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Louis Reybaud

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 102 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2009-2025, suosituimpien joukossa Voyage autour du monde de M. Abel du Petit-Touars. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

102 kirjaa

Kirjojen julkaisuhaarukka 2009-2025.

Du paupérisme et des institutions de charité en France

Du paupérisme et des institutions de charité en France

Louis Reybaud

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2017
nidottu
Aucun sujet n'a t plus souvent trait , et par des esprits plus minents, que celui dont j'ai m'occuper. Il y a sept ans environ, une commission de trente membres, choisis dans le sein de l'assembl e l gislative et qui tiraient ou de leurs noms ou de leurs tudes sp ciales une incontestable autorit , fut charg e d'examiner tout ce qui, de pr s ou de loin, se rattache au probl me de l'assistance publique, et d'en d gager les propositions de nature tre converties en loi ou en r glement administratif. Ce n' tait pas une t che facile au milieu du trouble qui r gnait encore dans les esprits et des illusions cr es et entretenues par l'influence persistante des sectes. Il s'agissait de reprendre l'oeuvre par les fondements, de r tablir les grands principes hors desquels il n'y a pour les soci t s ni progr s, ni vie possible, de montrer o aboutissent les syst mes qui, d pla ant la responsabilit , mettent , la charge de l' tat ce qui doit rester la charge de l'individu. Voil ce que fit cette commission, qui eut l'honneur et la bonne fortune d'avoir M. Thiers pour rapporteur. On se souvient du document qui en mana; il est de ceux qu'en mati re d'assistance on ne peut omettre...
Voyage dans l'Abyssinie méridionale

Voyage dans l'Abyssinie méridionale

Louis Reybaud

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2017
nidottu
... L'Abyssinie septentrionale n'est plus, d'ailleurs, couverte d'un voile imp n trable. Depuis un si cle elle a t travers e peu pr s dans tous les sens: des missionnaires luth riens s'y sont fix s, des Europ ens l'habitent. Les premiers voyages connus remontent aux Portugais et Pierre de Covilham, qui demeura Gondar et ne revit plus sa patrie. Le p re Alvarez s journa son tour pr s de six ann es dans les tats abyssins, et de retour en Europe, vers 1540, y publia une relation dans laquelle il ne faut puiser qu'avec d fiance. Pendant le cours de ce si cle, l'Abyssinie fut livr e, pour ainsi dire, des auxiliaires portugais dont ses rois avaient accept les services contre les musulmans. A la suite des soldats avaient march des missionnaires de l'ordre des j suites, qui s' taient empar s du pouvoir religieux pendant que les g n raux imposaient une dictature militaire. C'est cette poque qu'il faut rattacher plusieurs difices d'un style videmment europ en qui se rencontrent dans les principales villes du Tigr et du Samen. D'autres monuments appartiennent une civilisation ant rieure, qui, suivant les uns, co ncidait avec celle de l' gypte, et suivant d'autres remontait l' tablissement des Juifs en Abyssinie vers l'an 600 avant notre re. Il est inutile d'ajouter que ce sont l de simples hypoth ses, quoiqu'elles aient donn lieu des recherches curieuses et d'ing nieuses analogies...
Adrien Balbi

Adrien Balbi

Louis Reybaud

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2017
nidottu
... Si, au nombre des vertus du g ographe, M. Balbi a omis de citer la r serve et la modestie, c'est qu'il a d les consid rer comme nuisibles ou inutiles: aussi n'en use-t-il pour sa part qu'avec la plus grande sobri t . Personne n'est plus rempli que lui de l'importance, de la grandeur, de la perfection de son oeuvre. La veille de sa venue, il n'y avait que chaos dans la g ographie; mais il a voulu que la lumi re se fit et la lumi re s'est faite. Il faut voir quels airs de souveraine compassion il affecte vis- -vis des petits esprits qui, avant lui, ont os toucher cette science Comme il les traite de haut, ces pr tendus g ographes, ces g ographes routiniers, ces certains g ographes et cartographes, ce commun des g ographes, compl tement trangers aux progr s de la civilisation Il ne leur pardonne rien, en ma tre s v re, pas m me d'avoir ignor ce qui ne s'est d couvert qu'apr s eux. Et si sur sa route il en rencontre quelqu'un charg d'un bagage dont il suspecte l'origine, voyez-le s'attendrir, s'indigner, r clamer son bien et son tr sor: on le d pouille de son difice g ographique; on lui d robe une portion de sa Bible de G ographie, on lui ravit le fruit de ses longues veilles, on le frustre de l'honneur qui lui est d ...
L'Exposition de l'industrie de 1855: Et ses conséquences économiques

