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Plutarque

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96 kirjaa

Kirjojen julkaisuhaarukka 1980-2024.

Vie de Philopoemen

Vie de Philopoemen

Plutarque

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2016
nidottu
"... Philopoemen ne montra nulle faiblesse, nulle condescendance: il se mit parcourir les villes, prenant les jeunes gens un un, veillant en eux l'amour de l'honneur, usant de rigueur quand il le fallait; et souvent il leur faisait faire des exercices, des parades, des petites guerres dans les endroits o il devait se trouver le plus de spectateurs. En peu de temps ils eurent acquis une vigueur et une ardeur tonnantes. Il les rendit si agiles, si prompts ex cuter les manoeuvres, il les accoutuma si bien faire conversion droite ou gauche par escadrons, demi-tour ou volte-face homme par homme, qu' voir la facilit avec laquelle la troupe enti re ex cutait les volutions, on e t dit un seul corps op rant un mouvement spontan ..."
Vie de Pyrrhus

Vie de Pyrrhus

Plutarque

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2016
nidottu
" ... Pyrrhus avait bien dans les traits un air de majest , mais plus propre inspirer la crainte que le respect. Sa m choire sup rieure n' tait pas form e de dents s par es: c' tait un seul os continu, marqu seulement de l g res entailles aux endroits o les dents auraient d tre s par es. On croyait qu'il gu rissait les maladies de la rate; pour cela il immolait un coq blanc, faisait coucher les malades sur le dos, puis il leur posait doucement son pied droit sur le flanc. Il n' tait homme si pauvre ni de si basse condition qui n'obt nt de lui ce rem de, aussit t qu'il le demandait. Il recevait pour salaire le coq qu'il avait immol ; et ce pr sent lui tait particuli rement agr able. On dit que son gros orteil du pied droit avait une vertu divine; ce point qu'apr s sa mort, lorsque son corps eut t br l tout entier sur le bucher, on retrouva cet orteil intact, et sans aucune trace des atteintes du feu. Nous reparlerons de ceci plus tard..."
Vie de Périclès

Vie de Périclès

Plutarque

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2016
nidottu
" ... P ricl s avait, pour le peuple, une extr me r pugnance dans sa jeunesse. On lui trouvait une certaine ressemblance de visage avec le tyran Pisistrate: les plus anciens de la cit remarquaient en lui la m me douceur de voix, la m me facilit de parole et d' locution; et ils s'en effrayaient. Riche, issu d'une grande maison, et li avec des personnages puissants dans l' tat, P ricl s craignait de se voir bannir par l'ostracisme: il ne se m lait donc point de politique; mais, dans les guerres, il recherchait les p rils, et il n' pargnait point sa personne. Aristide tait mort, Th mistocle exil , Cimon presque toujours occup des exp ditions lointaines, quand P ricl s commen a toucher aux affaires. Il se d voua au parti du peuple, pr f rant, l'aristocratie faible en nombre, la multitude pauvre, mais nombreuse. Ce n'est pas qu'il f t naturellement populaire, tant s'en faut; mais sans doute il voulait viter le soup on d'aspirer au pouvoir supr me; et puis il voyait que Cimon, tout d vou l'aristocratie, tait l'idole des classes lev es et de tous les hommes bien n s: il se jeta donc dans les bras du peuple, pour y trouver sa propre s ret , et pour s'en faire un appui et un instrument contre Cimon. D s ce moment, il embrassa une mani re de vivre toute nouvelle. On ne le voyait plus passer dans les rues de la ville, que pour se rendre aux assembl es du peuple ou au s nat..."
Vie de Publicola

