Kirjailija
Prosper Mérimée
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 375 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1988-2025, suosituimpien joukossa Carmen. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Mukana myös kirjoitusasut: Prosper Merimee
375 kirjaa
Kirjojen julkaisuhaarukka 1988-2025.
Carmen (Richard Foster Classics)
Prosper Merimee
Createspace Independent Publishing Platform
2016
nidottu
La Passion d'Un Auteur: Réponse À Prosper Mérimée Lettres d'Une Inconnue
Prosper Mérimée
Hachette Livre - BNF
2016
pokkari
Carmen (Richard Foster Classics)
Prosper Merimee
Createspace Independent Publishing Platform
2016
nidottu
Lokis-Le manuscrit du professeur Winttembach
Prosper Merimee
Createspace Independent Publishing Platform
2016
nidottu
Le professeur mit ses lunettes, et, au milieu du plus profond silence, lut ce qui suit: LOKIS avec ce proverbe lithuanien pour pigraphe: Miszka su Lokiu, Abu du tokiu 1]. Lorsque parut Londres la premi re traduction des Saintes critures en langue lithuanienne, je publiai, dans la Gazette scientifique et litt raire de Koenigsberg, un article dans lequel, tout en rendant pleine justice aux efforts du docte interpr te et aux pieuses intentions de la Soci t biblique, je crus devoir signaler quelques l g res erreurs, et, de plus, je fis remarquer que cette version ne pouvait tre utile qu' une partie seulement des populations lithuaniennes. En effet, le dialecte dont on a fait usage n'est que difficilement intelligible aux habitants des districts o se parle la langue joma tique, vulgairement appel e jmoude, je veux dire dans le palatinat de Samogitie, langue qui se rapproche du sanscrit encore plus peut- tre que le haut lithuanien. Cette observation, malgr les critiques furibondes qu'elle m'attira de la part de certain professeur bien connu l'Universit de Dorpat, claira les honorables membres du conseil d'administration de la Soci t biblique, et il n'h sita pas m'adresser l'offre flatteuse de diriger et de surveiller la r daction de l' vangile de saint Matthieu en samogitien. J' tais alors trop occup de mes tudes sur les langues transouraliennes pour entreprendre un travail plus tendu qui e t compris les quatre vangiles. Ajournant donc mon mariage avec mademoiselle Gertrude Weber, je me rendis Kowno (Kaunas), avec l'intention de recueillir tous les monuments linguistiques imprim s ou manuscrits en langue jmoude que je pourrais me procurer, sans n gliger, bien entendu, les po sies populaires, da nos, les r cits ou l gendes, pasakos, qui me fourniraient des documents pour un vocabulaire joma tique, travail qui devait n cessairement pr c der celui de la traduction. Prosper M rim e, n le 28 septembre 1803 Paris et mort le 23 septembre 1870 Cannes, est un crivain, historien et arch ologue fran ais. Issu d'un milieu bourgeois et artiste, Prosper M rim e fait des tudes de droit avant de s'int resser la litt rature et de publier d s 1825 des textes, en particulier des nouvelles, qui le font conna tre et lui vaudront d' tre lu l'Acad mie fran aise en 1844. En 1831, il entre dans les bureaux minist riels et devient en 1834 inspecteur g n ral des Monuments historiques. Il effectue alors de nombreux voyages d'inspection travers la France et confie l'architecte Eug ne Viollet-le-Duc la restauration d' difices en p ril comme la basilique de V zelay en 1840, la Cath drale Notre-Dame de Paris en 1843 ou la Cit de Carcassonne, partir de 1853. Proche de l'imp ratrice Eug nie, il est fait s nateur en 1853 et anime les salons de la cour, par exemple avec sa fameuse dict e en 1857. Il publie alors moins de textes litt