Kirjailija
Albert Réville
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 97 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2003-2025, suosituimpien joukossa Apollonios von Tyana: Der heidnische Christus des dritten Jahrhunderts. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
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97 kirjaa
Kirjojen julkaisuhaarukka 2003-2025.
Apollonios von Tyana: Der heidnische Christus des dritten Jahrhunderts
Albert Réville
Copycat
2025
nidottu
" Parmi les foyers de lib ralisme religieux qui font rayonner leur action, depuis quelques ann es, avec une intensit croissante, il faut citer avec honneur la charmante petite ville de Zurich, qui m rite bien des gards le surnom d'Ath nes suisse dont l'a gratifi e l'amour-propre helv tique. Il semble que l'esprit de Zwingli, le plus hardi et le plus large des r formateurs du XVIe si cle, se soit r veill de nos jours dans les lieux t moins de sa courte et belle vie. Cet esprit avait dormi longtemps. C'est Zurich que la scolastique protestante, qui fit tout ce qu'elle put au XVIIe si cle pour compromettre par un dogmatisme outr les r sultats de la r volution accomplie au si cle pr c dent, r digea ce maussade Consensus helveticus dont le maintien rigoureux e t pour jamais arr t la science religieuse..."
" Le 4 juin dernier, la N erlande a perdu le plus minent de ses hommes d' tat, celui qui a le plus contribu l'av nement dans ce pays du r gime strictement parlementaire. J.-R. Thorbecke n' tait gu re connu que de nom l' tranger. Pour bien des raisons, la N erlande est trop ignor e au dehors: le royaume est petit, la langue difficile, rarement tudi e, et les N erlandais ne se donnent pas beaucoup de peine pour attirer l'attention sur eux. Peut- tre ont-ils tort, peut- tre auront-ils plus tard lieu de regretter l'esp ce d'indiff rence, m lange de fiert l gitime et d'indolence, qu'ils professent pour l'opinion de l'Europe, qu'ils ne secouent du moins qu'au jour o leur int r t national est directement en jeu. Ce que nous pouvons affirmer, c'est que l' tranger gagnerait souvent les voir de pr s. Il y a chez eux une riche mine d'exp riences politiques et sociales utiliser..."
" Aujourd'hui que la politique et la philosophie posent, comme l'envi, les questions religieuses, et en particulier celles qui concernent la nature et la valeur du christianisme, il importe absolument que nous ne restions pas plus longtemps trangers aux grands travaux accomplis au-del de nos fronti res. Ne nous laissons pas surprendre par des pr ventions ou des engouements qui seraient galement d plac s, mais sachons du moins ce qui se passe et ce qui se dit autour de nous. Ne craignons plus de porter des regards sympathiques et respectueux, mais fermement investigateurs, sur des sujets que l'indiff rence ou la peur enlevait jusqu' pr sent notre examen scientifique. Il existe en Allemagne toute une cole, aussi s rieuse que savante, dont l'influence se fait de plus en plus sentir en Hollande, en Angleterre, en Suisse, en Am rique, et qui se pr tend en possession d'une th orie compl te sur les origines du christianisme et de l' glise. Il serait peu digne de notre esprit philosophique et lib ral de ne pas m me conna tre les tendances et les doctrines de cette cole. Et comment les conna tre, si on ne les expose pas en toute libert ?..."
Il y a un an peine, le 10 mai 1860, Florence voyait s' teindre une des plus brillantes intelligences, l'un des plus nobles coeurs qui aient honor l'Union am ricaine: Th odore Parker succombait l'inexorable maladie dont il avait en vain demand la gu rison au doux climat de l'Europe m ridionale. Il n'avait pas cinquante ans. Sa mort pr matur e tait sainte comme celle d'un martyr, car elle avait pour cause l'exc s de son d vouement la v rit religieuse et sociale. Sans jamais calculer, Parker avait prodigu dans la lutte tout ce que sa vigoureuse constitution lui avait donn d' nergie physique. Il mourait avant d'avoir vu se lever le jour qu'il avait tant de fois pr dit, o la r publique am ricaine aurait honte enfin du hideux ulc re que l'esclavage attache ses flancs. Il tait heureusement de ces coeurs de lion qui n'ont pas besoin pour combattre jusqu' la fin d' tre encourag s par le succ s...
