Kirjojen hintavertailu. Mukana 12 595 353 kirjaa ja 12 kauppaa.
Kirjailija
Denis Diderot
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 566 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1793-2026, suosituimpien joukossa Rameau's Nephew. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
La r ponse de M. le marquis de Croismare, s'il m'en fait une, me fournira les premi res lignes de ce r cit. Avant que de lui crire, j'ai voulu le conna tre. C'est un homme du monde, il s'est illustr au service; il est g , il a t mari ; il a une fille et deux fils qu'il aime et dont il est ch ri. Il a de la naissance, des lumi res, de l'esprit, de la gaiet , du go t pour les beaux-arts, et surtout de l'originalit .
Qu'il fasse beau, qu'il fasse laid, c'est mon habitude d'aller sur les cinq heures du soir me promener au Palais-Royal. C'est moi qu'on voit, toujours seul, r vant sur le banc d'Argenson. Je m'entretiens avec moi-m me de politique, d'amour, de go t ou de philosophie. J'abandonne mon esprit tout son libertinage. Je le laisse ma tre de suivre la premi re id e sage ou folle qui se pr sente
Cette lettre historique et politique fut adress e un magistrat sur le commerce de la librairie, son tat ancien et actuel, ses r glements, ses privil ges, et sur les permissions tacites, les censeurs, les colporteurs, le passage des ponts et autres objets relatifs la police litt raire...
crit vers l'an 1772, ce texte fut publi pour la premi re fois en 1798 sous le titre "Sur l'incons quence du jugement public de nos actions particuli res" . C'est sous ce titre qu'il figure dans l' dition Ass zat-Tourneux des Oeuvres compl tes de Diderot, mais une copie de ce morceau porte le titre Mme de La Carli re, conte.
"... J'avais je ne sais quelle affaire traiter avec le mar chal de ***; j'allais son h tel un matin; il tait absent; je me fis annoncer madame la mar chale. C'est une femme charmante; elle est belle et d vote comme un ange; elle a la douceur peinte sur son visage; et puis un son de voix et une na vet de discours tout fait avenante sa physionomie. Elle tait sa toilette. On m'approche un fauteuil; je m'assieds, et nous causons. Sur quelques propos de ma part, qui l' difi rent et qui la surprirent (car elle tait dans l'opinion que celui qui nie la tr s-sainte Trinit est un homme de sac et de corde, qui finira par tre pendu), elle me dit: N' tes-vous pas monsieur Diderot ?..." D.D.
Comment s' taient-ils rencontr s ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s'appelaient-ils ? Que vous importe ? D'o venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. O allaient-ils ? Est-ce que l'on sait o l'on va ? Que disaient-ils ? Le ma tre ne disait rien; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas tait crit l -haut.
Mangogul fait 30 essais de sa bague, devoilant les secrets intimes des femmes de sa cour et de son royaume quand elles sont g n ralement endormies. Il partage les r sultats de ses enqu tes sa favorite, Mirzoza, elle-m me perp tuellement inqui te d' tre la victime de la bague. Il faut dire que peu sont pargn es: essentiellement les femmes de la cour, avec leurs diff rents caract res (la prude, la coquette, la joueuse, la manipulatrice ...), leurs diff rentes extractions (de la haute noblesse la petite bourgeoise) et leurs diff rentes origines (l'Anglaise, la Fran aise, l'Italienne, la Turque). D crivant les moeurs de la cour du point de vue du d sir f minin, le roman dresse le tableau d'une soci t lib r e, o l'on multiplie les partenaires sexuels, o les apparences sont trompeuses et o le v ritable tendre est rare. Les entretiens de Mangogul, de sa favorite et de quelques personnages, ou leur r cits plaisants, entrecoupent ces exp riences magiques, parfois sous forme de bilan sur les diff rentes formes d'amour, parfois sans rapport l'intrigue: ce sont des descriptions cl s de la soci t fran aise et des d bats d'id es contemporaines: loge de Voltaire, histoire des Math matiques, sort des Jans nistes etc.
On lit dans la Correspondance de Grimm, mars 1771: " M. Diderot, ma tre coutelier Langres, mourut en 1759, g n ralement regrett dans sa ville, laissant ses enfants une fortune honn te pour son tat, et une r putation de vertu et de probit d sirable en tout tat. Je le vis trois mois avant sa mort. En allant Gen ve, au mois de mars 1759, je passai expr s par Langres, et je m'applaudirai toute ma vie d'avoir connu ce vieillard respectable. Il laissa trois enfants: un fils a n , Denis Diderot, n en 1713, c'est notre philosophe; une fille d'un coeur excellent et d'une fermet de caract re peu commune, qui, d s l'instant de la mort de sa m re, se consacra enti rement au service de son p re et de sa maison, et refusa, par cette raison, de se marier; un fils cadet qui a pris le parti de l' glise: il est chanoine de l' glise cath drale de Langres et un des grands saints du dioc se. C'est un homme d'un esprit bizarre, d'une d votion outr e et qui je crois peu d'id es et de sentiments justes. Le p re aimait son fils a n d'inclination et de passion; sa fille, de reconnaissance et de tendresse; et son fils cadet, de r flexion, par respect pour l' tat qu'il avait embrass . Voil des claircissements qui m'ont paru devoir pr c der le morceau que vous allez lire. Le testament, si f cheusement retrouv , a servi de donn e une pi ce intitul e: Une Journ e de Diderot, dont nous dirons quelques mois dans la Notice plac e en t te du Neveu de Rameau...
Ce recueil contient pr s de soixante lettres de Diderot; dans ce nombre trente environ sont in dites, et le reste tait dispers dans des recueils peu consult s ou dans des publications plus r centes. L'ordre des lettres est chronologique m me lorsque, malgr l'absence fr quente des dates, le contenu de la lettre ou le nom du destinataire clairait sur l' poque o elle avait d tre crite.
Saint Albin est amoureux de Sophie, une modeste ouvri re d'origine inconnue, et veut l' pouser. Ses projets sont contrari s par son p re et celle du beau-fr re de celui-ci, le vieux Commandeur d'Auvill , ancien militaire, tr s conservateur, qui essaie de faire enfermer Sophie au couvent. Dans le m me temps, C cile, la jeune fille de la maison a nou une intrigue avec Germeuil, fils d'un ami de son p re, qui lui demande de cacher Sophie dans leur maison. Lorsque d'Auvill est en pr sence de la jeune femme, il se rend compte qu'elle est sa ni ce. Cette question de parent r solue, Saint-Albin est d sormais libre d' pouser Sophie. C cile peut pouser, quant elle, Germeuil.
Auteur: Denis Diderot, n le 5 octobre 1713 Langres et mort le 31 juillet 1784 Paris, est un crivain, philosophe et encyclop diste fran ais des Lumi res, la fois romancier, dramaturge, conteur, essayiste, dialoguiste, critique d'art, critique litt raire, et traducteur. Extrait du livre: Satire 2de Vertumnis, quotquot sunt, natus iniquis (Horat., Lib. II, Satyr. VII) Qu'il fasse beau, qu'il fasse laid, c'est mon habitude d'aller sur les cinq heures du soir me promener au Palais-Royal. C'est moi qu'on voit, toujours seul, r vant sur le banc d'Argenson. Je m'entretiens avec moi-m me de politique, d'amour, de go t ou de philosophie. J'abandonne mon esprit tout son libertinage. Je le laisse ma tre de suivre la premi re id e sage ou folle qui se pr sente, comme on voit dans l'all e de Foy nos jeunes dissolus marcher sur les pas d'une courtisane l'air vent , au visage riant, l'oeil vif, au nez retrouss , quitter celle-ci pour une autre, les attaquant toutes et ne s'attachant aucune. Mes pens es, ce sont mes catins. Si le temps est trop froid, ou trop pluvieux, je me r fugie au caf de la R gence; l je m'amuse voir jouer aux checs. Paris est l'endroit du monde, et le caf de la R gence est l'endroit de Paris o l'on joue le mieux ce jeu.
L'Oiseau blanc: conte bleu est un conte de l' crivain fran ais Denis Diderot, r dig vers 1748 et publi pour la premi re fois en 1798 dans les oeuvres compl tes dit es par Naigeon. Ce conte est de la m me poque que Les Bijoux indiscrets auxquels il serait une suite plus fade, inspir e des Mille et une nuits. Le contraste stylistique est si grand qu'on serait tent de croire Diderot quand il ne veut assumer que les corrections orthographiques du texte de sa ma tresse, Madeleine de Puisieux. Ce n'est que la pr sence du texte dans l' dition de Naigeon, d positaire de l'oeuvre de Diderot, qui laisse penser que le texte est bien de lui. Les m mes personnages s'y retrouvent mais la licence y est beaucoup moindre. Il resta inconnu jusqu' la publication qu'en fit Naigeon dans son dition des oeuvres de Diderot en 1798. C'est entre autres ce conte que chercha vainement le lieutenant de police Berryer lorsqu'il vint arr ter Diderot en juillet 1749. Madame Diderot r pondit qu'elle ne connaissait de son mari ni pigeon noir, ni pigeon blanc et que d'ailleurs elle ne le croyait pas capable d'attaquer le roi, comme on l'en accusait.
Auteur: Denis Diderot, n le 5 octobre 1713 Langres et mort le 31 juillet 1784 Paris, est un crivain, philosophe et encyclop diste fran ais des Lumi res, la fois romancier, dramaturge, conteur, essayiste, dialoguiste, critique d'art, critique litt raire, et traducteur. Extrait Il y avait ici deux hommes qu'on pourrait appeler les Oreste et Pylade de Bourbonne. L'un se nommait Olivier, et l'autre F lix. Ils taient n s le m me jour, dans la m me maison, et des deux soeurs; ils avaient t nourris du m me lait, car l'une des m res tant morte en couches, l'autre se chargea des deux enfants. Ils avaient t lev s ensemble, ils taient toujours s par s des autres; ils s'aimaient comme on existe, comme on vit, sans s'en douter; ils le sentaient tout moment, et ils ne se l' taient peut- tre jamais dit.