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La Chasse aux Têtes: Scènes d'un voyage à Bornéo

La Chasse aux Têtes: Scènes d'un voyage à Bornéo

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2018
nidottu
" Arriv Born o en 1848, j' tais encore l'ann e suivante assez peu au courant des moeurs de l' le; au moins ne les connaissais-je que modifi es, adoucies par la ferme autorit que le rajah Brooke avait d j tablie sur la province de Sarawak, o je faisais aupr s de lui mon apprentissage diplomatique. Nous menions Kuching, la capitale de sa petite principaut , une existence presque europ enne, et, bien que je comprisse toute la valeur des enseignements quotidiens que je puisais dans les entretiens du rajah, je sentais en m me temps le besoin de me mettre plus directement en rapport avec les races diverses de l' trange pays o j' tais appel par mes fonctions jouer un r le essentiel. J'acceptai donc avec reconnaissance l'occasion que m'offrit le rajah d'aller avec son neveu, le capitaine Brooke, r concilier solennellement deux tribus entre lesquelles de vieilles inimiti s un moment assoupies mena aient de rena tre, et avaient engendr d j de s rieux griefs, - celle des Sakarangs et celle des Balaus. L'entreprise ne laissait pas d' tre d licate, et nous part mes avec une escorte de cinq cents hommes pour le fort de Sakarang, o commandait alors M. Brereton, charg par le rajah de tenir en respect les pirates du Batang-Lupar..."
Dorlcote-Mill: Scènes de la vie anglaise

Dorlcote-Mill: Scènes de la vie anglaise

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2018
nidottu
" Dans une plaine largement ouverte, la belle rivi re de la Floss, courant plus l'aise entre ses bords charg s de verdure, semble se h ter vers la mer, tandis que la mar e amoureuse, remontant sa rencontre, lui barre le passage par une sorte d'imp tueuse treinte. Le flot puissant ram ne ainsi vers la petite ville appel e Saint-Ogg, de noirs b timents charg s des planches odorantes du sapin, de sacs aux flancs arrondis, pleins de graines ol agineuses, et de monceaux de charbons, noirs diamants qui tincellent au soleil. Entre une colline basse et le bord de l'eau, la petite ville tale ses toits rouges aux pentes rapides, ses entrep ts aux pignons largis, et sous les p les rayons d'un soleil de f vrier jette quelques doux reflets roses sur les ondes miroitantes. droite, gauche, s' tendent de gras p turages, des champs bruns o le sillon r cemment ouvert attend la semence prochaine, quelques autres o pointent d j les tendres tiges du bl sem en automne. Par-del les haies, on entrevoit la cime dor e des ruches de l'an dernier. Des arbres se dressent le long de ces haies, et les m ts des navires lointains, les voiles couleur de tan, se meuvent, dirait-on, parmi des massifs de fr nes..."
Ziobà: Archives d'une famille vénitienne

Ziobà: Archives d'une famille vénitienne

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2018
nidottu
..". Dans son rapport sur les m mes faits, Domenico Longhi confirmait les dires de son coll gue, et y ajoutait ceci: Lanc la poursuite de l'assassin, je fus bient t certain que j'avais faire un birbante pourvu de bonnes jambes. Sa frayeur semblait lui donner des ailes. Dans les rues, pour la plupart d sertes, que nous travers mes tout d'abord, je ne le perdis pourtant pas de vue. La foule tait du c t de Saint-Marc pour voir les f tes. Apr s bien des d tours, mon homme arriva sur les bords du Grand-Canal, non loin de l' glise Saint-Sylvestre. Trouvant une gondole amarr e un des poteaux, il s'y jeta, la d crocha fort lestement, et traversa le canal. J'eus lieu de remarquer qu'il ramait en homme expert. Pendant les quelques instants que lui demand rent les rapides pr paratifs de son habile manoeuvre, j'avais pu l'examiner d'un peu plus pr s et constater qu'il portait le costume de nos tudiants. A son c t pendait un objet m tallique rappelant par sa forme les tuis en tain dans lesquels les licenci s de l'universit de Padoue ont coutume d'enfermer leurs dipl mes. Ceci me confirme dans l'id e que le meurtrier doit tre un tudiant. Du reste un masque me cachait absolument son visage, et l'obscurit ne me permettait pas de pr ciser mes remarques. D sol de voir s' chapper l'auteur d'un crime si audacieux, j'appelai grands cris un batelier..."
La Grande Remontrance: Épisode de l'histoire de l'Angleterre

