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André Cochut

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31 kirjaa

Kirjojen julkaisuhaarukka 2010-2018.

Paris industriel

Paris industriel

André Cochut

Createspace Independent Publishing Platform
2018
nidottu
" ... On s' tonne de trouver en premi re ligne, pour l'importance des affaires, l'industrie du v tement (241 millions) et de ne voir qu'au second rang le groupe des m tiers concernant l'alimentation (227 millions). L' vidence d montre cependant qu'un peuple d pense plus pour se nourrir que pour s'habiller. C'est que l'enqu te ne se rapporte qu'aux aliments qui donnent lieu une manipulation industrielle, et n glige ceux que le commerce ach te et distribue. D'apr s un classement quelque peu arbitraire, on a rang parmi les industriels les bouchers, les boulangers, les p tissiers, les charcutiers, et on a repouss comme simples commer ants les r tisseurs, les restaurateurs et les cafetiers, qui fa onnent galement les comestibles. Si on ajoutait aux produits alimentaires r put s industriels la valeur des autres denr es introduites, telles que vins, liqueurs, piceries, poissons, volailles, oeufs, l gumes et fruits, on trouverait que les Parisiens d pensent pour leur nourriture une somme d'environ 452 millions: c'est un peu moins de 450 fr. Par t te. Le luxe des tables opulentes est compens par le peu de d pense des petits enfants, des vieillards, des malades, ou par la sobri t forc e des gens extr mement pauvres..."
Des ressources agricoles de l'Algérie

Des ressources agricoles de l'Algérie

André Cochut

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2018
nidottu
" Toute entreprise de colonisation n'est au fond qu'une affaire de commerce. Des consid rations de politique abstraite, la noble pens e d' largir le champ de la civilisation, peuvent s duire un peuple enthousiaste et chevaleresque; mais il en faut venir t t ou tard consulter les chiffres, et la glorieuse croisade ne tarde pas tre abandonn e, du jour o elle ne laisse plus entrevoir que des sacrifices sans compensation. Cette v rit a t trop souvent m connue dans les d bats engag s au sujet de l'Alg rie. Nombre de syst mes ont t produits la tribune ou par le moyen de la presse: chaque th oricien s'est donn le plaisir de grouper les populations, de distribuer le sol, de b tir des villages, de r glementer le travail; mais; comme presque toujours, on a n glig d'asseoir ces vagues projets sur la base ordinaire des op rations commerciales. Comme aucune tentative n'a t faite, du moins aux yeux du public, pour tablir rigoureusement le devis des avances et des b n fices probables, l'opinion est rest e froide et muette, ne pouvant se prononcer entre ces syst mes qui ne s'accordaient que pour demander la m tropole des sacrifices, sans en montrer clairement les r sultats. C'est ainsi qu'apr s seize ans de controverse, le gouvernement, les hommes politiques, disons mieux, le pays tout entier, sans distinction de parti, en est arriv un tat d'ind cision qui touche au d couragement..."
De l'Industrie agricole en France

De l'Industrie agricole en France

André Cochut

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2018
nidottu
" Qu'on se reporte aux temps o chaque famille se faisait gloire de se nourrir avec ses r coltes, d'user les v tements et les meubles qu'elle avait fabriqu s, et qu'on imagine la stupeur du chef de maison qui on e t dit: Les tissus que font vos femmes sont grossiers, les outils que forgent vos esclaves sont d fectueux; le tout vous co te beaucoup trop cher, et votre conomie est ruineuse. Il faut que chaque objet soit confectionn par ceux qui r unissent les moyens de bien faire; il faut que la force de l'homme soit centupl e par des proc d s m caniques, que les transports et les changes, multipli s et vari s l'infini, mettent les produits la port e de tout le monde. Ne voyez-vous pas, ce langage, le vieux patricien secouer la t te avec une indignation concentr e, et puis clater tout coup: Des ouvriers travaillant sans savoir pour qui Des milliers d'hommes r unis pour faire les uns le fil, les autres la trame, ceux-ci la teinture et ceux-l les broderies des produits qu'on trouvera sous sa main sans les avoir command s tous les besoins pr vus et satisfaits Est-ce croyable ? ..."
L'Or en 1854

