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Kirjailija
Charles Barbara
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 30 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2012-2024, suosituimpien joukossa L'Assassinat du Pont -Rouge. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Dans une chambre claire, inond e des rayons du soleil d'avril, deux jeunes gens d jeunaient et causaient. Le plus jeune, d'apparence fr le, avec des cheveux blonds, des yeux extr mement vifs, une physionomie traits prononc s o se peignait un caract re ferme, faisait, c t de l'autre, qui avait des joues encore roses, des buissons de cheveux bruns et cet oeil langoureux particulier aux natures ind cises qu'un rien abat et d courage, un contraste saisissant. Le blond disait Rodolphe en s'adressant au brun, et ce dernier appelait Max le jeune homme aux yeux bleus, dont le vrai nom tait Maximilien Destroy. C' taient deux camarades d'enfance et de coll ge; ils devisaient sur la litt rature, et Rodolphe qui, dans un tat de marasme, tait venu voir son ami avec l'espoir d'un all gement, s'appesantissait sur les m comptes, l'amertume, les pines sans roses de la vie d'artiste.
EXTRAIT: Premi re partie Oh l'air divin ... N'est-il pas bien trange que ces boyaux de mouton transportent l' me hors du corps de l'homme ?... SHAKESPEARE. A travers les rues, un vieillard se glisse le long des maisons comme une ombre. La courbe que d crit sa haute taille le fait ressembler un fragment d'arceau debout au milieu des ruines. De grosses boucles grises roulent sur son cou; les rides sillonnent son front d'arabesques profondes; son visage p le est plein de trous et d'angles; des brouillards comblent l'orbite de ses yeux; la saillie de son grand nez ombrage des l vres o r gne perp tuellement le sourire de l'h b tement. La t te pendante, les membres alourdis, r vant on ne sait quoi, il ne marche pas, il se tra ne. Sous des v tements mis rables, de couleurs disparates, peine assez amples pour sa maigreur, il dissimule tant bien que mal les outils qui le font vivre: un violon et un archet. Ombre d'une ombre, une femme le suit distance. L'infortune ce degr est rarement solitaire. Comme lui pench e, comme lui d'une m lancolie fun bre, comme lui pauvrement v tue, elle le surveille d'un oeil o br lent la compassion et la tendresse. Vainement on voudrait se soustraire l'ennui d' tonner. Quelle apparence y a-t-il en effet que ce pauvre homme, courb sous le poids d'une mis re sans nom, r duit vaguer sans rel che de quartier en quartier, de carrefour en carrefour, ait t jadis, au Conservatoire imp rial de musique, l'un des brillants l ves de Rodolphe Kreutzer ?
Extrait Chapitre 1 Ouverture. C' tait un d soeuvr . L' pith te quivaut une biographie, ou tout au moins plusieurs pages de d tails. Outre un revenu d'une dizaine de mille francs, il devait un jour h riter de sa m re, Mme veuve Marcille, et de deux oncles maternels, l'un est commandant de cavalerie, l'autre procureur g n ral, tous deux gar ons et fort riches. lev dans le respect des traditions et des conventions humaines, il ne semblait pas que ses actions dussent jamais sortir des bornes que lui avait trac es l' ducation. L' tonnement, on le con oit, n'en serait que plus vif s'il arrivait qu'il f t condamn tre l'occasion d'un scandale. Depuis quelque temps d j , il tait l'objet d'un bruit qui prenait chaque jour plus de consistance. Lui, Marcille, tenant aux premi res familles de l'endroit par les alliances, et pouvant, par sa fortune, aspirer la main des plus riches h riti res, avait, pr tendait-on, promis le mariage une jeune fille oblig e de travailler pour vivre. On la nommait Th r se Lemajeur. Elle s'occupait de lingerie et raccommodait les dentelles. Sa m re, depuis longtemps veuve, femme m lancolique, moins vieille qu'il ne semblait, avait eu des revers de fortune. La m disance s' tait d j sati t amus e de ces d tails, que Mme Marcille les ignorait encore absolument. Son amie la plus intime, Mme Ad la de Granger, se d cidait un matin venir les lui apprendre. De m me que Mme Marcille n'avait qu'un fils, Mme Granger n'avait qu'une fille, et les deux amies, dans leur intimit constante, s' taient plu convenir toujours plus s rieusement de marier Eug ne Marcille la vive et spirituelle Corn lie. Au bruit, qui circulait, Mme Granger ne pouvait donc manquer de s' mouvoir. Mme Marcille, au contraire, se crut fond e y opposer une incr dulit d daigneuse.