Kirjojen hintavertailu. Mukana 12 595 353 kirjaa ja 12 kauppaa.
Kirjailija
Léon Gozlan
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 129 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2008-2025, suosituimpien joukossa La Comédie Et Les Comédiens. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Un soir de l'hiver dernier, je descendais, bras dessus, bras dessous, avec un ami, une de ces rues qui vont comme elles peuvent, c'est- -dire parfois tout de travers, des boulevards ext rieurs Notre-Dame de Lorette; rues assez r guli rement b ties; en revanche assez irr guli rement habit es pour la plupart: moeurs sujettes l'alignement. Nous avions d n Montmartre, non pas dans un riant jardin peupl de tilleuls et sous une joyeuse tonnelle couronn e de ch vrefeuilles et de cl matites, mais dans un salon ni joyeux ni riant, chaudement clos
Balzac chez lui, souvenirs des Jardies by L on Gozlan. This book is a reproduction of the original book published in 1862 and may have some imperfections such as marks or hand-written notes.
Les Emotions de Polydore Marasquin, par Leon Gozlan. Suivi de: la Ville des gens de bien.]Date de l'edition originale: 1857Ce livre est la reproduction fidele d une uvre publiee avant 1920 et fait partie d une collection de livres reimprimes a la demande editee par Hachette Livre, dans le cadre d un partenariat avec la Bibliotheque nationale de France, offrant l opportunite d acceder a des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.Les uvres faisant partie de cette collection ont ete numerisees par la BnF et sont presentes sur Gallica, sa bibliotheque numerique.En entreprenant de redonner vie a ces ouvrages au travers d une collection de livres reimprimes a la demande, nous leur donnons la possibilite de rencontrer un public elargi et participons a la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.Nous avons cherche a concilier la reproduction fidele d un livre ancien a partir de sa version numerisee avec le souci d un confort de lecture optimal. Nous esperons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entiere satisfaction.Pour plus d informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr
Les petites localit s champ tres sem es autour de Paris ont joui, de tout temps, du privil ge plus ou moins r el d'offrir des r sidences conomiques aux familles peu ais es. Quelques ann es avant la R volution, beaucoup de gentilshommes qui avaient perdu leur fortune, ou qui n'en avaient jamais eu, se retiraient Saint-Mand , joli village b ti la lisi re du bois de Vincennes
Les petites localit s champ tres sem es autour de Paris ont joui, de tout temps, du privil ge plus ou moins r el d'offrir des r sidences conomiques aux familles peu ais es. Quelques ann es avant la R volution, beaucoup de gentilshommes qui avaient perdu leur fortune, ou qui n'en avaient jamais eu, se retiraient Saint-Mand , joli village b ti la lisi re du bois de Vincennes
Auteur: L on Gozlan, n Marseille le 1er septembre 1803 et mort Paris le 1er septembre 1866, est un crivain fran ais. Extrait du Roman: La maison dans le bois. Les petites localit s champ tres sem es autour de Paris ont joui, de tout temps, du privil ge plus ou moins r el d'offrir des r sidences conomiques aux familles peu ais es. Quelques ann es avant la R volution, beaucoup de gentilshommes qui avaient perdu leur fortune, ou qui n'en avaient jamais eu, se retiraient Saint-Mand , joli village b ti la lisi re du bois de Vincennes, et se prolongeant du c t de Charenton. Si Saint-Mand ne pr sentait pas alors, comme aujourd'hui, ces jolis groupes d'habitations moiti urbaines, moiti rurales, s'ouvrant d'un c t sur la rue, et sur des rues avec pav , r verb res et num ros, de l'autre sur le bois de Vincennes;
" Un soir de l'hiver dernier, je descendais, bras dessus, bras dessous, avec un ami, une de ces rues qui vont comme elles peuvent, c'est- -dire parfois tout de travers, des boulevards ext rieurs Notre-Dame de Lorette; rues assez r guli rement b ties; en revanche assez irr guli rement habit es pour la plupart: moeurs sujettes l'alignement. Nous avions d n Montmartre, non pas dans un riant jardin peupl de tilleuls et sous une joyeuse tonnelle couronn e de ch vrefeuilles et de cl matites, mais dans un salon ni joyeux ni riant, chaudement clos; qu'exiger de plus d'un salon ? Les cl matites, les aub pines et les ch vrefeuilles sont partis en compagnie des lilas de Romainville et des roses de Fontenay pour un monde meilleur, le jour o les embellissements de Paris en ont enlev les beaut s. Nous n'irons plus au bois, les lauriers sont coup s..."
