Kirjailija
Charles Louandre
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 73 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2009-2025, suosituimpien joukossa Les Provinciales.... Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
73 kirjaa
Kirjojen julkaisuhaarukka 2009-2025.
A Short History of the 6th Division: Aug. 1914-March 1919 (Edition1)
Charles Louandre
Alpha Editions
2024
nidottu
La sorcellerie, un livre classique, a t consid r comme important tout au long de l'histoire de l'humanit , et pour que cet ouvrage ne soit jamais oubli , chez Alpha Editions, nous avons fait des efforts pour sa pr servation en r ditant ce livre dans un format moderne pour les g n rations pr sentes et futures. Tout ce livre a t reformat , retap et con u. Ces livres ne sont pas constitu s de copies num ris es de leur oeuvre originale et le texte est donc clair et lisible.
Le Travail et les classes laborieuses dans l'ancienne France
Charles Louandre
Prodinnova
2024
pokkari
Le moyen- ge pr sente un singulier ph nom ne. La soci t est assaillie par des maux sans nombre; une plainte am re et profonde sort de chaque si cle: cette plainte, d' ge en ge, est r p t e par l'histoire, et jusqu' la renaissance, parmi ceux qui souffrent, qui discutent et qui pensent, personne ne cherche dans la constitution sociale et les lois, la cause et le rem de des mis res et des douleurs qui frappent fatalement chaque g n ration. L'esprit humain, dompt par la foi, accepte le mal comme le ch timent in vitable d'une faute h r ditaire, et, en pr sence des r alit s les plus d sastreuses, son activit se concentre tout enti re sur les abstractions de la m taphysique religieuse. Ce n'est point la soci t , mais au dogme ou l' glise que s'attaquent les novateurs et les utopistes. Chaque r formateur s'annonce comme un proph te: la lutte des id es est, pour ainsi dire, transport e dans l'infini, et le moyen- ge, dans la sph re intellectuelle, n'est qu'un long tournoi th ologique; mais au XVIe si cle le g nie de la controverse, puis par Luther et Calvin, retombe brusquement du ciel sur la terre; la th ologie se retire de la sc ne active du monde pour se r fugier dans l' cole; le probl me du bonheur terrestre remplace peu peu le probl me du bonheur ternel, et l'inqui tude des esprits, limit e aux int r ts positifs, se rejette violemment dans les controverses sociales...
" C'est une croyance universelle, et pour ainsi dire une tradition native du genre humain, que l'homme, l'aide de certaines formules et de certaines pratiques, emprunt es tant t la religion, tant t la science, peut changer les lois ternelles de la nature, soumettre sa volont les tres invisibles, s' lever au-dessus de sa propre faiblesse, et acqu rir la connaissance absolue et la puissance sans limites. Ces dons sup rieurs auxquels il aspire, il les demande indistinctement aux l ments, aux nombres, aux astres, aux songes, au principe ternel du bien comme au g nie du mal, aux anges, Satan. gar par son orgueil, il cr e toute une science en dehors de l'observation positive; et, pour r gner en ma tre absolu sur la nature, il outrage la fois la religion, la raison et les lois. Cette science, c'est la magie, qui se divise, suivant les temps et les lieux, en une infinit de branches: cabale, divination, n cromancie, g omancie, philosophie occulte, philosophie herm tique, astrologie, etc., science empoisonn e dans sa source, qui se r sume, au moyen ge, dans la sorcellerie, et qui, toujours maudite, toujours combattue par les lois de l' glise et de la soci t , repara t toujours impuissante et convaincue..."
"... Les arch ologues en province ne sont ni moins nombreux ni moins actifs que les numismates. Le mouvement a commenc , surtout en ce qui touche l'arch ologie nationale, par la Normandie, et MM. de Gerville, de Caumont, Le Pr vost en ont t les v ritables promoteurs. Chacun, dans cette sp cialit m me, a pris une sp cialit distincte, en s'attachant toujours quelque province ou quelque ville; mais, par malheur et force de particulariser, on est arriv aux infiniment petits: apr s avoir fait plusieurs volumes sur un seul monument, on a fait des volumes sur un clocher, de gros articles sur de petites cloches, des m moires sur des sonnettes de sacristie, t moins MM. Eloy Johanneau, Vergniaud Romagnesi et A. Dufaur de Pibrac. La faute, du reste, n'en est pas seulement aux rudits, mais bien aussi au comit des Arts de Paris, qui a encourag les tudes microscopiques en leur attribuant une importance exag r e. Cette r serve faite, il est juste de reconna tre qu'il s'est produit d'excellentes choses, et comme preuve il suffit de jeter les yeux sur les travaux de M. F. de Vernheil Nontron, l'abb Texier Clermont, Le Pr vost vreux, Duval et Jourdain Amiens, Mallet en Auvergne, Deville Alen on, Voiliez Beauvais, l'abb Greppo Belley, l'abb Godard dans la Ni vre. Il y a l un ensemble d' tudes s rieuses, d sint ress es, et qui m ritent d'autant plus d' loges qu'elles ont t poursuivies avec pers v rance, sans le secours des biblioth ques et des grandes collections de la capitale, sans les encouragements du gouvernement, sans les fanfares de la critique..."
... J r me Savonarole naquit Ferrare, le 21 septembre 1452, d'une famille qui existe encore aujourd'hui. Destin d'abord la m decine, il se livrait l' tude de cette science tout en s'appliquant la lecture d'Aristote et de saint Thomas, lorsqu'un jour, en se promenant Faenza, il entra dans une glise o pr chait un moine augustin. Quelques paroles du pr dicateur le frapp rent vivement; il crut entendre la voix m me de Dieu qui le conviait se faire moine, et d s ce moment il r solut de chercher dans le clo tre un repos qu'il ne devait jamais y trouver. Le 23 avril 1475, il quitta furtivement sa famille, en laissant sur sa table de travail un trait du m pris du monde et une lettre par laquelle il expliquait son p re les motifs de sa r solution. Empreinte d'une foi ardente et d'une sombre col re contre la perversit du si cle, tendre, loquente et triviale tout la fois, cette lettre fait d j pressentir le mystique exalt qui ne peut supporter la grande m chancet de certains peuples d'Italie - et le moine enthousiaste qui craint de voir le diable lui sauter sur les paules, et qui refuserait de retourner dans le si cle lors m me qu'il pourrait y devenir plus grand que C sar-Auguste. Fr re J r me, en quittant la maison paternelle, s' tait retir Bologne, dans un couvent de l'ordre de saint Dominique. Il y remplit pendant un an les fonctions de tailleur et de jardinier, et prit l'habit en 1476. Ces premi res ann es de sa vie claustrale ne sont marqu es par aucun incident notable. Comme tous les autres moines, il tudie Aristote, saint Thomas, l' criture sainte; il instruit les novices, il parcourt les villes et les campagnes pour pr cher et pour confesser, sans que rien le fasse encore distinguer, et il attend Jusqu' l' ge de trente-quatre ans, c'est- -dire jusqu' l'ann e 1486, avant de commencer sa mission proph tique...
Mabillon, les bénédictins français et la cour de Rome au XVIIe siècle
Charles Louandre
Prodinnova
2024
pokkari
" Mabillon avait cinquante-trois ans lorsqu'il partit pour l'Italie. N le 23 novembre 1632, Saint-Pierremont, village du dioc se de Reims, il tudia dans cette ville, prit la tonsure l' ge de dix-neuf ans, et, en 1658, il fut envoy l'abbaye de Corbie pour y occuper la charge de portier et de cellerier, c'est- -dire de distributeur des aum nes. Tout en remplissant ces humbles fonctions, que relevait sa charit envers les pauvres, il composait pour l'office de saint Adalhard, abb de Corbie, des hymnes remarquables par leur latinit et qui furent adopt es par l' glise. Vers 1661, il passa l'abbaye de Saint-Denis et fut charg de montrer le tr sor aux trangers et aux visiteurs. Comme il avait des scrupules sur l'authenticit de certaines reliques, il demanda quitter cet emploi, all guant pour raison qu'il n'aimait point m ler la fable avec la v rit . Le motif n'ayant point paru suffisant, il fut, son grand regret, maintenu dans sa charge de cic rone; mais un jour il lui arriva de casser par maladresse un miroir qu'on regardait Saint-Denis comme l'une des pi ces les plus curieuses du tr sor, et qui avait, disait-on, servi Virgile pour se faire la barbe..."
Les sorci res continuent de hanter notre imaginaire occidental mais que connaissons-nous de leur histoire au cours des ges ? Charles Louandre, historien fran ais r put , nous claire sur ce sujet en nous contant, dans ce court essai, les faits marquants de cette science occulte de l'antiquit jusqu'au XXIe si cle en passant par la p riode passionnante du Moyen ge. L'auteur explore, de mani re int ressante, la psychologie de cette poque o le fanatisme et l'intol rance ont conduit de multiples proc s en sorcellerie, des pers cutions r currentes l'encontre des femmes ainsi qu' de nombreux massacres de masse.EXTRAIT: La croyance aux pactes infernaux fut, pour ainsi dire, universelle au Moyen ge. Tandis que les mystiques, les mes tendres et r veuses, se tournaient par l'extase et l'aspiration religieuse vers les joies et les clart s du ciel, ceux qui blasph maient et qui souffraient, les m chants qui r vaient le crime, les mes souill es qui r vaient de monstrueux plaisirs, s'envolaient aussi vers les r gions de l'inconnu, mais en se tournant vers l'autre p le, et les proscrits de cette soci t incompl te et barbare demandaient au Proscrit de l'ab me les biens que le monde leur refusait, les joies coupables qu'ils ne pouvaient demander Dieu. Chaque fois qu'un homme s' levait par son g nie ou sa fortune au- dessus de la foule, cette foule ignorante et effray e l'accusait d'avoir contract avec Satan. On disait qu'Albert le Grand lui avait demand le mot des secrets de la nature; l'abb Trith me, le mot du myst re humain; Virgile, le don de l'harmonie des vers; Faust, la science universelle.