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Pierre Ponson Du Terrail
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 48 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2014-2017, suosituimpien joukossa Les exploits de Rocambole, Tome III: La revanche de Baccarat. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Le plus rocambolesque des Romans fantastiques, un des plus complets du genre - femme-vampire, revenants, palais souterrain, etc. - pratiquement oubli aujourd'hui, et non r dit . En 1675, une femme vampire, poss dant le secret de l'immortalit et de la transmutation du plomb en or, est br l e vive. 45 ans plus tard, son amant de l' poque, devenu un respectable marquis, se souvient de son amour perdu lors d'un d ner la table du r gent de France.
Extrait: Prologue I. - Duchesse - Baron... - Avez-vous des nouvelles de Mgr le r gent ? - Aucune depuis hier. - Cela m'inqui te s rieusement, ma pauvre duchesse; et je crains fort... - Ne craignez rien, baron, votre nomination doit tre sign e cette heure. - Dieu vous entende, duchesse - Vous tenez donc bien, cher, ce gouvernement ? - Dame duchesse, jugez-en vous-m me. J'ai fait appeler mon intendant hier soir, et je lui ai demand un expos succinct et clair de mes affaires... - Je devine, vous tes ruin ... - Mieux que cela, duchesse, j'ai un million de dettes et plus de cr dit. - Vous ne paierez pas vos dettes, mon pauvre baron. - J'y ai d j song , duchesse mais comment en ferai-je d'autres ? - Enfant puisque vous allez tre gouverneur de la province de Normandie pour Sa Majest le roi Louis XV. - Tr s bien. Mais si je ne le suis pas ?... Et le baron, qui tait encore au lit, allongea sa main fine et aristocratique vers le gu ridon qui se trouvait son chevet, y prit sa bo te d'or, et barbouilla coquettement son jabot de cette poudre jaune, qu'on nommait le tabac d'Espagne. La duchesse, assise dans un grand fauteuil dossier rembourr , frappa le parquet du bout de sa mule talon avec un petit air impatient, et r pondit - Savez-vous que vous tes un impertinent, baron ? - En quoi, s'il vous pla t, duchesse ? - La question est plaisante Comment Vous doutez de mon cr dit ? - Ah duchesse - Sans nul doute. Car vous supposez que vous pourriez ne pas tre nomm ... - Ainsi, je puis esp rer. - Sans la moindre crainte. - Et dormir sur mes deux oreilles... - Quand je serai partie, baron. - Oh pas avant, duchesse. - Mon Dieu fit ing nument la duchesse, vous tes si peu courtois, messieurs, depuis la mort du grand roi... - Donnez-moi vos mains de f e, duchesse, et venez vous asseoir ici, l ... tout pr s..... Pierre Alexis, Joseph, Ferdinand, vicomte de Ponson du Terrail, n le 8 juillet 1829 Montmaur et mort le 10 janvier 1871 Bordeaux, est un crivain populaire fran ais et l'un des ma tres du roman-feuilleton. Il est c l bre pour son personnage Rocambole. Il a crit 200 romans et feuilletons en vingt ans. Biographie Pierre Allexi Joseph Ferdinand de Ponson nait Montmaur dans la propri t de campagne de son grand-p re maternel Pierre Toscan du Terrail le 8 juillet 1829 de Noble Ferdinand Marie de Ponson et de Marie Suzanne B n dicte Toscan du Terrail. Ses parents taient alors domicili s Simiane d'o taient originaires les Ponson. Son arri re-grand-p re, c t maternel, Jacques Toscan du Plantier, notaire Montmaur, est par ailleurs l'anc tre de Daniel Toscan du Plantier. Il fut l ve au coll ge d'Apt de 1838 1844. Ponson du Terrail commence crire vers 1850. Ses premiers textes s'inscrivent dans la tradition du roman gothique. Par exemple, son roman La Baronne tr pass e (1852) est une histoire de vengeance situ e autour de 1723 dans la For t-Noire. Il s'agit, dans la m me veine que La Ville vampire de Paul F val, d'une parodie des histoires de vampires. Pendant plus de vingt ans, il fournira en feuilletons toute la presse parisienne (l'Opinion nationale, La Patrie, Le Moniteur, Le Petit Journal, etc.). crivant tr s vite et sans se relire, il pars me ses romans de phrases fantaisistes.
