"Pr sidence du g n ral Jackson et choix de son successeur" par Michel Chevalier. Michel Chevalier tait un homme politique et conomiste fran ais (1806-1879).
"De la situation actuelle dans ses rapports avec les subsistances et la banque de France" de Michel Chevalier. Homme politique et conomiste fran ais (1806-1879).
CHAPITRE PREMIER. FORME G N RALE DE L'ISTHME DE PANAMA. Sa grande longueur.-Sur cette longueur, cinq localit s o l'on peut rechercher un passage: 1o isthme de Tehuantepec; 2o l'est de la baie de Honduras; 3o lac de Nicaragua; 4o isthme de Panama proprement dit; minimum d' paisseur de l'isthme la baie de Mandinga; ligne de la Boca del Toro l'embouchure du Chiriqui; 5o isthme de Darien.-Obstacle qu'oppose dans toute l'Am rique au passage d'un Oc an l'autre la cha ne des Andes; immense tendue de cette cha ne.-L'isthme est montagneux; mais la cha ne s'y abaisse pr cis ment aux cinq endroits ci-dessus. L'Isthme de Panama, resserr en largeur, comme on le verra, est hors de proportion par sa longueur avec tous les isthmes du monde. De Tehuantepec et des bords du Guasacoalco, o il se soude l'Am rique du Nord, au fond du golfe de Darien, o il s'unit au massif de l'Am rique m ridionale, il y a 2,300 kilom tres (575 lieues). C'est, peu de choses pr s, le double de la distance d'Amsterdam Lisbonne. Les autres isthmes c l bres sont cinquante ou cent fois moins longs. C'est qu'ils sont situ s entre deux golfes avanc s dans les terres ou entre une mer et une baie, tandis que l'isthme de Panama s pare deux mers pandues 1]. Dans sa forme g n rale, on dirait d'une immense chauss e dirig e en ligne droite de l'ouest-nord-ouest l'est-sud-est, et pr sentant, du c t qui regarde l'Europe, deux renflements: l'un, assez spacieux pour qu'en nos contr es on en f t un beau royaume; c'est la p ninsule de Yucatan, qui, avec la presqu' le de Floride et l' le de Cuba, enclot le golfe du Mexique, nappe d'eau presque gale notre M diterran e 2], que nous qualifions avec raison de mer; l'autre, plus tendu encore que le premier, et figurant un h micycle, est occup par les cinq tats de l'Am rique Centrale. Dans sa configuration g n rale, l'isthme s'amincit mesure qu'il approche de l'Am rique du Sud. De ce c t , il se termine par un fer cheval, sur lequel est situ e la ville de Panama, et qui est baign l'occident par une baie semi-circulaire, parsem e d' les et m me d' l gants archipels en miniature, rest s c l bres par les perles qu'y trouv rent les Espagnols. Au premier abord, il semble n cessaire d'explorer minutieusement, sur chacun des flancs de l'isthme, une c te de cette extraordinaire longueur de 2,300 kilom tres pour d couvrir le point o devrait tre plac le canal des deux oc ans; mais, quelque imparfaites que soient les connaissances g ographiques sur cette partie du nouveau continent, on reconna t bient t que le nombre des localit s o l'on peut, avec chance de succ s, rechercher un passage est assez restreint. Michel Chevalier est un homme politique et conomiste fran ais, n Limoges le 13 janvier 1806 et mort au ch teau de Montplaisir Olmet-et-Villecun, pr s de Lod ve, le 28 novembre 1879. Biographie Ancien l ve de Polytechnique (X1823), il en sort major et devient ing nieur du corps des Mines en 1829. En 1830, apr s la R volution de juillet, il devient un adepte de la doctrine saint-simonienne et diteur du journal Le Globe, qui sera interdit en 1832 lorsque la secte des Simoniens est d cr t e contraire l'ordre public. Chevalier, en tant qu' diteur, est condamn six mois de prison qu'il effectue Sainte-P lagie. sa lib ration, le ministre de l'int rieur Adolphe Thiers l'envoie en mission aux tats-Unis et au Mexique pour y observer l' tat industriel et conomique des Am riques. Il rencontre Mexico Andr s Manuel del R o, l'un des plus grands min ralogistes de son temps. En 1837, il publie Des int r ts mat riels en France, qui marque le v ritable d but de sa carri re. Il est nomm cette ann e-l chevalier de la L gion d'honneur. En 1838, il est conseiller d' tat.