Vie de Publicola

Plutarque

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2016
nidottu
"... Publicola, persuad que Rome avait moins redouter de l'hostilit de Porsena, qu'elle n'avait gagner son amiti et son alliance, ne refusait pas de le prendre pour juge, entre Tarquin et les Romains: ce parti lui souriait m me; et plus d'une fois il provoqua Tarquin venir d fendre sa cause devant Porsena, s'engageant le convaincre qu'il tait le plus m chant des hommes, et qu'il avait m rit d' tre d pouill de la royaut . Tarquin r pondit fi rement qu'il n'accepterait personne pour juge, et Porsena moins que tout autre, si Porsena l'abandonnait et manquait ses engagements. Cette r ponse d plut Porsena, et l'indisposa contre Tarquin. Sollicit d'ailleurs par son fils Aruns, qui tait tout d vou aux Romains, il offrit la paix, condition qu'on lui rendrait, avec les prisonniers, les terres enlev es l' trurie, en change des transfuges romains. Les Romains y consentirent, et ils donn rent pour otages dix jeunes gens de famille patricienne, et autant de jeunes filles, du nombre desquelles tait Val ria, fille de Publicola..."
Vie de Lycurgue

Vie de Lycurgue

Plutarque

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2016
nidottu
" On ne peut rien dire absolument, de Lycurgue le l gislateur, qui ne soit sujet controverse. Son origine, ses voyages, sa mort, enfin les lois m mes et le gouvernement qu'il a institu s, ont donn lieu des r cits fort divers; mais le point sur lequel y a le plus complet d saccord, c'est le temps o il a v cu. Les uns le font contemporain d'Iphitus, et pr tendent qu'il r gla avec lui l'armistice qui s'observe pendant les jeux Olympiques. De ce nombre est Aristote le philosophe, lequel all gue, pour preuve de son sentiment, le disque dont on se sert Olympie, qui porte encore grav le nom de Lycurgue. Mais ceux qui comptent les temps par la succession des hommes qui ont r gn Sparte, ainsi ratosth ne, Apollodore, le font ant rieur d'un grand nombre d'ann es la premi re olympiade..."
Vie de Thésée

Vie de Thésée

Plutarque

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2016
nidottu
"... Th s e, par son p re, remontait rechth e et aux premiers autochthones. Du c t de sa m re, il tait P lopide. P lops avait t le plus puissant des rois du P loponn se, moins encore par ses richesses que par le nombre de ses enfants. Il maria plusieurs de ses filles aux hommes les plus consid rables du pays, et il diss mina la plupart de ses fils dans les gouvernements des villes. Pitth us, l'un d'eux, a eul maternel de Th s e, fonda la petite ville de Tr z ne. Il acquit le renom d'homme sens et sage entre tous. La sagesse alors en estime consistait, je crois, en sentences morales du genre de celles qui ont fait la c l brit du po me d'H siode sur les travaux et les jours. C'est l que se trouve la maxime suivante, qu'on dit tre de Pitth us: Paye leur valeur les services de ton ami..."
Vie de Romulus

Vie de Romulus

Plutarque

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2016
nidottu
"... Les noms de Romulus et de Romus leur vinrent, dit-on, du mot qui signifie mamelle, parce qu'on avait vu la louve les allaiter. Leur taille avantageuse et la noblesse de leurs traits annon aient d j , d s leurs plus tendres ann es, ce qu'ils seraient un jour. En grandissant, ils devenaient l'un et l'autre plus courageux et plus hardis, et ils montraient, dans les dangers, une audace et une intr pidit toute preuve; mais Romulus l'emportait sur son fr re par le bon sens, et par son habilet traiter les affaires. S'agissait-il de p turages, de chasse, partout, dans ses relations avec ses voisins, il donnait bien conna tre qu'il tait n plut t pour commander que pour ob ir. Aussi taient-ils fort aim s l'un et l'autre, de leurs gaux et de leurs inf rieurs. Quant aux intendants et aux chefs des troupeaux du roi, qui ils ne voyaient aucun avantage sur eux du c t du courage, ils les m prisaient, et ils ne tenaient compte ni de leurs menaces, ni de leurs col res. Leur vie, leurs occupations taient celles d'hommes libres; et ce qu'ils regardaient comme digne d'un homme libre, ce n' tait pas de rester oisif et de ne rien faire, mais bien d'exercer son corps, de chasser, de courir, de d truire les brigands et les voleurs, et de d fendre les opprim s contre la violence. Par cette conduite, ils avaient acquis un grand renom..."
Vie de Caïus Marcius Coriolan

