Kirjojen hintavertailu. Mukana 11 244 527 kirjaa ja 12 kauppaa.

Kirjahaku

Etsi kirjoja tekijän nimen, kirjan nimen tai ISBN:n perusteella.

1000 tulosta hakusanalla Henry Houssaye

Le Salon de 1877

Le Salon de 1877

Henry Houssaye

Createspace Independent Publishing Platform
2017
nidottu
" Sganarelle disait qu'il y a fagot et fagot; on ne doit pas en conclure qu'il y ait Salon et Salon. Les Salons se suivent et se ressemblent avec une affligeante monotonie: qui en a vu un en a vu dix. Sans s'embarrasser de chercher une voie nouvelle ou d'accuser leur mani re avec un plus haut style ou une nergie plus grande, les peintres se tra nent la remorque des autres ou d'eux-m mes, se laissent aller aux redites banales et aux poncifs surann s, et se contentent d'exposer toujours le m me tableau sous un titre diff rent. Une Pandore dans une grotte succ de une V rit dans un puits, une V nus couch e une V nus debout, un portrait en robe bleue un portrait en robe verte, une aurore rose un cr puscule empourpr , une plaine de neige un bois couvert de givre, un bapt me de hameau une noce de village, un Christ la colonne un Christ au tombeau. Le Salon de 1877 ne fait point exception. Il ressemble au Salon de 1876, de m me que le Salon de 1878 ressemblera celui de 1877. Comme chaque ann e, on dit, apr s une visite rapide: Il n'y a rien; comme chaque ann e, on dit, apr s une s rieuse tude: Il y a pourtant quelque chose. C'est la m me profusion annuelle de tableaux de genre, de paysages, de portraits; c'est le m me cort ge, pauvre et maigre, de d esses nues et de femmes d shabill es, la m me th orie de types bibliques et vang liques qui r v lent moins la recherche du style que celle du prix du Salon ou de la premi re m daille, les m mes grandes sc nes de l'histoire vues du petit c t de la lorgnette, con ues et trait es d'une fa on anecdotique..."
La France sous la première restauration

La France sous la première restauration

Henry Houssaye

Createspace Independent Publishing Platform
2017
nidottu
" Le 3 mai 1814, Louis XVIII fit son entr e Paris, au son des cloches et du canon, dans une cal che attel e de huit chevaux blancs; le 30 mai, le trait de paix sign , les arm es alli es se mirent en marche pour repasser les fronti res; le 4 juin, il fut donn lecture aux deux chambres, en s ance royale, de la charte constitutionnelle. La p riode des r volutions et des guerres tait close, la monarchie h r ditaire et l'autorit de droit divin taient r tablies. Le roi l gitime, Louis le D sir , tait aux Tuileries, sur le tr ne de ses anc tres, dans la dix-neuvi me ann e de son r gne. Il ne s'agissait plus que de gouverner. Pour y r ussir, il e t fallu un autre Henri IV, habile, rus , un peu gascon, indiff rent aux principes comme aux pr jug s, parlant dans le conseil avec la fermet et le prestige d'un capitaine qui s'est taill son royaume coups d' p e, actif d'esprit, agile de corps, chaud de coeur, bon enfant et diable- -quatre. Encore le B arnais, une fois ma tre de Paris, avait-il eu moins d'int r ts concilier, d'alarmes calmer, de r sistances et de partis-pris vaincre. Le plus fort est fait, disait Louis XVIII en recevant Beugnot Saint-Ouen..."
La Bataille de Waterloo