Extrait du chapitre I Environ deux mois apr s les v nements que nous racontions nagu re, une chaise de poste, partie d'Orl ans la veille dix heures du soir, roulait, vers cinq heures du matin, en pleine Touraine, sur la route imp riale qui conduit de Tours la petite ville de G... C' tait trois lieues de cette modeste sous-pr fecture, situ e hors de tout rayon de chemins de fer, que se trouvait la terre seigneuriale de l'Orangerie, o la marquise douairi re de Chamery, m re de feu Hector de Chamery et de mademoiselle Andr e Brunot, avait rendu le dernier soupir, dix-huit ann es auparavant. La chaise, qui allait bon train, emportait deux personnages bien connus de nous: le vicomte Fabien d'Asmolles, le marquis Fr d ric-Albert-Honor de Chamery, c'est- -dire notre h ros Rocambole. Certes, ceux qui avaient vu quelques mois auparavant le brillant aventurier signant d'une main ferme et le sourire de la fortune aux l vres son contrat de mariage avec mademoiselle Conception de Sallandrera auraient eu peine le reconna tre. Rocambole n' tait plus que l'ombre de lui-m me. P le, le regard morne, le front soucieux, le faux marquis semblait tre en proie une tristesse mortelle. Plong en une sorte de prostration douloureuse, il regardait autour de lui comme un homme qui tout est d sormais d'une indiff rence absolue.
Extrait du 1er chapitre Comment se faisait-il que M. Ag nor de Morlux, que nous avons laiss six heures du soir quittant Antoinette sur le seuil de sa porte en lui disant: demain tait parti deux heures apr s pour la Bretagne ? C'est ce que nous allons expliquer. Le vicomte Karle de Morlux avait admirablement dress ses batteries, de concert avec ma tre Timol on, et il n' tait pas homme compromettre la partie qu'il jouait par une n gligence quelconque. Or, en faisant dispara tre Antoinette, il e t t de la derni re imprudence de laisser Ag nor Paris, attendu que les personnes qui s'inqui teraient de cette disparition ne manqueraient pas de courir chez lui. Ag nor avait l'habitude de monter chaque jour chez lui vers six heures, soit pour s'habiller quand il ne d nait pas son club, soit pour prendre ses lettres. Il avait donc fait ce jour-l comme de coutume et il tait all tout droit la rue de Sur ne en quittant Antoinette. la porte de sa maison, il fut assez tonn de voir le pha ton deux chevaux de son oncle Karle. Un des deux grooms lui dit: - M. le vicomte attend M. le baron chez lui. Ag nor eut un battement de coeur; il monta lestement l'escalier et atteignit l'entresol. C' tait l qu' tait son appartement de gar on. M. le vicomte Karle de Morlux attendait son neveu au coin du feu, dans le fumoir, un puros aux l vres, comme s'il n'avait que trente ans. - Eh bien jeune amoureux, lui dit-il en le voyant entrer, tu ne t'attendais pas me trouver ici ? - Non, mon oncle. - Et tu ne sais pas ce que j'y viens faire ? - Non, mon oncle. - Je viens te parler de mariage. Ag nor rougit. - Mon p re vous a donc tout dit ? - Oui, r pondit Karle, et je suis ravi. - De mon mariage ? - De l'intention que tu as de te marier, du moins. Quand tu seras dans ton m nage, ton p re et moi serons tranquilles et ne craindrons plus que tu n' pouses quelque demoiselle scandaleuse qui te d shonorerait. - Ah mon oncle, dit l'amoureux Ag nor, si vous saviez comme elle est jolie. - Tant mieux - Et spirituelle... - Tant mieux encore - Ainsi, vous m'approuvez ? - De point en point. Ne te l'ai-je pas d j prouv ? - Comment cela ? dit Ag nor en ouvrant de grands yeux. - Tu as pourtant vu ton p re dans la journ e ? - Sans doute. - Et il a d te dire que je m' tais occup du prot g de ton Antoinette... de Milon. - Ah c'est juste, pardonnez-moi, mon bon oncle, car je perds un peu la t te... Mais... du reste... je crois qu'on vous a mal renseign . - Hein ? fit M. de Morlux en tressaillant. - Oui, mon bon oncle... Je crois que vous n'aurez pas besoin de demander la gr ce de Milon... - Pla t-il ? - Figurez-vous, poursuivit Ag nor avec volubilit , que j'ai vu ce soir Mlle Antoinette... Oh par hasard... je l'ai rencontr e... et tandis que nous causions, elle a jet un cri en me montrant un homme dans une voiture... C' tait Milon .....