Vie de Caïus Marcius Coriolan

Plutarque

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2016
nidottu
" ... Quand les acclamations de la foule et le bruit eurent cess , Cominius, s'adressant aux soldats: Compagnons, dit-il, vous ne pouvez forcer Marcius recevoir des pr sents qu'il ne veut pas accepter. Mais donnons-lui une r compense qu'il ne puisse refuser; et d cernons-lui le nom de Coriolan, si toutefois l'exploit m me ne le lui a point d j donn avant nous. Depuis ce jour, Coriolan fut le troisi me nom de Marcius. Ce fait met en lumi re l'usage des Romains. Ils avaient d'abord un nom propre, ainsi Ca us; le deuxi me nom, Marcius par exemple, tait le nom de la maison ou de la famille; le troisi me s'ajoutait plus tard aux deux autres: on le tirait ou d'une action particuli re, ou d'un v nement, ou du caract re, ou de la figure, ou de quelque vertu..."
Vie de Timoléon

Vie de Timoléon

Plutarque

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2016
nidottu
"... Timol on tait fils de Timod me et de D mariste, personnes de noble famille dans Corinthe. Amant passionn de sa patrie, il tait d'une douceur singuli re, sauf une haine violente contre la tyrannie et contre les m chants; il tait si heureusement n pour la guerre, et ses facult s se compensaient si bien, qu'il s'y distingua, dans sa jeunesse, par une prudence consomm e, et que, dans sa vieillesse, il n'avait rien perdu de sa vigueur d'ex cution. Il avait un fr re a n , Timophane, qui ne lui ressemblait en rien: c' tait un cervel , et qu'avait corrompu une folle ambition de se faire ma tre unique, que lui inspiraient des amis pervers, et les soldats trangers dont il tait sans cesse environn . Il avait montr dans les batailles une certaine audace, une intr pidit aventureuse: aussi donna-t-il ses concitoyens une grande opinion de son courage et de son activit , et obtint-il plus d'une fois des commandements militaires. Il tait second par Timol on, qui couvrait ses fautes ou du moins en att nuait aux yeux la gravit , et qui relevait, qui faisait valoir les bonnes qualit s qu'il avait re ues de la nature..."
Vie de Solon

Vie de Solon

Plutarque

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2016
nidottu
"... Jamais Solon ne sut se d fendre des attraits de la beaut il tait sans force contre l'amour; il ne savait pas lutter en athl te courageux. Il laisse voir, dans ses po sies, toute sa faiblesse, et m me dans celle de ses lois qui d fendait aux esclaves de se frotter d'huile sur la peau s che5, et d'aimer des jeunes gens. C' tait bien mettre un tel attachement au nombre des inclinations honn tes et louables; et, l'interdire aux indignes, c' tait bien y inviter ceux qu'il en croyait dignes. On dit aussi que Pisistrate fut l'amant de Charmus, et qu'il d dia, dans l'Acad mie, la statue de l'Amour, pr s de l'endroit o l'on allume le flambeau sacr qui sert aux courses publiques. Solon, au rapport d'Hermippus, trouva une fortune que la bienfaisance et la g n rosit de son p re avaient consid rablement diminu e. Il ne manquait pas d'amis dispos s lui fournir de l'argent; mais, n d'une famille plus accoutum e donner qu' recevoir, il aurait eu honte d'en accepter; et, comme il tait jeune encore, il s'adonna au n goce. Cependant, suivant quelques-uns, ce fut moins dans la vue de trafiquer et de s'enrichir, que dans le dessein de conna tre et de s'instruire, que Solon courut par le monde. En effet, il faisait ouvertement profession d'aimer la science; et c'est lui qui r p tait, tout vieux qu'il f t d j J'apprends bien du nouveau chaque jour, en avan ant en ge. ..."
Vie de Thémistocle