La Bataille de Waterloo

Henry Houssaye

Createspace Independent Publishing Platform
2017
nidottu
" Les plateaux de la Belle-Alliance et de Mont-Saint-Jean, chacun d'une altitude moyenne de 132 m tres, s' l vent peu pr s parall lement dans la direction du couchant au levant. Ils sont s par s par un vallon troit et peu profond. De l'auberge de la Belle-Alliance aux premi res cr tes de Mont-Saint-Jean, il n'y a que 1400 m tres vol d'oiseau, et les fonds les plus bas sont cot s 110. La grande route de Charleroi Bruxelles traverse ce vallon perpendiculairement, du sud au nord. A gauche de la route, il s'ouvre vers Braine-l'Alleud et pr sente de multiples ondulations de terrain; droite, il est encore plus accident , va toujours se resserrant, devient ravin et finit par former le lit du ruisseau d'Ohain. Non loin, l'ouest, de la route de Charleroi, passe aussi dans le vallon la route de Nivelles, qui court du sud-ouest au nord-est. Apr s avoir atteint le plateau de Mont-Saint-Jean, cette seconde route croise angle aigu, au hameau de ce nom, la grande route de Charleroi, laquelle traverse environ une lieue de l le village de Waterloo, construit dans une chancrure de la for t de Soignes, et continue vers Bruxelles en s'enfon ant sous bois..."
La journée d'Iéna

La journée d'Iéna

Henry Houssaye

Createspace Independent Publishing Platform
2017
nidottu
" Le coup de foudre d'Austerlitz avait terrass l'Autriche, mais le Tsar, si d courag qu'il f t, n'avait fait aucune ouverture de paix, et la Prusse, malgr les efforts pacifiques du comte de Haugwitz, gardait une attitude quivoque. Et il y avait encore, il y avait toujours l'Angleterre. Les huit premiers mois de l'ann e 1806 se pass rent en multiples n gociations officielles ou secr tes entre les cabinets et les cours. En attendant, Napol on maintenait dans les vastes cantonnements de la vall e du Danube son arm e victorieuse, pr t faire face aux Prusso-Russes ou fondre sur les Autrichiens par Salzbourg, si ceux-ci se refusaient ex cuter toutes les clauses du r cent trait de Presbourg. Mais, alors, Napol on voulait la paix et il la croyait peu pr s certaine. Il ne pouvait penser que la Prusse qui, en raison des circonstances, devrait former, avec sa belle arm e, le tranchant d'une nouvelle coalition, risquerait de subir le premier choc, quand l'ann e pr c dente elle s' tait refus e de marcher avec 200.000 Russes et Autrichiens..."
Voyage autour du monde à l'exposition universelle

Voyage autour du monde à l'exposition universelle

Henry Houssaye

Createspace Independent Publishing Platform
2017
nidottu
" Les expositions universelles ont singuli rement simplifi les voyages autour du monde. Au Champ de Mars, il faut peine une demi-journ e pour parcourir le monde habit . Quand on a quitt depuis une heure le pavillon de la ville de Paris, on se retrouve en France, en face du chalet de l'exploitation foresti re, apr s avoir pass devant les izbas russes, les pagodes chinoises, les maisonnettes japonaises, les kiosques siamois, les huttes javanaises, les bazars tunisiens et les mosqu es alg riennes. On a vu tous les types d'architecture, toutes les vari t s de costumes, tous les sp cimens des produits naturels, toutes les oeuvres de l'art et de l'industrie. On a pu, avec un estomac complaisant, go ter tous les mets nationaux, depuis la olla podrida espagnole jusqu'au pilau turc, toutes les boissons exotiques, depuis le chianti de Florence et le tokay de Hongrie jusqu'au koumiss de Russie et au schidam hollandais. On a pu m me, si on est quelque peu polyglotte, converser dans leur langue avec les naturels des pays visit s, artilleur espagnol, fantassin grec, dragon su dois, moujik russe, marchand chinois, commis japonais, m canicien anglais, violoniste tzigane, guitariste marocain, cabareti re frisonne, bar-maid am ricaine. Un tel voyage n'est-il pas plus int ressant, plus vari , plus fructueux que celui de cet Anglais l gendaire qui, parti pour un voyage de circumnavigation, mais ayant trouv la premi re escale la nourriture du pays inf rieure la table du bord, n' tait plus descendu terre que de retour Liverpool ?..."
Le Bataille de Ligny, 1815

Le Bataille de Ligny, 1815

Henry Houssaye

Createspace Independent Publishing Platform
2017
nidottu
" Le 25 mars 1815, alors que les souverains nouaient Vienne une septi me coalition contre la France, ils avaient pour r sister une attaque soudaine de Napol on en Belgique, tout au plus 90 000 soldats: 30 000 Prussiens, 14 000 Saxons, 23 000 Anglo-Hanovriens et 20 000 Hollando-Bolges. Encore les Saxons taient-ils dispos s se mutiner et devait-on craindre des d fections chez les Hollando-Belges dont le plus grand nombre avait servi dans les arm es fran aises. Stationn s de Coblentz Anvers, et au-del , sur une tendue de 70 lieues, ces 90 000 soldats avaient d s le 15 mars commenc quelques mouvements de concentration, mais ils n'auraient t r unis et pr ts livrer bataille que pass le 10 avril. Napol on pouvait donc, le 1er avril, franchir la fronti re belge avec 50 000 hommes, et trois jours apr s entrer Bruxelles sans coup f rir..."
L'Impératrice Théodora

L'Impératrice Théodora

Henry Houssaye

Createspace Independent Publishing Platform
2017
nidottu
" ...Th odora, couter Procope, naquit dans la loge d'un gardien de b tes f roces de l'amphith tre des Verts. Son p re Acacius mourut peu de temps apr s sa naissance, c'est- -dire dans les premi res ann es du VIe si cle, sous le r gne d'Anastase. La femme d'Acacius devint l' pouse ou la ma tresse de l'homme qui avait remplac son mari comme arctotrophe (nourrisseur d'ours). Mais, s duit par une offre d'argent, le directeur des jeux donna bient t cet emploi un autre individu. La pauvre femme, r duite la mis re, s'avisa d'un touchant stratag me. Un jour de repr sentation, elle fit entrer Th odora et ses deux autres petites filles dans l'ar ne. Voil es, la t te couverte de bandelettes comme des victimes consacr es, elles s'agenouill rent et tendirent leurs petites mains vers les spectateurs. Les Verts ne firent que rire de ces larmes et de ces supplications, mais les Bleus en furent mus. Ils profit rent de l'occasion pour donner une le on d'humanit la faction adverse. Le gardien de leur cirque venait de mourir, ils nomm rent sa place le beau-p re des trois petites suppliantes. La famille passa ainsi de l'amphith tre des Verts dans celui des Bleus..."
Le Retour du Roi en 1815

Le Retour du Roi en 1815

Henry Houssaye

Createspace Independent Publishing Platform
2018
nidottu
Paris avait capitul apr s trois jours de combats partiels; Pendant cette feinte r sistance, la population s' tait de plus en plus divis e. Le grondement du canon exaltait les uns, d sesp rait ou tout au moins d pitait les autres. On va donc se d fendre ? disaient les impulsifs, qui sentaient plus qu'ils ne raisonnaient. Comment on se d fend ? pensaient les gens d'esprit rassis en qui l'int r t dominait tout. Au reste l'appr hension des violences et du pillage n' tait pas bien s rieuse. Les belliqueux n'avaient pour la plupart rien perdre. Les pacifiques, s'ils d clamaient volontiers sur les dangers auxquels une d fense exposait Paris, ne croyaient gu re la r alit du p ril. Ils avaient trop de confiance en M. Fouch Ils pensaient bien que cet habile homme trouverait le moyen d'arr ter l'action avant qu'elle ne p t avoir des cons quences redoutables. L'ann e pr c dente, on s' tait aussi battu tout proche, le combat s' tait m me tendu jusqu' la barri re de Clichy, et l'arm e alli e n'en avait pas moins eu la plus louable conduite son entr e dans Paris. Wellington ne voudrait point saccager la bonne ville de son ami Louis XVIII; il saurait imposer la mod ration au farouche Bl cher...