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Extrait: I LA SALLE DES DIEUX BARBARES - Il y a un fant me au Louvre Telle tait l' trange rumeur qui, le matin du 17 mai 1925, circulait dans notre mus e national. Partout, dans les vestibules,… Extrait: I LA SALLE DES DIEUX BARBARES - Il y a un fant me au Louvre Telle tait l' trange rumeur qui, le matin du 17 mai 1925, circulait dans notre mus e national. Partout, dans les vestibules, dans les couloirs, dans les escaliers, on ne voyait que des gens qui s'abordaient, les uns effray s, les autres incr dules, et s'empressaient de commenter l' trange et fantastique nouvelle. Dans la salle dite des David, devant le c l bre tableau, le Sacre de Napol on, deux gardiens discutaient avec animation. Bient t, les balayeuses et les frotteurs qui, ce jour-l , n'accomplissaient que fort distraitement leur besogne, s'approchaient d'eux, afin d' couter leur conversation, qui ne pouvait manquer d' tre fort int ressante. - Moi, je te dis que c'est un fant me scandait l'un des gardiens. Et tandis que son coll gue clatait de rire et haussait les paules, il martelait avec un accent de conviction sous lequel per ait un certain moi: - Gautrais l'a vu . .. Et c'est pas un blagueur ni un poltron . .. M me qu'il est en train de faire son rapport M. le conservateur C' tait exact. Dans le bureau de ce haut fonctionnaire, Pierre Gautrais, un grand gaillard solide, robuste, aux paules carr es, la figure franche et un peu na ve, d clarait son sup rieur, M. Lavergne, qui, assis devant sa table de travail et flanqu de son adjoint et de son secr taire, l' coutait d'un air bienveillant mais plut t sceptique: - Je l'ai vu comme je vous vois . .. Je me laisserais plut t couper la t te que de dire le contraire. - Dites-moi, Gautrais. .. Vous n'aviez pas bu un petit coup de trop ? observait M. Lavergne. - Oh Monsieur le conservateur sait bien que je ne me grise jamais protestait Pierre Gautrais. - Alors, vous avez eu une hallucination. - Oh non, monsieur. .. J' tais bien r veill , bien ma tre de moi. Je suis un ancien soldat. .. et je puis dire, sans me vanter, que je n'ai jamais eu peur, m me lorsque, Verdun, les marmites me tombaient sur la t te dru comme gr le. .. Eh bien je n'h site pas vous avouer que, rien que de penser ce que j'ai vu la nuit derni re, dans la salle des Dieux barbares. .. cela me fait courir un frisson dans le dos et dresser mes cheveux sur ma t te - Quelle heure tait-il quand ce ph nom ne s'est produit ? interrogeait le conservateur-adjoint. - Une heure du matin, monsieur Rabusson, r pliquait le gardien. J' tais en train de faire ma ronde dans les salles du rez-de-chauss e qui donnent sur le bord de l'eau, lorsque, tout coup, en arrivant dans la salle des Dieux barbares, j'aper ois une forme humaine qui, envelopp e d'un suaire noir et coiff e d'une sorte de capuchon, me tournait le dos et se tenait debout aupr s de la statue de Belph gor. .. Arthur Bern de, n Redon (Ille-et-Vilaine) le 5 janvier 1871 et mort Paris le 20 mars 1937, est un romancier populaire fran ais. Auteur tr s prolifique, il a publi pr s de 200 romans d'aventures et d'histoire et cr plusieurs centaines de personnages romanesques, dont certains, devenus tr s c l bres, tels que Belph gor, Judex et Mandrin, ont effac leur cr ateur. Il a galement mis en sc ne Vidocq, inspir par les exploits de ce chef de la S ret haut en couleur. Il est galement connu sous les noms de plume de Jean de la P rigne et de Roland d'Albret.