C'est en 1857 que Ponson du Terrail entame la r daction du premier roman du cycle Rocambole: L'H ritage myst rieux (parfois connue sous le titre Les Drames de Paris) pour le journal La Patrie. Il souhaite seulement profiter du succ s des Myst res de Paris d'Eug ne Sue, crits une quinzaine d'ann es auparavant. Rocambole devient un grand succ s populaire, ce qui donne Ponson du Terrail une importante et constante source de revenus. Au total, il r dige neuf romans mettant en vedette Rocambole. Cependant, sa production tant destin e diff rents journaux de l' poque, du Terrail crit rapidement et dans un style st r otyp . Pour ces raisons, Rocambole ne parvient pas durer et, au XXIe si cle, il est peu lu. L'importance de Rocambole n'est cependant pas sous-estimer, car c'est la premi re fois que les aventures fantastiques font leur apparition. Il marque la transition entre les h ros de roman gothique et les h ros plus modernes, entreprenants et dot s d'un caract re trouble. D'ailleurs, l'adjectif rocambolesque qualifie maintenant n'importe quelle aventure fantastique. Dans Les exploits de Rocambole et la Revanche de Baccarat, le lecteur est m me dans la peau d'un antih ros, v ritable g nie du mal. Il se repent dans La R surrection de Rocambole. On ne peut non plus d nier l'oeuvre sa peinture de la vie parisienne. Dans sa trilogie autobiographique, Enfance, En gagnant mon pain, Mes universit s, l' crivain russe Maxime Gorki (1868-1936), raconte qu'il a pris conscience de l'arri ration conomique et sociale de son pays en lisant passionn ment Rocambole: routes goudronn es du Second Empire utilis es par les cal ches fran aises qui contrastaient avec les routes pav es de la Russie tsariste des ann es 1880.
Pour couvrir ses activit s et prot ger son anonymat, Rocambole, alias Marquis Albert de Chamery, n'a pas h sit tuer sa m re adoptive, Maman Fipart, qu'il a trangl de ses propres mains. Sir William qui avait t fait prisonnier par le comte Artoff (voir le Club des Valets de Coeur), puis d figur , la langue arrach , avait t condamn vivre avec une tribu d'indiens de l'Am rique du Sud, est de retour. Rocambole a ainsi renou connaissance avec Sir William qui devient son mentor et son conseiller, puis finit par s'en d barrasser afin qui ce dernier ne puisse le d noncer...
Nous retrouvons les m mes personnages, quatre ans plus tard. Andr a a r ussi capter la confiance d'Armand par un faux repentir. Celui-ci lui donne la direction de la police secr te qu'il a fond e dans le but d'aider les malheureux et de lutter contre l'association criminelle du Club des valets de coeur. Or Andr a, sous le nom de Sir William, est justement le chef de cette association et Rocambole, son lieutenant. Aid de la courtisane Turquoise, il cherche obstin ment r cup rer l'h ritage qui lui a chapp , quatre ans auparavant, en d truisant les couples qu'il n'avait pu alors emp cher de se former. Mais Baccarat, alli e au comte Stanislas Artoff et pass e au service du bien, veille...
