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Plutarque

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 96 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1980-2024, suosituimpien joukossa Plutarque, Oeuvres Morales: Tome IV: Traites 17 a 19: Conduites Meritoires Des Femmes - Etiologies Romaines - Etiologies Grecques - Paralleles Mineurs. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

96 kirjaa

Kirjojen julkaisuhaarukka 1980-2024.

Vie de Périclès

Vie de Périclès

Plutarque

Prodinnova
2019
pokkari
" ... P ricl s avait, pour le peuple, une extr me r pugnance dans sa jeunesse. On lui trouvait une certaine ressemblance de visage avec le tyran Pisistrate: les plus anciens de la cit remarquaient en lui la m me douceur de voix, la m me facilit de parole et d' locution; et ils s'en effrayaient. Riche, issu d'une grande maison, et li avec des personnages puissants dans l' tat, P ricl s craignait de se voir bannir par l'ostracisme: il ne se m lait donc point de politique; mais, dans les guerres, il recherchait les p rils, et il n' pargnait point sa personne. Aristide tait mort, Th mistocle exil , Cimon presque toujours occup des exp ditions lointaines, quand P ricl s commen a toucher aux affaires. Il se d voua au parti du peuple, pr f rant, l'aristocratie faible en nombre, la multitude pauvre, mais nombreuse. Ce n'est pas qu'il f t naturellement populaire, tant s'en faut; mais sans doute il voulait viter le soup on d'aspirer au pouvoir supr me; et puis il voyait que Cimon, tout d vou l'aristocratie, tait l'idole des classes lev es et de tous les hommes bien n s: il se jeta donc dans les bras du peuple, pour y trouver sa propre s ret , et pour s'en faire un appui et un instrument contre Cimon.D s ce moment, il embrassa une mani re de vivre toute nouvelle. On ne le voyait plus passer dans les rues de la ville, que pour se rendre aux assembl es du peuple ou au s nat..."
Vie d'Antoine

Vie d'Antoine

Plutarque

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2017
nidottu
" Antoine eut pour a eul l'orateur Antonius, que Marius fit mourir pour avoir embrass le parti de Sylla; et il avait pour p re Antonius, surnomm le Cr tique, personnage qui n'eut pas dans le gouvernement une r putation clatante, mais qui fut d'ailleurs l'homme le plus juste, le plus honn te et le plus lib ral. Le trait suivant en est la preuve. Comme sa fortune tait m diocre, sa femme l'emp chait de suivre son penchant a la lib ralit , Un jour donc un de ses amis vint le prier de lui pr ter quelque argent: Antonius, qui n'en avait pas alors, ordonne a un de ses esclaves de lui apporter de l'eau dans un bassin d'argent. Quand on lui eut apport le bassin, il le prend et se mouille la barbe, comme pour se raser; puis, l'envoyant l'esclave sous quelque pr texte, il donne le bassin a son ami, en lui disant de s'en aider. Peu de jours apr s, connue les esclaves cherchaient le vase par toute la maison, et qu'Antonius vit sa femme fort en col re et sur le point de faire appliquer l'un apr s l'autre ses serviteurs a la question, il lui avoua ce qu'il avait fait, et la pria de le lui pardonner. Cette femme tait Julie, de la maison des C sars, laquelle ne le c dait nulle Romaine d son temps en sagesse et en vertu..."
Vie de Dion

