Kirjailija
Delly
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 107 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2015-2026, suosituimpien joukossa Berengere, fille de rois. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
107 kirjaa
Kirjojen julkaisuhaarukka 2015-2026.
C'est l'histoire de Thecle, belle orpheline qui vit avec la Grand-mere et ses cousins Gualbert et Emmanuelle dans la demeure Harbreuze. Dans la prestigieuse famille, conformement a la tradition, Madame Harbreuze la grand-mere place sur un piedestal Gualbert, l'aine qui gere d'une main experte toute l'entreprise familiale, un homme brillant, serieux mais d'une froideur qui glace tout le monde. Un fait qui n'enleve rien a l'affection partagee d'Emmanuelle, sa petite soeur, une femme pieuse et d'ailleurs l'ange gardien de sa cousine Thecle dans cette demeure. Cette derniere en a bien besoin : Madame Harbreuze ne manque pas une occasion de l'humilier, lui rappelant sa pauvrete et sa dependance a la generosite de Gualbert et d'Emmanuel.
Extrait du Roman: ILe ronflement de la faucheuse rompait presque seul le silence qui r gnait sur les champs maintenant peu pr s compl tement d pouill s. Les travailleurs, las d'une journ e de chaleur orageuse extr mement p nible, changeaient peine, de temps autre, quelques interpellations sans entrain. Ils se h taient, car, vers l'ouest, de lourds nuages sombres, ourl s d'une teinte cuivr e, annon aient un orage prochain. - Allons, les gar ons, a avance Encore une demi-heure, et tout sera fini Ces mots taient prononc s par un grand vieillard maigre, dont la physionomie bienveillante et noble s'encadrait d'une large barbe blanche. Il tait v tu simplement, en propri taire campagnard. Il y avait en lui un singulier m lange de rusticit et de distinction... Et c' tait celle-ci qui l'emportait un peu sur l'autre. - Une demi-heure, monsieur Bord s ?... Croyez-vous que l'orage va attendre jusque-l ? dit un des moissonneurs. Le vieillard leva les yeux vers l'ouest et fron a un peu ses pais sourcils blancs. - Hum ... Enfin, travaillez ferme, mes gars, peut- tre a se tirera-t-il jusque-l Biographie de l'auteur: Delly est le nom de plume conjoint d'un fr re et d'une soeur, Jeanne-Marie Petitjean de La Rosi re, n e Avignon en 1875, et Fr d ric Petitjean de La Rosi re, n Vannes en 1876, auteurs de romans d'amour populaires L'identit de Delly ne fut en fait r v l e qu' la mort de Marie en 1947, deux ans avant celle de son fr re. Ils sont enterr s au cimeti re Notre-Dame de Versailles.
Delly a t consid r comme l'arch type de l'auteur de romans populaires ou encore de romans de gare, en l'occurrence sentimentaux. Le style a t critiqu comme plat et r p titif, avec des intrigues construites sur un mod le immuable, manich en: l'opposition entre une protagoniste symbolisant la puret et d'autres personnages cherchant contrecarrer sa qu te d'un amour parfait. Toute l'oeuvre est empreinte d'une structure sociale et d'une moralit qui restent celles du d but du si cle, se refusant aux bouleversements de l' poque dans laquelle vit Delly.
Delly est le nom de plume conjoint d'un fr re et d'une soeur, Jeanne-Marie Petitjean de La Rosi re, n e Avignon en 1875, et Fr d ric Petitjean de La Rosi re, n Vannes en 1876, auteurs de romans d'amour populaires. Les romans de Delly, peu connus des lecteurs actuels, furent extr mement populaires entre 1910 et 1950, et compt rent parmi les plus grands succ s de l' dition mondiale cette poque.
... Elle consid ra un moment avec complaisance la robe de taffetas violet qui seyait son teint encore frais, malgr l'approche de la cinquantaine. Elle n'avait jamais t une beaut , mais son visage trop rond tait agr able cause de cette fra cheur et d'une jolie bouche qui laissait voir des dents brillantes. Nantie d'appr ciables revenus, elle aurait pu facilement se remarier. Toutefois, sa premi re union ayant t peu heureuse, elle avait jug pr f rable de ne pas renouveler l'exp rience. Une bonne table, d' l gantes toilettes, des relations aimables, que fallait-il de plus pour son bonheur ?...
... La porte s'ouvrit brusquement, livrant passage une grande fillette d'une quinzaine d'ann es, la mine hardie, aux cheveux rouges pr tentieusement coiff s. Sa jupe, tach e en maints endroits, pendait d'un c t , son corsage de percale rose aurait eu tr s visiblement besoin d'un lavage, mais le grand col de guipure grossi re qui tombait sur les maigres paules, et les bracelets en toc qui entouraient le poignet bruni, compensaient sans doute amplement, aux yeux de la jeune personne, toutes ces d fectuosit s de tenue...
Il pleuvait depuis le matin - petite pluie fine, serr e, que les marins appellent crachin . Elle noyait l'horizon, tendait son triste voile gris, humide, sur la mer sombre presque tranquille aujourd'hui, sauf autour des r cifs contre lesquels, toujours, elle cumait en vagues press es, rageuses, comme demandant aux rocs sournois la proie qu'ils lui avaient si souvent procur e, depuis des si cles...
... Dans cette solitude, le silence n' tait troubl que par le bouillonnement du torrent. Mais bient t, Raymond per ut un bruit de pas. En se d tournant, il vit une jeune fille s'avancer dans l'all e de pins qui montait jusqu' la terrasse. L'ombre environnante faisait para tre plus claire la fine silhouette v tue d'une robe l g re couleur de lavande, le teint d licat, les cheveux blonds. Les petits souliers de daim gris semblaient fr ler le sol couvert d'aiguilles de pins...
... Un feu superbe cr pitait dans la grande chemin e; une lampe de cuivre projetait sa gaie lumi re sur le petit comptoir garni de balances tincelantes, de grosses mottes d'un app tissant beurre jaune, de bocaux de pruneaux et de friandises diverses. Le long des murs s'alignaient les tiroirs et, au-dessus, les planches supportant des pains de sucre, des bo tes de conserves... toutes choses vendues par l' pici re avec bien d'autres encore, recel es par ces profonds tiroirs o les m nag res du quartier trouvaient les objets les plus divers...
C' tait un jardin de couvent, aux portes de Paris. Quelques chos des bruits de la grande ville franchissaient les vieux murs roux, fleuris de ravenelles, mais sans parvenir troubler la douce qui tude de l'enclos ombrag et frais, o les oiseaux s'en donnaient coeur joie, certains qu'ils taient d' tre peu troubl s en ce second jour de vacances qui voyait s' loigner les derni res l ves des Dames Dominicaines...