La Grande Remontrance: Épisode de l'histoire de l'Angleterre

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2018
nidottu
" Selon qu'elle est trait e par les esprits routiniers et serviles ou par ceux qui cherchent librement le vrai, l'histoire est une facile orni re ou un sentier ardu. Or les premiers, - nous ne l'apprenons sans doute personne, - sont beaucoup plus nombreux que les seconds. Entre mille preuves qu'on en pourrait donner, nous citerions volontiers la paresseuse obstination avec laquelle tous les crivains appel s raconter Le r gne de Charles Ier ont tour tour copi la fameuse Histoire de la R bellion, livre remarquablement crit d'ailleurs, et qui occupe bon droit dans la litt rature anglaise la place que les M moires du cardinal de Retz ont dans la n tre. M me talent d'exposition, m me, vivacit de style les caract risent, et, comme peintre de portraits, nous donnerions volontiers la palme Clarendon. Par malheur, en fait d'exactitude, de loyaut , de d sint ressement, ces deux hommes se valent. C' taient deux politiques presque galement rompus l'intrigue, et dont les passions personnelles ont fauss de la mani re la plus d plorable les t moignages l'aide desquels ils sollicitaient la post rit de sanctionner leurs id es et d'absoudre leur conduite..."
Hester Lynch Piozzi

Hester Lynch Piozzi

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2018
nidottu
" Hester Lynch Salusbury tait de noble race. Sa g n alogie remonte jusqu' un certain Adam de Saltzbourg (fils d'Alexandre, duc et prince de Bavi re), lequel vint s' tablir en Angleterre avec Guillaume le Conqu rant. Elle appelle agr ablement cet anc tre le p re Adam, et ne se fit pas faute, passant Saltzbourg au retour d'un voyage en Italie, de montrer ses parchemins au coll ge h raldique de cette ville, qui les reconnut pour bons et valables. Venait ensuite, quatre ou cinq g n rations de l , un Salusbury (Henri le Noir), fait chevalier sur le champ de bataille par Richard Coeur de Lion, et qui, en m moire des trois mirs prisonniers dont la capture lui avait valu cet honneur, avait plac trois croissants sur ses armoiries. Ce fut lui qui, revenu des croisades, s' tablit dans le pays de Galles et y construisit le manoir de famille, Llewenney-Hall 2. Un lion de bronze d corait la principale tour du ch teau. Le fils de Henri le Noir pla a galement sur son cu cet animal symbolique, et, durant la guerre d'York et Lancastre, la grande bataille de Barnet, un de ses ennemis, auquel il venait d'accorder la vie apr s l'avoir renvers ses pieds, levant les yeux sur ce blason bien connu: Sat est prostr sse leoni, s' cria-t-il avec un merveilleux -propos classique. Vraie ou non, la chronique fut accept e, et ces mots latins devinrent la devise des Salusbury..."
La Fantaisie aux États-Unis

La Fantaisie aux États-Unis

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2018
nidottu
" Il y a des livres s rieux, il y a des livres frivoles: jusque-l nulle difficult ; mais quels sont les uns et quels sont les autres ? Ici l'esprit s'embarrasse, et le doute est permis. Un bien gros volume de niaiseries et de lieux-communs, parce qu'on y traite des questions th ologiques ou m taphysiques, est-il ipso jure dans la premi re cat gorie ? Un conte parfaitement chim rique d'ailleurs, mais o la raison s' tonne de trouver une saine et profitable p ture, sera-t-il, sur l' tiquette du sac, rang dans la seconde ? Les sermons de l'abb Cotin, s'ils ont jamais t recueillis, constituent-ils un ouvrage grave ? Et Microm gas et Candide sont-ils de pures billeves es, bonnes pour des intelligences pu riles et des cerveaux vides ? Telles sont les r flexions qui nous encouragent chercher dans la litt rature am ricaine ce que les derni res ann es ont produit de moins aust re, ou, si l'on veut, de plus aventur , les plaisanteries qui ont le mieux gay New-York ou d rid Boston, celles qui pourraient nous donner la fois les meilleurs renseignements sur la vie qu'on m ne aux tats-Unis et sur l'esprit qu'on y go te. Nous nous arr terons, comme on le pense bien, aux ouvrages qu'une vogue exceptionnelle recommande notre attention..."
La Fille du roi Bruce

