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Kirjailija
Benjamin Constant
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 178 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1824-2026, suosituimpien joukossa Adolphe. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
elle avait vu ses esp rances tromp es, sa jeunesse passer sans plaisir; et la vieillesse enfin l'avait atteinte sans la soumettre. Elle vivait dans un ch teau voisin d'une de nos terres, m contente et retir e, n'ayant que son esprit pour ressource, et analysant tout avec son esprit. Pendant pr s d'un an, dans nos conversations in puisables, nous avions envisag la vie sous toutes ses faces, et la mort toujours pour terme de tout; et apr s avoir tant caus de la mort avec elle, j'avais vu la mort la frapper mes yeux. Cet v nement m'avait rempli d'un sentiment d'incertitude sur la destin e, et d'une r verie vague qui ne m'abandonnait pas. Je lisais de pr f rence dans les po tes ce qui rappelait la bri vet de la vie humaine.
Adolphe Adolphe est un jeune homme g de vingt-deux ans au d but du r cit. Il vient d'achever ses tudes l'universit de G ttingen. C'est un gar on d'une intelligence sup rieure et qui se pr pare embrasser une brillante carri re. Il se montre cependant tr s d sabus et il n'h site pas manifester en public une humeur des plus caustiques. Il a en effet re u une ducation tr s sp ciale, loin de son p re et sous l'influence d'une vieille dame tr s spirituelle et toute pleine d'ironie mordante. Le roman, qui se pr sente sous la forme d'une confession, s' nonce dans un style d pouill , comme si le jeune homme tout en ne s'int ressant qu' soi, ne s'int ressait que faiblement lui-m me, pour reprendre la c l bre formule constantienne. Une composante essentielle de la psychologie du personnage se trouve dans ce que l'on a trop rapidement interpr t comme de la "l chet ". En v rit , c'est une suspension de sa capacit d'action dont la source est une sensibilit toute pure. Malgr son d sir d' tre parfaitement honn te, Adolphe est incapable de d voiler la v ritable nature de ses sentiments pour Ell nore car il a peur de la faire souffrir. Paul Delbouille appelle cela sa religion de la douleur. Une telle disposition d'esprit se m le l'aristocratisme du personnage: c'est par orgueil qu'Adolphe se fait un devoir de s duire Ell nore. De ce point de vue, on peut le rapprocher du h ros de Stendhal dans Le Rouge et le Noir; ceci pr s que Julien Sorel tombe effectivement amoureux de Mme de R nal: Adolphe n'est pas v ritablement amoureux d'Ell nore. Dans la lign e des personnages de Cr billon 2] ou des h ros du roman libertin du XVIIIe si cle, le h ros constantien se r v le parfaitement froid sous le masque de la passion. Benjamin Constant de Rebecque, n Lausanne le 25 octobre 1767, mort Paris le 8 d cembre 1830, inhum au cimeti re du P re-Lachaise, est un romancier, homme politique, et intellectuel fran ais d'origine vaudoise. R publicain et engag en politique depuis 1795, il soutiendra le Coup d' tat du 18 fructidor an V, puis celui du 18 Brumaire. Il devient sous le Consulat le chef de l'opposition lib rale d s 1800. Apr s avoir quitt la France pour la Suisse puis l'Allemagne, il se rallie Napol on pendant les Cent jours, et revient en politique sous la Restauration. lu d put en 1818, il le sera encore sa mort en 1830. Chef de file de l'opposition lib rale, connue sous le nom des Ind pendants, il est l'un des orateurs les plus en vue de la Chambre des d put s et d fend le r gime parlementaire. Lors de la R volution de juillet, il soutient l'installation de Louis-Philippe sur le tr ne. Auteur de nombreux essais sur des questions politiques ou religieuses, Benjamin Constant est aussi l'auteur de romans psychologiques sur le sentiment amoureux comme Le Cahier rouge (1807), o se retrouvent des l ments autobiographiques de son amour pour Madame de Sta l, et Adolphe (1816).
" Le moment actuel est l'un des plus importants de la R volution. L'ordre et la libert sont d'un c t , l'anarchie et le despotisme, de l'autre. Peu d'instants sont encore donn s pour se prononcer; il faut se h ter de d poser les souvenirs et les haines, ou demain ces haines seront remplac es par d'inutiles regrets, ces souvenirs par d'amers remords. J'ai recueilli, sur la n cessit de se rallier au Gouvernement, quelques id es qui m'ont sembl utiles, et sur ces premiers pas dans la carri re constitutionnelle, quelques r flexions qui m'ont paru rassurantes. On trouvera, peut- tre, des expressions s v res sur des hommes qui m ri¬tent l'estime; plus leurs intentions sont pures et leurs caract res estimables, plus leurs erreurs peuvent tre funestes. Il faut que ces hommes se rapprochent du Gouvernement, et non le Gouvernement de ces hommes. Lorsqu'ils entrent dans son sens, ils y portent l'honn tet et la mod ration, mais lorsqu'ils le font entrer dans le leur, ils lui donnent de la vacillation et de la faiblesse. L'esprit de parti gagne seul juger des institutions par les personnes, des op rations par les agents, et devancer les mesures par un bl me, qui souvent ne devient juste que parce qu'il fut pr matur ..."
