Kirjojen hintavertailu. Mukana 12 390 323 kirjaa ja 12 kauppaa.

Kirjailija

Victor Cousin

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 244 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2006-2025, suosituimpien joukossa Lettres Inédites de Victor Cousin À Ernest Bersot (1842-1865). Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

244 kirjaa

Kirjojen julkaisuhaarukka 2006-2025.

Du beau et de l'art

Du beau et de l'art

Victor Cousin

Prodinnova
2024
pokkari
" L'esth tique, ou la th orie du beau et de l'art, est la partie de la philosophie qui a t le plus n glig e parmi nous. On ne rencontre pas une seule ligne sur ce grand sujet avant le p re Andr et Diderot. Diderot, qui avait des clairs de g nie, o tout fermentait sans venir maturit , a sem et l une foule d'aper us ing nieux et souvent contradictoires; il n'a pas laiss une th orie s rieuse. Dans une cole contraire et meilleure, disciple de saint Augustin et de Malebranche, le p re Andr a compos sur le beau un livre estimable, o il y a plus d'abondance que de profondeur, plus d' l gance que d'originalit 2. Condillac, qui a crit tant de volumes, n'a pas m me un seul chapitre sur le beau. Ses successeurs ont trait la beaut avec le m me d dain; ne sachant trop comment l'expliquer dans leur syst me, ils ont trouv plus commode de ne la point apercevoir..."
De l'art français au dix-septième siècle
" ... La France, insouciante de sa gloire, n'a pas l'air de se douter qu'elle compte dans ses annales le plus grand si cle peut- tre de l'humanit , celui qui comprend dans son sein le plus d'hommes extraordinaires en tout genre. Quand, je vous prie, a-t-on vu se donner la main des politiques tels que Henri IV, Richelieu, Mazarin, Colbert, Louis XIV? Je ne pr tends pas que chacun d'eux n'ait des rivaux, m me des sup rieurs. Alexandre, C sar, Charlemagne, les surpassent peut- tre, mais Alexandre n'a qu'un seul contemporain qui lui puisse tre compar , son p re Philippe; C sar n'a pu m me soup onner qu'un jour Octave serait digne de lui; Charlemagne est un colosse dans un d sert; tandis que chez nous ces cinq grands hommes se succ dent sans intervalle, se pressent les uns contre les autres, et ne forment pour ainsi dire qu'une me. Et par quels capitaines n'ont-ils pas t servis Cond est-il vraiment inf rieur Alexandre, Annibal et C sar ?..."
La Duchesse de Longueville

La Duchesse de Longueville

Victor Cousin

Prodinnova
2024
pokkari
" ... N e en 1619 dans le donjon de Vincennes, pendant la captivit de son p re, Henri de Bourbon, prince de Cond , avec lequel tait venue s'enfermer sa jeune femme, cette beaut c l bre, Charlotte-Marguerite de Montmorency, on voit d'abord Mlle de Bourbon croissant en gr ces aupr s d'une telle m re, partageant ses journ es entre le couvent des Carm lites et l'h tel de Rambouillet, nourrissant son coeur de pieuses motions et de lectures romanesques, allant au bal, mais avec un cilice, confidente d'un h ros, le duc d'Enghien, son fr re, compatissante ses amours avec la belle Mlle du Vigean, et tout coup les traversant et entra nant son amie dans le clo tre o elle-m me ira mourir. Elle est mari e vingt-trois ans M. de Longueville, qui en a quarante-sept, qui n'est pas tout- -fait de son rang, et qui, au lieu de r parer ces d savantages par une tendresse empress e, suit encore le char de la plus grande coquette du temps, la fameuse duchesse de Montbazon..."
Huit mois au Ministère de l'Instruction Publique
" ... L' ducation du peuple tait le premier devoir de la r volution de juillet. Dans les premi res ann es de cette r volution, tous mes efforts comme conseiller de l'Universit , comme crivain, comme pair de France, ont t tourn s de ce c t . C'est pour pr parer une bonne loi sur cette mati re que j'allai tudier l'organisation et l' tat de l'instruction primaire en Allemagne et particuli rement en Prusse, o cette partie de l'instruction publique est si florissante. Je crois pouvoir dire que mes travaux n'ont pas t inutiles la loi de 1833; j'ai t le rapporteur de cette loi la chambre des pairs, et je n'ai cess de concourir activement son ex cution et son d veloppement. La loi de 1833 peut avoir quelques d fauts de d tail; mais elle a le m rite de former un syst me un et complet, dont toutes les parties se soutiennent les unes les autres; elle a de plus un caract re essentiellement pratique..."
De l'Importance historique du Grand Cyrus
" Qui lit aujourd'hui le Grand Cyrus de Mlle de Scud ry ? qui le lisait au XVIIIe si cle, et d j m me dans les derni res ann es de Louis XIV ? Le public en avait enti rement perdu la m moire, et quand en 1713, on s'avisa de mettre au jour les H ros de roman, avec un Discours pr liminaire o Boileau, avant de mourir, avait pris t che de se moquer du Cyrus, on ne fit pas la moindre attention ces plaisanteries surann es: personne ne savait plus de quoi voulait parler le vieux satirique.Cependant le Cyrus est le chef-d'oeuvre d'une des femmes les plus spirituelles et les plus c l bres du milieu du XVIIe si cle. Mme de S vign , qui apparemment se connaissait en agr ment et en d licatesse autant que Boileau, a lou avec effusion l'auteur et l'ouvrage, et de 1649 1654, d'un bout de la France l'autre, la cour et dans la plus haute aristocratie, comme dans la bourgeoisie instruite et cultiv e, Paris et en province, dans tous les rangs de la soci t la plus polie de l'univers, on ne lisait pas seulement, on s'arrachait, on d vorait, mesure qu'ils paraissaient, chacun de ces dix gros volumes, aujourd'hui oubli s, et qui dorment d'un sommeil s culaire dans les biblioth ques de quelques rares amateurs..."
Santa-Rosa