La Fille du roi Bruce

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2018
nidottu
"... Parmi les collines du Surrey, sur une vaste bruy re, il y a trente ans de cela, s' levait, loin de toute autre habitation, un grand b timent en briques rouges, moiti palais, moiti ferme. Un marchand retir du commerce l'avait commenc , une esp ce de fermier contrebandier le termina; ce dernier avait pris bail les landes environnantes, et fournissait Londres de marchandises fran aises d barqu es de nuit sur la c te du Sussex. Un m decin qui voulait faire sa fortune et s' tait consacr , comme moi, au traitement des maladies mentales, vint y remplacer ces deux fondateurs. Les longues galeries furent am nag es en cellules; les vastes caves, o s'enfouissaient jadis les masses d'objets prohib s, devinrent autant de donjons souterrains. - On dirait qu'ils ont b ti tout expr s pour moi se disait volontiers le docteur X..., trottant, au retour de sa chevauch e quotidienne, sur les collines du Surrey. Au fait, c' tait une admirable maison de fous, et l'isolement ne faisait qu'ajouter ses autres m rites, ainsi que l'avait remarqu mon habile confr re, profond observateur, et qui sans cela f t rest pauvre..."
L'Anneau d'Amasis

L'Anneau d'Amasis

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2018
nidottu
C' tait en 1834, sur le Rhin, entre Mayence et Cologne. Le bateau vapeur sur lequel j'avais pris passage portait le nom de la Loreley, cette sir ne allemande sujet de tant de ballades et de tant de traditions diverses. Nos deux petits canons, qui venaient de saluer le Rheinstein, recharg s nouveau, allaient rendre hommage la myst rieuse marraine de notre l ger navire, lorsque la conversation des passagers, dans ce moment-l fort anim e, fut tout coup interrompue par un choc bruyant. Ils tourn rent tous la t te, par un m me mouvement, du c t o le bruit appelait leur attention, et virent avec surprise qu'il provenait d'une petite table brusquement renvers e terre par le plus grave, le plus silencieux, le plus r serv de la compagnie, - celui qu'on avait baptis le gentilhomme noir, faute de conna tre son nom, sa profession et le titre que sans doute il devait porter. Sa physionomie, son aspect g n ral inspiraient le respect et for aient pour ainsi dire la d f rence. Nulle morgue chez lui, rien qui repouss t la sympathie; mais en m me temps rien qui perm t de se familiariser, s'il ne vous y conviait lui-m me, avec un personnage aussi minemment distingu . Il tait de ceux qui traversent une foule sans tre expos s au moindre contact, et la barri re ind finie qui le rendait inaccessible le d robait presque aux regards...
Robert Browning

Robert Browning

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2018
nidottu
La critique anglaise applique parfois la po sie des formules et des raisonnements tout- -fait propres effaroucher les muses: elle s'est, par exemple, demand compte un beau matin, du discr dit o les po tes taient tomb s apr s avoir, durant les vingt-cinq premi res ann es de ce si cle, joui d'une vogue et d'une popularit sans exemple. Cette r volution impr vue a t discut e tout aussi s rieusement et peu de chose pr s de m me qu'aurait pu l' tre une crise tout coup survenue dans le trafic des cotons ou des fers, De 1800 1825, lisions-nous, il y a douze ans d j , dans la Revue d' dimbourg, il y avait pour la po sie des consommateurs en grand nombre et pleins d'ardeur. La demande exc dait l'offre: la production tait stimul e par un placement presque certain; car, bonne ou m diocre, toute po sie s' coulait. Depuis la mort de Byron, cette branche du commerce national n'a fait que d cro tre: elle est frapp e maintenant d'une d plorable st rilit . Vainement le march s'encombre, et les vers sont au rabais. Les transactions sont de plus en plus rares, les acheteurs de plus en plus froids. A qui la faute ? ...
Thomas Hood

Thomas Hood

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2018
nidottu
Avant d' tudier les ouvrages d'un po te humoriste par excellence, il conviendrait peut- tre de chercher d finir l'humour, cette forme particuli re, cette nuance presque insaisissable de ce qui, chez nous, s'appelle esprit. Pourquoi et comment, de sa signification primitive emprunt e aux Latins, - eau, substance liquide, - ce mot intraduisible en est-il venu d signer une qualit , un instinct si l'on veut, une force selon quelques-uns, selon d'autres une maladie de l'intelligence ? Il faut chercher l'explication de cette bizarrerie dans les notions de la physiologie humaine telles qu'elles existaient au moment o la philosophie moderne cherchait et fa onnait son idiome. Reprenant la tradition m dicale peu pr s au point o Hippocrate l'avait laiss e, les doctes esculapes de la renaissance attribu rent aux divers sucs labor s dans l'alambic vital une action directe sur les mouvements, les dispositions de l' me. Pour le vulgaire, toute id e doit prendre corps, sous peine de rester incomprise; et, comme les m decins ne sont pas pr cis ment port s faire pr dominer l'intelligence sur la machine physique, il se fit alors une confusion assez naturelle entre les divers tats de l' me et les humeurs de toute esp ce auxquelles on accordait une importance si consid rable. De l mille locutions qui n'ont d'autre origine que cet amalgame curieux entre l'organisme physique et l'organisme intellectuel: Flegme, col re, sang-froid, atrabilaire, m lancolie, et tant d'autres mots que Cabanis lui-m me n'aurait pu rendre plus expressifs, plus nettement, plus explicitement mat rialistes...
Percy Bysshe Shelley