L'Exposition de l'industrie de 1855: Et ses conséquences économiques

Louis Reybaud

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2017
nidottu
... Avant ces derniers temps, le martelage du fer s'op rait l'aide de martinets de forge dont on avait successivement lev la puissance. Suffisants pour des pi ces d'un volume d termin , ces martinets ne l' taient plus d s le moment que ce volume atteignait des proportions presque sans limites. C'est ce qui avait lieu notamment dans les arbres de couche destin s l'h lice des vaisseaux vapeur et pour le rev tement des batteries flottantes. On a pu se faire une id e des dimensions de ces pi ces de m tal dans l'exposition de MM. Jackson fr res, Petin et Gaudet de Saint-Etienne, o figuraient l'arbre de couche de l'Eylau, vaisseau de ligne en construction, arbre six coudes, du poids de 23,000 kilog., et une armure de batterie flottante de 11 centim tres d' paisseur. Evidemment, pour de tels travaux, la puissance ordinaire n'e t pas suffi, et les martinets ne seraient arriv s qu' des r sultats lents et imparfaits. L'invention du marteau-pilon a r pondu ce besoin; il est d sormais l' me de nos ateliers et y laissera une date...
De l'Enseignement professionnel en France

De l'Enseignement professionnel en France

Louis Reybaud

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2017
nidottu
... Pour tomber d'accord sur les faits, il est bon de s'entendre d'abord sur les mots. Que veut-on dire par enseignement professionnel ? Dans leur g n ralit , ces mots pr tent l' quivoque; la signification en reste vague, pr cis ment parce qu'ils signifient trop. L' lasticit d g n re ici en impropri t . Si l'on d signe ainsi la pr paration toutes les carri res, cet enseignement existe dans de larges proportions, et dans bien des cas il n'est plus cr er. On n'en tait pas venu jusqu' ce jour sans comprendre qu'au-del de l'instruction fondamentale, qui est le lien et le titre des communaut s lettr es, un partage doit s'op rer dans les tudes, et que dans un libre choix chacun ob it alors ses go ts, ses dispositions, ses int r ts. Les uns vont vers le barreau, d'autres vers l'arm e; ceux-ci seront magistrats, m decins, ing nieurs, ceux-l savants, professeurs ou artistes. Quelque destination qu'ils prennent, des tablissements leur sont ouverts pour des tudes sp cifi es et la collation des grades. Sous des noms divers, - facult s, coles normales, coles militaires, coles d'application, grands s minaires, - ces tablissements se confondent dans le m me objet, qui est de former des hommes l'exercice des fonctions par lesquelles une soci t pense, agit, s'administre et se gouverne. C'est l incontestablement de l'enseignement professionnel, d'autant plus lev qu'il touche la vie morale. Est-ce de celui-l qu'il s'agit ? Non, il est fortement constitu . Serait-ce en faveur de l'agriculture que l'on revendique le nom avec la pens e d'en tirer toutes les cons quences ? Les illusions, ce qu'il semble, ne vont pas jusque-l ...
Histoire et colonisation de la Nouvelle Zélande

Histoire et colonisation de la Nouvelle Zélande

Louis Reybaud

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2017
nidottu
" ...Tout ce qui fait l'orgueil des nations civilis es, la dignit naturelle, le respect de la foi jur e, le courage, l'enthousiasme, le d sir de conna tre, le besoin d'activit , l'aptitude tous les r les et toutes les fonctions, l'intelligence des choses nouvelles, se rencontre chez ces tribus un degr qui charme et qui tonne. Limit e un seul de ces groupes, l'anthropophagie y est regard e moins comme une satisfaction physique que comme une excitation morale. Il est honorable pour le vaincu d' tre d vor par le vainqueur. C'est le sort des armes; des deux parts on y compte. Tout prisonnier est avili s'il ne meurt. L'anthropophagie ne r gne, d'ailleurs, qu'entre les tribus bellig rantes, et seulement durant la guerre, ou bien encore de chefs esclaves. Il est croire que la pr sence des Europ ens sur les parages de la Nouvelle-Z lande, et l'influence toujours croissante d'une civilisation plus humaine, feront dispara tre cette horrible coutume de toute la surface de la Polyn sie. Une passion raisonn e capitule plus facilement qu'un app tit brutal...''
De l'équilibre et de l'état des forces navales en France et en Angleterre