Vie de Dion

Plutarque

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2017
nidottu
" ... Dion tait fr re d'Aristoinaque, ce qui lui attira d'abord la consid ration de Denys; mais, dans la suite, ayant donn des preuves de son grand sens, son propre m rite le fit aimer et rechercher du tyran. Outre les autres marques que Denys lui donna de sa confiance, il commanda ses tr soriers de lui fournir tout l'argent que Dion demanderait, pourvu qu'ils vinssent le jour m me lui dire ce qu'ils lui auraient compt . Dion tait naturellement fier, magnanime et courageux: qualit s qui se fortifi rent encore en lui pendant un voyage que Platon fit en Sicile, par une fortune vraiment divine; car on ne peut imputer ce voyage aucune prudence humaine. Ce fut visiblement quelque dieu, qui, jetant de loin les premiers fondements de la libert de Syracuse et de la ruine enti re de la tyrannie, amena Platon d'Italie Syracuse, et m nagea Dion la faveur de l'entendre. Dion tait fort jeune alors, mais plus propre s'instruire et plus prompt saisir les pr ceptes de la vertu qu'aucun de ceux qui eussent encore entendu les le ons de Platon: Platon lui-m me lui rend ce t moignage; et ses actions le confirment pleinement..."
Vie de Caïus Julius César

Vie de Caïus Julius César

Plutarque

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2017
nidottu
" Sylla, devenu le ma tre dans Rome, ne put venir bout, ni par les promesses, ni par les menaces, de d terminer Corn lie, fille de Cinna, celui qui avait exerc la souveraine puissance, se s parer de C sar; et il confisqua sa dot. La parent de C sar avec Marius fut la cause de son inimiti pour Sylla. En effet, Marius l'ancien avait pous Julie, soeur du p re de C sar, et c'est de Julie qu' tait n Marius le jeune, cousin germain, par cons quent, de C sar. Dans les premiers temps des proscriptions, Sylla, distrait par d'autres soins, et par le grand nombre des victimes qu'il immolait chaque jour, ne songea pas C sar; mais C sar, au lieu de se laisser oublier, se mit sur les rangs pour le sacerdoce, et se pr senta aux suffrages du peuple, quoiqu'il f t peine entr dans l' ge de l'adolescence. Sylla, par son opposition, fit chouer sa demande: il voulut m me le faire mourir. Et, comme ses amis lui repr sentaient qu'il n'y aurait pas de raison tuer un si jeune enfant: Vous tes, dit-il, bien peu avis s, de ne pas voir dans cet enfant plusieurs Marius. Cette parole, rapport e C sar, le d cida se cacher; et il erra longtemps dans le pays des Sabins. Puis, comme il se faisait porter pour changer de maison, parce qu'il tait malade, il tomba la nuit entre les mains de soldats de Sylla, qui faisaient des recherches dans ce canton, et ramassaient ceux qu'ils y trouvaient cach s. Il obtint sa libert au prix de deux talents1, qu'il donna Corn lius, leur capitaine; il gagna aussit t les bords de la mer, et, s' tant embarqu , il se retira en Bithynie, aupr s du roi Nicom de..."
Vie d'Aratus

Vie d'Aratus

Plutarque

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2017
nidottu
" ... Aratus poss dait toutes les qualit s d'un homme d' tat: il tait g n reux, magnanime, plus occup du bien public que du sien propre, ennemi implacable des tyrans, et n'ayant d'autre mesure de ses amiti s et de ses haines particuli res que l'utilit g n rale. Aussi parais-sait-il moins ami z l qu'ennemi doux et facile; car il variait souvent dans l'un et l'autre de ces deux sentiments, et toujours par des motifs d'int r t politique. Les nations, les villes, les assembl es, les th tres, s'accordaient dire qu'Aratus n'aimait que ce qui tait honn te, et que, s'il tait timide et d fiant dans les guerres ouvertes et les batailles rang es, il tait, pour ex cuter des desseins secrets et surprendre des villes et des tyrans, les plus rus des hommes. De l vient qu'apr s avoir ex cut avec gloire des entreprises dont on n'osait esp rer le succ s, et dans lesquelles il fit preuve de la plus grande audace, il en manqua d'autres, par exc s de pr caution, qui n' taient ni moins importantes, ni plus difficiles. Car, de m me qu'il y a des animaux qui, voyant clair dans les t n bres, sont aveugles pendant le jour, parce que la s cheresse et la t nuit de l'humeur aqueuse de leurs yeux ne peut supporter la lumi re, de m me aussi voit-on des hommes prudents et courageux se troubler ais ment dans les p rils qu'il faut braver ouvertement et en plein jour, tandis qu'ils montrent la plus grande assurance dans les entreprises secr tes qu'ils font, pour ainsi dire, la d rob e..."
Vie de Cicéron

