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Joseph Mérel
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 12 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2000-2025, suosituimpien joukossa Du réalisme dialectique au fascisme catholique. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Mukana myös kirjoitusasut: Joseph Merel
12 kirjaa
Kirjojen julkaisuhaarukka 2000-2025.
Considérations sur les pouvoirs métaphysiques de la raison naturelle
Joseph Mérel
Editions Chrysalide
2025
pokkari
De l'erreur personnaliste, et de la vérité qu'elle tient captive
Joseph Merel
Editions Chrysalide
2024
pokkari
Le propos du pr sent travail est d' tablir que la personnalit n'a pas raison de fin pour la nature humaine, et que le personnalisme est une trahison de la vraie dignit de la personne, parce que la personne dit la subjectivit , et que la trahison de la dignit de la subjectivit est le subjectivisme auquel, par essence, dispose le personnalisme. Ce n'est pas le sujet psychologique, couramment d sign par le Moi conscientiel, qui a raison de fondement des attributs essentiels par lesquels on le qualifie ou d finit, comme s'il tait leur cause. C'est bien plut t l'essence ou nature humaine, principe de l'identit du Moi et de son intelligibilit , qui est le sujet premier de l'acte par lequel l'essence se constitue en un existant singulier concret, dans la forme de la personnalit . Pour le personnaliste, on n'est pas personne pour faire se r aliser une nature (humaine); on est dot ─ accessoirement ─ d'une nature pour tre une personne. Le personnaliste se reconna t ventuellement une nature au titre d'id al kantien de la raison pure, par d finition inaccessible, mais une telle nature, loin d'avoir raison de fin de celui qui tend vers elle, aura raison de moyen de se parfaire selon une progression infinie; ce qui est recherch ne sera pas la fin comme telle ou le repos dans la fin, mais l'acte m me d'exercer un progr s ind fini en et par lequel s'exalte celui qui progresse et qui, de ce fait, en viendra, selon une pente existentialiste in vitable, d cider de la nature qu'il consent se reconna tre. Cela dit, le personnalisme est riche d'une v rit captive pr cieuse que la tradition thomiste n'a peut- tre pas toujours d velopp e la mesure de sa valeur sp culative et morale. Est "personne" cette substance rationnelle qui, capable d'avoir ce qu'elle est, est mesur e par une nature en forme de victoire gagn e sur le risque d'une antinature, mati re sacrificielle de la vraie libert .
Il est des moments o quelques groupes, dans les peuples ayant renonc eux-m mes, perdent confiance dans les institutions d mocratiques solidaires de l'organisation capitaliste ou lib rale de la soci t . Dans un climat de doute et de d senchantement, ils comprennent vite qu'un retour en arri re est impossible. C'est alors que prend forme une sourde volont de puissance dirig e contre les auteurs de l'atomisme social g n rateur de d cadence spirituelle et de servitude, entretenue par une aspiration la grandeur d sint ress e lib rant l'homme de l'esclavage consum riste et de la haine de soi qu'il induit. La conjonction de ces deux tats d' me - doute et remise en cause radicale d'un pr sent d cadent, soif agressive de sant morale - produit le fascisme. Le fascisme est r volutionnaire parce qu'il a compris que l'esprit r actionnaire qui l'anime est en demeure de r inventer le pass . La n gation fasciste du pr sent se fait par une transfiguration formatrice d'avenir de l'inspiration venue du pass . Nous voudrions dans le pr sent travail examiner les chances de reviviscence du fascisme aujourd'hui, mais d'un fascisme d'aujourd'hui, ayant gard m moire - en en tirant les le ons - de ses prouesses et de ses checs pass s, et se sachant destin surgir dans un monde nouveau beaucoup plus perverti que celui qui l'avait vu na tre en sa premi re peau. Un tel examen suppose que soit d fini le fascisme, lequel a tent de se d finir en se construisant. Ayant t abattu avant d'achever de s'engendrer, il n'est pas parvenu acc der au concept ad quat de lui-m me. S'interroger sur l'essence du fascisme pour valuer la pertinence du souhait de son retour, c'est donc le r inventer pour notre temps.
