Colomba della Rebbia a vu p rir son p re assassin par son ennemi, l'avocat Barricini. L'assassin a su d rober son crime aux yeux de la justice, mais Colomba n'a pas mis l'espoir de sa vengeance dans la loi. Elle a un fr re, Orso della Rebbia, lieutenant en demi-solde dans la garde imp riale, qui doit bient t revenir en Corse. C'est lui qui est maintenant le chef de la famille, et c'est lui qui, selon les id es de la Corse, doit venger son p re: quand on a un ennemi, il lui faut choisir entre les trois S: schioppetto, stiletto o strada (fusil, stylet ou fuite, expression corse). Lorsque Orso si longtemps attendu revient enfin au pays, Colomba d couvre que son s jour sur le continent lui a fait concevoir, de l'honneur et de la justice, d'autres sentiments que ceux de ses compatriotes et surtout de sa soeur: il d teste la vendetta. Colomba pousse alors avec un m lange d'amour fraternel et d'ardeur de vengeance son fr re un meurtre expiatoire, qu'elle aurait accompli elle-m me si elle n'e t cru que l'ex cution de la vengeance appartenait son fr re comme chef de la famille.
La V nus d'Ille est une nouvelle fantastique qui est originale par rapport au canon du fantastique du xixe si cle. Le fantastique est un genre litt raire dans lequel le rationnel et l'irrationnel se m lent. Des v nements tranges se produisent et provoquent le trouble chez le personnage victime de ces v nements, ainsi que chez le lecteur. C'est pourquoi, tout au long du r cit, le lecteur, ainsi que les personnages, recherchent une explication rationnelle aux l ments troublants qui surviennent. la fin du r cit, m me si une explication rationnelle est envisag e, celle-ci peut tre contredite par des hypoth ses qui sortent du commun.
Auguste Saint-Clair, un homme tr s renferm qui ne cherche plaire qu'aux gens qui lui plaisent, rencontre Mathilde de Coursy, une jeune et belle veuve, fra che comme une rose. Elle devient sa ma tresse et son unique amie. Peu apr s, Auguste Saint-Clair assiste un d jeuner-d ner (un d jeuner de c libataires qui dure longtemps) o on lui dit que Mathilde de Coursy a t la ma tresse de Massigny, qui lui avait offert un vase trusque, une pi ce rare et in dite. Auguste est assez fou pour avoir des soup ons; et assez hypocrite pour les cacher Mathilde de Coursy. Un autre soir, la comtesse de Coursy remet une montre raccommod e Auguste: le portrait en miniature de Mathilde de Coursy est peint sur le fond de la bo te. Puis, elle dit que c'est Massigny qui lui a fait conna tre le peintre. Saint-Clair est furieux. Il aimerait mieux cent fois, lui dit-il, qu'elle soit une courtisane et qu'elle se soit donn e pour de l'argent. Au moins pourrait-il croire qu'elle l'aimait. Maintenant il fr mit la seule id e de lier son sort l'ancienne ma tresse de Massigny. En ce temps-l , Auguste, en se promenant cheval, provoque une dispute avec Th mines, un de ses rivaux. Le jour suivant, Mathilde dit qu'elle n'avait jamais t la ma tresse de Massigny. Saint-Clair lui demande pardon plusieurs fois. Il est tu lors d'un duel provoqu par la dispute avec Th mines. Trois ann es plus tard, Mathilde meurt d'une maladie de poitrine, caus e par le chagrin.
Don Juan est le fils esp r du comte don Carlos de Mara a qui veut faire de lui un homme brave tandis que sa m re r ve d'un fils pieux. C'est un enfant tr s g t et lev dans le luxe et l'abondance de biens. Dans sa jeunesse, il fut marqu par un tableau de Moral s qui repr sentait les tourments du purgatoire inflig s des p cheurs; tableau qui ornait l'oratoire de la comtesse de Mara a, sa m re. A dix huit ans, Don Juan, dou pour la religion et les armes mais beaucoup moins pour le latin, fut envoy Salamanque dans l'une des plus prestigieuses coles d'Espagne. L , il fit la connaissance d'un tudiant qui le mit en garde d'un d nomm don Garcia. Don Garcia s'av rera tre le fils d'un ami de son p re et prendra Don Juan sous son aile. Ensemble, les deux hommes d cident de s duire deux soeurs: do a Fausta et do a Teresa de Ojeda. En tentant de les s duire, ils sont contraints de tuer don Cristoval et, au lieu de s'enfuir loin, ils s ment leur adversaire par la ruse. Les deux hommes vont parvenir leurs fins. Don Juan se montre plus fid le que Don Garcia mais il se lasse vite de cette jeune fille. Ses illusions sur l'amour sont remises en cause. Les deux hommes d cident d' changer leurs compagnes mais Fausta alerte la maison et son p re, pensant tuer Don Juan, poignarde sa fille. Don Juan, dans sa fuite, assassine le p re de Fausta. Les deux hommes doivent quitter le pays; ils d cident de s'en aller en Flandres sur le front...
" FRAN OIS. Quand je vous dis, Juliette, que c'est comme dans la r volution. Ils veulent refaire le comit de salut public. Le comit de salut public avait un tapis vert comme cela. JULIETTE. Bah vous ne savez ce que vous dites. Madame a la r volution en horreur; moi, je crois qu'ils veulent faire des bouts-rim s, comme on en a fait l'ann e derni re. FRAN OIS. Qu'est-ce que c'est que des bouts-rim s ? JULIETTE. C'est un jeu; mais il faut avoir de l'esprit pour y jouer... Chacun crit quelque chose sur un morceau de papier, et puis il y en a un qui lit, et tous les autres rient comme des fous. - Mais voici madame. Allez vite chercher le fauteuil qu'elle vous a dit..."