Santa-Rosa

Victor Cousin

Prodinnova
2024
pokkari
... Je suis une de ces mes; mes relations avec Santa-Rosa ont t bien courtes, mais intimes. Plus d'une fois j'ai t tent d' crire sa vie, cette vie moiti romanesque, moiti h ro que; j'y ai renonc . Je ne viens point disputer l'oubli le nom d'un homme qui a manqu sa destin e; mais, plusieurs personnes, et vous en particulier, qui portez un int r t pieux sa m moire, vous m'avez souvent demand de vous raconter par quelle aventure moi, professeur de philosophie, enti rement tranger aux v nements du Pi mont, j'avais t li si troitement avec le chef de la r volution pi montaise, et quels ont t mes rapports v ritables avec votre cher et infortun compatriote. Je viens faire ce que vous d sirez. Je m'abstiendrai de toutes consid rations g n rales, politiques et philosophiques. Il ne s'agira que de lui et de moi. Ce n'est point ici une composition historique, c'est un simple tableau d'int rieur trac pour quelques amis fid les, pour r veiller quelques sympathies, r chauffer quelques souvenirs, et servir de texte quelques tristes conversations dans un cercle de jour en jour plus resserr ...
La Fronde à Bordeaux

La Fronde à Bordeaux

Victor Cousin

Prodinnova
2024
pokkari
Quand la fronde avait t d faite au coeur du royaume dans la personne m me de Cond , comment se serait-elle soutenue dans un coin du midi, priv e de son chef, successivement resserr e dans une seule ville, et ayant contre elle la moiti des forces de la monarchie et la politique astucieuse et hardie de Mazarin ? La Guienne devait suivre in vitablement le sort de la capitale; il faut m me admirer qu'elle se soit si longtemps d fendue. Cond , en la quittant, ne lui avait demand que d'attendre les succ s qu'il allait chercher, et, m me apr s qu'il avait t contraint de sortir de France et de se retirer dans la Flandre espagnole, la Guienne avait encore les armes la main. La fronde tait condamn e succomber Bordeaux, comme elle avait fait Paris: elle y parcourut le m me cercle de chim riques esp rances, de succ s ph m res, de honteuses dissensions, d'agitations effr n es, de crimes impuissants...
La Duchesse de Chevreuse

La Duchesse de Chevreuse

Victor Cousin

Prodinnova
2024
pokkari
" ... Mme de Chevreuse en effet a poss d presque toutes les qualit s du grand politique; une seule lui a manqu , et celle-l pr cis ment sans laquelle toutes les autres tournent en ruine: elle ne savait pas se proposer un juste but, ou plut t elle ne choisissait pas elle-m me; c' tait un autre qui choisissait pour elle. Mme de Chevreuse tait femme au plus haut degr ; c' tait l sa force et aussi sa faiblesse. Son premier ressort tait l'amour ou plut t la galanterie, et l'int r t de celui qu'elle aimait lui devenait son principal objet. Voil ce qui explique les prodiges de sagacit , de finesse et d' nergie qu'elle a d ploy s en vain la poursuite d'un but chim rique qui reculait toujours devant elle, et semblait l'attirer par le prestige m me de la difficult et du p ril. La Rochefoucauld l'accuse d'avoir port malheur tous ceux qu'elle a aim s; il est aussi vrai de dire que tous ceux qu'elle a aim s l'ont pr cipit e leur suite dans des entreprises insens es..."
Vanini

