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Le Château de Croïat

Le Château de Croïat

Paul Féval

Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
" Le ch teau de Cro at tait un vieil difice bas et irr gulier. Deux petites tours, surmont es de toits coniques, et plac es, l'une l'extr mit occidentale, l'autre enclav e au centre du corps de logis, lui donnaient une physionomie originale, encore plus que pittoresque. Le corps de logis lui-m me, lev d'un seul tage, petit, mesquinement construit et d'une architecture peu gracieuse, laissait croire au premier abord que les sires de Cro at avaient t d'assez ch tifs gentilshommes. Mais tout adepte dans la noble science du blason e t inclin son front devant les restes d'une couronne comtale surmontant le vieil cusson de Cro at, cartel de Rieux et de Bretagne, et portant pour devise ce fier axiome, m connu par le roseau du bonhomme Lafontaine: Mieux casser que plier. ..."
Le bossu I

Le bossu I

Paul Feval

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2015
nidottu
Auteur Paul Henry Corentin F val est un crivain fran ais, n le 29 septembre 1816 Rennes1 et mort le 7 mars 1887 Paris 7e. Son oeuvre, compos e de plus de 200 volumes dont de nombreux romans populaires dit s en feuilleton, eut un succ s consid rable de son vivant, galant celle d'Honor de Balzac et d'Alexandre Dumas. Extrait: Chapitre La Vall e de Louron Il y avait autrefois une ville en ce lieu, la cit de Lorre, avec des temples pa ens, des amphith tres et un capitole. Maintenant, c'est un val d sert o la charrue paresseuse du cultivateur gascon semble avoir peur d' mousser son fer contre le marbre des colonnes enfouies. La montagne est tout pr s. La haute cha ne des Pyr n es d chire juste en face de vous ses neigeux horizons, et montre le ciel bleu du pays espagnol travers la coupure profonde qui sert de chemin aux contrebandiers de Venasque. quelques lieues de l , Paris tousse, danse, ricane et r ve qu'il gu rit son incurable bronchite aux sources de Bagn res-de-Luchon; un peu plus loin, de l'autre c t , un autre Paris, Paris rhumatisant, croit laisser ses sciatiques au fond des sulfureuses piscines de Bar ges-les-Bains. ternellement, la foi sauvera Paris, malgr le fer, la magn sie ou le soufre C'est la vall e de Louron, entre la vall e d'Aure et la vall e de Barousse, la moins connue peut- tre des touristes effr n s qui viennent chaque ann e d couvrir ces sauvages contr es; c'est la vall e de Louron avec ses oasis fleuries, ses torrents prodigieux, ses roches fantastiques et sa rivi re, sa brune Clarabide, sombre cristal qui se meut entre deux rives escarp es avec ses for ts tranges et son vieux ch teau vaniteux, fanfaron, invraisemblable comme un po me de chevalerie.n crivain fran ais fils de Paul F val (p re).
Le bossu II

Le bossu II

Paul Feval

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2015
nidottu
Auteur: Paul Henry Corentin F val est un crivain fran ais, n le 29 septembre 1816 Rennes1 et mort le 7 mars 1887 Paris 7e. Son oeuvre, compos e de plus de 200 volumes dont de nombreux romans populaires dit s en feuilleton, eut un succ s consid rable de son vivant, galant celle d'Honor de Balzac et d'Alexandre Dumas. Extrait: chapitre Les pierres aussi ont leurs destin es. Les murailles vivent longtemps et voient les g n rations passer; elles savent bien des histoires Ce serait un curieux travail que la monographie d'un de ces cubes taill s dans le liais ou dans le tuf, dans le granit ou dans le gr s. Que de drames l'entour, com dies et trag dies Que de grandes et de petites choses combien de rires combien de pleurs Ce fut la trag die qui fonda le Palais-Royal. Armand Du Plessis, cardinal de Richelieu, immense homme d' tat, lamentable po te, acheta du sieur Dufresne l'ancien h tel de Rambouillet, du marquis d'Estr es le grand h tel de Mercoeur; sur l'emplacement de ces deux demeures seigneuriales, il donna l'ordre l'architecte Lemercier de lui b tir une maison digne de sa haute fortune. Quatre autres fiefs furent acquis pour dessiner les jardins. Enfin, pour d gager la fa ade, o taient les armoiries de Richelieu surmont es du chapeau de cardinal, on fit emplette de l'h tel de Sillery, en m me temps qu'on ouvrait une grande rue pour permettre au carrosse de Son minence d'arriver sans encombre ses fermes de la Grange-Bateli re, La rue devait garder le nom de Richelieu;
Le dernier chevalier

Le dernier chevalier

Paul Feval

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2015
nidottu
Extrait: M. Joseph et M. Nicolas Le roi tait malade un peu; Mme la marquise de Pompadour avait ses vapeurs, cette migraine du XVIIIe si cle dont on s'est tant moqu et que nous avons remplac e par la n vralgie, les m decins, pour leur commerce, tant oblig s, comme les tailleurs, de trouver sans cesse des noms nouveaux aux vieilles choses. Sans cela, quoi leur servirait le grec de cuisine qui les gonfle ? M. le mar chal de Richelieu, toujours jeune, malgr ses 62 ans bien sonn s, se trouvait incommod l g rement d'un rhume de cerveau, gagn l'ann e pr c dente dans le Hanovre, lors de la signature du trait de Kloster-Seven, qui sauva l'Angleterre, r tablit les affaires de la Prusse et commen a la ruine de la France. Quel joli homme c' tait, ce mar chal Et que d'esprit il avait M. de Voltaire, qui ne l'aimait pas tous les jours, disait de lui: C'est de la quintessence de Fran ais Bon M. de Voltaire Il ne flattait jamais que nos ennemis. Si vous me demandez comment le rhume de cerveau du mar chal durait depuis tant de mois, je vous r pondrai par ce qui se chantait dans Paris
Le chevalier tenebre

Le chevalier tenebre

Paul Feval

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2015
nidottu
Auteur: Paul Henry Corentin F val est un crivain fran ais, n le 29 septembre 1816 Rennes1 et mort le 7 mars 1887 Paris 7e. Son oeuvre, compos e de plus de 200 volumes dont de nombreux romans populaires dit s en feuilleton, eut un succ s consid rable de son vivant, galant celle d'Honor de Balzac et d'Alexandre Dumas. Extrait: Chapitre Une soir e chez Monseigneur de Qu len J'ai ou conter cette trange aventure un homme qui passait pour tenir de tr s pr s la police l gante de Paris. Il tait beau diseur et son histoire a grandement couru le monde sous le r gne de Louis-Philippe. Je n'en garantis aucun degr l'authenticit , mais j'affirme l'avoir entendue au commencement du second empire dans un salon politique qui eut ses jours d' clat, en pr sence de l'un des minents personnages cit s dans le r cit comme ayant assist la r union du ch teau de Conflans. M... couta fort attentivement, ne protesta point et refusa de donner les quelques explications qui lui furent demand es touchant le vrai nom du prince Jacobyi. - Je commence sans autre pr ambule.
Le cavalier Fortune

Le cavalier Fortune

Paul Feval

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2015
nidottu
Auteur: Paul Henry Corentin F val est un crivain fran ais, n le 29 septembre 1816 Rennes1 et mort le 7 mars 1887 Paris 7e. Son oeuvre, compos e de plus de 200 volumes dont de nombreux romans populaires dit s en feuilleton, eut un succ s consid rable de son vivant, galant celle d'Honor de Balzac et d'Alexandre Dumas. Extrait: du Chapitre. O Fortune tablit qu'il a une toile - Monseigneur, dit Fortune, nous autres Fran ais nous n'avons point la vanterie des Espagnols. S'il y a chez nous un d faut, c'est que nous ne savons pas nous faire valoir suffisamment. Je suis brave, mes preuves sont faites, et quant la prudence, j'en ai en v rit revendre. Paris, comme Florence, Turin et dans d'autres villes capitales, mon adresse passe en proverbe, et c'est justice, car aussit t que j'entreprends une affaire elle est dans le sac. En me choisissant, Votre minence a eu la main heureuse: je lui en fais mon sinc re compliment. C' tait un magnifique gar on, la taille l gante et robuste la fois. Il disait tout cela en souriant, debout qu'il tait, dans une attitude noble mais respectueuse, inclin demi devant un personnage aux traits s v res et fortement accentu s qui portait le costume de pr tre. Il avait, lui, notre beau jeune homme, l'accoutrement d'un cavalier d'Espagne. La plume de son feutre, qu'il tenait la main et dont les bords taient relev s la Castillane, balayait presque le sol. L'expression de son visage tait douce, franche, mais l g rement moqueuse, et ses traits auraient p ch par une d licatesse un peu eff min e, sans une belle moustache soyeuse et noire, qui relevait ses crocs galamment tordus jusqu'au milieu de sa joue. Il y avait un singulier contraste entre cette figure jeune et charmante, o s' talait en quelque sorte effront ment toute l'insouciance d'une jeunesse aventureuse, et le front maladif de ce pr tre qui semblait courb sous les fatigues de la pens e. Ce pr tre tait un Italien, fils de jardinier, ancien sonneur de la cath drale de Plaisance, pr sentement cardinal, grand d'Espagne de premi re classe et ministre d' tat du roi Philippe V. Il avait nom Jules Alberoni, et voulait refaire en plein dix-huiti me si cle la grande monarchie de Charles-Quint.
Une histoire de revenants.

Une histoire de revenants.

Paul Feval

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2015
nidottu
Auteur: Paul Henry Corentin F val est un crivain fran ais, n le 29 septembre 1816 Rennes1 et mort le 7 mars 1887 Paris 7e. Son oeuvre, compos e de plus de 200 volumes dont de nombreux romans populaires dit s en feuilleton, eut un succ s consid rable de son vivant, galant celle d'Honor de Balzac et d'Alexandre Dumas. Extrait: du livre Cette histoire extraordinaire, moiti bretonne, moiti parisienne, me fut racont e par un Anglais, Londres, en 1842. M. J. N. W...y, alors protestant, a eu le bonheur de finir dans la communion catholique, Paris, vers le commencement du second Empire. Il ne croyait pas beaucoup aux revenants, mais sa conviction tait que, au d but de l'institution surtout, les assurances sur la vie, qui ont leur excellent c t , furent l'origine d'un assez grand nombre de crimes. M. W...y avait occup un emploi important dans les bureaux de la premi re en date parmi les compagnies sur la vie; il y tait chef du contentieux et avait puis une partie des d tails, qu'on va lire dans les pi ces d'une enqu te, poursuivie Londres et Paris en 1820 pour soustraire sa Soci t , le Campbell-Life, l'obligation de solder le dividende norme dont il va tre question dans notre drame.
Le Capitaine fantôme: Tome 1: Les grénadiers écossais

Le Capitaine fantôme: Tome 1: Les grénadiers écossais

Paul Féval

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2015
nidottu
Ce roman d'aventures et d'espionnage se d roule en Espagne pendant la guerre en 1809. Les grenadiers cossais ont fait prisonniers une quarantaine de chasseurs voltigeurs fran ais. Arrive dans le camp, un espagnol. Celui-ci apr s avoir averti que l'eau de la fontaine est empoisonn e, raconte la l gende du capitaine Fant me. Mais est-ce r ellement une l gende, et comment connait-il si bien cette histoire?
Le Capitaine fantôme: Tome 2: Les filles de Cabanil

Le Capitaine fantôme: Tome 2: Les filles de Cabanil

Paul Féval

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2015
nidottu
Ce roman d'aventures et d'espionnage se d roule en Espagne pendant la guerre en 1809. Les grenadiers cossais ont fait prisonniers une quarantaine de chasseurs voltigeurs fran ais. Arrive dans le camp, un espagnol. Celui-ci apr s avoir averti que l'eau de la fontaine est empoisonn e, raconte la l gende du capitaine Fant me. Mais est-ce r ellement une l gende, et comment connait-il si bien cette histoire?
La Vampire

La Vampire

Paul Féval

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2015
nidottu
F vrier 1804, au coeur des complots politiques li s l'ascension de Bonaparte se trame une aventure o l' trange et le r el, la perfidie et l'amour s'opposent et se m lent. La rumeur grandit dans les rues de Paris. Une vampire aurait pris ses quartiers en bord de Seine et serait d j responsable de la disparition d'une centaine de jeunes gens fortun s.C'est que cette vampire-l semble autant int ress e par l'or que par le sang...
Le drame de la jeunesse: Tome I

Le drame de la jeunesse: Tome I

Paul Feval

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2015
nidottu
Paul F val est un crivain fran ais, n le 29 septembre 1816 Rennes et mort le 7 mars 1887 Paris 7e. Son oeuvre, compos e de plus de 200 volumes dont de nombreux romans populaires dit s en feuilleton, eut un succ s consid rable de son vivant, galant celle d'Honor de Balzac et d'Alexandre Dumas. Biographie Les jeunes ann es Paul Henry Corentin F val na t le 29 septembre 1816 trois heures et demie du soir dans l'h tel de Blossac, rue du Four-du-Chapitre Rennes. Son p re, royaliste et chr tien, originaire de Troyes appartient la petite magistrature, il est conseiller la cour royale de la ville. Sa m re, Jeanne-Jos phine-Ren e Le Baron, est Bretonne de la r gion de Redon, et petite-fille du jurisconsulte Henri Fran ois Potier de La Germondaye. La famille est nombreuse (cinq enfants) et les revenus sont insuffisants. En 1826, l' ge de 10 ans, Paul entre comme interne au coll ge royal de Rennes (aujourd'hui, lyc e mile-Zola). Son p re meurt l'ann e suivante. En troisi me, au plus fort des troubles r volutionnaires de 1830, il affiche au coll ge des opinions monarchistes, d clenche des bagarres. Le proviseur le prie d'aller se calmer la campagne. Il passe quelques mois chez son oncle, le comte Auguste de Foucher de Careil, au ch teau de la For t-Neuve, en Gl nac. Le s jour va le marquer profond ment. Des conspirateurs s'assemblent la nuit au ch teau, on fond des balles. Paul laisse son imagination s'enfi vrer, il ne r ve que batailles et massacres. Il entend des l gendes macabres la veill e, parcourt les landes, erre entre les marais, s'enfonce dans les brouillards, recueille des r cits de la bouche d'anciens chouans de 1793... Il revient Rennes en janvier 1831, et entre en classe de seconde. Il obtient son dipl me de bachelier en 1833. INTRODUCTION Je l'appellerai Fernand. Vous le connaissiez sous un autre nom. Un soir que j' tais assis au coin de sa grande chemin e, dans son cabinet de travail qui ressemblait au ma tre-salon d'un ch teau d'autrefois, je regardais les robustes profils de son visage o les passions profondes et implacables de l' ge m r mettaient de puissants reflets. Celui-l tait une intelligence vaste, un esprit subtil, un bon coeur; celui-l vivait d'efforts et d'audace; sa plume tait l'arme du chevalier aussi bien que l'outil de l'ouvrier penseur; celui-l tait, dans toute la force du terme, un homme de lettres, c'est- -dire un honn te homme, dou de facult s sup rieures. Celui-l tait mon ma tre; il me nommait son ami; j' tais tout jeune: je l'admirais et je l'adorais. Il m ditait, ce soir-l ; je l' coutais penser. L'heure disait la pendule les tapes de sa route. Les tilleuls du parc chantaient sous le baiser de la brise. La lampe r pandait son huile goutte goutte, et le piano lointain de Sophie bavardait je ne sais quelle douce chanson. Sophie avait seize ans. Elle ressemblait d'une fa on si frappante au portrait de sa m re, que Fernand savait toujours o trouver le bienfait des larmes, aux heures d'amertume et de d couragement: il n'avait qu' regarder tour tour le portrait et Sophie. Le portrait avait nom aussi Sophie. - quoi songez-vous, ma tre ? demandai-je, car il ne fallait pas le laisser trop longtemps ses r ves. Sa paupi re se releva lentement. Il fixa sur moi son oeil loyal, o la souffrance de chaque jour avait mis, parmi tant d' clairs de vaillance et de force, une nuance de plaintive r signation. - Il y a, me r pondit-il, et je cherchais exprimer cette v rit aussi nettement que je la con ois, il y a deux dons distincts au point de vue de la profession dont je meurs et dont vous voulez vivre: l'instinct et le savoir-faire, la passion et l'effort, la puissance infuse et la facult conquise. - Le g nie et le talent, voulus-je dire.
Le drame de la jeunesse: Tome II

Le drame de la jeunesse: Tome II

Paul Feval

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Paul F val est un crivain fran ais, n le 29 septembre 1816 Rennes et mort le 7 mars 1887 Paris 7e. Son oeuvre, compos e de plus de 200 volumes dont de nombreux romans populaires dit s en feuilleton, eut un succ s consid rable de son vivant, galant celle d'Honor de Balzac et d'Alexandre Dumas. Biographie Les jeunes ann es Paul Henry Corentin F val na t le 29 septembre 1816 trois heures et demie du soir dans l'h tel de Blossac, rue du Four-du-Chapitre Rennes. Son p re, royaliste et chr tien, originaire de Troyes appartient la petite magistrature, il est conseiller la cour royale de la ville. Sa m re, Jeanne-Jos phine-Ren e Le Baron, est Bretonne de la r gion de Redon, et petite-fille du jurisconsulte Henri Fran ois Potier de La Germondaye. La famille est nombreuse (cinq enfants) et les revenus sont insuffisants. En 1826, l' ge de 10 ans, Paul entre comme interne au coll ge royal de Rennes (aujourd'hui, lyc e mile-Zola). Son p re meurt l'ann e suivante. En troisi me, au plus fort des troubles r volutionnaires de 1830, il affiche au coll ge des opinions monarchistes, d clenche des bagarres. Le proviseur le prie d'aller se calmer la campagne. Il passe quelques mois chez son oncle, le comte Auguste de Foucher de Careil, au ch teau de la For t-Neuve, en Gl nac. Le s jour va le marquer profond ment. Des conspirateurs s'assemblent la nuit au ch teau, on fond des balles. Paul laisse son imagination s'enfi vrer, il ne r ve que batailles et massacres. Il entend des l gendes macabres la veill e, parcourt les landes, erre entre les marais, s'enfonce dans les brouillards, recueille des r cits de la bouche d'anciens chouans de 1793... Il revient Rennes en janvier 1831, et entre en classe de seconde. Il obtient son dipl me de bachelier en 1833. INTRODUCTION Je l'appellerai Fernand. Vous le connaissiez sous un autre nom. Un soir que j' tais assis au coin de sa grande chemin e, dans son cabinet de travail qui ressemblait au ma tre-salon d'un ch teau d'autrefois, je regardais les robustes profils de son visage o les passions profondes et implacables de l' ge m r mettaient de puissants reflets. Celui-l tait une intelligence vaste, un esprit subtil, un bon coeur; celui-l vivait d'efforts et d'audace; sa plume tait l'arme du chevalier aussi bien que l'outil de l'ouvrier penseur; celui-l tait, dans toute la force du terme, un homme de lettres, c'est- -dire un honn te homme, dou de facult s sup rieures. Celui-l tait mon ma tre; il me nommait son ami; j' tais tout jeune: je l'admirais et je l'adorais. Il m ditait, ce soir-l ; je l' coutais penser. L'heure disait la pendule les tapes de sa route. Les tilleuls du parc chantaient sous le baiser de la brise. La lampe r pandait son huile goutte goutte, et le piano lointain de Sophie bavardait je ne sais quelle douce chanson. Sophie avait seize ans. Elle ressemblait d'une fa on si frappante au portrait de sa m re, que Fernand savait toujours o trouver le bienfait des larmes, aux heures d'amertume et de d couragement: il n'avait qu' regarder tour tour le portrait et Sophie. Le portrait avait nom aussi Sophie. - quoi songez-vous, ma tre ? demandai-je, car il ne fallait pas le laisser trop longtemps ses r ves. Sa paupi re se releva lentement. Il fixa sur moi son oeil loyal, o la souffrance de chaque jour avait mis, parmi tant d' clairs de vaillance et de force, une nuance de plaintive r signation. - Il y a, me r pondit-il, et je cherchais exprimer cette v rit aussi nettement que je la con ois, il y a deux dons distincts au point de vue de la profession dont je meurs et dont vous voulez vivre: l'instinct et le savoir-faire, la passion et l'effort, la puissance infuse et la facult conquise. - Le g nie et le talent, voulus-je dire....
Le Capitaine fantome, Tome I

Le Capitaine fantome, Tome I

Paul Feval

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Paul F val est un crivain fran ais, n le 29 septembre 1816 Rennes 1] et mort le 7 mars 1887 Paris 7e. Son oeuvre, compos e de plus de 200 volumes dont de nombreux romans populaires dit s en feuilleton, eut un succ s consid rable de son vivant, galant celle d'Honor de Balzac et d'Alexandre Dumas. Les jeunes ann es Paul Henry Corentin F val na t le 29 septembre 1816 trois heures et demie du soir dans l'h tel de Blossac, rue du Four-du-Chapitre Rennes. Son p re, royaliste et chr tien, originaire de Troyes appartient la petite magistrature, il est conseiller la cour royale de la ville. Sa m re, Jeanne-Jos phine-Ren e Le Baron, est Bretonne de la r gion de Redon, et petite-fille du jurisconsulte Henri Fran ois Potier de La Germondaye. La famille est nombreuse (cinq enfants) et les revenus sont insuffisants. En 1826, l' ge de 10 ans, Paul entre comme interne au coll ge royal de Rennes (aujourd'hui, lyc e mile-Zola). Son p re meurt l'ann e suivante. En troisi me, au plus fort des troubles r volutionnaires de 1830, il affiche au coll ge des opinions monarchistes, d clenche des bagarres. Le proviseur le prie d'aller se calmer la campagne. Il passe quelques mois chez son oncle, le comte Auguste de Foucher de Careil, au ch teau de la For t-Neuve, en Gl nac. Le s jour va le marquer profond ment. Des conspirateurs s'assemblent la nuit au ch teau, on fond des balles. Paul laisse son imagination s'enfi vrer, il ne r ve que batailles et massacres. Il entend des l gendes macabres la veill e, parcourt les landes, erre entre les marais, s'enfonce dans les brouillards, recueille des r cits de la bouche d'anciens chouans de 1793... Il revient Rennes en janvier 1831, et entre en classe de seconde. Il obtient son dipl me de bachelier en 1833 EXTRAIT: I La fontaine Saint-Julien. Le soleil descendait l'horizon derri re les cimes de la Sierra de Gredos; c' tait le soir d'une journ e touffante, au mois de juin, en l'ann e 1809. La plaine fertile qui s' tend du pied des montagnes au cours du fleuve pr sentait un aspect d sol ; aussi loin que l'oeil pouvait se porter, toutes les terres taient en friche et ressemblaient une lande incendi e. Deux lignes de verdure, le Tietar au sud, l'Alberche au sud-est, fermaient cependant l'horizon aride, indiquant le passage des deux rivi res qui serpentent avec lenteur et vont porter au Tage leurs eaux, richesse de la contr e. Il y avait foule autour de la fontaine de Saint-Julien-de-Cabanil, qui forme une oasis ombrag e de grands arbres entre Monbeltran et le petit village de Saint-Jacques-sous-Cabanil, dans la partie la plus occidentale de la Vieille-Castille; on avait entendu, depuis midi, une fusillade tr s-vive, engag e dans la direction de Plasencia, et quelques curieux, claireurs de la politique villageoise, avaient couru chercher des nouvelles. La foule, rassembl e autour de la fontaine, tait compos e de campagnards des deux sexes et de tout ge, auxquels se m laient quelques tonsur s et aussi quelques bons gaillards, portant sous leurs manteaux bruns les costumes divers et presque tous pittoresques des provinces du centre: paysans, muletiers, artisans, contrebandiers de la fronti re portugaise et m me brigands de la Sierra. Pendant l'orage l'homme peut, dit-on, se coucher impun ment entre le lion et le tigre: le serpent sonnettes lui-m me perd le besoin de mordre durant les grandes convulsions de la nature tropicale: ainsi en tait-il l'heure supr me de cette crise o se tordait l'Espagne. Les inimiti s sommeillaient, la vengeance tait morte, toute haine qui n' tait pas celle de l' tranger disparaissait avec toute crainte qui n' tait pas celle de l'ennemi. D'un bout l'autre de la P ninsule, comme ici, au bord de la Fuente de San Julian de Cabanil, le pr tre coudoyait le bandit, et le villageois fanatique s'asseyait aupr s du gitano excom
Le Capitaine fantome, Tome II

Le Capitaine fantome, Tome II

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Paul F val est un crivain fran ais, n le 29 septembre 1816 Rennes 1] et mort le 7 mars 1887 Paris 7e. Son oeuvre, compos e de plus de 200 volumes dont de nombreux romans populaires dit s en feuilleton, eut un succ s consid rable de son vivant, galant celle d'Honor de Balzac et d'Alexandre Dumas. Les jeunes ann es Paul Henry Corentin F val na t le 29 septembre 1816 trois heures et demie du soir dans l'h tel de Blossac, rue du Four-du-Chapitre Rennes. Son p re, royaliste et chr tien, originaire de Troyes appartient la petite magistrature, il est conseiller la cour royale de la ville. Sa m re, Jeanne-Jos phine-Ren e Le Baron, est Bretonne de la r gion de Redon, et petite-fille du jurisconsulte Henri Fran ois Potier de La Germondaye. La famille est nombreuse (cinq enfants) et les revenus sont insuffisants. En 1826, l' ge de 10 ans, Paul entre comme interne au coll ge royal de Rennes (aujourd'hui, lyc e mile-Zola). Son p re meurt l'ann e suivante. En troisi me, au plus fort des troubles r volutionnaires de 1830, il affiche au coll ge des opinions monarchistes, d clenche des bagarres. Le proviseur le prie d'aller se calmer la campagne. Il passe quelques mois chez son oncle, le comte Auguste de Foucher de Careil, au ch teau de la For t-Neuve, en Gl nac. Le s jour va le marquer profond ment. Des conspirateurs s'assemblent la nuit au ch teau, on fond des balles. Paul laisse son imagination s'enfi vrer, il ne r ve que batailles et massacres. Il entend des l gendes macabres la veill e, parcourt les landes, erre entre les marais, s'enfonce dans les brouillards, recueille des r cits de la bouche d'anciens chouans de 1793... Il revient Rennes en janvier 1831, et entre en classe de seconde. Il obtient son dipl me de bachelier en 1833 EXTRAIT: I La chambre octogone. C' tait toujours la m me nuit, et, loin de faire marcher le temps, nous sommes oblig s de r trograder encore de quelques heures, pour introduire enfin le lecteur dans cet antique ch teau de Cabanil, dont nous avons parl tant de fois et dont jamais nous n'avons franchi le seuil. Ce ch teau, oeuvre des temps recul s o Maures et Castillans se disputaient pied pied le sol de l'Espagne, tait une de ces forteresses r put es imprenables avant l'introduction des nouveaux syst mes de guerre. M me avec les m thodes modernes, le si ge en e t encore t tr s-malais , parce qu'il s' levait au fond d'une gorge, abrit e de tous c t s contre l'artillerie. La d faveur populaire du marquis Blas de Cabanil avait pour cause premi re ce fait qu'il en avait refus l'entr e aux Anglais de Moore, poursuivis par l'arm e fran aise, en 1808. Le ch teau se composait d'un carr long, ferm par des remparts d'une norme paisseur que flanquaient les quatre tours carr es, d j mentionn es dans ce r cit. Chacune de ces tours se reliait par une galerie int rieure diagonale avec le corps de logis, situ au centre de figures et construit dans le vieux style roman-espagnol. Il y avait la tour de Sanche, la tour d'Alphonse, la tour de Jean et la tour de Ferdinand-le-Catholique. Depuis quatre jours, un tranger, Samuel da Costa, Portugais puissamment riche, occupait presque militairement les trois premi res tours et le corps de logis. Dona Mencia et sa fille, d fendues par un seul serviteur, pauvre vieillard qui n'avait d'autre force que sa fid lit , habitaient, barricad es et, on peut le dire, assi g es, la tour de Ferdinand-le-Catholique. Le Portugais avait pour lui la junte et, par cons quent, les autorit s espagnoles, en sa qualit d'acheteur d'un bien confisqu ; l'arm e anglaise lui devait protection pour divers motifs, parmi lesquels il faut ranger de nombreuses affaires, faites de compte demi entre lui et des agents anglais, sinon entre lui et l'Angleterre