Les Muses d'Hom re chantent la gloire des exploits guerriers des h ros pour qu'ils vivent ternellement dans la m moire de la post rit , mais elles ne chantent pas les efforts de paix, dans cette vie dans la m moire s'exprime pourtant l'utopie de la paix, mais seulement dans un monde fictif. Il y a tr s peu de tentatives et de r flexions de paix par la restitution de la belle H l ne, Ant nor y exhorte, avant le combat avec Achille, Hector y r fl chit. Mais la guerre est consid r e comme destin et volont des dieux et la vie paisible semble tre seulement possible apr s l'entr e dans l'Had s, m me les dieux ne peuvent d sirer souvent qu'une vie paisible dans l'Had s pour les guerriers qu'ils prot gent. Les dieux s'occupent plut t d'un digne enterrement en retardant la putr faction des cadavres au lieu de sauver les guerriers et de soigner et gu rir les bless s, ce qui est assez rare. Au lieu de sauver Sarp don, le fils de Zeus, H r conseille son mari de le laisser mourir, mais de faire en sorte qu'il ait un digne enterrement, et Zeus consent. Les comparaisons dans la description anatomique des blessures et de la mort la guerre minimisent souvent sa brutalit . Mais il y a aussi des l ments de douceur. Il y a l'hyst rie guerri re, le triomphe et la jubilation sur la mort de l'ennemi, mais aussi la piti et le deuil pour les victimes des adversaires. Achille et Priam vivent un d but de fraternisation dans l' galit de la condition humaine. Achille se soumet la volont des dieux et rend le cadavre son pire ennemi, Priam. Deux ennemis troquent leurs armes afin que tous sachent ici que nous nous flattons d' tre des h tes h r ditaires . Ce livre cherche d noncer l'archa sme des conceptions de la guerre qui subsistent encore dans les guerres d'aujourd'hui, pour les rendre utiles la solution paisible des conflits, en poursuivant les d buts d'humanisme des poques lointaines et en se joignant la grande plainte fun bre sur l' chec fr quent des efforts de