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Kirjailija
René Bazin
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 247 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2004-2026, suosituimpien joukossa La Barrière. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Au moment de la d claration de la premi re guerre mondiale, les deux fils de Sophie Ehrsam, veuve d'un industriel bien implant Masevaux, qui ont repris l'entreprise familiale, se d chirent sur le choix faire: Pierre, l'a n fait le choix de s' vader vers la France et de s'engager dans l'Arm e. Joseph, le second, est convaincu du futur succ s allemand et, pour assurer la continuit de l'affaire familiale, rejoint les unit s allemandes, sur le front russe en Lituanie...
Sur la pelouse rectangulaire et longue, roul e, taill e en brosse, o vingt parties de tennis venaient d' tre jou es la fois, deux quipes seulement, huit jeunes hommes, huit jeunes filles, continuaient de lutter et de se disputer la victoire dans le tournament de Westgate on Sea. Des quipes, en v rit . Aucun terme ne convenait mieux que celui-l ces groupements que l'habilet sportive avait form s, ces amateurs de la raquette et de la balle que, dans l'ordinaire de la vie, la fortune distinguait d'avec les professionnels, mais qui leur ressemblaient cette heure, par la pr cision et la vigueur des mouvements, par l'absorption de l'esprit dans l'effort physique, l'oubli de toute coquetterie et de toute politesse vaine. Ils jouaient avec le sentiment passionn que donne un art longtemps tudi . Chez eux, l'orgueil d'un coup heureux,
I Chaque dimanche, elles prenaient le petit chemin de fer de Saint-Aubin ou celui de Gorey, descendaient une station au hasard, le long de la mer, et s'enfon aient dans la fra che campagne de Jersey. Elles faisaient un peu de toilette ce jour-l , par coquetterie d'abord, et aussi par une sorte d'amour-propre national, pour ne pas tre confondues avec ces troupes de jeunes Anglaises, v tues d'une taille ronde et d'une robe de satinette. On les voyait toujours seules. Elles passaient la journ e dehors, doucement, causer, se sentir occup es l'une de l'autre. Madame L'H r ec admirait l' closion rapide de cette grande Simone, presque une femme, quinze ans bient t, et dont elle avait toute la tendresse, tous les sourires, toute la gr ce naissante.
I La marche des b cherons Le soleil d clinait. Le vent d'est mouillait la cr te des mottes, activait la moisissure des feuilles tomb es, et couvrait les troncs d'arbres, les baliveaux, les herbes sans jeunesse et molles depuis l'automne, d'un vernis r sistant comme celui que les mar es soufflent sur les falaises. La mer tait loin cependant, et le vent venait d'ailleurs. Il avait travers les for ts du Morvan, pays de fontaines o il s' tait tremp , celles de Montsauche et de Montreuillon, plus pr s encore celle de Blin; il courait vers d'autres massifs de l'immense r serve qu'est la Ni vre, vers la grande for t de Tron ay, les bois de Crux-la-Ville et ceux de Saint-Franchy. L'atmosph re semblait pure, mais dans tous les lointains, au-dessus des taillis, la lisi re des coupes, dans le creux des sentiers, quelque chose de bleu dormait, comme une fum e.
Ils sortaient des ateliers et des usines de la Ville-en-Bois, les mains et le visage rouill s par la fum e, par les d bris du fer, du cuivre, du tan, par la poussi re qui vole autour des poulies en marche. Sept heures sonnaient encore des horloges en retard, et c' tait vers la fin de mai. Une douceur tait dans l'air. Ils sortaient. Le ronflement des machines diminuait; au-dessus des chemin es de brique, les spirales de charbon en poudre commen aient s'amincir; des voix s' levaient entre les murs de la rue de la Hauti re et du vieux chemin de Cou ron, dans la partie haute de Nantes, voisine de Chantenay.
Madame Corentine by Ren Bazin. This book is a reproduction of the original book published in 1893 and may have some imperfections such as marks or hand-written notes.