Extrait du chapitre I La cloche du bagne venait de sonner le repos de midi. Les chiourmes de la grande fatigue cherchaient l'ombre, car le soleil de juin flamboyait sur Toulon. Les uns s' taient r fugi s sous la car ne d'un vieux navire, les autres se mettaient l'abri derri re des poutres de bois de construction. Quelques-uns, bravant la canicule, se couchaient plat-ventre sur le sol br lant de l'Arsenal. D'autres encore se promenaient silencieux, deux par deux, riv s la m me cha ne d'infamie. - Cent dix-sept, dit une sorte de g ant au visage h b t , aux paules hercul ennes, je te joue les maillons de ma portion de cha ne en cinq points d' cart . - Soit, r pondit un homme jeune encore, la taille bien prise, aux mains aristocratiques, au visage d daigneux et fier. Le colosse continua: - Tu veux dormir, moi je veux aller sous la car ne couter les histoires de M. Cocod s, comme l'appellent les camarades. Si tu gagnes, je te laisserai dormir; si tu perds, tu viendras couter les histoires. Le Cent dix-sept, qui ne parlait presque jamais, fit un signe de t te approbateur, et tous deux s'assirent sur une poutre, longueur de cha ne. Le g ant tira de son bonnet un jeu de cartes graisseuses et le pla a devant lui. - qui fera ? dit-il. Et il amena un valet. Cent dix-sept eut une dame et donna. Le g ant marqua le roi et fit la vole. Cent dix-sept ne souffla mot et son visage n'exprima qu'une parfaite indiff rence. Au coup suivant, le g ant marqua le point et dit avec joie: - Quatre rien Cent dix-sept ne sourcilla point; mais il tourna le roi son tour, fit la vole, et en deux coups la partie fut gagn e. Puis, comme le g ant avait une mine piteuse, il lui dit simplement: - Veux-tu ta revanche ? L'oeil atone du for at eut un rayonnement; un large sourire vint panouir son visage bestial, et il dit Cent dix-sept: - Tu es un bon enfant... merci La partie recommen a et le g ant perdit encore. - Je n' couterai pas les histoires de Cocod s, murmura-t-il avec r signation. Le for at qu'on ne d signait au bagne que sous le nom de Cent dix-sept s'allongea alors sur la poutre et ferma les yeux. Le colosse, qu'on appelait dans la chiourme du nom de Milon, demeura assis, jetant un regard d'envie sur la demi-douzaine de couples abrit s sous la car ne, comme sous une tente; puis, pour passer le temps, il se mit avec son jeu de cartes se faire des r ussites.
En 1851, Rocambole, de retour Paris sous le nom de Marquis Albert de Chamery, est devenu en criminel dangereux, pr t tout pour faire fortune. Il vole et tue sans remords. Son but imm diat: marier une riche h riti re espagnole du nom de Concepci n de Sallandrera...
"... Ceci se passait un samedi soir, jour de march , l'h tel du L opard, Auxerre, dans un petit salon situ gauche dans la cour, et dans lequel une demi-douzaine de jeunes gens buvaient du punch et jouaient au lansquenet. Les choses se passaient ainsi peu pr s tous les samedis. Quelques jeunes gens des ch teaux voisins se rencontraient l'h tel du L opard. Les uns taient venus pour leurs affaires, les autres pour tuer le temps; ils avaient d jeun ensemble et chacun, avant de quitter l'h tel pour monter en ville, avait recommand qu'on lui t nt son cheval pr t pour quatre ou cinq heures de l'apr s-midi..."