Ceux qui fond rent la r publique Fran aise ne savaient pas ce qu'ils fondaient. C' taient, pour la plupart, des hommes perdus de crimes, qui avaient ou dire que, dans les r publiques, les plus factieux taient le plus en cr dit. En fondant la r publique, ils n cessit rent la terreur. Il fallait que l' tat p r t, ou que le gouvernement dev nt atroce. Ce fut la terreur qui consolida la r publique. Elle r tablit l'ob issance au-dedans et la discipline au-dehors. Elle passa des arm es r publicaines dans les arm es ennemies. Elle gagna jusqu'aux souverains, et valut la France des trait s honorables avec la moiti de l'Europe. Les succ s m mes qui n'eurent lieu qu'apr s la terreur furent n anmoins l'effet de l'impression qu'elle avait produite. Elle d truisit les usages et les habitudes qui auraient lutt contre les institutions nouvelles. Pour ne pas suc¬comber la violence des moyens employ s contre elle par les ennemis, il en fallait d'aussi violents: il en fallait de plus violents pour les d truire. Conso¬lid e par la terreur, la r publique aujourd'hui est une excellente institu¬tion: il faut l'adopter. Rome fut de m me fond e par des brigands, et cette Rome devint la ma tresse du monde.
" Je me suis fait une loi de ne r pondre jamais aux critiques; et jusqu'ici celles que j'ai vues m'ont facilit l'observance de cette loi. Cependant, parmi les reproches qu'on a bien voulu diriger contre moi, il en est un qui me semble exiger un claircissement non comme accusation, mais comme fait. L'on a dit qu'un tranger ne devait mettre aucune opinion sur la R volution fran aise. Je n'examine pas si, le sort de tous les amis de la libert tant attach la France, on peut exiger d'eux une neutralit passive dans une cause qui d ci¬dera en dernier ressort de leurs destin es. Je me borne ce qui m'est personnel. Je ne suis point tranger: originaire de France, et descendant d'une famille expatri e pour cause de religion, je suis rentr dans ma patrie aussit t que je l'ai pu. J'y ai report ma fortune. Une loi positive m'y invitait, en me rendant tous mes droits civiques, civils et politiques. Cette loi a t corrobor e en dernier lieu par la confirmation expresse des naturalisations d cr t es par les assembl es pr c dentes. En cons quence, j'ai exerc dans les assembl es primaires de ma commune tous mes droits de citoyen: et il est impossible, soit par sa naissance, soit par ses principes, soit par ses propri t s, soit par ses int r ts de tout genre, soit enfin, par ses droits positifs et l gaux, d' tre plus fran ais que je ne le suis."
"Commentary on Filangieri's Work addresses almost every important political and social question that Constant, one of the most important liberal thinkers of the nineteenth century, ever discussed. Nevertheless, while scholars have always been aware of the work, from the time of its publication onward it has been the subject of little or no sustained discussion in its own right. This translation will help give the work its deserved importance in political theory. The Commentary is founded on the view that government should maintain a strictly limited role in society: "The functions of government are purely negative. It should repress disorder, eliminate obstacles, in a word, prevent evil from arising. Thereafter one can leave it to individuals to find the good." This is Constant's political and economic credo. Thus, Constant makes no distinction between economic liberalism and political liberalism. They both derive from his commitment to individual freedom."
"Commentary on Filangieri's Work addresses almost every important political and social question that Constant, one of the most important liberal thinkers of the nineteenth century, ever discussed. Nevertheless, while scholars have always been aware of the work, from the time of its publication onward it has been the subject of little or no sustained discussion in its own right. This translation will help give the work its deserved importance in political theory. The Commentary is founded on the view that government should maintain a strictly limited role in society: "The functions of government are purely negative. It should repress disorder, eliminate obstacles, in a word, prevent evil from arising. Thereafter one can leave it to individuals to find the good." This is Constant's political and economic credo. Thus, Constant makes no distinction between economic liberalism and political liberalism. They both derive from his commitment to individual freedom."
Melanges politiques et historiques relatifs aux evenemens contemporains, par MM. Benjamin-Constant, Ganilh, De Pradt... et al.]Date de l'edition originale: 1829Sujet de l'ouvrage: Pratiques politiques -- FranceFrance -- Politique et gouvernement -- 1814-1830Ce livre est la reproduction fidele d'une oeuvre publiee avant 1920 et fait partie d'une collection de livres reimprimes a la demande editee par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliotheque nationale de France, offrant l'opportunite d'acceder a des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.Les oeuvres faisant partie de cette collection ont ete numerisees par la BnF et sont presentes sur Gallica, sa bibliotheque numerique.En entreprenant de redonner vie a ces ouvrages au travers d'une collection de livres reimprimes a la demande, nous leur donnons la possibilite de rencontrer un public elargi et participons a la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.Nous avons cherche a concilier la reproduction fidele d'un livre ancien a partir de sa version numerisee avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous esperons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entiere satisfaction.Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr
De la Doctrine politique qui peut reunir les partis en France, par M. Benjamin de ConstantDate de l'edition originale: 1817Ce livre est la reproduction fidele d'une oeuvre publiee avant 1920 et fait partie d'une collection de livres reimprimes a la demande editee par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliotheque nationale de France, offrant l'opportunite d'acceder a des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.Les oeuvres faisant partie de cette collection ont ete numerisees par la BnF et sont presentes sur Gallica, sa bibliotheque numerique.En entreprenant de redonner vie a ces ouvrages au travers d'une collection de livres reimprimes a la demande, nous leur donnons la possibilite de rencontrer un public elargi et participons a la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.Nous avons cherche a concilier la reproduction fidele d'un livre ancien a partir de sa version numerisee avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous esperons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entiere satisfaction.Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr