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Kirjailija
Jacques Babinet
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 39 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2009-2025, suosituimpien joukossa Etudes Et Lectures Sur Les Sciences D'observation Et Leurs Applications Pratiques. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
... Existe-t-il un quatri me r gne ? videmment oui. En effet, l'homme, par sa pens e, son intelligence, son me, se s pare des animaux, et ce n'est pas seulement une diff rence en plus ou en moins comme dans les affections, les passions, les sensations, la m moire, le jugement, que l'homme partage avec l'animal et qu'il ressent seulement dans un degr plus lev , dans une sph re plus tendue. Tout le monde sent et convient qu'il y a dans la facult pensante un principe que l'homme poss de seul l'exclusion de tous les animaux, et, r p tant ce que je viens de dire pour la diff rence entre le r gne v g tal et le r gne animal, tant qu'on n'aura pas r ussi donner l'intelligence la brute, on devra reconna tre un principe part dans l'homme, principe que nous nommerons intelligence, facult pensante, me, et qui fera de l'humanit enti re un quatri me r gne de la nature contenant quatre principes distincts, savoir: la substance mat rielle, la vie ou l'organisation, l'instinct, enfin l' me...
... L'histoire et la th orie des catastrophes successives qui ont peupl et d peupl alternativement d'animaux marins et terrestres les diverses parties de notre globe, constituent ce qu'on appelle les poques g ologiques et quelquefois les poques de la nature, quand on ne consid re celle-ci que dans l'enceinte de notre terre. Pour porter le flambeau dans la nuit des si cles ant rieurs, on s'aide de toutes les lumi res des sciences. Les lois de la m canique, de la physique, de la chimie, sont consult es et donnent l'exclusion ou la confirmation aux hypoth ses propos es par l'imagination, qui l'ordinaire marche toujours en avant, n gligeant un p nible contr le qui cependant lui est indispensable. Puis on note toutes les indications relatives la forme des terrains, leur nature, leur stratification, aux d bris organiques qu'ils contiennent tant pour les productions de la mer que pour celles de la terre. Le nombre des alternances et des retours de la mer est un l ment important de la question, ainsi que la nature du sol que roulaient chaque poque les g n rations vivantes qui pullulaient dans certaines localit s. Enfin l'atmosph re d'alors, sa composition, son action sur le climat, sur la vie, sur les l ments de la terre, avec sa chaleur pr sum e, tout est mis en ligne de compte. C'est avec ces donn es, emprunt es l'observation aid e des lois physiques de la nature, que le g ologue ressuscite pour ainsi dire le monde chacune des poques du pass , peu pr s comme les g ographes, aid s de l'histoire, nous donnent des cartes de l'empire grec, de l'empire romain ou de l'empire de Charlemagne...
... Si je nomme un marteau, une pince, un levier, une poulie, une hache, une tari re, un outil mat riel quelconque, la langue est faite, tout le monde me comprend; mais si je nomme un logarithme, une exponentielle, un cosinus, une tangente, une diff rentielle, une int grale, on me demandera quels sont ces tres inconnus ? Vont-ils deux ou quatre pieds ? Cela vole-t-il, rampe-t-il ou nage-t-il dans la mer, ou dans l'eau douce ? sont-ce des tres saisissables nos sens, pesants, sonores, blancs ou noirs, chauds ou froids ? Si ce sont des tres m taphysiques, que peuvent-ils faire dans le monde mat riel, auquel ils sont trangers ? La pens e ne transporte point les montagnes, et ce n'est point avec des formules math matiques que la nature meut et conserve le monde. Nous allons voir tout l'heure que si les conceptions math matiques dont les noms pr c dent ne produisent pas les actions dont l'univers nous montre les effets, elles sont au moins l'expression des lois suivant lesquelles se produisent les mouvements du monde entier, et que, comme outils de l'intelligence, elles ont p n tr tout aussi profond ment dans le domaine de l'univers que l'ont pu faire les outils du mineur dans les entrailles de la terre pour y aller chercher des tr sors enfouis...
Lorsqu' la fin de la p riode r volutionnaire du dernier si cle Delisle de Sales publiait son fameux ouvrage bizarrement intitul M moire en faveur de Dieu, il demandait tr s s rieusement pardon d'avoir choisi ou accept une pareille cause: Je sais bien, disait-il, que mon client n'est pas en faveur aujourd'hui. (Quel client ) Je puis en dire autant en essayant de plaider en ce moment la cause de la raison. A voir le d cha nement de toutes les pr tentions m taphysiques, th ologiques, physiologiques et magiques contre cette pauvre raison, il y a de quoi d sesp rer de sa cause comme de Sales d sesp rait de la cause de l'Etre supr me, ci-devant Dieu (expression de 93). Quand on veut invoquer les lois bien tablies du possible et de l'impossible, on trouve pour adversaire l'imagination, qui, toujours pr te tout admettre, ne laisse plus de place pour la saine logique, pour les d ductions rigoureuses de l'exp rience, enfin pour le simple bon sens...
"... L'ann e 1857 est ou tait la septi me de la sixi me d cade de ce si cle. L'activit de la vie moderne fait du si cle, je l'ai dit plus d'une fois, une p riode trop longue, et qu'il est besoin de subdiviser en d cades qui soient la p riode s culaire ce que la petite p riode de la semaine est l'ann e. Le mot est consacr chez les Grecs, ces Fran ais du monde antique, qui ont parl de vieillir un grand nombre de d cades d'ann es. Il est bon que la soci t universelle r gle ses comptes un peu plus souvent que tous les cent ans. L'institution des prix d cennaux m'a toujours paru une pens e f conde, propre veiller de nobles ambitions et payer en juste renomm e des travaux utiles tous. Il faut y revenir. Rien au reste n'emp chera que le concours soit universel et que toutes les nations y soient appel es. Il n'y aura plus de fronti res pour la pens e. Paris prendra la devise de la Rome moderne: Urbi et orbi. Il dira: Pour la France et pour le monde entier, aux hommes de g nie, le genre humain reconnaissant ..."
"...la terre n'avait rien d'exceptionnel, et si elle tait habit e, pourquoi les autres plan tes qui lui ressemblaient en tout ne le seraient-elles pas ? Ajoutons de plus que l'orgueil l gitime de la race humaine, qui sent juste titre sa pr minence sur les tres mat riels, portait naturellement faire le raisonnement suivant: l'homme tant le roi de la cr ation qu'il domine et celle-ci semblant faite pour lui, quoi servirait la cr ation de tant d'autres globes pareils, s'ils n' taient peupl s non-seulement d'animaux vivants, mais m me d' tres raisonnables ? Un pas de plus, on y aurait admis les clochers de Moli re. R servons encore l -dessus l'expos des notions acquises par la science et les conclusions que nous aurons en tirer..."
" La long vit humaine, la quantit de vie sur le globe, l' poque de l'introduction de la vie sur notre plan te, ce sont l diverses questions sur lesquelles l'attention du public a t appel e r cemment, et dont je voudrais dire quelques mots, en m'arr tant de pr f rence aux deux derni res, qui s' cartent moins du cercle habituel de mes tudes. L'occasion s'offrira ainsi d'indiquer ce que l' tat actuel de la science exp rimentale peut nous faire esp rer sur la solution de quelques probl mes jug s jusqu'ici hors de la port e de l'esprit humain. La recherche des limites de la vie et des moyens de la prolonger int resse tout homme sur lequel la crainte ou l'esp rance, la curiosit ou la science, peuvent avoir prise, c'est- -dire le genre humain tout entier. Si, comme l'a dit Franklin, le temps est l' toffe de la vie, cette toffe, f t-ce m me la guenille de Moli re, nous est ch re, et depuis que notre m re ve a pr f r la science aux jouissances du bien- tre mat riel, le genre humain a toujours t plus sensible la curiosit et l' motion qu'attach la possession calme des avantages obtenus. Les chercheurs de la pierre philosophale se proposaient deux choses: faire de l'or pour acqu rir ce qui repr sente tous les agr ments de la soci t , et ensuite obtenir la perp tuit de la vie et de la sant pour jouir ind finiment de ces biens..."
"De l'application des math matiques transcendantes" par Jacques Babinet. Jacques Babinet tait un physicien et astronome, membre de l'Institut (1794-1872).
Jacques Babinet explique les interactions entre le champ g omagn tique terrestre et les instruments de navigation tels que la boussole. Il explore galement les variations du magn tisme terrestre au fil des si cles et leurs implications pour la m t orologie et la g ophysique. Jacques Babinet aborde des concepts complexes avec une clart remarquable, rendant accessibles des notions telles que les p les magn tiques, les anomalies g omagn tiques et leur r le dans la tectonique des plaques. Babinet met en lumi re les liens entre le magn tisme terrestre. Ce livre est une r f rence incontournable pour quiconque aime les sciences naturelles. Il s duira autant les passionn s de physique que ceux curieux de pouvoir en savoir davantage sur le fonctionnement interne de notre globe. En combinant rigueur scientifique et p dagogie, Babinet offre une oeuvre intemporelle.