L'Or en 1854

André Cochut

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2018
nidottu
" La rar faction de l'argent, l'affluence de l'or, c'est l un ph nom ne dont on commence se pr occuper dans le monde commercial. Est-ce un bien est-ce un mal que cette surabondance du plus pr cieux des m taux employ s comme monnaie ? En r sultera-t-il un d rangement dans l' quilibre des valeurs, une perturbation dans les revenus ? Grandes questions, d j controvers es d'un bout l'autre du monde, et que l'exp rience tranchera avant peu d'ann es. Les optimistes, quoique en d saccord avec les pr visions de la science, ont eu un moment les apparences pour eux. La Californie tait d cri e en Europe par beaucoup de colons d sappoint s, et du c t de l'Australie, qui en tait ses d buts, on craignait une mystification. L'industrie, en voie d'expansion, demandait plus de capitaux qu'on n'en pouvait tirer des entrailles de la terre. Quant au prix relatif des deux m taux, on annon ait que des mines d'argent et de mercure nouvellement d couvertes allaient contrebalancer les trouvailles californiennes. L'or, un instant d pr ci apr s sa d mon tisation en Hollande, regagnait son ancienne faveur, et l'h tel des monnaies de Paris en frappait dix fois moins en 1852 qu'en 1851. Une commission officielle, d lib rant sous ces influences, d clara que les craintes taient chim riques, et qu'il n'y avait pas lieu modifier notre syst me mon taire..."
Le sort des classes souffrantes

Le sort des classes souffrantes

André Cochut

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2018
nidottu
" La t che du publiciste est trop souvent ingrate et p nible. Il faut qu'il suive d'un oeil vigilant toutes les agitations qui se manifestent, et que, semblable ces chevaliers qui ne quittaient pas la cuirasse tant que durait leur entreprise, il vive toujours arm de passion, toujours pr t se jeter dans la m l e des partis; ou bien encore, dans une r gion inf rieure, il est r duit d noncer au jour le jour les aberrations de l'esprit, tourmenter des vanit s malades, flageller l'impudence: tristes n cessit s qui ternisent la lutte, et avec elle la fatigue et l'aigreur. Par une rare autant que bonne fortune, une sorte de tr ve nous est offerte aujourd'hui: des oeuvres de la nature de celles que nous avons signaler, ne peuvent que susciter une vive sympathie, que semer pour l'avenir des germes d'espoir..."
La Refonte des Monnaies de cuivre

La Refonte des Monnaies de cuivre

André Cochut

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2018
nidottu
" Un des principes le plus incontest s de l' conomie politique, c'est que les monnaies sont, non pas des signes arbitraires du prix des choses, mais des marchandises qu'on choisit pour talons, parce qu'elles sont plus facilement changeables que les autres, et qu'on accepte seulement en raison de leur valeur intrins que. Toutefois, dans les d bats soulev s par la refonte de nos monnaies de cuivre, on a affaibli cette r gle par une exception dont la port e n'a peut- tre pas t suffisamment calcul e. On a dit, en s'autorisant de quelques lambeaux de phrases emprunt s des conomistes, que les basses pi ces destin es servir d'appoint font exception la loi g n rale, qu'elles sont seulement des signes de convention auxquels on peut, sans inconv nients, assigner une valeur arbitraire. nonc d'une mani re aussi absolue, cet amendement au principe nous semble une erreur de th orie et un danger, si on le prend la lettre dans l'application. Il est donc utile de d terminer, en consultant l'histoire mon taire des autres peuples, jusqu' quel point il est vrai que la monnaie de cuivre fonctionne en qualit de signe, et dans quelle mesure on peut lui attribuer sans inconv nients un cours l gal sup rieur sa valeur positive. Bien que nos conclusions soient contraires au syst me qui vient de pr valoir au sein du corps l gislatif, nous n'h sitons pas les produire, parce qu'au moment o nous crivons, la loi n'ayant re u ni l'assentiment du s nat, ni la sanction d finitive du pouvoir, n'est encore qu'un projet, et que d'ailleurs, en signalant un danger, nous indiquons par quels moyens il serait possible de le pr venir..."
Michel Chevalier