Vie de Cicéron

Plutarque

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2017
nidottu
"... Cic ron, rempli d'esp rances, s'appr tait entrer dans les affaires publiques; mais un oracle moussa son ardeur. Il avait demand au dieu de Delphes par quel moyen il pourrait s' lever au fa te de la gloire: Ce sera, r pondit la Pythie, en prenant pour guide de ta vie ton propre naturel, et non point l'opinion de la multitude. Arriv Rome, il s'y conduisit dans les premiers temps avec une extr me r serve: il montrait peu d'empressement briguer les charges; on le laissait l' cart; et il s'entendait donner les noms injurieux de Grec et d' colier, termes familiers la plus vile populace de Rome. Mais son ambition naturelle, et les exhortations de son p re et de ses amis, le pouss rent aux plaidoiries; et il parvint au premier rang, non par des progr s lents et successifs, mais par des succ s si brillants et si rapides, qu'il eut d pass en un instant tous les athl tes des luttes judiciaires..."
Vie d'Alexandre

Vie d'Alexandre

Plutarque

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2017
nidottu
" ...C'est un fait tenu pour constant que, du c t paternel, Alexandre descendait d'Hercule par Caranus, et que, du c t de sa m re, il se rattachait aux acides, par N optol me1. On dit que Philippe, tant Samothrace, tout jeune encore, y fut initi aux myst res avec Olympias, qui n' tait gu re non plus qu'une enfant, et orpheline de p re et de m re. Il en devint amoureux, fit agr er sa poursuite Arymbas, fr re de la jeune fille, et l'obtint en mariage. La nuit qui pr c da celle o les poux furent enferm s dans la chambre nuptiale, Olympias eut un songe. Il lui sembla qu'elle avait entendu un coup de tonnerre, et que la foudre l'avait frapp e dans les entrailles: ce coup, un grand feu s' tait allum , qui, apr s s' tre bris en plusieurs traits de flamme jaillissant et l , s' tait bient t dissip . Philippe, de son c t , quelque temps apr s son mariage, songea qu'il marquait d'un sceau le ventre de sa femme, et que le sceau portait l'empreinte d'un lion. Le sens de ce songe, au dire des devins, c'est que Philippe devait prendre gard;e de fort pr s sa femme; mais Aristandre de Telmissus, l'un d'eux, affirma qu'il marquait la grossesse de la reine: On ne scelle point, dit-il, les vaisseaux vides; et Olympias porte dans son sein un fils qui aura un courage de lion. On vit aussi, pendant qu'Olympias dormait, un dragon tendu ses c t s; et ce fut l , dit-on, le principal motif qui refroidit l'amour de Philippe et les t moignages de sa tendresse: il n'alla plus si souvent passer la nuit avec elle, soit qu'il craign t de sa part quelques mal fices ou quelques charmes magiques, soit que par respect il s' loign t de sa couche, qu'il croyait occup e par un tre divin..."
Vie de Sertorius

