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Kirjailija

Gustave Planche

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 54 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2009-2025, suosituimpien joukossa Benoît Fogelberg. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

54 kirjaa

Kirjojen julkaisuhaarukka 2009-2025.

Benoît Fogelberg

Benoît Fogelberg

Gustave Planche

Createspace Independent Publishing Platform
2017
nidottu
Beno t Fogelberg, dont la Su de d plore la perte r cente, tait n dans la petite ville de Gothenbourg; son p re tait fondeur en cuivre, et poss dait un talent particulier pour ciseler des ornements sur les cloches. D s sa plus tendre enfance, Beno t manifesta un go t tr s prononc pour les arts du dessin, et surtout pour la sculpture. Tout ce qu'il trouvait sous sa main lui servait contenter sa passion. N'ayant pas de terre modeler, il piait l'heure o sa m re revenait du march , et, d s qu'elle avait tourn le dos, il s'emparait des navets qu'elle avait rapport s pour les tailler avec son couteau et les transformer en figures, au grand scandale de la m nag re. Le p re, plus indulgent et plus clair , comprit de bonne heure sa vocation, et fit tout ce qui d pendait de lui pour la seconder. quatorze ans, Beno t Fogelberg quittait les bancs de l' cole, o il avait puis les premiers l ments d'une ducation g n rale, et entrait l'acad mie des beaux-arts de Stockholm. cette poque, c'est- -dire en 1801, car Beno t tait n en 1787, la Su de tait encore domin e par le d plorable go t du r gne de Louis XV. Pour les professeurs de Stockholm, cet art b tard et mesquin tait l'art supr me; ils ne voyaient rien au-del , rien en-de ; en d'autres termes, ils avaient compl tement perdu la notion de la vraie beaut , ou peut- tre ne l'avaient-ils jamais entrevue. Le jeune Beno t, dou d'une sagacit singuli re, s'aper ut bien vite que ses ma tres faisaient fausse route...
Prosper Mérimée

Prosper Mérimée

Gustave Planche

Createspace Independent Publishing Platform
2016
nidottu
" Les d buts litt raires de M. Prosper M rim e remontent l'ann e 1825. L'auteur du Th tre de Clara Gazul avait alors vingt et un ans. Parmi les lecteurs de ce livre ing nieux et hardi, il en est bien peu qui aient devin l' ge de Joseph L'Estrange. Il tait difficile en effet de croire que ces cr ations si franches, si nettes, fussent l'oeuvre d'un jeune homme de vingt et un ans. proprement parler, M. Prosper M rim e n'a jamais connu les t tonnements, ou du moins s'il les a connus, il n'a jamais mis le public dans la confidence. Je n'entends pas dire par l que toutes ses oeuvres soient crites du premier coup telles que nous les lisons, sans rature, sans retouche, sans addition, sans limination. Pour porter un tel jugement, pour adopter une telle croyance, il faudrait n'avoir jamais compar les oeuvres n es de la m ditation aux oeuvres improvis es. Il est vident pour tous les esprits exerc s que le Th tre de Clara Gazul n'est pas une cr ation spontan e, si l'on veut donner ce mot le sens que lui pr tent les faiseurs d'aujourd'hui. Ce qu'il y a de certain, c'est que les compositions dramatiques publi es sous le nom de la spirituelle com dienne ne r v lent aucune ind cision dans la pens e, aucune incertitude dans l'expression. L'auteur, malgr sa jeunesse, sait tr s bien ce qu'il veut dire, et ne prend pas des mots pour des id es..."
Adolphe

Adolphe

Benjamin Constant; Gustave Planche

Antigonos Verlag
2025
sidottu
R impression inchang e de l' dition originale de 1839. La maison d' dition Antigonos est sp cialis e dans la publication de r impressions de livres historiques. Nous veillons ce que ces ouvrages soient mis la disposition du public dans de bonnes conditions afin de pr server leur patrimoine culturel.
Le Théâtre-Français en 1855

Le Théâtre-Français en 1855

Gustave Planche

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2018
nidottu
" L'ann e n'a pas t bonne pour le Th tre-Fran ais et comptera sans doute parmi les plus st riles. On dirait que les conditions l mentaires de l'art dramatique passent l' tat de lettre morte. Ce n'est pas que je m connaisse l'habilet tr s r elle d ploy e par les crivains qui prennent les com diens pour interpr tes; malheureusement cette habilet n'est pas dirig e avec sagacit . Les auteurs qui occupent la sc ne, et qui sont en possession de la sympathie publique, attachent plus d'importance aux entr es et aux sorties qu'au dessin des personnages, au d veloppement des caract res. Aussi le Th tre-Fran ais n'a-t-il obtenu cette ann e que des succ s de courte dur e. Apr s quelques soir es o la nouveaut servait d'app t la curiosit , mais o la pens e ne trouvait pas se nourrir, l'indiff rence prenait la place de l'empressement, et les com diens taient oblig s de fouiller dans les cartons pour offrir la foule un app t nouveau: personne en effet, parmi les spectateurs, n' prouvait le besoin de revoir ce qu'il avait vu. Or c'est pour les oeuvres dramatiques, aussi bien que pour les livres, un signe certain d'imperfection. Les com dies et les drames qui ont touch le but laissent dans l' me des spectateurs un souvenir profond et suscitent le d sir d'une motion nouvelle..."
Charles Gleyre

Charles Gleyre

Gustave Planche

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2018
nidottu
" M. Charles Gleyre n'est gu re connu du public fran ais que par un charmant tableau plac dans la galerie du Luxembourg, et dans la foule m me qui admire ce tableau, combien ne savent pas le nom de l'auteur Les oeuvres de M. Gleyre ne sont pas nombreuses, et pour les ignorants, c'est une imagination st rile; mais ses oeuvres sont empreintes d'un caract re que l'improvisation n'atteindra jamais, et voil pourquoi je crois utile d'en parler. Les compositions con ues, ex cut es la h te, offrent peu de prise l' tude, la discussion. L'analyse appliqu e de telles pens es, si toutefois le nom de pens e convient ces bauches, offre la logique une trop facile victoire, et j'ajoute que cette victoire est sans profit; car ni les improvisateurs ni la foule qui les applaudit ne tiennent compte de la discussion. Les principes de la beaut sont pour eux comme non avenus, et vouloir leur rappeler l'importance de l'harmonie, de l'unit , c'est tout simplement perdre son temps. M. Charles Gleyre appartient une classe d' lite qui se contente difficilement, qui m dite longtemps avant de produire, dont les id es, rev tues d'une forme pure et savante, excitent la sympathie des connaisseurs, lors m me qu'elles n'obtiennent pas leur assentiment..."
Roger Pradier

Roger Pradier

Gustave Planche

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2018
nidottu
" N Gen ve en 1790, Pradier fut destin par sa famille la profession de graveur, comme son fr re a n , qui nous devons plusieurs planches plus remarquables par le caract re que par le maniement du burin. Il me suffit de citer Virgile lisant le sixi me livre de l'En ide. A coup s r, il est facile de signaler bien des traces de gaucherie dans cette gravure, et pourtant il y a lieu de croire que l'auteur de la composition n'en est pas m content. M. Ingres pouvait trouver sans peine un interpr te plus habile, mais il devait d sesp rer de rencontrer un interpr te plus docile, plus fid le, et je pense qu'il a bien fait de s'en tenir M. Pradier. Le statuaire que la France vient de perdre, et dont je vais essayer de caract riser le talent, montra de bonne heure une passion tr s vive pour le dessin. M. Denon, homme d'esprit et de go t, dont les livres n'apprennent pas grand'chose, mais qui avait beaucoup vu et savait discerner le vrai m rite, se prit d'affection pour James Pradier encore enfant j et le pla a dans l'atelier de Lemot..."
L'Éducation et l'avenir des artistes en France

L'Éducation et l'avenir des artistes en France

Gustave Planche

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2018
nidottu
" L'enseignement de l'art est-il chez nous ce qu'il devrait tre ? L' cole de Paris et l' cole de Rome ne laissent-elles rien d sirer ? N'y a-t-il rien changer dans la direction des tudes ? C'est par l'examen des faits que nous essaierons de r soudre ces questions. Pour peu qu'on ait v cu pendant quelques ann es dans le commerce des artistes s rieux, il est impossible de ne pas comprendre l'utilit d'une instruction g n rale dans la pratique des arts du dessin. La plupart des artistes vraiment dignes de ce nom, qui sentent la dignit de leur profession, sont d'un avis unanime cet gard. La plupart de ceux qui ont r ussi conqu rir une popularit durable, dont la renomm e repose sur des oeuvres savantes, reconnaissent la n cessit d'une instruction g n rale, et n'h sitent pas d clarer que, pour faire un bon tableau, une bonne statue, les tudes sp ciales ne suffisent pas. Or, pour tre admis l' cole de Paris, les l ves qui se pr sentent n'ont pas prouver qu'ils poss dent une instruction g n rale; pourvu qu'ils subissent d'une mani re satisfaisante certaines preuves purement techniques, l' cole leur est ouverte..."
Lamartine

Lamartine

Gustave Planche

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2018
nidottu
" M. de Lamartine a tenu sa promesse: il a publi ses M ditations et ses Harmonies, accompagn es de commentaires. J'aurais souhait que cette promesse demeur t sans effet, j'aurais souhait que l'auteur, clair par les conseils de ses amis, compr t tout le danger d'une telle entreprise; mais, puisqu'elle s'est accomplie, je ne crois pas inutile d' tudier ces commentaires en les comparant aux pens es qu'ils ont la pr tention d'expliquer. C'est d'ailleurs une occasion toute naturelle de caract riser d finitivement le talent po tique de M. de Lamartine et d'en marquer avec pr cision les diff rentes phases, car ce talent si spontan , si abondant, n'est plus aujourd'hui ce qu'il tait il y a trente ans. Tout en demeurant fid le son origine, il a cependant subi des transformations nombreuses. Si les pens es sont demeur es les m mes, l'expression a singuli rement vari ; l'abondance est devenue prolixit . Je ne crains pas qu'une telle parole dans ma bouche puisse tre accus e d'amertume. L'admiration que j'ai profess e en toute occasion pour le g nie lyrique de M. de Lamartine me dispense de toute apologie. Je ne c de pas au besoin de bl mer; je n' prouve aucune joie compter les taches que je d couvre dans les oeuvres clatantes. Bien que le langage de l'auteur, en parlant de lui-m me, me prouve tr s clairement qu'il ne tiendra jamais aucun compte de mes r flexions, bien que M. de Lamartine affiche pour la critique un d dain superbe, je ne crois cependant pas hors de propos de soumettre la discussion les M ditations et les Harmonies..."
De l'Union des Arts et de l'Industrie

De l'Union des Arts et de l'Industrie

Gustave Planche

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2018
nidottu
" Pour parler utilement de l'union des arts et de l'industrie, il faut recourir au t moignage de l'histoire, et c'est le parti qu'a choisi M. L on de Laborde. Il a senti qu'en demeurant dans le domaine des id es purement th oriques, il ne pouvait int resser qu'un petit nombre de lecteurs. Il voulait agir sur le go t, et la seule mani re de r aliser son dessein tait de chercher des le ons dans le pass il n'a pas h sit , et, avant d'exposer ses vues personnelles sur la question qui est le sujet de son livre, il esquisse rapidement l'histoire des arts et de l'industrie. Ce proc d , conseill par le bon sens, ne sera pas universellement approuv , car l'auteur, malgr la mod ration de son langage, blessera plus d'une pr tention. Il ne croit pas qu'il soit permis, m me aux plus habiles, de n gliger, de traiter comme non avenu ce qui a t fait avant eux. Au premier aspect, c'est la croyance du monde la plus innocente, et cependant elle ne s'accorde gu re avec les id es qui r gnent aujourd'hui: dans les arts du dessin comme dans la po sie, la tradition n'est pas entour e de respect. Ceux qui pr chent l'originalit ne comprennent pas, ne veulent pas que le pr sent tienne compte du pass . Ils r vent une invention trang re tout souvenir, et n'h sitent pas d clarer dangereuse, pour l'intelligence de la g n ration nouvelle, l' tude des monuments que nous a l gu s l'antiquit . M. de Laborde ne partage pas leur avis, et je pense qu'il agit sagement. Il se s pare en termes tr s nets de ces novateurs tourdis, mais il n'essaie pas de les ramener au respect de la tradition, il les tient pour ingu rissables..."
Salon de 1857

Salon de 1857

Gustave Planche

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2018
nidottu
" M. Ingres, M. Eug ne Delacroix, M. Decamps n'ont rien envoy au salon de cette ann e. La renomm e tr s l gitime qu'ils ont acquise depuis longtemps est l' preuve de la discussion. C'est pourquoi nous devons croire que s'ils ne figurent pas l'exposition, c'est qu'ils n'ont nous montrer aucune oeuvre nouvelle. L'accueil qu'ils ont re u du public en 1855 a d leur prouver que la valeur de leurs travaux est pleinement appr ci e. Leur absence ne saurait tre imput e une bouderie. Toutefois je regrette qu'ils ne paraissent pas cette ann e, car ils repr sentent d'une mani re tr s nette trois formes diverses de l'invention dans les arts du dessin, et parmi les peintres dont les ouvrages sont aujourd'hui soumis au contr le de l'opinion, il n'y en pas un qui se recommande par un go t aussi s v re que l'auteur de l'Apoth ose d'Hom re, par une imagination aussi active que l'auteur de l'Apollon Pythien, ou qui mod le en pleine lumi re, comme l'artiste laborieux qui nous devons le Supplice des crochets. Les hommes de talent ne manquent pas; nous pouvons m me, sans flatter notre pays, dire qu'ils sont nombreux. Ce qui fait d faut, c'est l'originalit . M. Ingres, qui proc de de l' cole romaine et qui invoque en toute occasion l'autorit de ses a eux; M. Delacroix, qui demande conseil tant t l' cole v nitienne, tant t l' cole flamande, et qui ne dissimule pas ses pr dilections; M. Decamps, qui nous est revenu d'Italie sans avoir rien chang sa mani re, et qui rel ve de Rembrandt, quoiqu'il n'essaie jamais de le copier, sont trois natures nergiques, et n'ont jamais abandonn la voie qu'ils avaient choisie..."
Beethoven, Michel-Ange, Mozart: Histoire et philosophie de l'art

Beethoven, Michel-Ange, Mozart: Histoire et philosophie de l'art

Hans Werner; Gustave Planche

Editions Le Mono
2017
nidottu
Ce livre traite de l'histoire et la philosophie de l'art travers la vie et l'oeuvre de trois grands artistes: Beethoven, Michel-Ange, Mozart. L'art r sume la vie. Il entre en nous avec la force de nos sols, avec la couleur de nos ciels, travers les pr parations ataviques qui le d terminent, les passions et les volont s des hommes qu'il d finit. Il est n cessaire que nous nous reconnaissions dans les artistes qui nous ont pr c d s .
Le Paysage et les Paysagistes

Le Paysage et les Paysagistes

Gustave Planche

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2017
nidottu
Michel-Ange disait que les peintres de figure n'avaient pas se pr occuper du paysage, et qu'ils feraient des arbres et des montagnes d s qu'ils le voudraient. Il y a sans doute un peu d'exag ration dans ces paroles; cependant elles contiennent une part vidente de v rit . Les peintres qui ont appliqu leur intelligence l' tude, l'expression de la figure humaine, abordent sans effort la repr sentation du paysage, tandis que les paysagistes choueraient neuf fois sur dix s'ils tentaient la repr sentation de la figure humaine. Comme les arts du dessin sont appel s vulgairement arts d'imitation, l'exception de l'architecture, qui se d robe cette d finition, il n'est pas sans int r t d' tudier les artistes qui ont excell dans le paysage. Ce sera la plus s re mani re de d montrer l'insuffisance de l'imitation. Cette question, trait e dans le domaine de la figure, laisse debout un grand nombre d'objections, car les partisans de l'imitation pure peuvent toujours dire que la volont , l'imagination doivent intervenir dans la disposition des personnages, et n'ont rien voir dans la repr sentation d'un ch ne ou d'un orme. Il faut donc suivre les partisans de l'imitation litt rale sur le terrain du paysage pour trancher la question d'une mani re d cisive. Aujourd'hui l'imitation est l'ordre du jour...
Le fronton du Panthéon

Le fronton du Panthéon

Gustave Planche

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2017
nidottu
M. David tait naturellement appel , par sa renomm e, d corer le fronton du Panth on; M. Guizot a donc bien fait de confier cet artiste minent la traduction de la l gende inscrite au-dessous du fronton de cet difice: Aux grands hommes la patrie reconnaissante. Il a bien fait d'accepter le programme propos par M. David, et de laisser au statuaire une enti re libert , car il est bien rare que les programmes r dig s dans les bureaux soient en rapport avec les moyens dont le peintre ou le sculpteur dispose. Si M. Guizot, en choisissant M. David, n'a consult que l'opinion publique, nous devons lui savoir gr de sa docilit ; s'il a ob i son go t personnel, nous devons louer sa clairvoyance. M. d'Argout, qui, plusieurs fois, a prouv la chambre combien il est incapable de comprendre l'importance et la dignit de l'art, s' tait effray du programme de M. David, et avait arr t les travaux pr paratoires du fronton. Heureusement M. Thiers, en arrivant au minist re, s'est h t de lever le veto de M. d'Argout, et les travaux ont t repris selon la volont primitive de M. David. Il est f cheux que le caprice, l'ignorance ou la timidit d'un homme parfaitement tranger la peinture et la statuaire, ait ralenti la d coration du Panth on; mais, maintenant que l'oeuvre est achev e, nous oublions volontiers M. d'Argout pour M. David...
Une Croisière dans l'Océan Pacifique

Une Croisière dans l'Océan Pacifique

Gustave Planche

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2017
nidottu
Le go t des Anglais pour les voyages nous a trouv s jusqu' ce jour plus port s la raillerie qu' l'imitation. Nous ne voyons gu re l qu'une manie frivole, et pourtant il nous sied peu de tourner en ridicule les habitudes nomades de nos voisins. La plupart des voyageurs anglais ne rapportent pas seulement de leurs lointaines excursions des r cits, des impressions de touriste: l'Angleterre leur doit aussi d'utiles informations et de pr cieux documents. Chaque ann e, il se publie au-del du d troit de nombreuses relations de voyages auxquelles ne manque jamais un public empress . Pour quelques lecteurs d soeuvr s qui ne trouvent noter dans ces relations que les prix des tables d'h te ou des bateaux vapeur, le nombre est grand de ceux qui les consultent avec une attention intelligente, et qui se plaisent ainsi augmenter sans fatigue la somme de leurs connaissances politiques ou commerciales. Souvent m me d'importantes r v lations appellent sur ces r cits l'int r t de l'homme d' tat; ne sont-ce pas en effet des voyageurs anglais qui ont appris en 1840 lord Palmerston la faiblesse r elle du pacha d' gypte, si trangement m connue par notre gouvernement ? Loin donc de nous gayer aux d pens de ces hommes entreprenants qui portent en tous pays l'influence anglaise, et qui n'ont souvent du touriste que le nom, nous ferions mieux de marcher sur leurs traces et de nous inspirer de leurs exemples. Pourquoi la France n'aurait-elle pas aussi ses pionniers ardents et infatigables ? ...