Michel Chevalier

André Cochut

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2017
nidottu
" ... M. Michel Chevalier cherche dans le d veloppement des int r ts mat riels la garantie du progr s social qui nous reste accomplir, c'est- -dire de l' l vation morale, intellectuelle et physique des classes ouvri res. L'homme qui a faim est n'est pas libre, r p te-t-il souvent. La libert promise tous par les lois ne serait donc qu'un mensonge, si on ne s'effor ait pas d'affranchir le plus grand nombre du joug d gradant de la mis re. La cause principale de la mis re, selon l'auteur, c'est l'insuffisance de la production. Qu'on ne d plore pas la f condit de l'industrie, dit-il, qu'on s'applique au contraire l'augmenter ind finiment. Lorsque l'agriculture donnera plus de pain, plus de viande, plus de vin, lorsque l'industrie des tissus fournira une beaucoup plus grande quantit de toiles, de draps, de cotonnades, de soieries, lorsque toutes les branches primordiales de la production auront suivi la m me loi, il y aura des produits pour tout le monde, et chacun en aura sa part en change de son travail. ..."
La Politique du libre échange

La Politique du libre échange

André Cochut

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2017
nidottu
" ... Le public fran ais ne refuserait certainement pas la r forme entreprise le degr d'attention qu'elle m rite, s'il en pouvait mesurer la port e sociale et politique. Il y aurait donc lui montrer que le libre change n'est pas seulement un probl me de l gislation douani re, mais qu'il implique une refonte du r gime commercial, tant l'int rieur qu' l'ext rieur, et qu'il y conduit n cessairement, que c'est en un mot la restitution faite l'individu de sa libert dans l'exercice de son travail et dans l' change de ses services contre les services d'autrui. Ceci tant admis, il deviendrait facile d'expliquer comment les anciennes conceptions politiques en mati re d'administration et de droit international doivent se modifier sous l'influence du principe nouveau; mais, dans une d monstration de ce genre, on aurait tort de proc der par des raisonnements abstraits: trop de gens affecteraient de ne pas les comprendre pour en d naturer l'intention. Une grande exp rience entreprise depuis quarante ans chez nos voisins est peu pr s termin e: appliquons-nous d'abord en constater les r sultats. Tenons-nous-en pour aujourd'hui exposer comment, sous l'influence de la r forme conomique, il s'est produit une Angleterre tout autre que celle qui existait au commencement du si cle, et bien pr f rable assur ment. Qu'apr s avoir tudi ce mouvement de transformation, qui est peut- tre le plus grand ph nom ne politique de notre ge, chacun se demande si l'immobilit serait encore possible dans les autres pays, et si la r forme essay e chez nous, au milieu d'un calme semblable de l'insouciance, ne m riterait pas au contraire une attention passionn e..."
La Bourse

La Bourse

André Cochut

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2017
nidottu
" ... En d clarant que la premi re combinaison est la plus rationnelle et la plus f conde, nous avons fait pressentir qu'elle ne pr vaudrait probablement pas chez nous. L'honorable classe des propri taires n'y brille pas par son esprit d'initiative. Aurait-elle fourni des hommes assez z l s pour organiser, sans b n fice personnel, une entreprise d'int r t g n ral, pour agir aupr s du pouvoir, provoquer une intelligente publicit , diriger sagement les missions des lettres de gage et en soutenir au besoin les cours ? Parmi les emprunteurs, ignorant pour la plupart les plus vulgaires notions du cr dit, en e t-on trouv beaucoup qui consentissent recevoir du papier pour solde de leurs bordereaux ? Ce papier, arrivant sur la place sans ensemble et sans appui, y aurait-il conserv quelque prestige aux yeux des gens du parquet et de la coulisse ? Tout cela est fort douteux. D'ailleurs, bien qu'il soit de mode en France de d clamer contre les jeux de bourse, une op ration nouvelle n'est chaleureusement accueillie qu'autant qu'elle donne occasion de jouer. Il faut que l'affaire soit ou paraisse une belle affaire pour ceux qui la dirigent. La foule ne cherche jamais se rendre compte de ce que vaut une conception par elle-m me: elle la juge par l'habilet attribu e ceux qui la patronnent. Une liste de noms bien connus dans le monde financier est la principale garantie du succ s, du moins jusqu'au jour o les dividendes mesurent exactement la valeur de l'entreprise. Cette inertie du public fran ais est d plorable sans doute, mais il en faut prendre son parti..."
De l'art du comédien: Étude historique et critique