" Tandis que les partis religieux et irr ligieux qui se disputent l'empire des mes s' puisent dans des luttes aussi bruyantes que st riles, il est quelques mes m ditatives qui, tout en s'int ressant ce grand conflit, le contemplent d'assez haut pour ne pas se laisser assourdir par les clameurs des combattants, et pr f rent aux agitations de la m l e quotidienne l' tude calme, recueillie, aussi impartiale que possible, des grands probl mes trop souvent voil s par la poussi re du champ de bataille. C'est avec eux que l'on profite, ce sont eux qui nous permettront de sortir de l'impasse o nous retiennent les passions aveugles, et sans qu'on puisse encore leur d cerner l'honneur d'avoir donn la solution finale, il faut tenir grand compte de ces laborieux efforts; ils nous rapprochent du but d sir , de la synth se sup rieure qui fera droit un jour tout ce qu'il y a de l gitime parmi les l ments discordants de la pens e contemporaine..."
" ...On sait que le canon du Nouveau Testament, tel qu'il est en vigueur dans les glises chr tiennes, se compose de vingt-sept livres fort in gaux d' tendue et d'importance. Ce sont d'abord cinq livres historiques, soit les quatre vangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean, et les Actes des ap tres. C'est ensuite une collection pistolaire qui compte vingt et une lettres, lesquelles se partagent en deux groupes fort distincts: - d'une part, une s rie de quatorze p tres attribu es Paul; - de l'autre, sept p tres dites catholiques, dont une de Jacques, deux de Pierre, trois de Jean et une de Jude. Un livre proph tique, l'Apocalypse, cl t le canon. Il est bien entendu que l'on constate simplement ici l' tat officiel des choses sans entrer dans aucune discussion sur la valeur positive des titres et des origines que la tradition g n ralement re ue assigne chacun de ces livres..."
" Parmi les disciplines, d'aspect effrayant pour les profanes, que l'ancienne th ologie avait inscrites sur son programme ordinaire, se trouvait la patristique, c'est- -dire un certain genre d' tudes roulant sur les p res de l' glise, leur biographie, leurs crits et l'usage qu'il en fallait faire. Rien n' galait en aridit cette branche de la science religieuse. Le factice, le convenu voilaient enti rement les c t s pittoresques de cette litt rature pleine de vie et de passion, que le point de vue traditionnel changeait en une sorte de p trification solennelle et grandiose, mais monotone et suintant l'ennui par toutes ses fissures. La controverse seule (et quelle controverse ) avait le courage de s'attaquer ces blocs massifs et d'en extraire les pierres convenables aux difices respectivement chers aux diff rents controversistes..."
" La personne d'Ir n e, v que de Lyon La fin du IIe si cle de notre re, sans avoir l'originalit ni l'attrait d'autres grandes figures de la chr tient primitive, n'en est pas moins des plus int ressantes pour l'historien de l' glise ou de ses dogmes. L'influence qu'il a exerc e, son origine orientale, son minist re en Occident, sur le sol m me de la France, la part qu'il prit aux divers mouvements de ce myst rieux second si cle, nagu re encore si rebelle aux efforts tent s par la critique pour lui arracher ses secrets, tout cela contribue lui assigner dans l'histoire religieuse ce haut rang que probablement sa valeur personnelle ne lui e t pas donn d'atteindre. La raret des documents contemporains de son grand ouvrage contre les gnostiques fait que, pour la post rit , Ir n e occupe le centre de la situation th ologique de son poque, du moins en Occident, et de m me qu'il tait l'un des p res les plus cit s de l'ancienne th ologie, de m me il est un de ceux que la critique moderne a le plus tudi s..."
Reprint of the original, first published in 1873.
Reprint of the original, first published in 1873.