" "Sollicit par des amiti s communes Balzac et moi, press par une curiosit publique toute d vou e au grand peintre de moeurs, j'ai risqu ces premi res pages sur quelques actes et sur quelques moments de sa vie, pr t les faire suivre d'autres confidences, si j'ai su r pondre tant de d sirs et justifier tant d'empressement."... Quoi qu'il en soit, ces r v lations famili res sont les derni res que nous publierons sur Balzac. R unies plus tard aux pr c dentes, elles formeront un volume appel peut- tre, un jour, accompagner ses oeuvres, et notre travail aura alors un caract re d'utilit que l'avenir sera charg de pr ciser dans la mesure plus ou moins indulgente de son estime..." L.G.
" Paris ce jour-l , 2 novembre 183., tait froid et triste, comme il l'est ordinairement cette poque de l'ann e. On e t dit que le ciel tait dans le secret de la solennit qu'il clairait regret. La veille, il avait l g rement neig ; l'air tait devenu plus vif; un brouillard fin et gris tre arrondissait les angles des maisons. Par moments, il ne faisait ni jour ni nuit, mais une clart polaire. Les cloches, touff es dans un espace cotonneux, ne rendaient que des sons sourds. Sur un pav r sistant, mais humide, glissait autant qu'elle marchait la presque population de la ville et celle de la banlieue: bruyantes, mais sans ga t , elles suivaient les boulevards jusqu' la naissance des rues qui montent, en coupant le canal, jusqu'au cimeti re du P re La Chaise..."
Extrait: I La maison dans le bois. Les petites localit s champ tres sem es autour de Paris ont joui, de tout temps, du privil ge plus ou moins r el d'offrir des r sidences conomiques aux familles peu ais es. Quelques ann es avant la R volution, beaucoup de gentilshommes qui avaient perdu leur fortune, ou qui n'en avaient jamais eu, se retiraient Saint-Mand , joli village b ti la lisi re du bois de Vincennes, et se prolongeant du c t de Charenton. Si Saint-Mand ne pr sentait pas alors, comme aujourd'hui, ces jolis groupes d'habitations moiti urbaines, moiti rurales, s'ouvrant d'un c t sur la rue, et sur des rues avec pav , r verb res et num ros, de l'autre sur le bois de Vincennes; s'il ne poss dait pas encore une avenue d'une beaut , d'une r gularit , d'une l gance tout fait am ricaines, digne de rivaliser avec quelques quartiers de New-York et de Philadelphie; longues rang es de maisons lev es derri re une longue rang e d'arbres, arbres odorif rants, tilleuls qui embaument le ciel, la terre et l'air vers la fin du printemps, maisons qui ressemblent de petits palais; si Saint-Mand n' tait pas si joli, il tait beaucoup plus sauvage. Le bois de Vincennes le retenait et l'enveloppait en plus d'un endroit; avant d'y arriver, on avait traverser des portions assez consid rables de terrain plant de ch nes et d'ormes. L'hiver, il n' tait pas prudent de se laisser attarder loin de sa maison, si l'on ne voulait donner aucune inqui tude ses enfants et ses serviteurs. Quoique Vincennes lev t toujours au milieu de la brume ses tourelles pleines de poudre, son donjon rempli de fusils, on parlait souvent d'assassinats commis aux environs: la peur en grossissait le nombre. On n' tait pas f ch , au fond, d'avoir cette peur qui rend si doux, si troit, si complet le bonheur de se r unir l'hiver autour de la chemin e, quand on est s r que la porte de la maison est ferm e, que la grille l'est aussi, et que les crois es basses sont barricad es comme pour soutenir un si ge.