De l'art du comédien: Étude historique et critique

André Cochut

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2017
nidottu
" Jamais le nombre de ceux qui se destinent la sc ne n'a t aussi grand que de nos jours; jamais les dol ances sur la raret des bons acteurs n'ont t plus vives, plus g n rales, et j'ajoute regret, mieux justifi es. Les auteurs excusent leur propre st rilit proclamant qu'ils manquent d'interpr tes. Les directeurs voient depuis longtemps leurs cadres s'affaiblir, sans espoir de r parer leurs pertes. Les artistes, en tr s petit nombre, qui conservent le privil ge d'attirer la foule, sentent si bien leur sup riorit , qu'ils en abusent de toutes mani res, et que leur acquisition devient parfois, pour les entreprises, une cause d'embarras, sinon de ruine. Dans le monde, vous entendrez souvent des comparaisons pleines d'amertume, entre la mis re du pr sent et la f condit du dernier si cle, o tant d'acteurs accomplis rivalisaient de talent et de z le. Cette d cadence du g nie sc nique ne serait-elle qu'un jeu de la fatalit , un mal sans rem de ? Je ne suis pas de ceux qui nient la n cessit des vocations sp ciales, et je sais tout ce qu'il y a de hasardeux, d'inexplicable dans l'apparition des pas des tres sup rieurs; mais je suis loin de croire que le nature, apr s s' tre puis e pour une g n ration, reste st rile pour l' ge suivant: et quand arrive, dans un art, une de ces poques maladives o chacun semble se laisser aller de l'impuissance au d couragement, c'est, n'en doutons pas, que tous les efforts sont paralys s par un influence funeste qu'on doit s'efforcer de d couvrir..."
De la distribution des richesses en France: À propos de l'impôt sur le revenu

De la distribution des richesses en France: À propos de l'impôt sur le revenu

André Cochut

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2017
nidottu
" Necker, d sign par l'opinion, en 1776, comme le financier le plus apte conjurer la crise d j pr vue, ne tarda pas prouver que, dans l'ignorance o l'on vivait alors sur la plupart des faits concernant la fortune publique, il tait difficile de corriger les anciens abus, et plus encore de cr er des ressources nouvelles. Dans la liste des projets ajourn s ces temps de calme que r ve tout ministre, et que rarement il a le bonheur devoir, il tra a le plan d'une institution o seraient venus se classer des renseignements de toutes sortes sur l' tat des personnes et des propri t s, l'industrie, les transactions, les revenus, le cr dit, le num raire, de mani re ce que, dans l'avenir, le g nie de la finance f t suffisamment clair dans son essor. Plus de soixante ans se sont coul s depuis cette poque, plus de dix gouvernements se sont succ d ; deux o trois g n rations de bureaucrates ont enrichi les cartons des minist res; les contribuables ont pay , pour tre administr s, une vingtaine de milliards: sommes-nous beaucoup mieux inform s que du temps de Necker ? Les premiers volumes d'une statistique officielle, des documents sp ciaux qui ne re oivent qu'une publicit imparfaite des recherches particuli res qui manquent d'autorit , ont jet une lumi re douteuse sur quelques points des affaires; mais on n'a pas encore produit un ensemble de notions auquel les citoyens pussent recourir avec confiance pour asseoir leurs jugements sur des faits positifs. On ne parle depuis dix mois que d'organisation du travail. Qui poss de des connaissances certaines sur les l ments coordonner ? Personne, pas plus les agents de l'administration que les pr tendus r formateurs..."
Études sur les économistes

Études sur les économistes

André Cochut

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2017
nidottu
" Un moyen aussi s r qu'agr able pour apprendre une science, c'est d' tudier son histoire. Le premier aper u d'une grande d couverte, les t tonnements, les erreurs au d but, les illuminations soudaines, la lumi re jaillissant du choc des id es; la part qu'il faut faire au hasard comme au g nie, en un mot les le ons de l'exp rience, composent un cours d'instruction plus saisissant et souvent plus profitable que la s che exposition les principes abstraits. Appliqu l' conomie politique, ce genre d' tude offre un avantage de plus. En suivant le mouvement graduel de la science administrative dans les oeuvres de ceux qui en ont t les ma tres, on voit clore, pour ainsi dire, les doctrines et les lois qui nous r gissent, et, tout en apprenant la th orie, on se familiarise avec les difficult s de la pratique. L'id e de r unir en collection les crits les conomistes les plus c l bres, de fa on en former une sorte d'encyclop die conomique, fait donc honneur l' diteur qui l'a con ue: pour notre part, nous applaudissons une entreprise dont les publications successives nous fourniront mati re d'int ressantes tudes..."
Du Sort des Classes laborieuses

Du Sort des Classes laborieuses

André Cochut

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2017
nidottu
" Les pays vou s l'industrie, et particuli rement l'Angleterre, offrent depuis quelque temps un affligeant spectacle. Soit humanit , soit appr hension vague de l'avenir, chacun s' meut de la mis re croissante de ceux qui sont destin s vivre du produit de leur travail. De toutes parts, on interroge la science conomique pour lui demander ce qu'elle peut faire dans l'int r t des classes souffrantes. La tribune et la presse, les acad mies et les ateliers, ne cessent d'alimenter cette controverse; mais, du choc anim des opinions, d'un d luge d' crits, il n'est r sult jusqu'ici, ce nous semble, qu'une m l e plus bruyante que d cisive. Nous ne sommes pas de ceux qui ont produire une recette g n rale et infaillible pour la gu rison des infirmit s sociales. Nous avons pens seulement qu'il pourrait tre utile de grouper les opinions en les soumettant tour tour l' preuve de la critique. Poser nettement les probl mes, c'est en avancer la solution. L' tude que nous allons entreprendre nous permettra, d'ailleurs, de constater les tendances presque g n rales de l' conomie politique, appr ciation que nous ferons sortir, autant que possible, de l'examen des derniers ouvrages consacr s, chez nous, aux int r ts publics..."
De la colonisation de la Guyane Française

De la colonisation de la Guyane Française

André Cochut

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2017
nidottu
" ...Voil six ans bient t que M. Jules Lechevalier propage sa th orie avec un d vouement qui est pour ainsi dire, pass dans ses instincts. Les tudes les plus vari es, les voyages, une foule de publications dont il supporte les frais, t moignent de sa conviction profonde. Des auxiliaires clair s et tr s utiles lui sont venus de la Guyane: d'abord M. Favard, d l gu de la colonie, et ult rieurement MM. de Saint-Quantin et Sauvage, se sont associ s son oeuvre. Par la r union de leurs efforts, un projet dans lequel on n'avait vu d'abord qu'une ing nieuse utopie est devenu une affaire tr s positive, d j encourag e par un double vote parlementaire. La majorit des colons de la Guyane en sollicite la r alisation; le gouvernement l' tudie; les notabilit s du commerce et de la finance offrent des capitaux. La sanction des chambres sera sans doute sollicit e la session prochaine..."
Le ministère de Colbert

Le ministère de Colbert

André Cochut

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2017
nidottu
" Colbert a t l'organisateur du gouvernement absolu: ses actes et ses doctrines ont r gi la France jusqu'en 1789; m me apr s cette poque, le principe d mocratique introduit dans nos lois et dans nos moeurs n'a pas compl tement renouvel les enseignements de l'ancienne monarchie. La pens e de Colbert subsiste encore dans nos r glements de commerce ext rieur, dans notre organisation maritime, dans notre syst me colonial, dans presque toute la pratique administrative. Aujourd'hui que des r formes sociales sont promises par tous les partis, il y a urgence, pour ceux qui veulent s' clairer, de remonter l'origine des faits. De nouvelles recherches sur la vie et l'administration de Colbert se pr sentent donc avec le m rite de l'opportunit . Le programme annonc par M. Cl ment est assur ment le mieux appropri aux circonstances: il promet ses lecteurs une exposition des faits simple et impartiale, clair e souvent au moyen des documents nouveaux qu'il a laborieusement recueillis..."
L'art du comédien et de l'acteur: Étude historique et critique
Jamais le nombre de ceux qui se destinent la sc ne n'a t aussi grand que de nos jours. Cependant, bien peu de personnes se font une id e du travail que s'imposent les bons acteurs pour assurer la port e de leur organe, pour perfectionner le m canisme de chaque lettre, pour parvenir nuancer leur d bit, en obtenant des sons plus ou moins clatants, des sons intentionnels, comme on disait dans la langue du m tier. Les acteurs qui se sont illustr s, savaient nettement ce que leur public exigeait d'eux, et quelles conditions ils se feraient applaudir. Ce livre traite des principes pour d velopper l'art de l'acteur et du com dien, travers une tude historique et critique. Le talent de l'artiste, de celui surtout qui doit payer de sa personne, comme le com dien ou le virtuose, est un compos de deux l ments: le sentiment et le savoir-faire; l'intelligence qui con oit, et le m canisme qui traduit. Or, la dext rit plus ou moins grande de l'ex cutant, le genre d'expression dont il a contract l'habitude, r agissent in vitablement sur sa mani re de sentir. Essayons de nous rendre compte des tudes qui forment le com dien, et sans lesquelles les organisations les plus riches n'atteindront jamais un parfait d veloppement...