Percy Bysshe Shelley

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2018
nidottu
Shelley a t po te dans toutes les acceptions de ce mot, qui en a tant. Il l'a t par son organisation et par sa vie comme par ses crits; par l'impr voyance comme par le g nie, surtout par la candeur et par l' nergie de ses convictions. Son enfance, ses amours, sa mort, sont po tiques. A l' cole publique, il souffre, r ve et blasph me d j . Bien avant l' ge o le commun des hommes s'est demand compte de ses croyances, ce pr coce Titan est en guerre avec Jupiter, et, comme le h ros antique, il brave les foudres vengeresses. Noble de naissance, il va pr chant une croisade contre tous les oppresseurs des peuples. Tourment du besoin de croire et d'aimer, il hait et il nie. Cette ferveur, cette constitution nerveuse, extatique, sujette des hallucinations de tout genre qui rappellent tout ce qu'on a lu des grands solitaires chr tiens, - d tourn es de leur mission naturelle, perverties m me si l'on veut, - servent les desseins de la philosophie incr dule et r volt e. L'onction de saint Augustin, l'aust re loquence des p res, parfois la langue embras e des ap tres, animent des conceptions tranges o viennent s'amalgamer, avec des visions dignes de Swedenborg et de Saint-Martin, les th ories, les syst mes de la philosophie la plus positive...
William Makepeace Thackeray

William Makepeace Thackeray

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2018
nidottu
... Puis Thackeray, s'abritant sous un pseudonyme (Micha l-Angelo Titmarsch) et ne prenant peut- tre pas encore lui-m me tout fait au s rieux une profession dont il s'honore maintenant qu'il l'avoue, devait encore, par les gaiet s qu'il se permettait, effaroucher son monde. En France m me, o le badinage litt raire trouve les esprits plus ouverts et plus indulgents, que de peines cependant pour lui faire sa place au soleil Combien on s'effraie facilement d'une plume encore inconnue qui pr tend risquer la moindre petite escapade Bref, et quelles que fussent les causes premi res ou secondes qui retard rent les succ s de Thackeray, sa r putation demeura pendant quelques ann es une fa on d' nigme. Il avait, en petit nombre, de sinc res admirateurs; il avait, beaucoup plus nombreux, des ennemis qui le d daignaient ou feignaient de le d daigner. Oserons-nous rappeler que, dans ce recueil m me, nous nous sommes personnellement rang parmi les premiers, et tr s temps, en essayant de faire conna tre l'Irish Sketch-book, les Esquisses irlandaises de Titmarsh, qui ne s'appelait pas alors Thackeray, et combinait encore les ressources de la charge dessin e avec celles de la charge crite ? Le pr nom de son pseudonyme - Michel-Ange - indique assez plaisamment cette double ambition d'artiste...
Le Rachat de Jane: Récit de la vie des prisons de femmes en Angleterre

Le Rachat de Jane: Récit de la vie des prisons de femmes en Angleterre

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2018
nidottu
... Les pages qu'on va lire n'ont que les dehors d'une fiction. Elles se composent en fait de r alit s strictement, rigoureusement authentiques, et par l se recommandent aux esprits s rieux, aux lecteurs de bonne foi. Le sort a voulu qu'elles fussent dat es de prison, bien qu'elles manent d'une personne libre. Un autre hasard non moins singulier devait faire que le r v rend missionnaire qui elles taient adress es ne les a jamais re ues, et cela par une raison tr s simple, c'est qu'elles ne lui furent jamais envoy es. L'obstacle vint, nous croyons le savoir, de certains scrupules sur la nature desquels, apr s les avoir lues, on sera compl tement difi . Il s' crit ainsi chaque jour beaucoup de lettres qu'on supprime, tant t parce qu'elles expriment un sentiment qui veut garder ses voiles, tant t parce qu'elles accusent des reliefs de caract re, des emportements d'imagination, des faiblesses, des na vet s, qu'on ne se soucie pas de livrer aux sarcasmes d'une raison hautaine, d'une rectitude inflexible. Il est probable ou du moins il est fort possible que la correspondance en question se f t arr t e court, si une premi re r ponse, froide et railleuse, tait venue glacer, paralyser l'enthousiasme dont elle est empreinte. En la gardant par devers elle, la jeune femme qui l'avait si r solument inaugur e se m nagea la pleine libert de ses panchements, et tout en caressant peut- tre l'id e de la montrer un jour, si jamais il revenait de ses p rilleux voyages, l'ami qu'elle avait choisi pour confident, il lui fut loisible d'y consigner quotidiennement, sans craindre les objections ou les critiques qui l'eussent d courag e, les impressions parfois contradictoires d'un esprit mobile, d'une me passionn e, d'une volont souvent branl e, quoique d finitivement victorieuse...
Madame de Novion, un Amour d'autrefois

Madame de Novion, un Amour d'autrefois

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2018
nidottu
... Le premier pr sident de Novion, nous dit Saint-Simon, tait un homme vendu l'iniquit ; l'argent et les ma tresses obscures lui faisaient tout faire. Puis il entre dans le d tail, et accuse formellement ce magistrat de la plus honteuse pr varication. Charg de recueillir et de formuler l'opinion des conseillers assis c t de lui, Novion s' tait enhardi peu peu jusqu' changer les arr ts en les signant et prononcer, au nom d'une majorit fictive, des sentences dont il tait l'unique auteur. Les greffiers, les rapporteurs, intimid s, couvraient d'une complicit muette cet trange abus. A la fin, surpris de voir que tout un c t e t sanctionn des opinions r prouv es unanimement par l'autre section, les conseillers voulurent claircir ce ph nom ne. Quand la fraude eut clat , quand on eut v rifi par quel incroyable stratag me Novion en tait venu juger tout seul les causes les plus importantes, et quand on eut constat l'existence d'arr ts extr mement alt r s dans leur contexte, plaintes en furent port es au roi. Elles taient appuy es de telles preuves que Novion re ut ordre de se retirer. Successeur de Lamoignon, il tait depuis l'ann e 1678 la t te du parlement, et justice ne fut faite de ses pr varications que tout la fin de 1689. Il tait donc rest onze ans dans la pleine possession de cette immense autorit qu'il prostituait impudemment aux passions les plus viles. Ces choses-l ni rien de semblable ne sauraient, - du moins faut-il le croire, - se reproduire de nos jours. Ce sont r sultats du despotisme; un peuple libre en est naturellement exempt...
John Wilmot: Comte de Rochester

John Wilmot: Comte de Rochester

Paul-Émile Daurand-Forgues

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2017
nidottu
" En 1657, trois ann es avant la restauration des Stuarts et Cromwell se mourant d j , les habitants de la petite ville de Spilsby, comt d'Oxford, virent avec quelque surprise un char fun bre traverser inopin ment leur cit . Aucune pompe, aucune escorte, point de flambeaux, point de draperies aux larmes d'argent; peine avait-on permis que des armoiries bien connues dans le pays d corassent le cercueil, que deux chevaux noirs tra naient vers l' glise. Un messager du parlement, charg de veiller l'ex cution du bill en vertu duquel les obs ques avaient lieu avec cette simplicit inusit e, pr c dait, en grand deuil et arm de la petite verge noire, insigne redout du pouvoir que sa mission lui conf rait, le char solitaire. Dans la chapelle, interdite au public, une femme, un enfant, quelques serviteurs l'attendaient au pied d'un autel o un ministre, rev tu de son costume ordinaire, s'appr tait officier. Les pri res d'usage furent r cit es sans musique, sans c r monies d'aucune sorte, comme s'il se f t agi du plus simple bourgeois de l'humble petite ville, apr s quoi la bi re fut d pos e dans le caveau de famille, et chacun se retira. Le messager ne partit qu'apr s le dernier des assistants; il avait s'assurer jusqu'au bout que la volont du parlement n'avait rencontr aucun obstacle..."
Paul Colman: Conspiración En El Convento

Paul Colman: Conspiración En El Convento

Rafael Dario Duran

Independently Published
2018
nidottu
En su segundo caso como detective privado, Paul Colman descubre, a partir del asesinato de una monja que fue lanzada r o y que estaba en estado de embarazo a la hora de su muerte, una conspiraci n que involucra a un representante de la alta jerarqu a eclesi stica. Este caso pone a prueba la relaci n sentimental de Colman con su esposa, Laura, quien termina involucr ndose con la v ctima de este caso, un hombre de facciones finas que durante muchos a os se hizo pasar por monja. Muchos secretos ser n desvelados en Conspiraci n en el convento, la segunda saga de esta trilog a del novelista dominicano Rafael Dar o Dur n, que por primera vez incursiona en el g nero de novela detectivesca.