Kirjailija
Camille Lemonnier
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 95 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2004-2025, suosituimpien joukossa Claudine Lamour (1903). Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
95 kirjaa
Kirjojen julkaisuhaarukka 2004-2025.
" Elle passa droite, aux plis s v res de sa robe noire, portant le tablier des infirmi res. Je ne pouvais voir son visage; sa d marche ne me rappelait aucune d marche connue; et de son c t , elle ne prenait pas attention moi. Il venait souvent des dames nouvelles dans cette Maison des douleurs. Mais un peu de temps apr s, elle repassa encore; j' tais pench sur l'horrible mal d'un vieillard entr l depuis une semaine. Elle traversa diagonalement la salle et il me sembla que cette fois elle m'avait longuement regard . Je levai moi-m me les yeux. D j elle s' tait rapproch e de la porte; je ne vis que la main avec laquelle elle la refermait sur son passage; et puis je cessai de penser cela. Je terminai tranquillement le pansement..." C.L.
Auteur: Camille Lemonnier, n Ixelles, Belgique le 24 mars 1844 et mort dans sa ville natale le 13 juin 1913, est un crivain belge particuli rement f cond. Ce Braban on, fils d'un avocat wallon et d'une Flamande, vint la litt rature par le d tour de la critique d'art. Il effectue ses tudes secondaires l'Ath n e Royal de Bruxelles. Avant-propos: Ce livre a t crit il y a dix ans, peu pr s jour pour jour, et presque dans le sang. Nul tonnement donc qu'il soit rouge et par la forme et par le fond. Il a t crit d'ailleurs, comme il a t vu, avec l'horreur r fl chie de la guerre. Aujourd'hui qu'il y a un apaisement dans les esprits, il sera consid r comme une curiosit douloureuse. L'auteur n'entend pas raviver les plaies anciennes: les haines sont en dehors de sa pens e. Il montre simplement la guerre, telle qu'elle fait les vainqueurs et les vaincus. La diff rence des temps le contraignait modifier certaines vivacit s de langage: le livre qui para t en 1880, peu de modifications pr s, est le m me que celui qui parut en 1870. Les rares lecteurs du livre d'alors s'apercevraient seulement d'un scrupule litt raire plus grand. On ne saurait entourer d'assez de s v rit l'obscur hommage d'un petit livre une grande Nation.
Auteur: Camille Lemonnier, n Ixelles, Belgique le 24 mars 1844 et mort dans sa ville natale le 13 juin 1913, est un crivain belge particuli rement f cond. Ce Braban on, fils d'un avocat wallon et d'une Flamande, vint la litt rature par le d tour de la critique d'art. Il effectue ses tudes secondaires l'Ath n e Royal de Bruxelles Extrait: vous, Gens de la terre, Ruffians et p tiras, Pouacre engeance, survivants des primordiales races, Et des mornes dens Ce livre o , de la plume, comme d'un soc, J'ai foui Vos mes pierreuses et les gl bes rev ches En qui ternellement Vous tr passez et revivez, Durs Paysans, Coeurs de silex aiguis s au fer des faux, Fangeux et noirs h ros des hostiles Labours.
"Le Mort" de Camille Lemonnier. crivain belge (1844-1913).
Un d licieux petit roman de Camille Lemonnier, le grand crivain belge.d104e int gral.
Camille Lemonnier (1844.1913), est un c l bre crivain belge, souvent compar Emile Zola.Stefan Zweig crivait: "Avec la d bauche de couleurs de son auguste anc tre Rubens, dont la sensualit joyeuse faisait de la moindre chose une f te perp tuelle et jouissait de la vie comme d'une ternelle nouveaut , Camille Lemonnier a su peindre en prodigue toute vitalit , toute ardeur, toute abondance. Apr s "Un M le" publi l'ann e pr c dente, Lemonnier poursuit son exploration du monde paysan.
"Ceux de la gl be" de Camille Lemonnier. crivain belge (1844-1913).
Le possédé - Étude passionnelle
Camille Lemonnier
Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
"Le poss d - tude passionnelle" de Camille Lemonnier. crivain belge (1844-1913).
"Les Charniers" de Camille Lemonnier. crivain belge (1844-1913).
"Un m le" de Camille Lemonnier. crivain belge (1844-1913).
Et l'homme parti, elle tra nait son ventre dans la maison encore vide d'enfant. C' tait la premi re fois qu'elle sentait remuer en elle la semence d'amour. Ils s' taient mari s au dernier Saint-Andr , lui, grand, fort, r bl , le front doux, le geste bourru, le coeur vaillant, toujours la peine; elle, petite femme mamelue et saine, largement plant e sur ses pieds. La noce avait dur deux jours, l'un qu'on avait pass chez les parents de Tys, l'autre chez les parents de Ka. Et enfin la troisi me nuit, ils avaient couch dans leur maison, deux chambres en bas, le long de la route, et un grenier sous le toit. Puis, le lendemain, un lundi, Tys avait nou dans un drap de serge quatre pains de deux livres; il avait embrass sa conjointe sur les joues et dans le cou; debout sur le seuil, elle l'avait suivi des yeux, marchant grandes enjamb es dans la campagne. Le samedi soir, ensuite, comme elle regardait au loin, une main sur les yeux, elle avait aper u, par del les derni res maisons, son homme qui allait pas rapides; et un nuage montait droit derri re lui, dans le soleil bas l'horizon. Et il tait rest dans la chaleur de son giron deux nuits et un jour; et de nouveau, ensuite, il avait tass ses quatre pains dans le drap de serge; et il avait march vers la ville.
Ce r cit transcrit bien une impression de d sarroi, de guerre et de mort absurde. Il est divis en petites parties, ce qui donne une impression de flashs successifs, de rapidit . Il ne s'agit pas de nous d go ter par trop de r alisme, la mis re est d crite, mais presque de loin. La description n'en n'est que plus forte. Il n'y a pas vraiment de noms pr cis de personnages, le r cit vaut pour tous.