"Ce Grillon tait une jeune fille. Et cette jeune fille trottinait, les pieds dans la ros e, un peu avant le lever du soleil, dans le sentier qui traverse les pr s et va du moulin au village. Jamais peut- tre on ne verra plus joli sentier, et pr s plus verts, et moulin plus babillard, et village plus rustique, et jeune fille plus fra che, plus pimpante, plus adorablement jolie que le Grillon. Le moulin tait dans le pli d'un vallon, un quart de lieue de la Loire, tout aupr s du village qu'on appelle F rolles-les-Pr s. Et on a bien raison de lui donner ce nom, car vous chercheriez en vain du regard un labourage ou un vignoble. Il est entour d'une ceinture de prairies vertes que bordent de grands peupliers m lancoliques. Le moulin est tout au fond, derri re le clocher, au pied du premier coteau qui ferme le val..."
Dans ce roman, Rocambole ne joue encore qu'un r le tr s secondaire. L'action du prologue d bute en 1812, au cours de la retraite de Russie, pendant laquelle le colonel Armand de Kergaz, un noble de Bretagne, est assassin par son aide de camp, la capitaine Felipone. Quatre ans plus tard, la veuve du capitaine de Kergaz, dont elle a eu un fils, galement pr nomm Armand, pouse sans savoir le r le qu'il a jou dans la mort de son mari, Felipone, de qui elle a un second fils, Andrea. L'intrigue du r cit, qui se situe en 1840, nous d crit ensuite la lutte entre ces deux demi-fr res ennemis, le comte Armand de Kergaz, h ros du bien, et son demi-fr re Andr a, h ros du mal, aid par la courtisane Baccarat. Andr a cherche s'approprier l'h ritage du baron Kermor de Kermarouet, dont Armand est l'ex cuteur testamentaire, spoliant et pers cutant dans ce but trois couples innocents. Armand r ussira t-il renverser ses plans ?...
Extrait; L'Irlandaise avait longuement caus , dans la chambrette du clocher, avec l'homme gris, et, sans doute, elle savait ce qui allait se passer, car elle ne fit aucune objection et monta dans le cab quatre places que Shoking, qui tait all en avant, eut bient t d couvert. - Hampsteadt cria l'homme gris au cocher. L'enfant ne demanda rien non plus. N' tait-il pas avec sa m re et avec l'homme qui l'avait sauv du moulin ? D'ailleurs, cet enfant tait presque un homme, - il l'avait prouv d j . Le courage, le raisonnement, ces deux qualit s essentiellement viriles, avaient chez lui devanc les ann es. Ralph avait vu pour la premi re fois l'homme gris dans la prison de la cour de police de Kilburn. Tout ce que cet homme, qui lui avait parl le cher idiome de son pays, lui avait pr dit, s' tait r alis . Ralph avait donc confiance dans l'homme gris comme dans sa m re, et lorsque celui-ci lui dit, tandis que la voiture roulait: - Mon petit Ralph, seras-tu bien ob issant ? - Oh oui, monsieur, r pondit-il. - Feras-tu tout ce que je voudrai ? - Oui, monsieur. Le cab traversa de nouveau Waterloo-Bridge, remonta les beaux quartiers jusqu' Holborn-street et prit la route d'Hampsteadt.
"La cloche du bagne venait de sonner le repos de midi. Les chiourmes de la grande fatigue cherchaient l'ombre, car le soleil de juin flamboyait sur Toulon. Les uns s' taient r fugi s sous la car ne d'un vieux navire, les autres se mettaient l'abri derri re des poutres de bois de construction. Quelques-uns, bravant la canicule, se couchaient plat-ventre sur le sol br lant de l'Arsenal. D'autres encore se promenaient silencieux, deux par deux, riv s la m me cha ne d'infamie..."
Extrait du chapitre I L' croulement du souterrain durait toujours. La vo te de la galerie se d tachait par fragments de blocs normes. Le sol continuait mugir et trembler. On e t dit un de ces tremblements de terre qui branlent les cit s du nouveau monde. Vanda tait tomb e genoux et priait. Pauline, suspendue au cou de Polyte, lui disait: - Au moins, nous mourrons ensemble Milon hurlait de fureur et brandissait ses poings normes en r p tant: - Ah les gredins de f nians les propres rien les canailles Marmouset, lui, regardait le ma tre. Le ma tre tait calme, debout, le front haut. Il semblait attendre la fin de ce cataclysme avec la tranquillit d'un homme qui se sait au-dessus de la mort. Enfin, l' branlement s'apaisa. Le bruit cessa tout coup et les blocs de roche cess rent de tomber. - En avant dit alors Rocambole. Vanda se redressa, l'oeil en feu. - Ah dit-elle, nous sommes sauv s - Pas encore, r pondit-il. Mais marchons toujours. Le souterrain tait obstru de blocs de roche normes. Cependant, Rocambole, arm d'une pioche, se fraya le premier un passage au milieu de ces d combres. Ses compagnons, rassur s, le suivaient. Ils firent ainsi une centaine de pas. Tout coup, Rocambole s'arr ta. Au milieu de la galerie, un objet volumineux venait d'attirer son attention. Cet objet tait un tonneau. Et ce tonneau tait rempli de poudre. Il tait facile de s'en convaincre en voyant une m che soufr e qui d passait la bonde d'un demi-pied. Que faisait l ce tonneau ? Qui donc l'avait apport ? Les f nians connaissaient-ils donc aussi ce passage ?
Au milieu du dix-neuvi me si cle, au coeur de la Sologne, le Chambrion Fran ois V ru - un chambrion est un paysan qui a fait implicitement voeu de solitude et de c libat - se trouve contre son gr impliqu dans une affaire crapuleuse. Alors que le paysan parvenu de la contr e, ma tre Clappier, manoeuvre silencieusement afin d'augmenter ses biens et ses terres, le Chambrion va permettre Mle de M reuil et Hector de Verne, son pr tendant, de vivre leur amour en d pit du terrible secret qui les lie et que tous sauf eux connaissent dans la r gion. Il faudra pour cela que le Chambrion fasse ressurgir les fant mes du pass , un pass qu'il aurait pr f r oublier et sur lequel plane l'ombre de ma tre Clappier et de ses actions malhonn tes.Ponson du Terrail excelle dans la narration de ce drame campagnard.
Une femme vampire poss dant les secrets les plus envi s de l'humanit - savoir ceux de l'immortalit et de la transmutation du plomb en or - est br l e vive sur le b cher. 45 ans plus tard, son amant, devenu marquis et respectable notable du r gime, se souvient soudainement de don amour perdu lors d'un d ner la table du r gent de France. Co ncidence ?
Extrait; L'homme gris avait dit vrai. Ni lui, ni Shoking, ni l'Irlandais en guenilles n'avaient pu retrouver Ralph. Qu' tait donc devenu le petit Irlandais ? L'enfant, apr s avoir saut dans le jardin, n'avait pas h sit une minute. Il avait couru cet arbre qui, durant toute la journ e, avait t l'objet de sa pr occupation et qui montait au long du mur; puis il s' tait mis grimper autour du tronc jusqu' ce qu'il f t parvenu aux branches. L , il s' tait arr t un moment pour s'orienter. Il voyait par-dessus le mur. De l'autre c t de ce mur, il y avait un terrain vague entour d'une palissade en planches. gauche et droite, il y avait des toits de maisons. Montant d'une branche dans l'autre, l'enfant gagna le mur et s'y tablit califourchon. Puis il mesura le saut qu'il avait faire pour arriver dans le terrain vague. Le mur tait lev une vingtaine de pieds du sol, et de l'autre c t , il n'y avait ni arbre ni rien qui put lui permettre d'amortir sa chute. Ralph eut un moment de d sespoir. Lui faudrait-il donc reprendre le chemin qu'il avait d j pris, et rentrer dans sa prison ? Tout coup, il entendit du bruit. Son effroi redoubla. De l'endroit o il tait, il voyait par-dessus le toit de mistress Fanoche, et, par cons quent, le devant du jardin.