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Plutarque

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 96 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1980-2024, suosituimpien joukossa Plutarque, Oeuvres Morales: Tome IV: Traites 17 a 19: Conduites Meritoires Des Femmes - Etiologies Romaines - Etiologies Grecques - Paralleles Mineurs. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

96 kirjaa

Kirjojen julkaisuhaarukka 1980-2024.

Vie de Agésilas

Vie de Agésilas

Plutarque

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2017
nidottu
" Archidamus, fils de Zeuxidamus, mourut, apr s avoir r gn glorieusement sur les Lac d moniens, laissant de Lamprido, femme distingu e, un fils nomm Agis, et d'Eupolia, fille de M lisippidas, un fils beaucoup plus jeune, Ag silas. La royaut , d'apr s la loi, appartenait Agis. Ag silas, qui semblait destin vivre en simple particulier, re ut l' ducation ordinaire des Lac d moniens, cette rude et p nible ducation qui est pour les jeunes gens l'apprentissage de l'ob issance, et qui a fait, dit-on, donner Sparte, par Simonide, l' pith te de dompte-mortels. En effet, il n'est point de ville qui rende les citoyens plus soumis et plus dociles aux lois, comme on dompte les chevaux d s leurs premi res ann es. La loi dispense de cette n cessit les enfants lev s pour r gner plus tard. Mais Ag silas eut cet avantage particulier, qu'il ne parvint au commandement qu'apr s avoir appris ob ir. Aussi fut-il de tous les rois celui qui sut le mieux s'accommoder ses sujets, parce que, outre les qualit s de g n ral et de roi que lui avait donn es la nature, il avait puis dans son ducation des sentiments populaires et l'amour de ses semblables..."
Vie d'Othon

Vie d'Othon

Plutarque

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2017
nidottu
" ...Othon commen ait ainsi tablir son empire, lorsque les soldats cherch rent l'inqui ter: sans cesse ils l'exhortaient se tenir sur ses gardes, loigner de sa personne les hommes de marque, et se d fier d'eux, soit que l'affection qu'ils avaient pour Othon leur fit craindre pour ses jours, soit qu'ils ne cherchassent qu'un pr texte pour causer du trouble et des s ditions. L'empereur avait ordonn Crispinus de lui amener d'Ostie la dix-septi me cohorte, qui y tait en garnison. Crispinus commen ait, avant le jour, faire charger les armes sur des chariots, lorsque les plus audacieux d'entre les soldats se mirent crier qu'il n' tait venu aupr s d'eux que dans de mauvais desseins; que le S nat m ditait quelque changement, et que ces armes taient, non point pour C sar, mais contre C sar. Ces propos animent et irritent la plupart des soldats: les uns courent aux chariots et les arr tent; les autres se jettent sur les centurions, en tuent deux, et avec eux Crispinus lui-m me, qui voulait s'opposer cette violence; puis, prenant leurs armes et s'encourageant mutuellement voler au secours de l'empereur, ils marchent droit Rome. Ils apprennent en arrivant que quatre-vingts s nateurs soupaient chez l'empereur: ils courent au palais, disant que c' tait une occasion favorable pour exterminer d'un seul coup tous les ennemis de C sar..."
Vie de Galba

Vie de Galba

Plutarque

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2017
nidottu
" ... Mais, apr s que Fabius Valens, capitaine d'une l gion, eut le premier pr t serment de fid lit Galba, et que Verginius eut appris, par des lettres de Rome, les d crets du S nat, alors il d termina ses l gions, non sans peine, reconna tre Galba pour empereur. Il ne fit aucune difficult pour recevoir Flaccus Hord onius, que Galba avait envoy pour lui succ der: il lui remit le commandement de l'arm e, puis il alla au-devant de Galba, qui marchait vers Rome. Galba ne lui t moigna aucun ressentiment, parce qu'il respectait sa vertu; mais il ne lui donna non plus nulle marque de bienveillance, retenu qu'il tait par ses amis, et en particulier par Titus Vinnius, qui portait envie Verginius, et qui croyait par l nuire son avancement; mais il ne s'apercevait pas qu'il secondait, son insu, la bonne fortune de Verginius, en l' loignant des maux sans nombre auxquels les guerres assujettissaient les autres g n raux, et en lui laissant couler une vieillesse paisible au sein d'une vie tranquille et sans orages..."
Vie d'Artaxerxès

Vie d'Artaxerxès

Plutarque

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2017
nidottu
" Le premier roi de Perse qui porta le nom d'Artaxerx s surpassa tous les autres princes en douceur et en magnanimit il fut surnomm Longue-main, parce qu'il avait la main droite plus longue que la gauche. Il tait fils de Xerx s. Celui dont nous crivons la Vie, le second Artaxerx s, surnomm Mn mon, tait petit-fils du premier par sa m re; car Darius avait eu quatre fils de Parysatis, sa femme: Artaxerx s tait l'a n , Cyrus le second, et les deux plus jeunes, Ostan s et Oxathr s. Cyrus porta le nom du fondateur de la monarchie des Perses, que celui-ci avait pris du soleil, appel Cyrus par les Perses. Artaxerx s fut d'abord nomm Arsicas. Dinon cependant lui donne le nom d'Oart s; mais, quoique Ct sias ait rempli son histoire de fables absurdes et ridicules il n'est pas croyable pourtant qu'il ait pu ignorer le nom d'un roi la cour duquel il vivait, tant de plus son m decin, celui de sa m re, de sa femme et de ses enfants..."
Vie de Démétrius

Vie de Démétrius

Plutarque

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2017
nidottu
" ... Antigonus eut deux fils de Stratonice, fille de Corrh us: il appela l'a n D m trius, du nom de son fr re, et l'autre Philippe, du nom de son p re. C'est ainsi que l' crivent la plupart des historiens. Toutefois, quelques-uns pr tendent que D m trius n' tait pas fils d'Antigonus, mais son neveu; ils disent qu'ayant perdu son p re en bas ge, et sa m re s' tant remari e aussit t apr s avec Antigonus, il passa pour fils de ce dernier. Philippe, qui n' tait de gu re moins g que D m trius, mourut bient t. D m trius, quoique d'une taille avantageuse, tait moins grand que son p re; mais sa beaut tait si parfaite, son air si noble et si majestueux, que jamais peintre ni sculpteur ne put attraper sa ressemblance: son visage exprimait la fois la douceur et la gravit , le terrible et l'agr able; et la fiert , la vivacit de la jeunesse, taient joints un air h ro que, une dignit vraiment royale, presque impossible imiter. Ses moeurs offraient le m me contraste: elles taient galement propres effrayer et plaire..."
Vie de Caton le Jeune

Vie de Caton le Jeune

Plutarque

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2017
nidottu
" Caton devait la premi re illustration et la premi re gloire de sa famille Caton, son bisa eul, lequel devint, par sa vertu, un des hommes les plus renomm s et les plus puissants de Rome, ainsi que je l'ai crit dans sa Vie. Celui dont nous parlons maintenant resta orphelin de p re et de m re, avec son fr re C pion et sa soeur Porcie. Il avait aussi une soeur ut rine, nomm e Servilia. Ils furent tous nourris et lev s dans la maison de Livius Drusus, leur oncle maternel, un de ceux qui menaient alors les affaires de l' tat, homme distingu par son loquence et par sa sagesse, et qui ne le c dait, pour la grandeur d' me, aucun des Romains..."
Vie de Phocion

Vie de Phocion

Plutarque

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2017
nidottu
" ...Les discours de Phocion taient pleins de conceptions et de pens es heureuses, toujours nonc es avec une bri vet faite pour le commandement, et une aust rit qu'aucun agr ment ne temp rait, quoiqu'elle f t remplie de vues salutaires. Z non disait que les paroles d'un philosophe devaient tre tremp es dans le bon sens: les discours de Phocion renfermaient beaucoup de sens en peu de paroles. Il semble que Polyeucte le Sphettien7 faisait allusion cela, quand il disait que D mosth ne tait le meilleur des orateurs et Phocion le plus loquent. Comme, parmi les monnaies, celles qui sous un moindre volume ont plus de valeur sont estim es davantage, ainsi la force du discours consiste exprimer beaucoup de choses en peu de mots. Un jour que le th tre tait rempli de monde, Phocion se promenait sur la sc ne, tout recueilli en lui-m me. Tu as l'air bien pensif, Phocion ? lui dit un de ses amis. - C'est vrai, r pondit-il; je pense, en effet, si je ne pourrais point retrancher quelque chose du discours que je dois prononcer devant les Ath niens. D mosth ne, qui ne faisait aucun cas des autres orateurs, avait coutume de dire tout bas ses amis, d s qu'il voyait Phocion se lever: Voil la hache de mes discours qui se l ve. Peut- tre faut-il attribuer aux moeurs de Phocion le pouvoir de son loquence; car, un mot, un signe de t te d'un homme de bien, ont autant de poids et de force, pour persuader, que des milliers de raisonnements et de p riodes..."
Vie de Démosthène

Vie de Démosthène

Plutarque

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2017
nidottu
"... D mosth ne, le p re de D mosth ne, appartenait, suivant Th opompe, la classe des plus distingu s citoyens d'Ath nes. On le surnommait le fourbisseur, parce qu'il avait un vaste atelier, o des esclaves taient occup s forger des p es. Quant aux all gations de l'orateur Eschine, qui pr tend que la m re de D mosth ne tait fille d'un certain Gylon, banni d'Ath nes pour crime de trahison, et d'une femme barbare, je ne puis dire si elles sont l'expression de la v rit , ou seulement un mensonge calomnieux. D mosth ne, l' ge de sept ans, perdit son p re, et resta avec un bien assez consid rable, car l'estimation de son patrimoine se monta la somme de quinze talents environ; mais il fut ruin par l'infid lit de ses tuteurs, qui lui vol rent une partie de son avoir et laiss rent p rir l'autre par leur n gligence, jusque-l qu'ils refus rent de payer le salaire de ses ma tres..."
Vie de Marcus Crassus

Vie de Marcus Crassus

Plutarque

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2016
nidottu
...Suivant les auteurs romains, le seul d faut qui faisait ombre sur les nombreuses vertus de Crassus, c' tait son avarice. Mais on peut dire que ce d faut, qui tait lui seul plus fort que tous ceux qu'il avait en lui, avait clips tous les autres. Les plus grandes preuves que l'on donne de son avarice, ce sont les moyens qu'il employait pour acqu rir, et l'immensit de sa fortune. Il ne poss dait d'abord pas plus de trois cents talents1; et, dans la suite, pendant son administration politique, il consacra Hercule la dixi me partie de ses biens, donna un banquet au peuple, et distribua ses frais chaque citoyen du bl pour trois mois; et, malgr ces prodigalit s, lorsqu'avant de partir pour son exp dition contre les Parthes il dressa un tat de sa fortune, il trouva que le total de ses fonds montait encore sept mille cent talents. Et la plus grande partie de ses biens, s'il faut dire une v rit d shonorante pour lui, il l'amassa par le feu et la guerre; les calamit s publiques lui furent une large source de revenus...
Vie d'Eumène

Vie d'Eumène

Plutarque

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2016
nidottu
Duris conte qu'Eum ne de Cardie tait fils d'un homme que sa pauvret r duisait faire le m tier de roulier dans la Cherson se, mais qu'il re ut une ducation lib rale, et qu'il fut instruit dans les lettres, et dress aux exercices du gymnase. Il n' tait encore qu'un enfant, lorsque Philippe, passant par la ville de Cardie, et tant de loisir, s'arr ta voir les jeux d'escrime des jeunes gar ons et la lutte des enfants. Eum ne y eut tant de succ s, et il montra tant d'adresse et de courage, qu'il plut Philippe, qui l'emmena avec lui. Toutefois, je trouve plus vraisemblable le r cit de ceux qui assurent que Philippe prit Eum ne aupr s de sa personne et l'avan a, cause des liens d'hospitalit et d'amiti qu'il avait avec le p re du jeune homme...
Vie de Nicias

Vie de Nicias

Plutarque

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2016
nidottu
...Ou peut dire d'abord de Nicias ce qu'en a crit Aristote: qu'il y avait Ath nes trois hommes, les meilleurs citoyens, qui avaient pour le peuple une bienveillance, une affection paternelle, Nicias fils de Nic ratus, Thucydide fils de Mil sias, et Th ram ne fils d'Agnon. Ce dernier toutefois avait ces qualit s moins que les deux autres: on lui faisait un crime de sa naissance, comme tranger, natif de C os; et son manque de fixit dans la politique, qui se faisait flotter sans cesse entre les partis, l'avait fait surnommer Cothurne. Thucydide tait le plus g des trois; et plusieurs fois il se mit la t te du parti des nobles et des gens de bien, et combattit P ricl s, qui disposait du peuple. Nicias tait plus jeune; cependant il jouissait de quelque consid ration d s le temps de P ricl s: il fut son coll gue dans le commandement des arm es, il commanda m me seul plus d'une fois. Apr s la mort de P ricl s, il se trouva aussit t port au premier rang, surtout par les personnages les plus riches et les plus distingu s, qui voulaient se faire de lui un rempart contre le cynisme et l'audace de Cl on. Malgr cela, il tait dans les bonnes gr ces du peuple, qui appuya son l vation. Cl on tait fort puissant, il est vrai, parce qu'il traitait le peuple comme on fait un vieillard, et le payait pour qu'il se laiss t conduire. Mais, en voyant son insatiabilit , son effronterie, son impudence, la plupart de ceux m me qu'il voulait s duire par cette conduite s'attachaient Nicias. La gravit de celui-ci n'avait rien d'aust re, ni de trop roide ou d'odieux, mais elle tait temp r e par une certaine circonspection; et par cela m me qu'il semblait craindre le peuple, le peuple se laissait conduire par lui...
Vie de Lucullus

Vie de Lucullus

Plutarque

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2016
nidottu
" L'a eul de Lucullus tait personnage consulaire; et M tellus, surnomm Numidicus, fut son oncle maternel. Quant ses parents, son p re fut convaincu de p culat, et C cilia, sa m re, eut une mauvaise r putation, comme ayant men une vie d r gl e. Lucullus, dans sa premi re jeunesse, avant d'avoir exerc aucune charge et mis la main aux affaires publiques, signala son d but dans le monde par une action d' clat: il poursuivit en justice, pour cause de concussion, l'augure Servilius, l'accusateur de son p re: d marche qui lui fit le plus grand honneur aux yeux des Romains; on ne parlait de cette accusation que pour lui en faire un titre de gloire. Et en effet, on tenait pour honorables les accusations qui n'avaient m me pas de motif personnel; et l'on aimait voir les jeunes gens s'acharner la poursuite des coupables, comme les chiens apr s des b tes sauvages. Cette affaire fut suivie de part et d'autre avec tant d'animosit , qu'il y eut des gens bless s et tu s dans les d bats: du reste, Servilius fut absous. Lucullus tait homme d' tude, et parlait avec facilit l'une et l'autre langue. Aussi est-ce lui que Sylla d dia les M moires de sa vie, comme celui qui tait le plus capable d'en r diger les faits et de leur donner la forme d'histoire..."
Vie de Lysandre

Vie de Lysandre

Plutarque

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2016
nidottu
"... Lysandre, ayant appris que Cyrus, le fils du roi, tait arriv Sardes, alla le trouver, pour lui parler des affaires de la Gr ce et se plaindre de Tisapherne. Tisapherne, qui avait ordre de secourir les Lac d moniens et de chasser les Ath niens de la mer, semblait ne s'y porter que froidement, par amiti pour Alcibiade; il ne fournissait que fort maigrement la flotte les provisions n cessaires, et la faisait ainsi p rir insensiblement. Cyrus, de son c t , souhaitait qu'il y e t des plaintes contre Tisapherne, et qu'on le d cri t de r putation, parce que c' tait un m chant homme, et d'ailleurs son ennemi particulier. Lysandre captiva le jeune homme, parla d'abord, et aussi par les charmes de sa conversation, surtout par son adresse lui faire la cour; aussi le fortifia-t-il ais ment dans ses desseins de guerre. Comme il se disposait partir, Cyrus lui donna un grand festin, et le pria de ne pas rejeter les t moignages de sa bienveillance et de lui demander tout ce qu'il voudrait, en l'assurant qu'il ne serait pas refus . Cyrus, dit Lysandre, puisque telles sont pour moi tes favorables dispositions, je te demande et te supplie d'ajouter une obole la paie des matelots, afin qu'au lieu de trois oboles par jour ils en re oivent quatre. Cyrus, charm de son d sint ressement, lui donna dix mille dariques..."
Vie de Sylla

Vie de Sylla

Plutarque

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2016
nidottu
" Lucius Corn lius Sylla tait de famille patricienne, comme qui dirait de race noble. On dit que Rufinus, un de ses anc tres, parvint au consulat; mais qu'il fut moins connu par cette l vation que par la fl trissure qui lui fut inflig e: il fut convaincu de poss der plus de dix livres pesant de vaisselle d'argent, ce qui tait une contravention la loi; et, pour ce fait, il fut chass du S nat. Ses descendants v curent depuis dans l'obscurit , et Sylla lui-m me fut lev dans un tat de fortune fort m diocre. Pendant sa jeunesse, il logeait bail chez d'autres pour un faible loyer, comme on le lui reprocha dans la suite, lorsqu'il fut parvenu une opulence pour laquelle on ne le trouvait pas n . Un jour, apr s la guerre d'Afrique, il se vantait lui-m me et glorifiait ses exploits: Comment serais-tu homme de bien, lui dit un des plus distingu s citoyens et des plus honn tes, toi qui, n'ayant rien h rit de ton p re, poss des une si consid rable fortune ? En effet, quoique les Romains eussent d j d g n r de la droiture et de la puret de moeurs de leurs anc tres, et qu'ils eussent ouvert leur coeur l'amour du luxe et de la somptuosit , c' tait n anmoins un gal opprobre, en ce temps-l , et de dissiper sa fortune et de ne pas conserver la pauvret de ses p res..."
Vie de Marius

Vie de Marius

Plutarque

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2016
nidottu
" ...Il naquit de parents fort obscurs, pauvres, et vivant du travail de leurs mains. Son p re se nommait, comme lui, Marius, et sa m re Fulcinia. Ce n'est que tard qu'il vit Rome, et qu'il go ta des moeurs de la ville; jusqu'alors il avait v cu Cirrh aton village du territoire d'Arpinum, d'une vie fort dure en comparaison de la douceur et de la politesse de celle qu'on menait Rome, mais sage, et conforme l' ducation des Romains d'autrefois. Il fit ses premi res armes dans une exp dition contre les Celtib riens, lorsque Scipion l'Africain assi gea Numance. Le g n ral le remarqua entre les autres jeunes gens pour son courage m le, et pour sa facilit accepter la nouvelle discipline que Scipion introduisit dans une arm e corrompue par la mollesse et le luxe. On dit aussi que le g n ral l'avait vu attaquer en sa pr sence un ennemi corps corps et le renverser terre. Il t chait donc de se l'attacher par des r compenses honorifiques. En outre, un jour apr s souper, comme on parlait de g n raux, un des convives, soit qu'il dout t r ellement, soit pour faire plaisir Scipion, lui demanda quel g n ral et quel chef le peuple romain aurait apr s lui pour le remplacer. Scipion frappant doucement sur l' paule de Marius, qui tait assis au-dessous de lui: Peut- tre bien celui-ci, r pondit-il; tant ils taient heureusement n s tous deux, l'un pour annoncer sa grandeur future d s sa jeunesse, l'autre pour comprendre par le d but quelle serait la fin ..."
Vie de Cimon

Vie de Cimon

Plutarque

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2016
nidottu
"...Cimon tait fils de Miltiade et d'H g sipyle, Thracienne de nation et fille du roi Olorus: c'est ce qu'on lit dans les po mes d'Arch la s et de M lanthius en l'honneur de Cimon. C'est l ce qui explique comment Thucydide l'historien, parent de Cimon, tait fils d'un Olorus, ainsi nomm en m moire du roi son a eul, et poss dait des mines d'or dans la Thrace. On pr tend m me qu'il mourut en ce pays, ayant t tu dans un canton appel Scapt -Hyl . On rapporta ses cendres dans l'Attique, et l'on montre encore son monument parmi les s pultures de la famille de Cimon, pr s du tombeau d'Elpinice, soeur de ce dernier. Mais Thucydide tait du d me d'Alimuse, et Miltiade du d me de Lacia. Miltiade, condamn une amende de cinquante talents, fut mis en prison; et, n'ayant pu la payer, il mourut, laissant son fils Cimon dans la premi re jeunesse, et sa fille toute jeune aussi, et qui n' tait point encore mari e. Cimon commen a par se faire une fort mauvaise r putation dans la ville: on ne le connaissait que comme un d bauch et un grand buveur, dont le caract re rappelait celui de Cimon son a eul, que sa stupidit avait fait surnommer Coal mos..."
Manuel Des Époux, Ou Maximes de Conduite Dans Le Mariage, Traité
Manuel des epoux, ou Maximes de conduite dans le mariage, traite de Plutarque, traduit par M***Date de l'edition originale: 1774 Preceptes de mariage (francais). 1774]Comprend: Chant nuptial au lever d'HesperusCe livre est la reproduction fidele d'une oeuvre publiee avant 1920 et fait partie d'une collection de livres reimprimes a la demande editee par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliotheque nationale de France, offrant l'opportunite d'acceder a des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.Les oeuvres faisant partie de cette collection ont ete numerisees par la BnF et sont presentes sur Gallica, sa bibliotheque numerique.En entreprenant de redonner vie a ces ouvrages au travers d'une collection de livres reimprimes a la demande, nous leur donnons la possibilite de rencontrer un public elargi et participons a la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.Nous avons cherche a concilier la reproduction fidele d'un livre ancien a partir de sa version numerisee avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous esperons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entiere satisfaction.Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr
Vie de Titus Quintius Flamininus

Vie de Titus Quintius Flamininus

Plutarque

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2016
nidottu
"... Ceux qui voudront conna tre sa figure n'ont qu' jeter les yeux sur sa statue de bronze qui est Rome, plac e pr s du grand Apollon de Carthage, vis- -vis du cirque, et qui porte une inscription grecque. Quant au caract re, on dit qu'il tait galement prompt et s'irriter et rendre service; avec cette diff rence qu'il ne ch tiait que l g rement, et sans s'opini trer dans sa col re, au lieu qu'il ne se contentait jamais de faire plaisir demi: il conservait pour tous ceux qu'il avait oblig s autant d'affection et de z le que s'ils eussent t ses bienfaiteurs; sa plus grande richesse tait, disait-il, de cultiver, de s'attacher par ses pr venances, ceux qui il avait rendu service. Plein d'une extr me ambition et d'un ardent d sir de gloire, il voulait tre l'unique artisan de ses actions les plus grandes et les plus belles, et pr f rait ceux qui avaient besoin de son secours ceux qui pouvaient lui venir en aide: il voyait dans ceux-l une mati re pour exercer sa vertu, et dans les autres des rivaux qui lui disputaient la gloire..."