La philosophie moderne est n e dans le terreau de la Scolastique dont elle fut le prolongement et la trahison. Pour expliquer que la philosophie moderne ait ni ce dont elle se nourrissait, on peut convoquer diverses explications unilat rales ou bien il n'y aurait eu de trahison qu'apparente et la philosophie moderne serait ce dans quoi la Scolastique aurait vocation reconna tre sa v rit immanente; ou bien il n'y eut de conservation que de surface et la philosophie moderne, r volutionnaire dans son principe, serait trang re la Scolastique qu'elle aurait supplant e.Il est plus rationnel d'accepter l'id e selon laquelle la Scolastique fut tourment e par des tensions internes qu'elle ne parvint pas d passer dans son propre l ment, de telle sorte que la philosophie moderne, en se retournant contre ce dont elle proc dait, ne fit qu'accomplir le destin de la Scolastique d j en partie insurg e contre elle-m me. Ainsi en est-il du thomisme lui-m me d velopp tant t dans la ligne d'un r alisme de l'acte d' tre, tant t dans celle ─ rationaliste et essentialiste ─ d'un r alisme de l'essence en acte. Ce qui est ici propos , c'est d'abord la mise en vidence au moins de certaines des tensions int rieures au thomisme. C'est ensuite, par l'intromission d'un concept qui n'est pas thomiste mais fruit de la philosophie moderne en son acm rationaliste, l'expos d'une tentative de conciliation rationnelle des deux grands courants directeurs d ploy s dans et par l'Ecole thomiste. Parce que la philosophie moderne est fille infid le de la Scolastique, contribuer faire se r concilier le thomisme avec lui-m me est peut- tre aussi contribuer r v ler le thomisme ainsi repens telle la v rit de la philosophie moderne elle-m me, son avenir et son accomplissement.
L'Occident se meurt, comme r sign . Il est possible, ce manque d'instinct de conservation, de trouver diverses raisons plus ou moins convaincantes. Identifier la cause v ritable d'un tel collapsus est pourtant la condition sine qua non du r veil de notre d sir de vivre, c'est- -dire de combattre.D connect de toute r f rence un Absolu transcendant ayant raison de fin ultime, l'instinct vital des individus et des peuples, leur app tit de victoire, r duits au volontarisme du nihilisme h ro que, d g n rent en romantisme puis en plat consum risme, en ce subjectivisme contre lequel ils s'insurgent pourtant parce qu'ils y discernent, pr cis ment, la raison de leur propre d cadence.Dissoci du d sir d'habiter son monde en y luttant pour coop rer la p rennit de son ordre immanent, le d sir de Dieu se r sout, vis- -vis du monde, en cette indiff rence passive qui laisse le champ libre aux fossoyeurs de l'ordre.Le monde moderne est, comme l'enseigne Bernanos, une conjuration contre toute esp ce de vie int rieure; l'int riorit jouit du m rite et requiert comme condition de sa vie propre de nous arracher au monde du divertissement, cet ext rieur mortel et mortif re qui nous dissipe. Et la vie propre de l'int riorit , qui justifie que l'on s'y complaise, nous tourne vers le Transcendant. Mais tout autant l'int rieur dit l' tre en puissance, l'ind termin , l' tat de fermentation de ce qui ne s'actualise, ne se d couvre qu'en s'ext riorisant. Qu'en est-il donc de cet int rieur destin n'acc der la conscience de lui-m me qu' condition de se pencher sur - et m me de se d vouer - ce dont il est pourtant invit se d tourner ? Comment, sous le double rapport de l'Objet d sir et du sujet d sirant, concilier immanence et transcendance ?
Le probl me -- politique -- du rapport entre l' glise et l' tat, a toujours fait l'objet de controverses passionn es que notre temps n'a ni oubli es ni r solues. Il est conditionn par le probl me -- m taphysique et th ologique -- du rapport entre nature et surnature. Pour que le service du bien commun politique immanent ne soit pas antinomique du service du souverain bien transcendant, il est n cessaire de reconna tre, dans le d sir naturel du bien commun, une anticipation de soi du d sir de Dieu, lequel, dans cette perspective, doit avoir un fondement naturel, sans pour autant que la gr ce devienne jamais exigible (d viation moderniste). cette seule condition, la transfiguration surnaturelle -- par la gr ce li e la foi, ainsi la R v lation -- de l'ordre naturel, se dispense de faire valoir, selon une d viation surnaturaliste dialectiquement gravide de r actions naturalistes, ses exigences au d triment de celles de l'ordre naturel. Dans D sir de Dieu et organicit politique, sont voqu s les r quisits logiques et m taphysiques susceptibles de satisfaire cette condition. Le lecteur voudra bien noter que si cette condition tait satisfaite, les tensions conceptuelles, affectives et pratiques entre milieux monarchistes et fascistes, catholiques et n o-pa ens, traditionalistes r actionnaires et nationalistes r volutionnaires, seraient consid rablement apais es; c'est d'un tel apaisement que pourrait r sulter une unit d'action n cessaire l' crasement de la subversion polymorphe dont se meurt notre monde physique et spirituel.L'auteur d veloppe ici des th mes d j abord s dans Pour une contre-r volution r volutionnaire, en insistant sur certains points qui alors n'avaient pas fait l'objet d'une attention particuli re.
Piero Misciattelli, dans cet ouvrage initialement paru en 1924, r pond aux d mocrates-chr tiens italiens adversaires du r gime mussolinien et d fend une collaboration « pleine et loyale des catholiques avec le gouvernement fasciste. Au-del des mesures concr tes prises par le Duce en faveur de l' glise, l'auteur d montre, en s'appuyant sur la philosophie de saint Thomas d'Aquin et les textes du magist re, que fascisme et catholicisme s'accordent parfaitement dans leurs vis es politiques, sociales et morales. Il affirme le caract re contre-r volutionnaire du fascisme dans lequel il va jusqu' voir une forme de mysticisme catholique.Si un tel livre offre un int r t historique ind niable, son contenu doctrinal m rite plus que jamais aujourd'hui encore l'attention des catholiques, les « catholiques conciliaires, bien entendu, habituels alli s de la R volution, mais galement les traditionalistes bien-pensants, eux aussi toujours empress s condamner le fascisme, faisant ainsi le jeu du modernisme et du lib ralisme qu'ils pr tendent combattre.Le texte de Piero Misciattelli est enrichi dans ce volume d'une postface du philosophe Joseph M rel.
S'il est un domaine de la conscience plan taire sur lequel se r alise le consensus, de l'extr me gauche la d mocratie chr tienne, c'est bien celui de poursuivre d'une haine inextinguible les id es qui inspir rent la croisade des fascismes. Il n'est pas jusqu'aux coles de pens e r sistant encore au "politiquement correct" (traditionalisme catholique, royalisme maurrassien, l gitimisme) qui ne condamnent avec la derni re violence le corpus doctrinal des grands vaincus de 1945 d terminisme naturaliste, mat rialisme biologique, panth isme, gnosticisme, immanentisme subjectiviste, destruction de la famille, offenses la dignit de la personne et son Cr ateur, hypertrophie de l' tat, tels sont, parmi d'autres, les griefs qu'on leur fait, assortis d'injures et d'accusations controuv es. Il n'est pas tonnant que la prog niture id ologique de 1789 ait besoin de r actualiser sans cesse un mal absolu hypostasi , afin de r ussir n gativement l'unit que ses d lires ne peuvent positivement lui valoir.Il est plus singulier de constater que les tenants de l'extr me droite traditionnelle, aussi divis s aujourd'hui qu' l' poque de leur prosp rit , acceptent sans vergogne le r le de censeurs suppl tifs de la B te immonde alors que cette derni re, seule, e t pu pr venir le d clin r dhibitoire de leurs principes et de leurs esp rances. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (peut-on, au reste, parler de "fin" ?), on a quand m me connu, aussi courageux que rares, quelques plaidoyers fascistes d'inspiration philosophique diff rente de celle de leurs adversaires droitiers.L'originalit du pr sent ouvrage est de s'alimenter aux principes m mes, catholiques et intellectualistes, au nom desquels la Droite a coutume d'anath matiser le fascisme. L'Antifascisme vertueux des traditionalistes bien-pensants se r v le tre -- horresco referens -- le fourrier de la d mocratie chr tienne. La croisade des fascismes fut l'expression, la fois interrompue et en partie d voy e, de ce dont la Monarchie aurait eu besoin pour ne point sombrer. Plus que de la malignit des m chants, l'ordre europ en d'Ancien R gime est mort de son inach vement doctrinal, c'est- -dire de ses contradictions non surmont es. Plus qu' l'hostilit f roce de la Subversion, le fascisme doit son chec la pusillanimit , l'ind cision, l'hostilit molle des conservateurs qui, par ces travers, pr par rent leur propre liquidation. Telle est la th se ici d velopp e, dans une argumentation plus doctrinale qu'historique.Aussi longtemps qu'une telle th se n'aura pas t dig r e par la Droite de conviction, aucune tentative politique d'enrayement de la d cadence europ enne ne parviendra ses fins.
Les honnEtes gens n'ont de cesse de dEnoncer la perfidie des rEvolutionnaires (la progEniture de 89 et de Vatican II), tout en soulignant le grotesque de leurs thEses. Si, par-delA leur capacitE d'Echauffer les passions, ces thEses n'Etaient douEes d'un pouvoir efficace de susciter l'adhEsion intellectuelle, elles ne jouiraient ni de l'aptitude A faire s'Ecrouler le monde spirituel et politique fondE sur le bon sens et dont nos bien-pensants navrEs cultivent la nostalgie, ni du pouvoir d'empEcher la rEsurrection d'un tel monde. Or l'intelligence en tant qu'intelligence ne peut Etre sEduite que par la vEritE. Si donc elle est emportEe par la puissance des doctrines fausses, c'est que ces derniEres sont porteuses de vEritEs captives qu'elles confisquent et dEnaturent. Il est temps, pour les contre-rEvolutionnaires, de se rEapproprier un bien spirituel qu'ils ne se savaient pas possEder, et qu'ils croient trop souvent relever des batteries de la Subversion.
Réflexion critique sur le PROMÉTHÉE de l'abbé Calderón
Joseph Merel
Editions Chrysalide
2000
pokkari
Il n'est pas anodin que le texte de l'abb Calderon, Promethee, la religion de l'homme, crit il y a presque 15 ans par un professeur de s minaire et th ologien reconnu, ait t choisi, traduit et publi cette ann e chez CLOVIS (Maison d' dition de la FSSPX). Ce travail n'est pas l'oeuvre d'un clerc obscur, diffus petit tirage compte d'auteur. L'auteur s'y emploie, avec autorit , restituer Dieu ce que l'orgueil des Renaissants et de leur descendance conciliaire avait pr tendu Lui ravir. Mais en convoquant, pour ce faire, un argumentaire de part en part surnaturaliste, l'auteur en vient malgr lui illustrer le fait que, en th ologie comme ailleurs, l'enfer peut tre pav de bonnes intentions.Joseph M rel, conscient des effets ravageurs de la mentalit surnaturaliste dans les rangs de la Tradition catholique, nous propose ici, selon une d marche d f rente et honn te - ce titre m me d nu e de toute concession complaisante -, une analyse d taill e de ce texte ainsi qu'une mise en vidence des pr suppos s et des enjeux - moraux et politiques - de la th se de l'abb Calderon.L'EditeurLes tenants de la th ocratie, partisans d'une subordination intrins que du pouvoir politique au minist re eccl siastique, sont bon droit class s dans le rang des r actionnaires attach s une vision du monde cl rico-catholique th ocentrique fort oppos e l'anthropocentrisme de l'esprit d mocrate-chr tien objectivement et subjectivement solidaire de complaisances doctrinalement modernistes. Pourtant les uns et les autres s'accordent au moins sur un point, savoir le refus sans concession de la doctrine nationaliste tenue par les premiers pour immanentiste et pa enne, par les seconds pour destructrice de la "dignit de la personne humaine". Cette commune aversion pour un m me ennemi ne serait-elle pas l'envers d'une dilection pour une "sensibilit " commune, savoir un certain augustinisme politique exaltant la morale au d triment du Politique et favorisant de mani re oblig e, une conception personnaliste de l'homme?La mise en vidence de cette affinit non dite entre fr res ennemis fait l'objet du pr sent travail, lequel est compl t par l'inventaire des conditions raison desquelles un certain nationalisme non seulement n'offense pas les exigences du bien commun universel et de la morale catholique, mais encore est requis par elles.