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Madame De Stolz

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 39 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2013-2020, suosituimpien joukossa Le trésor de Nanette. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

39 kirjaa

Kirjojen julkaisuhaarukka 2013-2020.

Le trésor de Nanette

Le trésor de Nanette

Madame De Stolz

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2016
nidottu
" Quatre poules, un agneau, trois lapins, c' tait toute la fortune de Madeleine, enfant de treize ans, seul appui d'une pauvre veuve qui avait encore deux petits gar ons en bas ge. Le p re de famille tait mort depuis dix-huit mois. La m re avait lutt de toutes ses forces contre le malheur, mais sa sant branl e la rendait inhabile aux rudes travaux de la campagne, et d'ailleurs ses jeunes enfants demandaient des soins assidus; malgr son courage et sa bonne volont , la mis re mena ait la chaumi re des orphelins; ce n' tait pas cette mis re d sesp rante des grandes villes; non, il y avait toujours des roses dans le petit jardin, des parfums dans l'air, un tapis de verdure pour reposer les yeux. Ce n' tait pas non plus cette pauvret hardie qui se pla t montrer ses haillons et son visage sombre pour attirer la piti . Brigitte aurait abr g le temps de son sommeil plut t que de laisser ses enfants courir dans le village avec des habits d chir s. Au pantalon noir du bon petit Jacques, il y avait une pi ce marron parfaitement mise, et qui t moignait en faveur de la m nag re..."
Blanche et Noire

Blanche et Noire

Madame de Stolz

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2016
nidottu
Quel tapage quels cris joyeux quels clats de rire C'est la sainte Catherine. Une soixantaine de pensionnaires sont r unies dans une grande salle; on saute, on chante, on fait mille folies. La f te a commenc sept heures du matin, et ce n'est pas fini. Les plaisirs ont t vari s; la respectable Mme Lacroix, paisible reine de ce turbulent royaume, a paru, les mains pleines de jeux, les yeux pleins de promesses. Elle a prononc un mot qui a fait explosion: R cr ation sans cloche Cela veut dire qu'on retranche pour un jour tout ce qui rappelle la discipline, la m thode, la r gularit , l'assujettissement. On a vu des petites filles, et m me des grandes, faire un saut de deux pieds de haut, motiv par cette parole magique: Sans cloche La pensionnaire espi gle, il y en a beaucoup, se compla t dans les traditions; elle sait que de tout temps la cloche tant inexorable, il faut la d tester, elle la d teste.
La maison roulante

La maison roulante

Madame de Stolz

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2016
nidottu
Rien de plus joli que la demeure o s' coulait l'enfance du petit Adalbert; c' tait la campagne de la Normandie avec ses haies, ses buissons, ses grands pr s, ses champs dor s, tous ses parfums, toutes ses fleurs. Ces tr sors, Adalbert les partageait avec les enfants du canton, car Dieu a mis pour tous du bonheur dans la plaine; mais ce dont le petit gar on jouissait seulement avec ses fr res et sa soeur, c' tait une grande et belle maison dont les fen tres donnaient sur une jolie pelouse, o l'on admirait deux corbeilles de roses, les plus d licieuses qu'on p t voir. Il y avait de tous c t s des arbres verts, des peupliers, des h tres, des ch nes, des ormes, entre lesquels couraient tant t des all es capricieuses, tant t de l'eau bien claire o se plaisaient de beaux poissons.
Violence et bonte

Violence et bonte

Madame de Stolz

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2016
nidottu
Enti rement tapiss e de vigne vierge et cach e sous l'ombrage d'un tilleul, la maison du vieux Desnoyers faisait un charmant point de vue, et les promeneurs qui, de loin, l'apercevaient comme un nid sous les feuilles, ne manquaient pas de se dire: Qu'on doit tre bien l Quelle tranquillit Que ces gazons sont frais Que cette eau est limpide Il fait bon vivre dans cette petite retraite. C' tait effectivement une retraite, et des plus jolies, offerte par Mme d'Embrun au vieux garde en qui son mari avait mis, juste titre, toute sa confiance. Ce brave homme avait servi la famille de M. d'Embrun depuis l' ge de quinze ans, et il en avait plus de soixante. Son dernier ma tre venait de mourir, et le vieux garde l'avait pleur comme un ami, car Albert tait non seulement juste et bon, mais aimable.
La famille Coquelicot

La famille Coquelicot

Madame de Stolz

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2016
nidottu
Heureux ?... Vous croyez que je suis heureux, ma tre Corbin ? - Beaucoup d'autres le seraient votre place. - Beaucoup d'autres, c'est possible; mais moi, Coquelicot, je ne le suis pas. - Que vous manque-t-il ? Je sais bien qu'on n'a jamais assez de ce qu'on a et qu'il faudrait toujours un peu plus. C'est une condition de notre pauvre nature mais enfin votre part est assez belle, me semble-t-il, pour que vous ne vous trouviez pas malheureux ? - Pas malheureux pr cis ment, mais ennuy , contrari , inquiet, irrit , que sais-je ? - Voyons, monsieur Coquelicot, analysons ensemble la situation. Par votre habilet , vous avez su d couvrir et saisir l'occasion d'acheter, bas prix, cette magnifique propri t . - Magnifique ? Vous voulez dire en ruines - D'accord. On l'avait laiss e se d t riorer sur tous les points; les murs taient d grad s.
Par dessus la haie

Par dessus la haie

Madame de Stolz

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2016
nidottu
Il arrivera ... Il n'arrivera pas ... Ces deux exclamations partent d'un wagon de premi re classe; on regarde en riant un petit homme sec, v tu d'une longue redingote brune us e jusqu' la corde. Il court de toute la force de ses vieilles jambes, et se d m ne tant qu'il peut sous trois ou quatre paquets qui compliquent la situation. Le terrible coup de sifflet lui donne une secousse; un paquet tombe, puis un autre. pendant qu'il se baisse pour les ramasser, le troisi me paquet s'en m le; c'est en perdre la t te; il ne la perd pas, car il tient et serre troitement dans sa main droite l'affreux sac de voyage qu'il prom ne depuis trente ans, dit-on, et dont il ne se s parerait pas, le monde croulant.
Le tresor de Nanette

Le tresor de Nanette

Madame de Stolz

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2016
nidottu
Quatre poules, un agneau, trois lapins, c' tait toute la fortune de Madeleine, enfant de treize ans, seul appui d'une pauvre veuve qui avait encore deux petits gar ons en bas ge. Le p re de famille tait mort depuis dix-huit mois. La m re avait lutt de toutes ses forces contre le malheur, mais sa sant branl e la rendait inhabile aux rudes travaux de la campagne, et d'ailleurs ses jeunes enfants demandaient des soins assidus; malgr son courage et sa bonne volont , la mis re mena ait la chaumi re des orphelins; ce n' tait pas cette mis re d sesp rante des grandes villes; non, il y avait toujours des roses dans le petit jardin, des parfums dans l'air, un tapis de verdure pour reposer les yeux
Les poches de mon oncle

Les poches de mon oncle

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2016
nidottu
Aimez-vous les math matiques ?... Je parie que non Enfin, je puis me tromper. Ce go t utile m'est venu si tard que, jugeant de vous par moi, je me figure que vous b illez comme je b illais sur les l ments ennuyeux de cette science si int ressante. C'est pourquoi je n'ai jamais compris Pascal, lui qui les inventait, ces terribles math matiques, parce qu'on ne voulait pas les lui enseigner. Oh que j'aurais voulu tre sa place avoir autour de moi des obstacles, beaucoup d'obstacles, pour le seul plaisir de ne pas les vaincre, de ne pas monter au grenier comme Pascal enfant; encore moins tracer des angles, droits ou obtus, sur la muraille; toutes choses dont j'avais cette poque une horreur assez semblable celle qu'il convient d'avoir de la peste.
Le secret de Laurent

Le secret de Laurent

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2016
nidottu
Avez-vous connu, lecteur, les embarras de la rue du Bac, la grande art re du faubourg Saint-Germain avant l'existence du boulevard ? Tous les jours d'hiver, quatre heures, on e t dit que Boileau, par une vue proph tique, avait fait poser devant lui les charrettes, les voitures, les cavaliers et les pi tons qui s'y disputaient le passage. Quand il pleuvait, les obstacles s'augmentaient de tous les parapluies, doubl s de la mauvaise humeur de ceux qui les portaient. On se choquait, on s'accrochait, on se f chait. Cela durait jusqu' sept heures, moment fortun o chacun oubliait son voisin dans les douceurs d'un excellent potage.
Les deux reines

Les deux reines

Madame de Stolz

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2016
nidottu
Qui donc a pu inventer ce dicton: M fiez-vous d'un d ner d'amis ? - Je n'en sais rien, mon cher Georges, mais j'ai toujours pens que ce devait tre un homme froid et sec. Quant moi, pourvu que j'aie mes coud es franches, et le coeur l'aise, je fais le plus grand cas du simple menu de l'amiti , f t-ce le bouilli r chauff , bien que je donne la pr f rence, en homme de go t, cet excellent perdreau. Ce dialogue s'engageait la table de Mme Alban, femme bonne, paisible, demeur e simple au milieu des pompeux embarras d'une grande fortune. En face d'elle tait son mari; sa droite, l'ami de la maison, l'homme indispensable, que l'on cherchait toujours, quitte se disputer un peu quand on l'avait trouv .
Le Secret de Laurent

Le Secret de Laurent

Madame De Stolz

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2016
nidottu
" Avez-vous connu, lecteur, les embarras de la rue du Bac, la grande art re du faubourg Saint-Germain avant l'existence du boulevard ? Tous les jours d'hiver, quatre heures, on e t dit que Boileau, par une vue proph tique, avait fait poser devant lui les charrettes, les voitures, les cavaliers et les pi tons qui s'y disputaient le passage. Quand il pleuvait, les obstacles s'augmentaient de tous les parapluies, doubl s de la mauvaise humeur de ceux qui les portaient. On se choquait, on s'accrochait, on se f chait. Cela durait jusqu' sept heures, moment fortun o chacun oubliait son voisin dans les douceurs d'un excellent potage. Un jour donc, par un temps pluvieux et d testable, une jeune femme, d'un gracieux aspect, entra vers cinq heures chez un grand papetier de la rue du Bac, c' tait une marquise. Elle apparut sans bruit, sans grands airs, sans flux de paroles, avec une assurance modeste, et demanda tout simplement un paquet d'enveloppes. Elle avait un costume de fort bonne compagnie, n'attirant les yeux ni par la couleur, ni par la forme, et portant ce qu'on appelle le cachet du faubourg Saint-Germain; rien de pr tentieux, rien de trop hardi, ni de trop nouveau. Le gris de lin se mariait au noir et au blanc; de fines dentelles se jouaient galement sur une esp ce de je ne sais quoi, chef-d'oeuvre de go t destin , para t-il, couvrir la t te et qui ne la couvrait pas. Elle avait le pied mince, la main troite, les doigts longs, les attaches fines, un visage r gulier o se peignait la bont , une bont de grande dame qui a trop d'esprit pour tre fi re..."
La famille Coquelicot

La famille Coquelicot

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2016
nidottu
"...Depuis dix ans, M. Corbin ne s' tait pas encore habitu cette ornementation de la salle de billard; mais enfin c' tait la faiblesse du bonhomme. Pas un descendant des crois s ne pouvait tre plus fier de son nom que M. Coquelicot ne l' tait du sien. Un jour, il s' tait dit que, possesseur d'un bien d'une valeur consid rable, et parfait gentilhomme ses propres yeux, il lui manquait un cusson r sumant le pass de sa lign e. Sur ce, il avait lui-m me, la suite de longues r flexions, fait peindre, sur champ d'azur, un beau coquelicot bien rouge au milieu d'une gerbe de bl . Cela lui avait fait un immense plaisir, aussi bien que le cachet sur lequel avaient t grav es ces armes, cachet qu'il ne manquait jamais d'apposer, ne f t-ce que sur un simple billet. Le notaire avait trop d'esprit pour ne pas tre indulgent l' gard de ce vieillard, dont la bizarrerie tait extr me et la vanit ridicule. Il lui passait ses travers et son orgueil de race, se traduisant par une fiert comique; et il t chait de garder son s rieux devant les armes parlantes, car le sourire e t t une offense mortelle; or il importait de ne pas aigrir ce singulier personnage qui, par le fait, tait la t te du pays, et se trouvait, par position, pouvoir tre utile tous..."
Les mésaventures de mademoiselle Thérèse

Les mésaventures de mademoiselle Thérèse

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2016
nidottu
"... Mlle Th r se Delorme, que l'on appelait ordinairement Mlle Th r se, tait effectivement une tr s bonne personne; mais demeurant seule, ind pendante, et jouissant d'une jolie fortune, elle s' tait accoutum e s'affranchir de toute g ne, vivre sur elle-m me, se regardant souffrir, coutant ses propres plaintes, et restant trang re la vie ext rieure, aux inqui tudes et aux souffrances de son prochain. Aucun chagrin vif n'avait pass sur ce coeur, lui laissant une mesure de comparaison pour juger des maux de la vie. Elle prenait les contrari t s pour des peines et les m saventures pour des malheurs. Pourtant, ceux qui la connaissaient intimement l'aimaient, car il y avait de l'insouciance et m me une sorte de na vet dans la persuasion o elle tait de sa propre infortune, et du sort contraire qui la poursuivait..."
La Maison blanche

La Maison blanche

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2016
nidottu
" On allait et venait dans le somptueux appartement de Mme de Langrune, et cette agitation exprimait la plus vive inqui tude. Qu'allait-il se passer ? Qu'allait-on devenir ? Comment se terminerait cette terrible journ e ? C' tait la fin de la Commune de 1871, alors que l'arm e de la France luttait contre ces phalanges gar es, qu'on appelait improprement Paris. Mme de Langrune aurait pu, comme tant d'autres, quitter tout d'abord le foyer de l'insurrection, et se r fugier dans une belle habitation qu'elle poss dait huit lieues de la capitale; mais son mari tant oblig , par honneur, de veiller sur une caisse dont l'administration lui tait confi e, elle avait choisi, elle aussi, de rester son poste. On se battait dans Paris de tous c t s, et la lutte durait d j depuis trois jours. La m re de famille, seule la t te de sa maison, puisque M. de Langrune n'avait pu revenir chez lui, devait maintenant prendre elle-m me le parti qui lui semblerait le plus sage; elle tait justement effray e de cette responsabilit ..."
Les poches de mon oncle

Les poches de mon oncle

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2016
nidottu
" Aimez-vous les math matiques ?... Je parie que non Enfin, je puis me tromper. Ce go t utile m'est venu si tard que, jugeant de vous par moi, je me figure que vous b illez comme je b illais sur les l ments ennuyeux de cette science si int ressante. C'est pourquoi je n'ai jamais compris Pascal, lui qui les inventait, ces terribles math matiques, parce qu'on ne voulait pas les lui enseigner. Oh que j'aurais voulu tre sa place avoir autour de moi des obstacles, beaucoup d'obstacles, pour le seul plaisir de ne pas les vaincre, de ne pas monter au grenier comme Pascal enfant; encore moins tracer des angles, droits ou obtus, sur la muraille; toutes choses dont j'avais cette poque une horreur assez semblable celle qu'il convient d'avoir de la peste. Donc, je n'aimais point les sciences exactes, c'est entendu. Le malheur est que je d testais l' tude des langues. Partant, aucun go t pour les verbes, soit latins, soit fran ais; pour les analyses, logiques ou autres. Mon antipathie pour le purisme tait telle que, ayant ou dire de Boileau qu'il faisait grand cas d'un mot mis sa place, et grondait propos d'une voyelle en son chemin heurt e, je n'aimais pas Boileau, et lui en voulais m me un peu d'avoir fait l'Art po tique, comme si le vieil Horace n'e t pas d j pris cette peine...
Les deux reines

Les deux reines

Madame De Stolz

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2016
nidottu
" Qui donc a pu inventer ce dicton: M fiez-vous d'un d ner d'amis ? - Je n'en sais rien, mon cher Georges, mais j'ai toujours pens que ce devait tre un homme froid et sec. Quant moi, pourvu que j'aie mes coud es franches, et le coeur l'aise, je fais le plus grand cas du simple menu de l'amiti , f t-ce le bouilli r chauff , bien que je donne la pr f rence, en homme de go t, cet excellent perdreau. Ce dialogue s'engageait la table de Mme Alban, femme bonne, paisible, demeur e simple au milieu des pompeux embarras d'une grande fortune. En face d'elle tait son mari; sa droite, l'ami de la maison, l'homme indispensable, que l'on cherchait toujours, quitte se disputer un peu quand on l'avait trouv ..."