Vanini

Victor Cousin

Prodinnova
2024
pokkari
" ...Vanini est bien au-dessous de Bruno et de Campanella. Il n'a le s rieux de l'un ni de l'autre, ni la vaste imagination du premier, ni l'enthousiasme nergique du second. Napolitain comme eux, mais rebelle l'esprit id aliste de la Grande-Gr ce, il appartient plut t l' cole de Bologne. Il est anti-platonicien d clar , et disciple ardent d'Aristote, interpr t la mani re d'Averro s et de Pomponat. Ce n'est pas la plus noble expression du XVIe si cle. Il en a l'imagination et l'esprit, il en a aussi le d sordre, et ce d sordre para t avoir t dans sa conduite comme dans sa pens e; mais il a du moins ressembl ses deux grands compatriotes par son audace et par ses malheurs..."
Kant et sa philosophie

Kant et sa philosophie

Victor Cousin

Prodinnova
2024
pokkari
" Kant est le p re de la philosophie allemande: il est l'auteur ou plut t l'instrument de la plus grande r volution philosophique qui ait eu lieu dans l'Europe moderne depuis Descartes. Or, toute r volution digne de ce nom est fille du temps et non d'un homme. Le monde marche, mais nul ne le fait marcher, comme nul ne peut l'arr ter. Je vois la philosophie de Kant deux grands ant c dents: l'esprit g n ral, le mouvement universel de l'Europe, puis l'esprit particulier de l'Allemagne..."
Du mysticisme

Du mysticisme

Victor Cousin

Prodinnova
2024
pokkari
" Ici m me, il y a quelques mois, nous avons combattu le scepticisme dans son repr sentant le plus redoutable. Nous allons aujourd'hui porter nos tudes sur une autre plaie de l'esprit humain, sur un mal en apparence moins f cheux que le scepticisme, mais qui, au fond, n'est pas moins dangereux.Il nous importe d'autant plus de rompre ouvertement avec le mysticisme qu'il semble nous toucher de plus pr s, et que par un air de grandeur il peut s duire plus d'une me d' lite, particuli rement l'une de ces poques de lassitude, o , la suite d'esp rances excessives cruellement d ues, la raison humaine, ayant perdu la foi en sa propre puissance sans pouvoir perdre le besoin de Dieu, pour satisfaire ce besoin immortel, s'adresse tout except elle-m me, et, faute de savoir s' lever Dieu par la route l gitime et dans la mesure qui lui a t permise, se jette hors du sens commun, et tente le nouveau, le chim rique, l'absurde m me, pour atteindre l'impossible..."
Des principes de la révolution française et du gouvernement représentatif
" ... Je suis n avec la r volution fran aise. D s que mes yeux se sont ouverts, j'ai vu flotter son drapeau, tour tour sombre et glorieux. J'ai appris, lire dans ses chansons: ses f tes ont t celles de mon enfance. dix ans, je savais les noms de ses h ros. J'entends encore au Champ de Mars et, sur la place Vend me les loges fun bres de Marceau, de Hoche, de Kl ber, de Desaix. J'assiste aux revues du premier-consul. Je vois ce grand visage p le et m lancolique, si diff rent de la figure imp riale, telle surtout, qu'elle m'apparut une derni re fois sur la terrasse de l' lys e, la fin des cent-jours. Mon instinct patriotique ne s'est pas laiss un moment surprendre l' clat d'une dictature militaire que je ne comprenais pas. Je n'ai compris, je n'ai aim que les conqu tes de la libert . En 1812, j' tais d j suspect dans l'Universit d'un attachement, mal dissimul sa cause proscrite, et j'y suis demeur fid le parmi les vicissitudes d'une vie souvent orageuse. Je m'honore d'avoir t dans tous mes ouvrages, depuis le premier jusqu'au dernier, dans la chaire comme la tribune, son interpr te, mod r , mais in branlable. Ma philosophie m me n'a gu re t que la r flexion appliqu e ses instincts et le r sum de ses maximes..."