" ...Quand ils eurent cess de s'abandonner aux carts de leur imagination et de s'enivrer de leurs propres d sirs, les alchimistes devinrent les p res de la chimie, science positive qui est utile l'homme et ne peut garer son me. De m me, quand les hommes ardents, qui aujourd'hui se jettent corps perdu dans le socialisme et en caressent les chim res, auront mis un frein leurs lans, qu'ils consacreront m thodiquement et opini trement l'observation et la r flexion les belles facult s dont les a dot s la nature, ils deviendront des disciples utiles de la philosophie et de l' conomie politique. Non, l' conomie politique, dont ils sont les adversaires syst matiques, ne doit pas d sesp rer de les compter un jour parmi ses disciples fervents. Dans l'avenir, elle devra certainement des progr s insignes des personnes qui, dans ce temps-ci, lui auraient volontiers fait la guerre; car l' conomie politique est exactement aux doctrines socialistes ce que la science chimique de nos jours est aux th ories d sordonn es des alchimistes..."
" Il peut arriver aux soci t s d' tre branl es jusque dans leurs fondements, ce point que, sans tre un pessimiste, on soit port craindre qu'elles n'aient plus vivre que dans l'histoire. Tout ce qu'il convient de faire dans une situation pareille, lorsque par malheur on y est engag , je n'essayerai pas de le dire, ce serait au-dessus de mes forces, et ce n'est pas ici le lieu; mais il est un point que je toucherai, parce que, dans cette chaire, et au moment o nous sommes, il me semble que c'est un devoir. De petits Etats, quelquefois de grands, ont perdu leur existence politique par des causes accidentelles et ext rieures, sans qu'on e t observ en eux-m mes les sympt mes pr curseurs d'une catastrophe. Ce sera un voisin plus puissant qui les aura conquis et absorb s. Mais une soci t est autrement vivace qu'un corps politique, et qu'une nationalit . Une soci t ne succombe que sous l'influence de causes morales, intimes et profondes. Vous savez trop bien l'histoire, messieurs, pour que j'aie besoin de vous le d montrer; jamais une soci t de quelque importance n'a disparu que parce que son moral tait gangren . Les soci t s ne meurent que de corruption, vice qui prend beaucoup de formes, parmi lesquelles on peut signaler la l chet , qui est une des pires..."
" La sp culation et les affaires, le travail et l'action, voil donc, sous diverses formes, la sp cialit que les Am ricains ont choisie et laquelle ils se vouent avec une ardeur qui tient de l'acharnement. C' tait celle qu'ils devaient adopter, celle que leur avait assign e le doigt de la Providence, afin que la civilisation f t, dans le plus bref d lai possible, mise en possession d'un continent. Je ne puis sans douleur, penser qu'il y eut un moment o la France semblait appel e partager la gloire de cette grande mission avec les deux peuples entre lesquels Dieu l'a plac e, aussi bien sous le rapport du caract re et des institutions que sous celui de la position g ographique, avec les Anglais et les Espagnols. Tandis que l'Espagne, alors reine du monde, envahissait l'Am rique du Sud et le vaste empire du Mexique, y civilisait, le sabre la main, la population indienne, et y b tissait des villes monumentales qui t moigneront de son g nie et de sa puissance bien des si cles apr s que les d clamations de ses d tracteurs seront tomb es dans l'oubli; tandis que l'Angleterre posait de ch tives colonies sur la plage aride de l'Am rique du Nord, la France explorait la gigantesque vall e du P re des eaux, et s'emparait du Saint-Laurent, pr s de qui notre Rhin, tranquille et fier, n'est qu'un ruisseau modeste; nous couronnions de fortifications le rocher pic, de Qu bec, nous b tissions Montr al, nous fondions la Nouvelle-Orl ans et Saint-Louis, et, et l , nous d frichions les riches plaines de l'Illinois..."