raires, pour se consacrer des travaux d'historien et d'arch ologue et initiant, partir de 1842, un classement des monuments historiques auquel la Base M rim e cr e en 1978 rend hommage. L'oeuvre litt raire de Prosper M rim e rel ve d' une esth tique du peu et son criture se caract rise par la rapidit et l'absence de d veloppements qui cr ent une narration efficace et un r alisme fonctionnel adapt s au genre de la nouvelle, mais ce style a parfois disqualifi les oeuvres de M rim e auxquelles on a reproch leur manque de relief, ainsi Victor Hugo crit: Le paysage tait plat comme M rim e . Si le Th tre de Clara Gazul n'a pas marqu l' poque, il n'en va pas de m me pour ses nouvelles qui jouent sur l'exotisme (la Corse dans Mateo Falcone et Colomba ou l'Andalousie dans Carmen, que popularisera l'op ra de Georges Bizet en 1875), sur le fantastique (Vision de Charles XI, La V nus d'Ille, Lokis) ou sur la reconstitution historique (L
Carmen (Richard Foster Classics)
Prosper Merimee
Createspace Independent Publishing Platform
2016
nidottu
Lettres adressées d'Espagne au directeur de la Revue de Paris
Prosper Mérimée
Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
" Les courses de taureaux sont encore tr s en vogue en Espagne; mais parmi les Espagnols de la classe lev e il en est peu qui n' prouvent une esp ce de honte avouer leur go t pour un genre de spectacle certainement fort cruel; aussi cherchent-ils plusieurs graves raisons pour le justifier. D'abord, c'est un amusement national. Ce mot national suffirait seul, car le patriotisme d'antichambre est aussi fort en Espagne qu'en France. Ensuite, disent-ils, les Romains taient encore plus barbares que nous, puisqu'ils faisaient combattre des hommes contre des hommes. Enfin, ajoutent les conomistes, l'agriculture profite de cet usage, car le haut prix des taureaux de combat engage les propri taires lever de nombreux troupeaux..."
Colomba della Rebbia a vu p rir son p re assassin par son ennemi, l'avocat Barricini. L'assassin a su d rober son crime aux yeux de la justice, mais Colomba n'a pas mis l'espoir de sa vengeance dans la loi. Elle a un fr re, Orso della Rebbia, lieutenant en demi-solde dans la garde imp riale, qui doit bient t revenir en Corse. C'est lui qui est maintenant le chef de la famille, et c'est lui qui, selon les id es de la Corse, doit venger son p re: quand on a un ennemi, il lui faut choisir entre les trois S: schioppetto, stiletto o strada (fusil, stylet ou fuite, expression corse). Lorsque Orso si longtemps attendu revient enfin au pays, Colomba d couvre que son s jour sur le continent lui a fait concevoir, de l'honneur et de la justice, d'autres sentiments que ceux de ses compatriotes et surtout de sa soeur: il d teste la vendetta. Colomba pousse alors avec un m lange d'amour fraternel et d'ardeur de vengeance son fr re un meurtre expiatoire, qu'elle aurait accompli elle-m me si elle n'e t cru que l'ex cution de la vengeance appartenait son fr re comme chef de la famille.
La V nus d'Ille est une nouvelle fantastique qui est originale par rapport au canon du fantastique du xixe si cle. Le fantastique est un genre litt raire dans lequel le rationnel et l'irrationnel se m lent. Des v nements tranges se produisent et provoquent le trouble chez le personnage victime de ces v nements, ainsi que chez le lecteur. C'est pourquoi, tout au long du r cit, le lecteur, ainsi que les personnages, recherchent une explication rationnelle aux l ments troublants qui surviennent. la fin du r cit, m me si une explication rationnelle est envisag e, celle-ci peut tre contredite par des hypoth ses qui sortent du commun.
Auguste Saint-Clair, un homme tr s renferm qui ne cherche plaire qu'aux gens qui lui plaisent, rencontre Mathilde de Coursy, une jeune et belle veuve, fra che comme une rose. Elle devient sa ma tresse et son unique amie. Peu apr s, Auguste Saint-Clair assiste un d jeuner-d ner (un d jeuner de c libataires qui dure longtemps) o on lui dit que Mathilde de Coursy a t la ma tresse de Massigny, qui lui avait offert un vase trusque, une pi ce rare et in dite. Auguste est assez fou pour avoir des soup ons; et assez hypocrite pour les cacher Mathilde de Coursy. Un autre soir, la comtesse de Coursy remet une montre raccommod e Auguste: le portrait en miniature de Mathilde de Coursy est peint sur le fond de la bo te. Puis, elle dit que c'est Massigny qui lui a fait conna tre le peintre. Saint-Clair est furieux. Il aimerait mieux cent fois, lui dit-il, qu'elle soit une courtisane et qu'elle se soit donn e pour de l'argent. Au moins pourrait-il croire qu'elle l'aimait. Maintenant il fr mit la seule id e de lier son sort l'ancienne ma tresse de Massigny. En ce temps-l , Auguste, en se promenant cheval, provoque une dispute avec Th mines, un de ses rivaux. Le jour suivant, Mathilde dit qu'elle n'avait jamais t la ma tresse de Massigny. Saint-Clair lui demande pardon plusieurs fois. Il est tu lors d'un duel provoqu par la dispute avec Th mines. Trois ann es plus tard, Mathilde meurt d'une maladie de poitrine, caus e par le chagrin.
Don Juan est le fils esp r du comte don Carlos de Mara a qui veut faire de lui un homme brave tandis que sa m re r ve d'un fils pieux. C'est un enfant tr s g t et lev dans le luxe et l'abondance de biens. Dans sa jeunesse, il fut marqu par un tableau de Moral s qui repr sentait les tourments du purgatoire inflig s des p cheurs; tableau qui ornait l'oratoire de la comtesse de Mara a, sa m re. A dix huit ans, Don Juan, dou pour la religion et les armes mais beaucoup moins pour le latin, fut envoy Salamanque dans l'une des plus prestigieuses coles d'Espagne. L , il fit la connaissance d'un tudiant qui le mit en garde d'un d nomm don Garcia. Don Garcia s'av rera tre le fils d'un ami de son p re et prendra Don Juan sous son aile. Ensemble, les deux hommes d cident de s duire deux soeurs: do a Fausta et do a Teresa de Ojeda. En tentant de les s duire, ils sont contraints de tuer don Cristoval et, au lieu de s'enfuir loin, ils s ment leur adversaire par la ruse. Les deux hommes vont parvenir leurs fins. Don Juan se montre plus fid le que Don Garcia mais il se lasse vite de cette jeune fille. Ses illusions sur l'amour sont remises en cause. Les deux hommes d cident d' changer leurs compagnes mais Fausta alerte la maison et son p re, pensant tuer Don Juan, poignarde sa fille. Don Juan, dans sa fuite, assassine le p re de Fausta. Les deux hommes doivent quitter le pays; ils d cident de s'en aller en Flandres sur le front...
Carmen (Richard Foster Classics)
Prosper Merimee
Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
" FRAN OIS. Quand je vous dis, Juliette, que c'est comme dans la r volution. Ils veulent refaire le comit de salut public. Le comit de salut public avait un tapis vert comme cela. JULIETTE. Bah vous ne savez ce que vous dites. Madame a la r volution en horreur; moi, je crois qu'ils veulent faire des bouts-rim s, comme on en a fait l'ann e derni re. FRAN OIS. Qu'est-ce que c'est que des bouts-rim s ? JULIETTE. C'est un jeu; mais il faut avoir de l'esprit pour y jouer... Chacun crit quelque chose sur un morceau de papier, et puis il y en a un qui lit, et tous les autres rient comme des fous. - Mais voici madame. Allez vite chercher le fauteuil qu'elle vous a dit..."