Vie de Thémistocle

Plutarque

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2016
nidottu
"... Il y en a qui repr sentent Th mistocle cherchant, par tous les moyens, gagner de l'argent pour fournir ses prodigalit s. Comme il aimait faire des sacrifices, et qu'il traitait magnifiquement les trangers, ses d penses devaient tre consid rables. D'autres, au contraire, l'accusent d'une avarice et d'une mesquinerie sordides, jusqu' envoyer vendre les comestibles dont on lui faisait pr sent. Un jour, il avait demand un poulain Diphilid s, l' leveur de chevaux, et il avait essuy un refus: il le mena a de faire bient t de sa maison un nouveau cheval de bois; donnant entendre qu'il susciterait ce personnage des querelles de famille et des proc s avec ses parents. Nul ne porta jamais l'ambition aussi loin que Th mistocle. Dans sa jeunesse, lorsqu'il tait encore peu connu, il obtint, force de pri res, d' picl s d'Hermione, joueur de lyre fort go t des Ath niens, qu'il v nt donner ses le ons chez lui, afin qu'on v t sa maison recherch e du public et toujours pleine. Une autre fois, il alla aux jeux Olympiques, et il y voulut l'emporter sur Cimon, par le luxe de sa table et de ses tentes, par la magnificence des habits et des quipages; mais sa vanit d plut aux Grecs. On croyait pouvoir passer ces fantaisies Cimon, encore jeune, et qui tait d'une des premi res maisons d'Ath nes; mais que Th mistocle, un homme nouveau, os t ainsi s' lever au-dessus de sa fortune, c' tait, aux yeux des Grecs, une arrogance ridicule. Une autre fois encore, la repr sentation des trag dies, il fut le chor ge du po te vainqueur; car c' tait d j le temps o ces concours excitaient une vive mulation, une ambition passionn e. Th mistocle consacra, dans un temple, un tableau de cette victoire, avec cette inscription: Th mistocle, de Phr ar, faisait les frais; Phrynichus18 menait la repr sentation; Adimante tait archonte. ..."
Vie de Camille

Vie de Camille

Plutarque

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2016
nidottu
" Quant Furius Camillus, entre toutes les grandes choses qu'on rapporte de lui, ce qu'il y a de vraiment singulier et d' trange, c'est qu'un homme qui avait tant de fois command les arm es et remport des victoires clatantes, qui exer a cinq fois la dictature, qui obtint quatre triomphes, et qui re ut le titre de second fondateur de Rome, n'ait pas t une seule fois consul. Il en faut chercher la cause dans les circonstances politiques. C' tait alors le temps des discussions du s nat et du peuple. Le peuple s'opposait l' lection des consuls: et il nommait, pour gouverner leur place, des tribuns qui exer aient, dans toute leur pl nitude, la puissance et l'autorit consulaires, mais dont le pouvoir tait moins odieux, cause de leur nombre. C' tait une consolation, pour ceux qui n'aimaient pas l'oligarchie, que de voir, la t te des affaires, six personnes au lieu de deux. Camille, qui tait alors dans toute la fleur de sa gloire, et qui se signalait par ses exploits, ne voulut point devenir consul contre le gr du peuple, bien qu'on e t tenu plusieurs fois, Rome, dans l'intervalle, les comices consulaires. Quant aux autres magistratures, il en obtint une foule, et dans tous les genres: et il s'y comporta de telle fa on, que l'autorit , m me lorsqu'il commandait seul, lui f t commune avec d'autres, tandis que la gloire lui restait en propre, alors m me qu'il avait des coll gues. C' tait, d'une part, l'effet de sa mod ration: il voulait exercer le pouvoir sans exciter l'envie: et de l'autre, c' tait le fruit de sa prudence, qualit qui lui donnait une incontestable sup riorit ..."
Vie de Alcibiade

Vie de Alcibiade

Plutarque

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2016
nidottu
" ... D j une foule de citoyens distingu s s'empressaient autour d'Alcibiade, et recherchaient son amiti ; mais on s'apercevait facilement que le motif de ces assiduit s, c' tait leur admiration pour les charmes de sa personne. Au contraire, l'amour que lui portait Socrate ne fut qu'un hommage rendu la vertu du jeune homme, et son heureux naturel. Socrate en voyait briller les traits travers la beaut de son corps; et, redoutant les p rils que lui faisaient courir ses richesses, sa naissance, et cette foule de citoyens, d' trangers et d'alli s, qui cherchaient se l'attacher par leurs flatteries et leurs complaisances, il se crut appel le sauver de sa perte, et emp cher, par ses soins, que cette plante ne se perdit dans sa fleur et ne g t t le fruit qu'elle faisait esp rer. En effet, jamais homme ne re ut, de la Fortune, aussi compl te enveloppe ext rieure, aussi fort rempart de biens, comme on les appelle, pour devenir imp n trable aux coups de la philosophie et inaccessible aux aiguillons piquants des libres remontrances..."
Vie de Paul Émile

Vie de Paul Émile

Plutarque

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2016
nidottu
" ... Paul mile, nomm consul, alla faire la guerre aux Liguriens, situ s au pied des Alpes, et que certains auteurs nomment Ligustins: c' tait une nation fi re et belliqueuse, exerc e par les longues guerres que lui avait attir es le voisinage des Romains. Ils occupent, en effet, cette extr mit de l'Italie que bornent les Alpes, et cette partie des Alpes m mes que baigne la mer Tyrrh nienne, en face de la c te d'Afrique. Ils sont m l s avec les Gaulois et avec les Ib res maritimes. En ce temps-l , ils cumaient cette mer, mont s sur des vaisseaux corsaires, pillaient et ruinaient les marchands, et poussaient leurs courses jusqu'aux colonnes d'Hercule. Quand Paul mile entra dans leur pays, ils taient quarante mille hommes en armes: lui, qui n'avait en tout que huit mille hommes, attaque un ennemi cinq fois plus nombreux, le met en fuite, et le renferme dans ses murailles. Il offrit aux Liguriens des conditions pleines de douceur et d'humanit ; car les Romains ne voulaient pas compl tement d truire une nation qui tait comme une barri re et un boulevard contre les mouvements des Gaulois, qui ne cessaient de menacer l'Italie. Les Liguriens, se confiant Paul mile, lui remirent discr tion leurs vaisseaux et leurs villes. Il leur rendit les villes, sans y avoir fait autre mal sinon qu'il en d molit les murailles; mais il leur enleva tous les vaisseaux, et ne leur laissa pas une barque qui e t plus de trois bancs de rames. Il mit en libert un grand nombre de prisonniers, qu'ils avaient faits sur terre et sur mer, tant Romains qu' trangers..."
Vie de Pélopidas

Vie de Pélopidas

Plutarque

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2016
nidottu
"... P lopidas, fils d'Hippoclus, tait d'une famille noble de Th bes, comme paminondas. lev dans une grande opulence, h ritier d s sa jeunesse d'une fortune brillante, il se livra au soulagement de ceux qui taient dans le besoin, et qui m ritaient ses bienfaits: il voulait montrer qu'il tait le ma tre et non l'esclave de ses richesses. Parmi les hommes, dit Aristote, les uns ne font point usage de leurs tr sors par avarice, les autres en abusent en menant une conduite d sordonn e; et ils sont toute leur vie esclaves, les uns de leurs plaisirs, les autres des affaires. Les amis de P lopidas us rent avec reconnaissance de sa bont et de sa lib ralit , l'exception du seul paminondas, qu'il ne put d cider accepter une part de sa richesse. Lui-m me, cependant, il s'associa la pauvret d' paminondas, par la simplicit de ses v tements, la frugalit de sa table, son activit dans le travail, son scrupule ne chercher les succ s qu' visage d couvert. Il ressemblait au Capan e d'Euripide, qui tait fort riche, mais auquel sa richesse n'inspirait point de fiert . Il e t rougi de donner au soin de son corps plus que ne faisait le plus pauvre des Th bains. paminondas, familiaris avec la pauvret , qui tait pour lui h r ditaire, se la rendit encore plus facile et plus l g re par la philosophie, et parce que, d s sa jeunesse, il r solut de vivre dans le c libat. P lopidas, au contraire, avait fait un brillant mariage; il avait des enfants; mais il n'en devint ni moins insouciant d'augmenter sa fortune, ni moins d vou tous les instants au service de sa patrie. Il avait perdu de son opulence, et ses amis l'en bl maient, disant qu'il avait tort de ne point s'occuper d'une chose n cessaire, la possession de ses biens: N cessaire, oui certes mais pour Nicod me que voici, r pondit-il en leur montrant un homme aveugle et boiteux..."
Vie de Marcellus

Vie de Marcellus

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2016
nidottu
" ... Il n'y a aucun genre de combat auquel Marcellus ne f t apte, et o il ne se f t exerc ; toutefois, c'est dans le combat singulier qu'il se montrait sup rieur lui-m me: jamais il ne refusa un d fi, et il tua tous ceux qui os rent le provoquer. En Sicile, il sauva Otacilius, son fr re, en danger de perdre la vie, en le couvrant de son bouclier et en tuant ceux qui se jetaient sur lui. Aussi, d s sa jeunesse il avait re u de ses g n raux des couronnes et autres r compenses militaires. Sa r putation s' tant accrue encore, le peuple l' lut dile curule, et les pr tres, augure. L'augurat est un sacerdoce auquel la loi confie particuli rement le soin d'observer les signes des oiseaux, et d'en tirer des pronostics pour les choses venir. Pendant son dilit , il se vit dans la n cessit d'intenter une accusation qui lui r pugnait. Il avait un fils du m me nom que lui, jeune, beau, non moins estim de ses concitoyens pour l'excellence de son ducation que pour sa bonne conduite. Capitolinus, coll gue de Marcellus, homme d bauch et violent dans ses passions, s' prit d'amour pour lui, et lui fit des propositions: l'enfant les repoussa d'abord seul, et garda le silence. Elles furent renouvel es, et alors il en fit part son p re. Marcellus, indign , accusa le s ducteur devant le s nat. Capitolinus imagina mille moyens d' luder la question, mille subterfuges; il en appela aux tribuns, et, ceux-ci rejetant son appel, il voulut se soustraire au jugement en niant le fait; car il n'y avait pas de t moin des propositions qu'on l'accusait d'avoir faites. Le s nat crut donc devoir faire compara tre l'enfant. Il vint, et la vue de sa rougeur, de ses larmes, et de sa pudeur m l e d'une indignation qui ne se d mentait point, tous d clar rent qu'ils n'avaient pas besoin d'autres preuves: on alla aux voix, et Capitolinus fut condamn une amende. Marcellus en employa la valeur la confection de vases d'argent pour les libations, qu'il consacra aux dieux..."
Vie d'Aristide

Vie d'Aristide

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2016
nidottu
" Aristide, fils de Lysimachus, tait de la tribu Antiochide, et du d me Alop ce. Quant ses biens, on en a fort diversement parl suivant les uns, il v cut toujours dans une troite pauvret , et apr s sa mort il laissa deux filles qui furent longtemps sans trouver se marier, cause de leur indigence. Mais D m trius de Phal re, dans son Socrate, attaqua cette tradition si universellement adopt e: il all gue qu'il connaissait, Phal re, une campagne appel e la terre d'Aristide, o Aristide avait t enseveli; il num re plusieurs preuves de la richesse de sa maison: premi rement, la charge d'archonte ponyme, qui lui chut par le sort des f ves, dignit r serv e aux familles les plus opulentes, et qui composaient la classe des citoyens appel s pentacosiom dimnes; en second lieu, l'ostracisme, sentence qu'on ne portait jamais contre les pauvres, mais seulement contre les hommes de grande maison, et que leur illustration h r ditaire exposait l'envie; en troisi me et dernier lieu, les tr pieds des jeux publics consacr s par Aristide dans le temple de Bacchus, comme monument de victoire. On montrait encore de mon temps ces tr pieds, sur lesquels se lisait cette inscription: La tribu Antiochide remportait la victoire; Aristide tait chor ge; Archestratus conduisait la repr sentation. ..."
Vie de Marcus Caton

Vie de Marcus Caton

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2016
nidottu
" Marcus Caton tait originaire de Tusculum. On dit qu'avant de servir dans les arm es et de s'occuper de l'administration des affaires, il vivait sur des terres du pays des Sabins, qu'il avait h rit es de son p re. Ses anc tres passaient Rome pour gens parfaitement obscurs; mais Caton loue lui-m me son p re Marcus, comme un homme de coeur et un bon militaire; il rapporte que Caton, son a eul, avait obtenu plusieurs fois des prix de bravoure, et, qu'ayant perdu dans des combats cinq chevaux de bataille, on lui en paya la valeur aux frais du public, en r compense de son courage. C' tait la coutume des Romains d'appeler hommes nouveaux ceux qui ne tiraient pas leur illustration de leur race, et qui commen aient par eux-m mes se faire conna tre. Ils donn rent donc Caton le nom d'homme nouveau; pour lui, il disait que, s'il tait nouveau l' gard des honneurs et de la r putation, il tait tr s-ancien par les exploits et les vertus de ses anc tres. Son troisi me nom, dans les premiers temps, n' tait pas Caton, mais Priscus; ce n'est que post rieurement que son esprit d li lui valut le surnom de Caton; car les Romains appellent Caton l'homme qui s'entend aux affaires..."
Vie de Fabius Maximus

Vie de Fabius Maximus

Plutarque

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2016
nidottu
"... Cette maison produisit beaucoup de grands hommes, parmi lesquels se distingua surtout Fabius Rullus, que les Romains surnomm rent Maximus, c'est- -dire le tr s-grand: il tait le trisa eul de celui dont nous crivons la Vie. Une particularit physique fit donner notre Fabius le surnom de Verrucosus: c' tait une petite verrue, qu'il avait au haut de la l vre. On lui avait aussi donn celui d'Ovicula, qui signifie petite brebis; et cela parce que, dans son enfance, il tait d'un caract re doux et d'un esprit pesant. Tranquille et taciturne, il ne montrait aucune vivacit dans les jeux de son ge; et le d veloppement lent et p nible de son intelligence, son manque de volont , sa docilit pour les caprices de ses camarades, le faisaient juger presque imb cile et stupide, par ceux qui ne pouvaient le conna tre que sur les apparences..."
Vie de Numa

Vie de Numa

Plutarque

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2016
nidottu
" Il y a vive dispute aussi sur l' poque o v cut le roi Numa, bien que les g n alogies remontent, ce semble, avec exactitude, de g n ration en g n ration jusqu' lui. Il est vrai qu'un certain Clodius dans la Discussion des temps, comme il a intitul son livre, assure que, pendant le sac de Rome par les Gaulois, les anciens registres p rirent, et que les actes qu'on montre aujourd'hui sont des pi ces fausses, oeuvre des complaisants, de certains personnages qui voulaient, toute force, remonter aux premiers Romains, et se faire place dans les maisons les plus illustres. On a dit que Numa avait t le disciple de Pythagore. Numa suivant une autre opinion, n'aurait eu aucune connaissance des lettres grecques: la nature avait tout fait chez lui, et elle avait suffi pour le porter la vertu; ou bien, si ce roi avait eu un ma tre, il fallait faire honneur de son ducation quelque barbare bien sup rieur Pythagore..."