Comme son pr d cesseur (La nostalgie de Soi), il est fort probable que ce livre soit class dans les cat gories spiritualit s, d veloppement personnel et autres sections similaires. C'est un classement par d faut, ou par incompr hension. La spiritualit n'existe pas. Elle n'est qu'un concept intellectuel. Si elle existe, nous verrons qu'elle ne concerne pas l'enseignement de J sus. L'homme qui se limite aux concepts intellectuels ne peut pas comprendre l'enseignement que J sus a livr il y a deux mille ans. Il invente alors une nouvelle case dans laquelle il fourre tout ce verbiage incompr hensible qui semble n'avoir aucun rapport avec son quotidien. Il n'est pas davantage question ici de d veloppement personnel. Comme la spiritualit , le d veloppement personnel repose sur une erreur; l'existence d'un soi am liorer, d'un soi qui doit progresser, se d velopper. Les sujets comme le d veloppement personnel sont aujourd'hui la mode. Pourtant ces sujets sont des mensonges. Le d veloppement personnel, la spiritualit ou m me l'id e de gu rison, sont les id es par lesquelles l'erreur identitaire se poursuit. J sus, et tous les autres enseignants, ne parlaient pas de spiritualit . Ils parlaient de la vie r elle, ici et maintenant; cette vie r elle dont nous ne faisons pas l'exp rience. L'id e de spiritualit est la solution mentale employ e par ceux qui ne comprennent pas que le Secret (puisque l' vangile est ainsi pr sent ; voici les paroles du secret ) concerne chaque aspect de notre vie, comme l'eau pour les poissons qui la cherchent sans la reconna tre. Notre correspondance (La nostalgie de Soi) portait sur ce vide, cette insatisfaction perp tuelle que nous cherchons combler avec les objets du monde, avec les accomplissements qui flattent notre ego et nous font penser que nous sommes valables. Nous avions nomm cette soif inextinguible, cette faim insatiable, la nostalgie de Soi. La nostalgie de Soi est le nom unique de tous nos probl mes, de toutes nos insatisfactions, de toutes nos souffrances. Un nom unique pour une quantit infinie de probl mes sous-entend qu'il n'y a qu'un myst re; ce myst re est le Soi. Rien n'est plus proche de nous que nous-m mes; rien n'est plus proche de nous que le Soi, que ce que nous sommes vraiment. Pourtant, nous sommes devenus un myst re nos propres yeux. Le Soi est un myst re semblable celui de l'eau pour les poissons qui en entendent parler.