Vie de Sertorius

Plutarque

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2017
nidottu
" ...Quintus Sertorius naquit d'une famille assez distingu e, dans la ville de Nursia, au pays des Sabins. Il perdit son p re en bas ge, et fut tr s-bien lev par sa m re, laquelle il t moigna toujours une extr me tendresse: elle se nommait, dit-on, Rh a. Il s'exer a d'abord plaider, et, jeune encore, y r ussit assez pour acqu rir par son loquence le plus grand cr dit dans Rome; mais l' clat de ses succ s militaires tourna son ambition du c t des armes. Il fit sa premi re campagne sous C pion4, lorsque les Cimbres et les Teutons envahirent la Gaule. Les Romains furent d faits et mis en d route: Sertorius, qui avait eu un cheval tu sous lui, et qui tait lui-m me bless , traversa le Rh ne la nage, arm de sa cuirasse et de son bouclier, en luttant avec effort contre l'imp tuosit du courant: tant son corps tait robuste, et endurci la fatigue par un long exercice Ces m mes ennemis revinrent une seconde fois avec une arm e innombrable, vocif rant d'affreuses menaces, jusque-l que c' tait alors un trait de courage extraordinaire un soldat romain de tenir ferme son poste et d'ob ir son g n ral. Marius commandait l'arm e; et Sertorius entreprit d'aller reconna tre, comme espion, le camp des ennemis..."
Vie de Brutus

Vie de Brutus

Plutarque

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2017
nidottu
" Marcus Brutus descendait de Junius Brutus, auquel les anciens Romains avaient dress dans le Capitole une statue de bronze au milieu de celles des rois: elle tenait la main une p e nue, pour marquer que Junius avait d truit sans retour la puissance des Tarquins. Mais le premier Brutus, semblable ces p es qu'on a tremp es br lantes dans l'eau froide, n'adoucit point par la culture la rudesse naturelle de son caract re, et se laissa emporter par sa haine contre les tyrans jusqu' faire p rir ses fils. Au contraire, le Brutus dont nous crivons la Vie s'appliqua former son caract re par l' tude des lettres et de la philosophie; il donna l' lan sa nature grave et douce, en y d veloppant cette nergie qui fait accomplir les grandes choses; nul enfin n'avait re u, mon avis, de plus heureuses dispositions pour la vertu. Aussi, ceux m me qui ne lui pardonnent point la conspiration contre C sar attribuent-ils Brutus tout ce qui s'est pu faire de grand dans cette entreprise, et rejettent tout ce qu'elle a de plus odieux sur Cassius, alli et ami de Brutus, mais qui n'avait rien de commun avec lui pour la simplicit et la puret des moeurs..."
Vie de Pompée

Vie de Pompée

Plutarque

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2017
nidottu
" Jamais, en effet, les Romains ne donn rent aucun autre g n ral des preuves d'une haine aussi forte et violente que celle dont ils ont poursuivi Strabon, p re de Pomp e. Vivant, sa puissance dans les armes, car il tait homme de guerre, le leur avait rendu redoutable; et, quand il fut mort frapp de la foudre, ils arrach rent le corps du lit fun bre, pendant les obs ques, et lui firent mille outrages. Or, aucun Romain, plus que Pomp e, ne fut, en revanche, l'objet de leur vive affection; nul ne la vit commencer plus t t, ni pers v rer plus longtemps dans sa prosp rit , ni se soutenir avec plus de constance dans ses revers. L'aversion qu'on portait au p re ne venait que d'une seule cause, son insatiable avarice; mais il y en eut plusieurs l'amour qu'inspirait Pomp e: sa temp rance dans la mani re de vivre, son adresse aux exercices des armes, son loquence persuasive, la sinc rit de son caract re, et son affabilit . Il tait personne qui fut plus endurant avec les solliciteurs, ni qui oblige t plus volontiers: il donnait sans arrogance, et recevait avec dignit . La douceur de ses traits, qui pr venait en sa faveur avant qu'il e t parl , ne contribua pas peu, dans les premiers temps, lui gagner les coeurs. Il joignait cet air aimable une gravit temp r e par la bont ; on voyait clater, travers la fleur m me de sa jeunesse, la majest de l' ge m r, et des mani res toutes royales. Ses cheveux taient un peu relev s; ses regards, doux et vifs, donnaient sa physionomie une ressemblance, moins frappante pourtant qu'on ne le disait, avec les portraits du roi Alexandre..."