Le ma tre de la Genivi re, Julien Noellet, compte sur son fils a n pour lui succ der la t te du domaine, comme c'est la tradition la fin du 19 me si cle la campagne. Mais Pierre Noellet, intelligent et ambitieux, a d'autres aspirations. Il veut faire des tudes, se faire un nom dans les lettres, et s' lever au dessus de sa classe sociale. Le cadre de ce roman est la Vend e, et Bazin reprend des th mes qui lui sont chers comme la vie paisible des paysans et leur vie rustique.
Le brocanteur habitait dans la rue de l'Aiguillerie, l'une des vieilles rues d'Angers, une maison colombage, double pignon, qui datait du XVI me si cle. La boutique n'avait pas d'enseigne; la porte basse appuy e sur deux marches, les montants et les barreaux des deux fen tres qui ench ssaient de petites vitres carr es et vertes, taient rev tus d'un enduit que le soleil, la pluie, les ans, avaient boursoufl par endroits, caill en d'autres, et recouvert partout d'une teinte de vieillesse et de mis re. A l'int rieur, l'aspect tait tout autre: la vaste salle encombr e de ce qu'on est convenu d'appeler des curiosit s, d bris qu'un si cle l gue l'autre, friperie dor e, luxe fan , reliques saintes ou profanes, choses d class es, dont l'histoire, comme celle des hommes, est pleine d'aventures.
Apr s avoir termin ses tudes de droit Berlin, Jean Oberl retourne ches les siens, Alsheim. Dans cette Alsace annex e l'Empire allemand, la fin du XIX me si cle, son p re Joseph est la t te d'une scierie prosp re. Jean s'est fix pour but de lui succ der. Il retrouve une famille d chir e: son p re et sa soeur Lucienne font tout pour acqu rir, ou en tout cas accepter, l'esprit allemand, que Jean, sa m re et son grand-p re Philippe, le patriarche impotent, ancien d put protestataire, rejettent farouchement... Tous les l ments du drame sont donc en place, et Jean en sera la figure centrale.
La Sarcelle bleue (1892), dans un d cor de campagne admirablement d crite, est le r cit de la rivalit entre les deux amoureux de Th r se, Robert d chir par la jalousie et Claude enivr de bonheur. la fin, les deux soupirants de cette jeune fille exceptionnelle finiront par se r concilier - distance - gr ce une sarcelle bleue.
L'auteur arrive St S bastien en 1894. Puis il va par le train Bilbao o le socialisme monte chez les ouvriers. Il va ensuite Santander par la mer. Puis Burgos avec un paysage magnifique. Il va ensuite Valladolid. Puis Salamanque, ville rose. Il va ensuite Avila. Puis Madrid. Il va l'Esorial, demeure de Philippe II. Puis Tol de. Il va ensuite Lisbonne, o coule le Tage. Puis Cordoue (Espagne) avec sa super mosqu e. Il va ensuite Grenade avec son mus e de l'Alhambra. Puis Gibraltar avec sa montagne fortifi e. Il va ensuite Tanger (Maroc). Puis il revient en Espagne Cadix. Il va ensuite S ville avec sa manufacture de tabac. Puis il revient Madrid.