" Le peuple am ricain est renomm pour tre libre, il aime l' tre, il l'est; mais comment entend-il la libert ? Comment la pratique-t-il ? Voil ce que je voudrais essayer de dire ici. Le sujet est tr s vaste, et je suis forc de le scinder. Je ne m'occuperai pas ici de la libert politique, je veux dire du droit que poss de et qu'exerce l'Am ricain de prendre part au gouvernement de sa patrie, de son tat, de son comt , de sa commune. Aussi bien le sujet a t trait avec une si grande sup riorit et avec tant de d veloppement par M. de Tocqueville, qu'il serait t m raire de s'y risquer. La libert dont je me propose de parler ici est la libert civile. La libert civile est l'objet de la libert politique; celle-ci est le bouclier de celle-l , bouclier quelquefois, h las aussi difficile manier que celui du grand Ajax..."
" Au bout de l'Orient est un empire qui n'a pas son pareil au monde, sous le rapport de la population, car lui seul il renferme trois cent soixante millions d'hommes. C'est au moins cent millions en sus de l'Europe enti re, c'est plus du tiers des habitants de la plan te. Sous le rapport de la richesse cr e par le travail de l'homme, il para t non moins remarquable. Polic longtemps avant l'Europe, il est encore pour elle une terre inconnue; jusqu' pr sent il lui a t herm tiquement ferm . Jusqu' ce jour aussi, quelque guerroyante que soit l'humeur europ enne, on l'avait laiss en paix. Il tait trop loin pour tenter l'ambition conqu rante de nos nations occidentales. Notre esprit d'aventure se contentait de quelques changes op r s par le seul port de Canton. Aujourd'hui, cependant, un grand changement semble se pr parer..."
" ...Qu'une doctrine philosophique ou scientifique ait un chec, habituellement ce n'est pas pour la soci t de grande cons quence, du moins par les effets imm diats. Le monde continue de marcher, les affaires humaines, publiques et priv es, suivent leur cours comme devant. Qu'en philosophie le syst me des id es inn es soit renvers ou triomphe, qu'en chimie le phlogistique soit d tr n par l'oxyg ne, qu'en histoire naturelle Darwin soit vainqueur ou qu'il soit vaincu, l'agriculture, les manufactures et le commerce ne s'en ressentent pas; la prosp rit publique sera ce qu'elle tait la veille. Ce n'est pas dire cependant qu' la longue il soit indiff rent pour la puissance, la splendeur et la richesse m me des tats, que les intelligences soient obscurcies et d prim es par l'erreur ou clair es et lev es par la v rit . Ce que nous venons de dire des autres sciences est applicable beaucoup de questions de l'ordre conomique. Ainsi, que la th orie de Ricardo sur la valeur ou sur la rente ou celle de Malthus sur la population soit au pinacle ou dans le d laissement, il n'en r sulte pour les int r ts aucun branlement courte ch ance; mais pour la monnaie, quand une doctrine erron e, comme celle qui rige en axiome ou en dogme le rapport exprim par le nombre 15 1/2 et l'investit de l'immortalit , a pris pied dans les r gions officielles, lorsque sous cet entra nement l'autorit agit ou laisse marcher les v nements comme si cette b vue tait une des bases de la bonne administration de l' tat, un moment arrive o la v rit et le bon sens violent s se font jour au travers des faits avec une force irr sistible..."
" Ce n'est pas moi qui jamais aurai la pens e d'abaisser la r volution fran aise et les temps qui l'ont suivie: j'admire la p riode historique qui commence 1789, je la trouve profond ment empreinte de f condit et de majest ; mais il est impossible d' tendre jusqu'aux caract res individuels de la plupart des acteurs qui ont eu les grands r les l'admiration qu'inspire ce drame immense. Au milieu de tant de changements, dans ces renversements inopin s et ces r surrections plus impr vues, presque tous les personnages politiques, c dant la force des choses et plus encore leur propre ambition, ont mis un empressement d plorable r p ter ind finiment la manoeuvre de br ler ce qu'on a ador pour adorer ce qu'on a br l . Parmi tant d'hommes conviction flottante qu'on a vus cherchant sans cesse le fil de l'eau travers les v nements, dans cet encha nement de palinodies choquantes quand ce ne sont pas des trahisons d testables, l'oeil aime se reposer sur quelques-uns, qui sont rest s fid les eux-m mes sans s'isoler du si cle, et qui ont su rendre des services distingu s la chose publique sans jamais ternir leur caract re par des violences ou par des bassesses. leur aspect, l'observateur jaloux de la dignit humaine prouve une satisfaction comparable celle que ressent le voyageur qui parcourt le d sert, lorsque, fatigu et haletant, il voit poindre devant lui les contours d'une oasis..."
Comment une nation retablit sa prosperite, erreurs qu'elle doit eviter / par Michel Chevalier...Date de l'edition originale: 1871Sujet de l'ouvrage: France (1870-1940, 3e Republique)Ce livre est la reproduction fidele d une uvre publiee avant 1920 et fait partie d une collection de livres reimprimes a la demande editee par Hachette Livre, dans le cadre d un partenariat avec la Bibliotheque nationale de France, offrant l opportunite d acceder a des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.Les uvres faisant partie de cette collection ont ete numerisees par la BnF et sont presentes sur Gallica, sa bibliotheque numerique.En entreprenant de redonner vie a ces ouvrages au travers d une collection de livres reimprimes a la demande, nous leur donnons la possibilite de rencontrer un public elargi et participons a la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.Nous avons cherche a concilier la reproduction fidele d un livre ancien a partir de sa version numerisee avec le souci d un confort de lecture optimal. Nous esperons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entiere satisfaction.Pour plus d informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr
La Republique d'Andorre, ou une republique seculaire heureuse et stable depuis Charlemagne jusqu'a nos jours (790-1848). Michel ChevalierDate de l'edition originale: 1848Ce livre est la reproduction fidele d une uvre publiee avant 1920 et fait partie d une collection de livres reimprimes a la demande editee par Hachette Livre, dans le cadre d un partenariat avec la Bibliotheque nationale de France, offrant l opportunite d acceder a des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.Les uvres faisant partie de cette collection ont ete numerisees par la BnF et sont presentes sur Gallica, sa bibliotheque numerique.En entreprenant de redonner vie a ces ouvrages au travers d une collection de livres reimprimes a la demande, nous leur donnons la possibilite de rencontrer un public elargi et participons a la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.Nous avons cherche a concilier la reproduction fidele d un livre ancien a partir de sa version numerisee avec le souci d un confort de lecture optimal. Nous esperons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entiere satisfaction.Pour plus d informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr
Les Fortifications de Paris, lettre a M. le Cte Mole, par M. Michel Chevalier. 2e editionDate de l'edition originale: 1841Ce livre est la reproduction fidele d une uvre publiee avant 1920 et fait partie d une collection de livres reimprimes a la demande editee par Hachette Livre, dans le cadre d un partenariat avec la Bibliotheque nationale de France, offrant l opportunite d acceder a des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.Les uvres faisant partie de cette collection ont ete numerisees par la BnF et sont presentes sur Gallica, sa bibliotheque numerique.En entreprenant de redonner vie a ces ouvrages au travers d une collection de livres reimprimes a la demande, nous leur donnons la possibilite de rencontrer un public elargi et participons a la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.Nous avons cherche a concilier la reproduction fidele d un livre ancien a partir de sa version numerisee avec le souci d un confort de lecture optimal. Nous esperons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entiere satisfaction.Pour plus d informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr