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Kirjailija
Maurice Joly
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 41 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1979-2025, suosituimpien joukossa Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
R impression inchang e de l' dition originale de 1864. La maison d' dition Antigonos est sp cialis e dans la publication de r impressions de livres historiques. Nous veillons ce que ces ouvrages soient mis la disposition du public dans de bonnes conditions afin de pr server leur patrimoine culturel.
R impression inchang e de l' dition originale de 1868. La maison d' dition Antigonos est sp cialis e dans la publication de r impressions de livres historiques. Nous veillons ce que ces ouvrages soient mis la disposition du public dans de bonnes conditions afin de pr server leur patrimoine culturel.
Ici, tout se pr sente sous la forme d'une fiction; il serait superflu d'en donner, par anticipation, la clef. Si ce livre a une port e, s'il renferme un enseignement, il faut que le lecteur le comprenne et non qu'on le lui commente. Cette lecture, d'ailleurs, ne manquera pas d'assez vives distractions; il faut y proc der lentement toutefois, comme il convient aux crits qui ne sont pas des choses frivoles. Violente satire du r gime de Napol on III, cet ouvrage fut mis au pilon et vaudra son auteur, Maurice Joly, la prison. R quisitoire habile contre toute forme de despotisme, ce texte a failli tomber dans l'oubli. La d nonciation en 1921 de la supercherie du texte Les Protocoles des Sages de Sion lui rendit sa place dans la litt rature classique fran aise. la fin du XXe si cle, on d couvrit en plus que l'auteur de ce plagiat, Mathieu Golovinski (membre de la police secr te russe), avait travaill avec le propre fils de Maurice Joly au Figaro en France. Cette dition comporte en appendice une table analytique des mati res.
Le Barreau de Paris: etudes politiques et litteraires / par Maurice JolyDate de l'edition originale: 1863Sujet de l'ouvrage: Ordre des avocats (Paris)Ce livre est la reproduction fidele d'une oeuvre publiee avant 1920 et fait partie d'une collection de livres reimprimes a la demande editee par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliotheque nationale de France, offrant l'opportunite d'acceder a des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.Les oeuvres faisant partie de cette collection ont ete numerisees par la BnF et sont presentes sur Gallica, sa bibliotheque numerique.En entreprenant de redonner vie a ces ouvrages au travers d'une collection de livres reimprimes a la demande, nous leur donnons la possibilite de rencontrer un public elargi et participons a la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.Nous avons cherche a concilier la reproduction fidele d'un livre ancien a partir de sa version numerisee avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous esperons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entiere satisfaction.Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr
"...Que l'on songe aux tortures prouv es par ces milliers d'hommes, v ritables damn s de la civilisation moderne, affam s de tout, priv s de tout, au milieu d'une soci t qui ne conna t que l'argent, et o n'avoir pas d'argent constitue une situation impossible Que l'on compte leurs mis res, les drames in dits de leur existence; leurs luttes et leurs mal dictions, leurs vertus et leurs vices La fatalit contemporaine est l . L'int r t de la vie moderne est l tout entier. Ces individualit s, leurs moeurs, leur langage, leurs id es, leur action ostensible ou souterraine, leurs combats, leurs souffrances, l'histoire de leur triomphe ou de leur chute, est le trait le plus saillant de notre poque. Tous les drames du temps pr sent sont au fond de cette donn e; rien de grand, rien d'humain, rien de vrai ne peut tre fait en dehors de cette conception, soit dans le roman, soit dans la litt rature dramatique, soit dans l'ordre moral et politique. L'int r t de toute action dramatique, de toute histoire, de toute biographie peut toujours se r sumer par ces mots: Comment le h ros est-il parvenu ? Comment le faible, comment le d sh rit de la puissance et de la fortune, est-il devenu riche et puissant son tour? C'est dans l'analyse plus ou moins judicieuse, plus ou moins vraie, plus ou moins pittoresque des moyens de parvenir que consiste le talent du conteur, de l'historien ou du po te. Le roman, qui n'est que l'histoire des moeurs ne consiste pas faire galoper, comme dans une cavalcade, des personnages de fantaisie; mais observer des caract res vrais, encha ner des v nements vraisemblables, faire agir des personnages conform ment la nature humaine, montrer les grandeurs et les faiblesses du libre arbitre, la lutte perp tuelle entre les bons et les mauvais instincts, le contraste entre les sentiments g n raux et les r alit s brutales de la vie, faire voir comment, de rares exceptions pr s, la patience et la ruse viennent bout de tout, mettre l'honn tet sans calcul aux prises avec la perversit clairvoyante et exp riment e..."
Maurice Joly fait des tudes de droit qu'il interrompt en 1849 pour aller Paris. Il travaille au minist re d' tat pendant dix ans et obtient le dipl me d'avocat. En 1864, la publication du Dialogue aux enfers lui vaut deux ans la prison Sainte-P lagie pour excitation la haine et au m pris du gouvernement (jugement du tribunal correctionnel de la Seine). cart par ses amis r publicains de tout poste de responsabilit , il se rend compte que la III me R publique ne vaut ni ne fait mieux cet gard que le Second Empire. Il est retrouv mort le 14 juillet 1878 son domicile du 5 quai Voltaire Paris.
" Il n'est pas inutile d'avertir le lecteur que ce n'est pas sans peine que cette brochure voit le jour. Ne voulant faire entendre que quelques paroles libres et convaincues, l'auteur n'estimait pas que ce mince opuscule val t la peine d' tre sign . Deux diteurs lui ont refus leur concours, trouvant cette publication trop forte, c'est l leur expression, pour en assumer la responsabilit . Ceci nous a paru trange: Le ciseau de la censure ne tombe-t-il des mains du gouvernement que pour se retrouver dans celles de l' diteur ? C' tait bien des scrupules, ce qu'il semble: Quand chaque jour on imprime impun ment des crits qui attaquent presque ouvertement la religion de l' tat, la morale et le droit publics on n'est pas trop fort; quand on demande grands cris la chute du souverain Pontife; quand on appelle le schisme au sein de l' glise fran aise, on n'est pas trop fort; quand on jette chaque jour sur la place de petits livres qui sp culent sur la curiosit la plus honteuse, on n'est pas trop fort: mais qu'une voix un peu passionn e s' l ve pour faire entendre quelques v rit s ce m me public combl de tant de platitudes, la mesure est d pass e: on est trop fort..."
Auteur: Maurice Joly, n Lons-le-Saunier le 22 septembre 1829 et mort Paris le 14 juillet 1878, est un avocat du barreau de Paris, journaliste et crivain fran ais. Extrait: Staline n'a videmment pas lu Machiavel, encore moins l' tonnant Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, livre anonyme d'un proscrit r publicain du Second Empire, Maurice Joly, et publi en exil. Mais il a suivi d'instinct la ligne de conduite trac e dans ce manuel ironique de fourberie et de duplicit dont les pr ceptes se r sument en ces quelques lignes quasi litt rales: s parer la morale de la politique, substituer tout droit la force et l'astuce, paralyser l'esprit individuel, tromper le peuple avec des apparences, ne consentir de libert que sous le poids de la terreur, flatter les pr jug s nationaux, laisser ignorer au pays ce qui se passe dans le monde et la capitale ce qui se passe dans les provinces, transformer les instruments de la pens e en instruments du pouvoir, user sans remords des ex cutions sans jugements et des d portations administratives, exiger une apologie perp tuelle de ses actes, enseigner soi-m me l'histoire de son r gne, avoir une police qui serve de clef de vo te au r gime, se faire des fid les au moyen de rubans et de hochets, riger le culte de l'usurpateur en une esp ce de religion, se rendre indispensable en cr ant le vide autour de soi, amollir l'opinion au point qu'elle abdique dans l'apathie, marquer partout son nom comme la goutte d'eau creuse le granit, exploiter la facilit avec laquelle les hommes deviennent d lateurs, prendre la soci t par ses vices, parler le moins possible, dire le contraire de sa pens e, en venir changer m me le sens de mots... Boris Souvarine.