Le roman pr sente la fois le cheminement d'un jeune aristocrate anglais qui se convertit au catholicisme et le r le de la foi dans la formation d'un couple. Il s'agit donc des barri res dress es par la foi, entre le croyant et son milieu ou son (futur) conjoint. Extrait: Sur la pelouse rectangulaire et longue, roul e, taill e en brosse, o vingt parties de tennis venaient d' tre jou es la fois, deux quipes seulement, huit jeunes hommes, huit jeunes filles, continuaient de lutter et de se disputer la victoire dans le tournament de Westgate on Sea. Des quipes, en v rit . Aucun terme ne convenait mieux que celui-l ces groupements que l'habilet sportive avait form s, ces amateurs de la raquette et de la balle que, dans l'ordinaire de la vie, la fortune distinguait d'avec les professionnels, mais qui leur ressemblaient cette heure, par la pr cision et la vigueur des mouvements, par l'absorption de l'esprit dans l'effort physique, l'oubli de toute coquetterie et de toute politesse vaine. Ils jouaient avec le sentiment passionn que donne un art longtemps tudi . Chez eux, l'orgueil d'un coup heureux, l'appr hension, le d pit, l'admiration jalouse, le d sir de vaincre, dominaient l'instinct m me de la jeunesse. Pas un mot n' tait chang . l'ouest de la prairie, assembl dans une all e, le long de la haie, un public assez nombreux, choisi, presque enti rement f minin, regardait. C' taient quelques grandes dames qui avaient leur habitation aux environs, des baigneuses install es pour l' t dans les villas de la c te, de vieilles filles pauvres, errantes et dignes, comme il en abonde en Angleterre, et qui venaient de Westgate, de Birchington, de Minster, de Deal, d'autres coins encore de ce Kent r put pour son climat ti de et pour son air excitant et l ger. Toutes ces personnes avaient t pr sent es les unes aux autres, soit qu'elles fussent des invit es, soient qu'elles fissent partie du club de tennis de Westgate. Elles formaient un groupe ferm , li par un rite, une sorte d'aristocratie passag re o beaucoup d'entre elles taient fi res de se montrer. Le ton de la conversation tait enjou . Les jeunes filles et les joueurs qui avaient t limin s du tournoi s'arr taient un moment, et se m laient cette petite cour mondaine, o une femme surtout tait entour e, adul e et comme royale. Puis, ils se dirigeaient vers une cabane, situ e au milieu du rectangle que divisait une haie de fusains, et autour de laquelle taient dispos es des tables pour le th .
Extrait 1 ere partie Sur la pelouse rectangulaire et longue, roul e, taill e en brosse, o vingt parties de tennis venaient d' tre jou es la fois, deux quipes seulement, huit jeunes hommes, huit jeunes filles, continuaient de lutter et de se disputer la victoire dans le tournament de Westgate on Sea. Des quipes, en v rit . Aucun terme ne convenait mieux que celui-l ces groupements que l'habilet sportive avait form s, ces amateurs de la raquette et de la balle que, dans l'ordinaire de la vie, la fortune distinguait d'avec les professionnels, mais qui leur ressemblaient cette heure, par la pr cision et la vigueur des mouvements, par l'absorption de l'esprit dans l'effort physique, l'oubli de toute coquetterie et de toute politesse vaine. Ils jouaient avec le sentiment passionn que donne un art longtemps tudi . Chez eux, l'orgueil d'un coup heureux, l'appr hension, le d pit, l'admiration jalouse, le d sir de vaincre, dominaient l'instinct m me de la jeunesse. Pas un mot n' tait chang . l'ouest de la prairie, assembl dans une all e, le long de la haie, un public assez nombreux, choisi, presque enti rement f minin, regardait. C' taient quelques grandes dames qui avaient leur habitation aux environs, des baigneuses install es pour l' t dans les villas de la c te, de vieilles filles pauvres, errantes et dignes, comme il en abonde en Angleterre, et qui venaient de Westgate, de Birchington, de Minster, de Deal, d'autres coins encore de ce Kent r put pour son climat ti de et pour son air excitant et l ger. Toutes ces personnes avaient t pr sent es les unes aux autres, soit qu'elles fussent des invit es, soient qu'elles fissent partie du club de tennis de Westgate. Elles formaient un groupe ferm , li par un rite, une sorte d'aristocratie passag re o beaucoup d'entre elles taient fi res de se montrer. Le ton de la conversation tait enjou . Les jeunes filles et les joueurs qui avaient t limin s du tournoi s'arr taient un moment, et se m laient cette petite cour mondaine, o une femme surtout tait entour e, adul e et comme royale. Puis, ils se dirigeaient vers une cabane, situ e au milieu du rectangle que divisait une haie de fusains, et autour de laquelle taient dispos es des tables pour le th .
Ce roman psychologique d crit un drame conjugal, provoqu par l'intransigeance d'une belle-m re possessive vis- -vis de son fils, qui elle a l gu sa petite entreprise. Il en r sulte la s paration du jeune m nage; et la petite fille, Simone, se trouve douloureusement tiraill e entre les deux parents. Dans ce roman social, qui pr figure G nitrix de F. Mauriac, on trouve les violentes et habituelles querelles de voisinage, n es de pr jug s, d'in galit s sociales et de chocs r p t s de caract res forts.