appelle les Basses-Tournelles. La maison d'habitation est gaie, le parc assez grand. Les terres qui en d pendent, tr s fertiles, produisent un revenu d'environ quinze mille francs. Cette maison gaie, entour e de gazons et de jeunes bois, a renferm une famille dont les troubles int rieurs et les catastrophes ont beaucoup pr occup le pays, d'autant plus qu'elle avait d'abord paru fort unie, et d'apparences presque patriarcales, sous lesquelles la malignit provinciale eut quelque peine d m ler les plaies et les d sordres. Le p re, M. Pierre G rard, s' tait plac la t te de l'agriculture de l'endroit et les gens qui consid raient le propri taire important, l' leveur de beaux boeufs, ne s'inqui taient pas de la largeur de son sens moral, et n'analysaient point sa physionomie rus e, mat rielle et un peu basse. La m re, femme de quarante-deux ans peu pr s, dure et froide de visage, repr sentait, pour la soci t de province, un type de distinction parisienne. On accordait madame G rard la r putation de la femme la plus spirituelle du d partement. Elle avait pris l'initiative de la charit et de la philanthropie dans le pays, o quelques tablissements de bienfaisance se fond rent par ses soins. Un pr tre estim Villevieille, M. Euphorbe Doulinet, cur d'une des paroisses de la ville, tait son directeur et semblait poss der une grande influence aux Basses-Tournelles. Les personnes qui furent invit es chez madame G rard, et qui lui rendirent des visites, virent toujours dans son salon M. le cur Doulinet, qui tait le commensal assidu et respectable de la maison et M. Moreau de Neuville, pr sident du tribunal de Villevieille, qui passait pour un esprit caustique et un homme de la meilleure compagnie. Ce ne fut que plus tard qu'on fit des r flexions sur la pr sence continuelle du pr sident aux Basses-Tournelles, o il d nait presque tous les jours, et l'on remarqua aussi que la nomination de M. de Neuville, Villevieille, suivit de quelques semaines peine l'arriv e des G rard. On s'int ressait une belle jeune fille qui travaillait ordinairement pr s de la table, dans l'ombre de l'abat-jour, et un gros gar on de vingt ans, plein de sant , qui ne disait jamais rien quand il y avait des trangers. On admirait le talent musical de mademoiselle Henriette G rard, et on louait la modestie de son fr re Aristide.
Ce roman a t crit en 1856 et 1857. Il para t donc trois ans environ apr s le jour o il a t termin . Si l'auteur rappelle par l qu'il avait vingt-quatre ans au moment o il finissait son livre, c'est afin qu'on ait plus d'indulgence envers lui. Il pense d'ailleurs que chaque chose devrait para tre l'heure o elle a t faite. Sinon, l' crivain pourrait tre expos ce qu'on se m pr t sur son compte. La premi re oeuvre qui sort de la plume est quelquefois la moins bonne, quelquefois la meilleure: il est par cela m me important qu'elle soit class e sa date. CHAPITRE Ier les pantins avec leurs ficelles une demi-lieue de Villevieille, chef-lieu d'arrondissement, se trouve une jolie propri t qu'on appelle les Basses-Tournelles. La maison d'habitation est gaie, le parc assez grand. Les terres qui en d pendent, tr s fertiles, produisent un revenu d'environ quinze mille francs. Cette maison gaie, entour e de gazons et de jeunes bois, a renferm une famille dont les troubles int rieurs et les catastrophes ont beaucoup pr occup le pays, d'autant plus qu'elle avait d'abord paru fort unie, et d'apparences presque patriarcales, sous lesquelles la malignit provinciale eut quelque peine d m ler les plaies et les d sordres. Le p re, M. Pierre G rard, s' tait plac la t te de l'agriculture de l'endroit et les gens qui consid raient le propri taire important, l' leveur de beaux boeufs, ne s'inqui taient pas de la largeur de son sens moral, et n'analysaient point sa physionomie rus e, mat rielle et un peu basse. La m re, femme de quarante-deux ans peu pr s, dure et froide de visage, repr sentait, pour la soci t de province, un type de distinction parisienne. On accordait madame G rard la r putation de la femme la plus spirituelle du d partement. Elle avait pris l'initiative de la charit et de la philanthropie dans le pays, o quelques tablissements de bienfaisance se fond rent par ses soins. Un pr tre estim Villevieille, M. Euphorbe Doulinet, cur d'une des paroisses de la ville, tait son directeur et semblait poss der une grande influence aux Basses-Tournelles. Les personnes qui furent invit es chez madame G rard, et qui lui rendirent des visites, virent toujours dans son salon M. le cur Doulinet, qui tait le commensal assidu et respectable de la maison et M. Moreau de Neuville, pr sident du tribunal de Villevieille, qui passait pour un esprit caustique et un homme de la meilleure compagnie.
"... La jeune fille, anim e par une droiture inexp riment e naturelle la jeunesse, souffrait de se trouver parfois en hostilit avec son entourage. Mais, froiss e par des sentiments qui n' taient point tr s lev s, elle ne pouvait se d fendre de manifester un peu d' loignement pour l'inf riorit morale du petit monde des Tournelles. Elle aurait voulu retenir souvent l'expression de ses contrari t s ou de ses r pugnances, mais les chocs devenaient in vitables et chaque jour plus fr quents. Henriette tait toujours dispos e prendre le contrepied des opinions pr conis es par ce groupe de personnages, dont les d faillances lui semblaient une mauvaise recommandation de sens et de dignit . Partant de ce principe, fatalement, forc ment enracin dans son esprit, que sa famille ne pouvait juger avec une autorit l gitime le bon ou le mauvais, l'honn te ou l'inconvenant, Henriette se d fiait de toutes les id es et de toutes les actions de ses parents et de leurs amis, et croyait pr f rable de s'appuyer sur ses propres instincts, sans savoir qu'elle s'exposait ainsi des erreurs et de cruels m comptes..."
L'Absorption cutanee des medicaments d'apres le systeme de Louis Encausse, inventeur: experiences faites dans les hopitaux de Paris et rapport officiel au ministre de l'Interieur... / avec une introduction et des notes, par le Dr Gerard Encausse, ...Date de l'edition originale: 1900"Comprend: Rapport sur l'absorption cutanee, par M. le Dr Bremond, ... adresse a M. le ministre de l'Interieur le 12 octobre 1869"Ce livre est la reproduction fidele d'une oeuvre publiee avant 1920 et fait partie d'une collection de livres reimprimes a la demande editee par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliotheque nationale de France, offrant l'opportunite d'acceder a des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.Les oeuvres faisant partie de cette collection ont ete numerisees par la BnF et sont presentes sur Gallica, sa bibliotheque numerique.En entreprenant de redonner vie a ces ouvrages au travers d'une collection de livres reimprimes a la demande, nous leur donnons la possibilite de rencontrer un public elargi et participons a la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.Nous avons cherche a concilier la reproduction fidele d'un livre ancien a partir de sa version numerisee avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous esperons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entiere satisfaction.Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr