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Voici un livre qui a t bien discut , et qui, nous le comprenons de reste, n'a pas le droit d' tre publi autrement que dans une collection d'oeuvres compl tes, o il est comme noy et trouve imm… Voici un livre qui a t bien discut , et qui, nous le comprenons de reste, n'a pas le droit d' tre publi autrement que dans une collection d'oeuvres compl tes, o il est comme noy et trouve imm diatement son correctif. C'est une incartade de jeune homme, la suite d'un pari, le d sir de d montrer une ma tresse exigeante qu'il n'y avait rien de plus facile que de faire du Cr billon fils, mais qu'on pouvait, m me en suivant ce mod le dangereux, mettre autre chose, dans un roman l ger, que des allusions et des sc nes libres. Diderot a gagn son pari, et le jugement qu'il faut porter des Bijoux indiscrets, est celui qu'en porte M. M zi res, de l'Acad mie fran aise, derri re l'opinion duquel nous aimons nous abriter. En parlant des r formes introduites par Lessing dans le th tre allemand, M. M zi res dit, en effet: De cette condamnation port e contre la France, il fallait cependant excepter un homme, un penseur original qui, avant Lessing, avait jug , avec une compl te ind pendance, la sc ne de son pays, et que Lessing lui-m me reconnaissait comme son pr d cesseur et son ma tre en critique: j'ai nomm Diderot, dont les Allemands de nos jours ne contestent pas absolument l'influence sur l'auteur de la Dramaturgie, mais qu'ils laissent volontiers dans l'ombre sans lui attribuer toute la part d'initiative qui lui revient 3]. Ce qui est vrai, et ce que la critique allemande a le tort de ne pas dire hautement, c'est que Lessing, de son propre aveu, emprunta Diderot une partie de ses arguments contre le th tre fran ais, et que, sans l'exemple de Diderot, il n'aurait t ni si hardi, ni si p n trant, dans sa critique dramatique. Lui-m me le reconna t avec une bonne foi dont ses biographes devraient s'inspirer pour rendre chacun ce qui lui est d . Lessing n' tait encore qu'un tudiant obscur de l'Universit de Leipzig, lorsque, dans un roman frivole o s'agitaient des questions graves, Diderot critiquait s v rement la trag die fran aise. Ce passage des Bijoux indiscrets frappa tellement Lessing, que, vingt ans plus tard, il le traduisait tout entier dans la Dramaturgie, et l'acceptait ainsi comme point de d part de ses attaques passionn es contre le syst me dramatique de la France. Des questions graves Le mot doit faire r fl chir ceux qui se trouveraient trop press s de condamner ce livre. Des questions graves, mais quelles D'abord, celle de la r forme du th tre que Diderot allait tenter bient t sur la sc ne m me de la Com die fran aise; ensuite celle des id es philosophiques dont il allait donner, peu d'ann es apr s, une formule plus s v re dans l'Interpr tation de la nature; enfin la critique des moeurs de l' poque, critique qui n' tait pas sans port e, pr cis ment parce qu'elle tait moins fine et moins complaisante que celle du mod le que l'auteur avait choisi, Cr billon fils.