De l'équilibre et de l'état des forces navales en France et en Angleterre

Louis Reybaud

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2017
nidottu
" ... En France m me, on parle d'une marine offensive et d'une marine d fensive, en distinguant l'une de l'autre, comme si la chose allait de soi. Il faudrait pourtant s'entendre sur les termes de cette distinction. Que les redoutes terre, les ouvrages fixes, soient consid r s comme de simples moyens de d fense, on peut l'admettre, avec une r serve pourtant: c'est que de tels ouvrages, en donnant la s curit , rendent plus disponibles les ressources flottantes et augmentent les forces que l'on aurait mettre en ligne; mais, pour le mat riel flot, s parer la d fense de l'attaque, c'est se pr ter une quivoque. Un bois flottant, anim de vitesse et pourvu d'artillerie, est un instrument offensif autant que d fensif; le service est le m me: il n'y a de diff rence que dans le degr de puissance. La flotte du canal par exemple, que l'amiraut semble affecter la pr servation des c tes et des arsenaux anglais, ne pourrait-elle pas, un jour donn , bloquer et menacer nos arsenaux et nos c tes ? Peu importe la destination du moment; les destinations changent: ce qui est consid rer, c'est moins l'emploi que la valeur intrins que des choses. Dire que l'on n'arme que pour sa d fense, c'est montrer une bonne intention qui manque de garanties. Aussi ne faut-il prendre ces d clarations que pour ce qu'elles valent et carter r solument tout ce qui ressemble des fictions...''
L'Artémise à Taïti

L'Artémise à Taïti

Louis Reybaud

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2017
nidottu
" Depuis longtemps notre commerce avait sujet de se plaindre du r le auquel le condamnait, dans les archipels de l'Oc anie, la pr pond rance jalouse de l'Angleterre et de l'Am rique du Nord. Suzeraines des mers du Sud, ces deux puissances semblaient avoir adopt , vis- -vis des tiers, un syst me d'exclusion brutale ou d' viction souterraine, et aucun tablissement stable n'avait pu se fonder c t des leurs, ni dans un int r t religieux, ni dans un int r t maritime. Nos armateurs, jouets de proc d s odieux, avaient subi de nombreux m comptes sur les march s polyn siens, et les missionnaires catholiques, attir s par l'espoir d'une moisson spirituelle, s'y taient vus, diverses reprises, en butte des pers cutions ombrageuses et des d portations violentes. Cette situation, si elle e t t impun ment soufferte, aurait fait notre pavillon un tort dont il se serait difficilement relev aux yeux des naturels. Une d monstration imposante devenait d'autant plus n cessaire, que les vang listes luth riens avaient eu soin d'inspirer ces sauvages une id e peu avantageuse des forces et de la grandeur de la France...''
Richard Cobden et l'école de Manchester

Richard Cobden et l'école de Manchester

Louis Reybaud

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2017
nidottu
" Dans un pays libre et avec une race dou e d'une fiert naturelle, comment une aristocratie a-t-elle pu jusqu'ici se maintenir ? Ses services, si clatants qu'ils soient, n'expliquent pas seuls sa dur e; d'autres ont p ri qui avaient le m me droit de vivre. Par quels m rites celle-ci s'est-elle pr serv e ? On en a cit deux: le respect et la d fense des institutions, une grande habilet de conduite. Il est constant que l'aristocratie anglaise n'a manqu ni l'un ni l'autre de ces devoirs; elle n'a ni empi t ni r sist mal propos. Elle a su toujours abandonner temps les positions qu'elle ne pouvait d fendre, et a mis dans ce mouvement de retraite une certaine dignit et beaucoup de bonne gr ce. Apr s avoir lutt contre les r formes, elle y a c d en les prenant en main et en les temp rant. Cependant avec un autre peuple ces concessions judicieuses n'eussent pas suffi; il a fallu que des deux parts on se t nt en garde contre les entra nements et qu' la mod ration dans la d fense r pond t la mod ration dans l'attaque. Ailleurs on ne s'arr te pas ainsi; dans l'enivrement de la victoire, on ne laisse rien debout, sauf se ch tier de cet exc s en tombant dans l'exc s contraire. Comment le peuple anglais s'est-il refus ces tristes ex cutions? Les instruments ne lui manquaient pas; il a les libert s de la presse et de la plate-forme, il a le droit de r union et au besoin l'agitation des rues. Que de tentations pour tout soumettre au m me niveau, briser les compartiments artificiels, abaisser ce qui s' l ve, proscrire ce qui se distingue Ce spectacle va si bien aux passions de la foule; pourquoi ce peuple ne se l'est-il pas donn ?...''